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 all life lives on if we've ever loved it | maxine

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A story about love

Masculin ◭ messages : 59
◭ arrivé(e) le : 14/06/2012
◭ âge : trente et un ans
◭ statut : marié, pour le meilleur et surtout pour le pire
◭ études/métier : avocat pour l'armée


MessageSujet: all life lives on if we've ever loved it | maxine   Sam 1 Sep - 9:10



Il m'arrive de temps en temps, de marcher sur le fil...


« Je sors » J’attrape ma veste l’enfile, prends mes clés de voiture. « Tu vas où ? » Tu es sur le seuil, dans mon dos. Je tourne la tête vers toi, un demi-sourire aux lèvres. « Chez ma maitresse, je ne te supporte plus » Tu te rembrunis, m’assène un regard noir et je me retourne vers toi pour venir t’embrasser tendrement. Je prends en coupe ton visage dans ma main te regarde droit dans les yeux. « Je t’aime » Je t’embrasse à nouveau, laissant un peu de mon ardeur te traverser. Puis je m’éloigne, en souriant. « Je vais faire boire un verre avec un client, on a de petites choses à régler concernant son affaire, de la paperasse » Je n’aime pas te mentir, mais aujourd’hui, j’y arrive un peu trop facilement. Mais je sais que je ne ferais jamais rien qui te ferait du mal. Rien, rien qui ne te ferait souffrir et qui manquerait aux promesses que je t’ai faites le jour de notre mariage. Je referme la porte de chez nous et disparait. Ce mensonge, je le renouvelais à chaque fois, pour ne pas attirer tes soupçons. Je ne veux pas que tu te mettes à douter de moi. Mais cette amitié me tient à cœur, je ne sais pas, elle me fait du bien. Ce secret a quelque chose d’excitant, qui me pousse continuer, malgré la grande culpabilité qui m’envahit à chaque fois que je la vois. North Side. Je prends la voiture et j’y suis en vingt petites minutes. Maxine c’est une amie plutôt particulière, je sais pourquoi tu ne la veux pas dans ma vie, dans notre vie. Je l’avais rencontrée avant toi, bien avant toi. Une conquête, une nuit, un matin et puis ça s’était arrêté là, comme toujours à l’époque. On ne s’était plus revu, peut-être entre-aperçu mais plus vu. Puis il y a eu mon enterrement de vie de garçon. J’avais oublié les dons particuliers de Maxine. Elle s’est faite un plaisir de me remontrer tout en détail. Maxine et son effeuillage burlesque. Voilà, la première fois que l’on s’est rencontré c’était à un de ses numéros. Et la retrouver à mon enterrement de vie de garçon avait été extrêmement gênant. Parce que toutes les formes qu’elle m’avait dévoilée m’avaient ravivé quelques souvenirs que tu n’aurais pas appréciés. Intriguée par cette gêne que je ne possédais avant, elle s’était arrêtée et nous avons discuté. Depuis ce soir-là, elle m’a convaincue de la revoir autour d’un verre de temps en temps et sans savoir pourquoi, alors que je savais que tu n’apprécierais pas, j’ai accepté. Maxine, c’est comme une dose de rappel, de qui j’étais avant. Va savoir pourquoi j’ai besoin d’une dose de rappel. Tout ça pour dire que j’étais arrivé pour passer la prendre. A l’avance pour changer. Preuve de mon impatience à ces rencontres occasionnelles ? Mh. Devant la porte, j’entends la musique. Rappel de vieux souvenirs, j’hésite néanmoins à frapper, de peur de la déranger. Mais n’y tenant plus, je sonne et recule de deux pas, patient. La musique se coupe alors et j’entends ses pas se diriger vers moi. La porte s’ouvre et mon regard se trouve immédiatement attiré par les couleurs de ses vêtements. De son costume de scène. De ce décolleté légèrement dénudé, ces jambes complètement dénudées. Voilà ce qui arrive quand on arrive à l’avance. Je ne pouvais pas… m’en empêcher. Pardonne-moi Joséphine. Je rougis alors et relevais le plus vite possible le regard vers le sien. « Je… J’arrive un peu tôt désolé » à voir son air à elle, elle n’est pas désolée. Enfin, elle ne voit pas la gêne là où moi je la vois. Maxine n’a pas de complexe et aucune raison d’en avoir. Ce costume met affreuse ses formes en valeur, des formes que j’ai pu apprécier à un moment donné dans ma vie. Des formes magnifiques, qui me gênaient par les souvenirs que j’en avais. Mais ce n’était plus des formes qui me faisaient fantasmer. Ce sont les tiennes dont je ne peux plus me passer. Juste les tiennes mon amour, peu importe ce que Maxine agite involontairement sous mon nez. Cela me gêne, mais cela ne me fait pas envie, plus envie, plus comme avant. Je souris à Maxine. « Bon, je n’ai plus qu’à aller me prendre un verre de martini le temps que tu te changes… ? » Ce n’est pas vraiment une question. Intimidé, je sauvais les apparences par l’assurance, je viens embrasser sa joue une main sur son épaule dénudée puis entre chez elle, connaissant mon sujet et le lieu. Je prends possession des lieux, comme à mon habitude, puis me retourne vers elle, un sourire angélique aux lèvres.

_________________________

    « Je la regardais et j'en éprouvais un plaisir aigu, rare, mais poignant -, or pur avec une pointe d'acier mortelle-, plaisir comparable à celui que ressentirait un homme mourant de soif parvenu avec peine au bord d'une source qu'il sait empoisonnée et qui se penche cependant pour s'y abreuver de divines rasades. »
    Jane Eyre
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