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 time is running out ghost keeping me alive | quinn

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Law It’s a little strange this shiver in the heart
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MessageSujet: time is running out ghost keeping me alive | quinn   Mar 17 Juil - 21:57



L’on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir


Je regarde la voiture de ma femme disparaitre au coin de la rue. Ça me met dans une colère noire. Je la regarde disparaitre et reste là même quand elle a disparu. Encore une fois, c’est une soirée qui finit mal. Une fois de plus, la nuit allait être mauvaise pour nous deux. Chacun de notre côté, nous allons ruminer notre soirée et peut-être pas beaucoup dormir de la nuit. Moi j’allais me prendre une cuite peut-être que Lon m’arracherait un sourire. Je ne sais pas. Ce sujet, celui dont on vient de se disputer, c’est un sujet qui revient souvent ces derniers temps. Lon, ce n’était pas vraiment un sujet qui l’inquiétait. Il est presque du côté d’Isobel. Un enfant, c’est beaucoup d’emmerdes, ça te bouffe ton temps et ta vie. Ce n’est pas intéressant. Mais ce n’est pas mon avis. Quand je vois la fille de notre voisin qui passe quelques après-midi ou soirées chez nous, pour soulager son père, je passe des moments fabuleux. Lon voit ça d’un mauvais œil mais cette petite est extraordinaire, bon c’est vrai qu’elle me mène à la baguette. Mais je ne me lasse pas. Une petite fille à moi, tous les jours, me fait envie. Isobel ne le comprend pas. Elle apprécie ces moments avec la petite princesse mais elle ne veut pas pour autant élever son propre enfant. C’est hors de question selon elle. L’idée de ne jamais avoir d’enfant m’attriste et me panique un peu. Je ne sais pas pourquoi. Parce qu’elle ne me dit pas plus tard, elle me dit jamais. Je n’aime pas ce mot. Jamais c’est jamais. Je prends mes clés dans ma veste et va vers ma voiture. Je ne suis pas encore assez saoul pour ne pas conduire. Je vais directement vers Arcadia, chez Lon. Mais quand j’arrive devant chez lui, je ne coupe pas le moteur. Je regarde les fenêtres éclairées et devine une silhouette féminine. Je ne prendrais pas le risque de voir Alix. Et même si c’est Adison, ça ne me donne pas envie. Je redémarre, sors mon portable et appelle quelqu’un d’autre, quelqu’un chez qui on ne peut pas arriver à l’improviste. Je sais, on ne téléphone pas au volant. Merci le Kit main-libre. Elle décroche. Allô ? « Oui, Quinn c’est Lawrence… Dis-moi que les seuls amis que tu as dans ta pension se prénomment Whisky ou Vin Rouge, je peux passer ? » Même au plus mal il faut savoir donner le change. Quelques échanges de politesse plus tard, je raccroche et accélère pour arriver plus vite à la Pension Saint-Germain. On a vite fait le tour d’Arcadia, la pension n’est pas très loin. Je me gare devant la grande bâtisse, ancienne et charmante. Les vieilles maisons m’ont toujours plu, elles ont tellement plus de classes que les appartements sophistiqués et archi-moderne. Isobel préfère le sophistiqué au traditionnel. Parfois, je me demande vraiment pourquoi j’ai épousé une femme qui ne me ressemble pas du tout. Certains jours, nos différences sont difficiles à supporter. Comme aujourd’hui. Je sors coupe le contact, sors de l’auto et sonne à la porte. Pourquoi je vais voir Quinn ? Vous allez comprendre. Quelques secondes plus tard, le bruit de ses pas grinçant sur le vieux parquet et la porte s’ouvre sur la charmante créature qu’est mon amie Quinn. Une créature sublime, aux yeux d’un bleu presque translucide contrastant avec le noir de ses cheveux. Je l’ai toujours trouvé époustouflante avec ses grands airs. Elle a été le début de notre débauche à Lon et moi. Bien que Lon aurait très bien pu y arriver sans aide. Je savais ce que je devais à mes deux amis, je savais très bien que sans ces deux-là je serais un psychologue sérieux avec une femme sérieuse, surement femme au foyer qui élèverait les trois enfants que nos parents auraient désirés. Je serais mon frère, dans sa vie parfaitement ennuyeuse, coincé et sans aucun sens de l’humour. Formaté, comme le reste de ma famille. Je ne souris pas à Quinn, je n’y arrive pas. J’essaye mais ça ne donne rien de concluant. Je crois que mon état se lit sur mon visage, car elle me laisse entrer sans poser directement la question de ma venue. Je trouve facilement le salon commun. Mon Dieu, comment cette femme peut supporter de vivre entourer d’autant de personne parfois inconnue et tout partager avec eux. Bon, j’avais compris que Micah était un cas social et que les cas sociaux, les gens qui ont besoin d’aide fait naitre en elle des envies de materner. Et puis en dix ans, il fait presque partie des meubles cet homme-là. Mais les autres, ils viennent ils partent toujours de nouvelles têtes, de nouveaux efforts pour apprivoiser l’autre pour que la vie ne soit pas trop dure à vivre. Quelle horreur. Je ne me suis jamais privé de le dire. « Il y a un truc qui cloche… Non attend deux » Je me retourne vers elle, la regarde très sérieusement. « Tout d’abord, je ne vois pas de bouteille de whisky ni même de bouteille de vins sur la table du salon et ensuite… » Mon regard fuit, se fixe et mon doigt se place devant mes lèvres avant de replonger dans ses yeux. « Ecoute ça… » Elle m’interroge du regard mais joue le jeu. Elle ne dit mot et écoute. Rien. Pas un bruit. « Tu entends ça ? Le silence. Tes petits amis sont de sorties ? Enfin libre pour un soir ? » Je souris. Non, je ne me fou pas d’elle. On ne change pas une équipe qui gagne. Je suis doué pour ennuyer mon monde.

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    « Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et d’un air agité, débuta ainsi — En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime. »
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MessageSujet: Re: time is running out ghost keeping me alive | quinn   Dim 5 Aoû - 20:39

A quoi bon résister encore, au final on finira mal...

Allongée sur mon lit, un livre à la main, un verre de vin rouge dans l’autre, je m’ennuie. Je m’ennuie à mourir, même. Tout le monde est de sorti. Même Micah a déserté la pension. Peut-être me tient-il encore rigueur pour l’aversion dont je fais preuve vis à vis d’Ophélia. Mais il n’y a rien à faire, cette fille me sort par les yeux, chaque jour un peu plus. Impossible qu’elle espère un jour que je puisse lui pardonner. Tant pis pour elle, elle était juste mal tombé en arrivant ici. C’est pas mon problème. Je soupire et me replonge dans mon livre, tout en étant pas très attentive. J’ignore tout à fait pourquoi j’ai choisi celui-là, j’ai toujours détesté les poèmes de Victor Hugo. A mes yeux, ses romans ont toujours eu plus de valeur et de mérite que ses poèmes. En même temps, on ne pouvait pas attendre du chef de file du mouvement romantique qu’il signe des poèmes particulièrement réalistes. C’était vibrant d’amour dégoulinant, de figures de style compliquées, qui rendent la lecture difficile. Bref, autant de raison qui font que je n’avais, à priori, pas de raisons de piocher dans ma bibliothèque ce recueil de poésie. J’attendais juste que quelqu’un rentre à la maison et vienne me distraire, me sortir de mon ennui mortel. Même Ophélia aurait pu convenir, avec sa conversation futile. Mais celui que j’aurais voulu par-dessus tout, c’était Lon. Mon ami d’adolescence me manquait, malgré que je le croise quasi-quotidiennement à la faculté. Mais la présence de la petite Alix m’empêchait de me rapprocher de lui. Je n’avais pas particulièrement envie de revenir avec lui comme à l’époque où je l’avais connu, nous étions l’un comme l’autre terriblement stupide. Mais nos discutions –intellectuelles ou non- me manquent. Ici, s’il n’y avait Micah, je deviendrais probablement folle de solitude. Mais des soirs comme ceux-là, où il prend la poudre d’escampette, c’est pire que tout. Je n’ose appeler Lon, de peur de tomber sur Alix. Et je n’ai pas non plus envie de me rendre chez lui sans y avoir été invitée, encore une fois parce que je n’ai pas envie de croiser la jeune femme. Elle n’a pas beaucoup l’air de m’apprécier et c’est légitime, si elle a connaissance du lien qui nous unissait, Lon et moi, par le passé. Honnêtement, ça ne m’étonnerait pas de la part de Lon qu’il lui ai tout raconter. Il est incapable de cacher quoi que ce soit à quiconque, surtout s’il s’agit d’Alix. Et je ne doute pas une seconde qu’elle soit en mesure de lui faire avouer à peu près n’importe quoi. Elle réussirait à lui faire dire qu’il était à l’origine de la Guerre de Sécession. Mais qu’importe, là n’était pas la question. Alix me canarderait avec sa vaisselle 500 mètres avant leur maison, impossible pour moi d’y aller. Ne restait que Lawrence, l’ami indéfectible de Lon et le frère cadet de Théodore. Mais chez lui aussi, il y avait une femme jalouse, une femme qui, si elle ne me connaissait pas encore, ne tarderait pas à me haïr sinon que je l’aurais rencontrée. J’avais ce don de m’attirer les foudres des compagnes de mes amis masculins, allez savoir pourquoi. Bien sûr, j’étais consciente que c’était peut-être bien lié à mon passé sulfureux et à mes liens d’antan avec Lon et Lawrence. Mais justement, c’était du passé et je ne risquais plus d’approcher les deux hommes, pas de cette manière-là en tout cas. Comme eux l’avaient fait, j’aspirais à une vie plus calme, posée, où je pourrais enfin construire quelque chose. Ca n’avait pas l’air gagné pour autant et en attendant, je me morfondais dans mon coin. Sortir seule ne m’intéressait pas et je ne m’autorisais pas à aller rendre visite à mes deux amis. Un soupir, puis j’avale une gorgée de vin. C’est ce moment que mon téléphone choisi pour vibrer sur la table de nuit. Je repose le verre sur le meuble et saisi mon portable. Un appel de Lawrence. C’est la providence qui me l’envoi. « Oui ? » J’essaie de ne pas avoir l’air trop avide, trop désespérée, mais honnêtement, je crois que ma voix soit-disant calme ne fait pas bien illusion. Tant pis. J’assume le fait d’être une femme seule dans son grand lit, dans sa grande maison vide. « Oui, Quinn c’est Lawrence… Dis-moi que les seuls amis que tu as dans ta pension se prénomment Whisky ou Vin Rouge, je peux passer ? » Un léger sourire aux lèvres, je jette un rapide coup d’œil à mon verre de vin. « Bien sûr, la maison t’es grande ouverte, comme toujours. Je t’attends. » Mon sourire s’élargit lorsque je raccroche. Finalement, je n’ai même pas besoin de me rendre chez l’un ou chez l’autre, ce sont eux qui viennent à moi. Je ferme mon livre et l’expédie à l’autre bout de la pièce, visant la large commode victorienne où je pose à peu près tout et n’importe quoi. L’ouvrage échoue au beau milieu de la pièce mais je l’ignore lorsque je me lève et quitte ma chambre, attrapant au passage un peignoir en soie crème que j’enfile par-dessus ma nuisette noire, de la même matière que le peignoir. Je ne prends pas la peine de m’habiller plus que ça, mes amis peuvent me voir dans le plus simple appareil, ça n’a pas d’importance. Et puis, ce n’est pas comme si Lawrence m’avait déjà vue plus dénudée que ça. Abandonnant mon téléphone et le verre que je sirotais, je dévale l’escalier, pile au moment où la sonnette de l’imposante porte d’entrée se fait entendre. Je me précipite pour ouvrir à mon ami et le découvre sur le perron, l’air abattu. Il a beau essayer de m’offrir un sourire, je n’y crois pas une seconde. Il y a quelque chose qui ne va pas, et pour que ça entaille à ce point sa bonne humeur –parfois lourde à supporter-, c’est que c’est quelque chose de grave. Je m’efface pour le laisser entrer dans le hall et le laisse rejoindre le salon, le temps pour moi de refermer la porte. Le large sourire que j’affichais s’est envolé au moment même où j’ai découvert Lawrence sur le pas de ma porte. Je tourne les talons et le retrouve au salon. Il se retourne lorsque je pénètre dans la pièce, l’air très sérieux. « Il y a un truc qui cloche… Non attend deux » Je m’arrête aussitôt. Qu’est-ce qui peut bien le déranger ? Tout est en ordre –enfin en désordre, mais ça reste du bordel organisé-, pas un livre ne traîne, les cendriers sont vides, ce qui est un exploit, quelques magazines sont éparpillés sur la table du salon. En bref, rien d’anormal. « Tout d’abord, je ne vois pas de bouteille de whisky ni même de bouteille de vins sur la table du salon et ensuite… » Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Il est arrivé tellement rapidement que je n’ai pas pris le temps de sortir quoi que ce soit. Donc, il n’y a effectivement rien sur la table, à part les revues. Il gesticule un peu, gardant tout son sérieux, alors que je me mords les lèvres pour ne pas rire. « Ecoute ça… » Je tends l’oreille, cherchant à entendre ce qu’il veut que j’écoute. Je lui lance un regard interrogatif tout en restant silencieuse. « Tu entends ça ? Le silence. Tes petits amis sont de sorties ? Enfin libre pour un soir ? » Je ne me gêne pas pour éclater de rire au nez de Lawrence. « T’es complètement taré, Lawie ! Sacrément atteint même ! » Je me laisse tomber dans un canapé, allongeant mes jambes sur les accoudoirs. Je tends la main et attrape un magazine pour commencer à le feuilleter, feignant la décontraction, toujours en riant. « Mais oui, je suis seule ce soir, ils sont tous partis. Ne me demande pas où, j’en sais foutrement rien. Mais maintenant, t’es là, comme tombé du ciel. » Je lui lance un regard malicieux puis rejette mon journal avant de me lever et de lui faire signe de me suivre. Je l’entraîne jusqu’à la cave, cavité humide où sont alignées des centaines de bouteilles, accumulées au fil des ans par ma famille. Je pénètre à reculons, les bras en croix, désignant les rangées de bouteilles. « Je t’en prie, choisis ce qui te fera plaisir ! » Je lui lance un petit regard aguicheur, sous-entendant que s’il le voulait, il pouvait choisir autre chose qu’une ou deux bouteilles dans ma cave. Les pans de mon peignoir mal noué dévoile le noir de ma nuisette, qui m’arrive à mi-cuisse. Merde, je m’étais quand même promis de ne plus jamais envisager Lawrence comme un plan cul, comme à ses 15 ans. Je ne dois pas déconner avec ça, sa femme va me flinguer si elle l’apprends. Et au sens propre. Genre, avec du sang partout, ma cervelle d’écrivain à succès éparpillée partout sur les murs impeccables de ma cuisine, ou pire, sur tous les ouvrages que j’entasse dans ma bibliothèque. Merde, ça ferait une sacrée tache sur le tapis orientale, quand même. Pas sûr que ma blanchisseuse arrive à rattraper ça. Disons que c’est un risque à prendre, passer le reste de ma mort avec un tapis tâché de sang. Je préfère pas tenter le sort, dans le doute. Avec un dernier sourire amusé, je rattache correctement ma robe de chambre, nouant cette fois avec plus d’application la ceinture de soie. Je lance un regard ni triste ni amusé à Lawrence, tandis que je remonte l’escalier de pierre jusqu’au rez de chaussée. « Prends ce que tu veux, je t’attends en haut avec de quoi grignoter. » Et de quoi fumer, aussi. Arrivée en haut, je prends dans la cuisine une coupelle que je remplie de biscuits apéritifs, avant de piocher dans l’un des tiroirs un paquet de cigarettes. J’en ai semé partout dans la maison, car je suis incapable de trimballer un seul et même paquet partout avec moi. J’emmène le tout au salon, pose mon chargement sur la table du salon et m’installe dans l’un des fauteuils, croisant les jambes, attendant le retour de Lawrence. Je sors une clope du paquet et la porte à mes lèvres avant de l’allumer, recrachant la fumée vers le plafond. Quelle idiote. Il était venu parce que, visiblement, ça n’allait pas, et moi je me plantais devant lui, au milieu de ma cave, prête à virer toutes mes fringues avec un sous-entendu moisi. Quinn, pauvre conne.


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« Je lui aurais volontiers pardonné son orgueil s’il n’avait pas blessé le mien. »
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MessageSujet: Re: time is running out ghost keeping me alive | quinn   Lun 6 Aoû - 17:12



L’on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir


Quinn, ma Quinn. Toujours aussi charmante, charmeuse. Toujours aussi séduisante. Un regard unique et ensorceleur. On s’est toujours battu pour les beaux yeux de Quinn. Et pas seulement moi et Lon. Elle en a contrarié plus d’un. Elle a été notre première dispute à Lon et à moi. Une grosse dispute, comme d’habitude, ça s’est terminé aux poings. Simplement parce qu’il l’avait eu et moi j’étais encore sur la touche, après mon frère, elle était allée voir mon meilleur ami. Vous imaginez la frustration. Au final, on s’est rabiboché lui et moi, la dérouillée avait fait du bien, on en était arrivé au fait que cette fille ne valait pas la peine de se disputer définitivement. On avait bien rigolé après ce moment et j’en étais sorti avec l’idée que je n’aurais pas la chance d’avoir Quinn pour moi seul, je me concentrais juste sur la mission de pourrir mon frère avec de sales sous-entendus à peine contredit par Quinn. Et bizarrement, c’est ce désintérêt pour elle qui me valut d’être regardé. Je l’ai eu mon moment avec Quinn, et de là, j’ai compris qu’il ne servait à rien de courir après les femmes, il suffisait de leur montrer de l’intérêt puis de disparaitre pour les avoir. Quinn a été un bon professeur. Rire intérieur. En parlant de rire, le sien retentit après mes bêtises et mon sourire s’élargit en reconnaissant ce son familier. Ça faisait un moment que je n’avais plus vu mon amie, entre Lon, Isobel, mes humeurs, la maison close et de temps à autre, mes interrogatoires, ce n’était pas toujours facile. Et elle n’était pas la première personne que j’allais voir quand ça n’allait pas avec ma femme. C’était la première fois que je venais vers elle pour ça je pense. D’habitude, Lon éponge mes soucis, mais celui-là, il ne pouvait pas comprendre. Je savais que Quinn désirait quelque chose de stable, qu’elle rêvait de sa famille et de ses enfants. Pas juste d’une relation stable, je sais bien qu’elle cherche un père pour ses enfants. C’est ironique. J’ai épousé une femme qui ne veut pas d’enfants, alors que si je pouvais, j’en aurais déjà deux. Et Quinn cherche désespérément son homme, le père de ses futurs enfants. Vous voyez l’ironie. Elle me contourne, féline et se justifie assise nonchalamment dans son fauteuil. Le petit sourire, le regard perçant. « Et je suis là » Puis mutine, elle se lève et m’emmène dans sa cave chercher tout ce que je voudrais. Son peignoir s’ouvre alors, dévoilant une cuisse blanche et une nuisette en soie noire. Je m’arrête là, la regardant un peu surpris. Je tique sur cette cuisse et sur l’image qui se profile dans mon esprit – image provoqué par cette nuisette qui vous inspire des formes délicates et assumées. Ce que je peux détester mon imagination par moment. Je me concentre à nouveau sur ses yeux. Rien que ses yeux. Mais en réalité, les yeux sont un piège également. Ce n’est pas la meilleure solution. Les bouteilles. Les bouteilles sont une meilleure solution. Puis d’un regard d’excuse, elle se rhabille et me propose de prendre la bouteille qui me tente de la retrouver en haut. Une fois seul, je soupire. Mmh. On ne pense plus à Quinn-Violette ainsi. C’est fini cette époque, c’était il y a longtemps. Ce n’est plus censé revenir. Je me penche, choisis mon vin, et prend deux bouteilles. On redescendra s’il faut. Je remonte pour découvrir une femme plus sage et prise en faute, assise sagement sur le canapé. Je reste sur le seuil de la porte, je la regarde de la tête aux pieds. M’attarde sur ses jambes toujours dévoilées mais de manière moins provoquante. Soupire. J’ouvre une bouteille, dépose l’autre et remplis les deux verres tranquillement puis lui tends son verre avec un sourire. « Ma femme fait grève parce que j’ai eu le malheur de parler d’enfant et toi, tu t’offres à moi ? » Je plaisante, mais à moitié. Je m’assieds sur le canapé proche d’elle. J’ai envie qu’elle vienne s’assoir près de moi, de passer mon bras autour de ses épaules et d’embrasser sa tempe. Je ne le fais pas, je ne le demande pas, pas avec les mots. Je la regarde un moment avant de vider mon verre cul-sec. Non, je ne vais pas très bien. Je pose mon verre sur la table pour le remplir à nouveau, me jurant de le boire plus lentement cette fois. « Désolé, je suis venu chez toi parce que les enfants, tu comprends, tu comprends ce que ça implique. Lon a horreur des enfants, je n’avais pas envie de l’entendre me répéter à quel point les gosses sont insupportables et sans intérêt. » Je ne prends pas de cigarette, bien qu’elles me tentent posées là, sur la table. Je me rassois, regarde mon verre avant de la regarder elle, sérieusement. « Isobel ne veut pas d’enfant, pas avec moi… et toi tu es là » Je reprends ses mots. Et Quinn, elle est là, elle sait ce que je ressens parce qu’elle est dans la même incapacité que moi d’avoir un enfant. Partenaire inexistant et partenaire récalcitrant. Nous étions dans la même impasse. « C’est ironique comme situation quand on nous regarde » Je rigole doucement pendant que je détourne la tête pour boire une gorgée de mon verre. Ne pas la regarder elle, ce n’est pas tombé dans le piège que ses courbes offrent malgré elle. Isobel me manque, ce sont ses courbes à elle qui je voudrais voir et revoir, ses yeux à elle dans lesquels je voulais me plonger et me noyer, je voulais passer ma main dans ses cheveux de flammes, les empoignés pendant que je l’embrassais et que je plaquais son corps contre le mur, car nos échanges ont toujours eu quelque chose de violent. La douceur ne fait pas partie de notre vie sexuelle, nos échanges ont toujours été enflammés. Pourquoi faut-il toujours que l’on se marie avec son opposé ? Parce qu’avec nos complémentaires, on s’ennuierait. Isobel me manque et sous mes yeux se dévoilent des jambes qu’autrefois j’ai connues et adorées, ainsi que des courbes amies et familières qu’aujourd’hui je me retenais de regarder par respect pour mon épouse qui ce soir m’avait assuré que jamais je n’aurais d’enfants avec elle et qui ne me parlera plus temps que cette lubie ne me serait pas passée.

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MessageSujet: Re: time is running out ghost keeping me alive | quinn   Mer 15 Aoû - 10:08

A quoi bon résister encore, au final on finira mal...

Je relève les yeux sur Lawrence lorsqu’il pénètre dans la pièce, deux bouteilles à la main. Je porte ma main libre à ma bouche, mordillant nerveusement l’ongle de mon pouce. Je lui lance un nouveau regard d’excuse, le suppliant de me pardonner ma réaction idiote de tout à l’heure. Je n’ai pas à m’exposer ainsi devant lui, à lui hurler de tout mon être que je suis là, offerte. Ca passait encore quand j’avais dix-huit ans, que je me permettais de tromper le frère aîné de Lawrence, mais maintenant, à trente-sept ans, ça ne se fait plus. Entre temps, j’ai pris conscience qu’on ne pouvait pas toujours mener une vie dissolue et qu’à un moment, il fallait apprendre à se calmer, à devenir adulte. Je n’avais jamais réellement eu envie de devenir adulte, avant. Plus jeune, je m’imaginais qu’être adulte, ça voulait dire faire tout ce qu’on veut, mais être complètement bloquer par les conventions sociales. Ca ne m’intéressait pas du tout. Je préférais rester jeune, parce qu’on pardonnait plus facilement ses écarts à la jeunesse, en invoquant son peu de maturité, qu’aux adultes qui étaient sensés avoir déjà vécu une adolescence rebelle et n’avaient plus le droit à rien, plus de fantaisie. Je pensais que j’allais m’ennuyer à mourir. Arrivée là, à presque quarante ans, j’avais la sensation d’avoir vécu ma jeunesse jusqu’au bout, d’avoir brûlé la vie par les deux bouts et j’en étais fatiguée. Il était temps pour moi d’être adulte, voilà tout. Et ce passage à l’âge adulte, il se faisait, selon moi, par l’installation en couple, la formation d’une famille. Ne manquait plus que le prince charmant. Ou plutôt le roi. J’étais pas une cougar, merde. Soupir. Ce n’est pas le moment de penser à ça. J’observe Lawrence qui dépose ses bouteilles sur la table basse, en ouvre une puis nous sert un verre. Il me tend le mien tout en souriant. Je le porte à mon nez et hume le parfum du vin, sans parvenir à définir de quel cru il s’agit. Tant pis. J’avale une petite gorgée tout en écoutant Lawrence. « Ma femme fait grève parce que j’ai eu le malheur de parler d’enfant et toi, tu t’offres à moi ? » Je m’étouffe et recrache le liquide rouge dans mon verre, que je repose précipitamment sur la table. Je lève un regard un peu paniqué sur lui. Je n’ignorais bien sûr pas que Lawrence était marié. Non, il était même impossible de ne pas savoir qu’Isobel, son épouse castratrice, était la DA du journal de Phoenix. Cette femme castratrice pouvait couler un journal rien qu’en saccageant son aspect visuel, puisqu’elle en avait le pouvoir. Pour rien au monde je ne voudrais que ce soit elle qui se charge de la conception de mes livres. Mais s’il y a bien une chose que je ne savais pas, c’est qu’elle semblait opposée à l’idée d’avoir des enfants. Enfin non, j’en avais eu vent par Lon, mais je n’avais jamais abordé la question avec Lawrence, par peur qu’il le prenne comme une proposition. Je restais silencieuse, attendant la suite. Je l’observais vider d’une traite son verre puis se resservir. « Désolé, je suis venu chez toi parce que les enfants, tu comprends, tu comprends ce que ça implique. Lon a horreur des enfants, je n’avais pas envie de l’entendre me répéter à quel point les gosses sont insupportables et sans intérêt. » Donc je n’étais qu’un substitut de Lon. Non, Lawrence n’aurait jamais pensé comme ça en venant me voir. Je baissais le nez sur mes doigts inertes, ne sachant pas quoi lui dire, réfléchissant à une réponse intelligente. « Lon est un idiot insensible complètement aveuglé par sa gamine. Il a déjà bien assez à faire avec Alix pour ne pas, en plus, avoir des enfants. » Réponse acide, tout compte fait. J’étais dégoûtée de voir que Lon s’était laissé prendre dans les filets de sa jeune étudiante, alors qu’il y aurait pu avoir quelque chose entre lui et moi, peut-être LA chose, même. Mais non. Si je n’étais pas une cougar, Lon, en revanche, faisait de plus en plus papy pervers. « Isobel ne veut pas d’enfant, pas avec moi… et toi tu es là » Je relevais les yeux vers lui, comprenant le sous-entendu. Non. Définitivement non. Encore une fois, s’il y a des choses que je m’étais permis de faire étant jeune, je ne voulais pour rien au monde recommencer les mêmes erreurs maintenant. Etre l’amante d’un homme marié en faisait parti. « Je suis là. Mais pas pour toi, Lawrence. J’ai beau être au bord du gouffre, j’ai gardé un semblant de conscience morale qui m’empêche de coucher avec toi, alors que tu es marié. » S’il n’y avait pas eu Isobel, je me serais clairement laissée tentée par la proposition à peine masquée que contenaient les propos de Lawrence. Mais pas maintenant, pas alors qu’il venait pleurer sur mon épaule parce que son épouse lui fermait l’accès à son lit. « C’est ironique comme situation quand on nous regarde » J’eus un petit rire. Oui, c’était terriblement ironique. A tel point que j’en pleurerais. C’était presque cruel de la part de Lawrence de venir s’agiter ainsi sous mon nez, en me parlant de son épouse qui refusait d’avoir des enfants avec lui, alors que je courais désespérément derrière le futur homme de ma vie. Je détournais le regard, préférant cacher les larmes qui me piquaient les yeux. Je n’avais pas réellement de raison de pleurer, c’était plus une réaction idiote qu’autre chose. Lawrence avait tort, je ne pouvais pas comprendre. Je n’étais pas du tout dans la même situation que lui, en vérité. Je n’avais personne, je ne pouvais pas déplorer le fait que mon conjoint ne voulait pas d’enfants. Lui, en revanche, avait une femme intelligente, belle, pleine d’assurance, qui, si elle prenait le temps de comprendre l’envie de Lawrence, serait probablement toute disposée à avoir au moins un enfant. Radicalement, nos situations respectives étaient à l’opposé l’une de l’autre. Je me mordis la lèvre, inspirait discrètement puis me retournait à nouveau vers Lawrence. « Je peux venir près de toi ? » Sans attendre de réponse, je me levais et écrasait mon mégot dans le cendrier, avant de venir m’asseoir près de Lawrence, repliant mes jambes sous moi. « Ta femme est une idiote, complètement obnubilée par sa carrière. Personne ne lui a jamais dit que des femmes très puissantes réussissaient à mener d’une main de maître vie professionnelle et vie familiale ? »


désolée, c'est un p'tit peu pourri Arrow

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« Je lui aurais volontiers pardonné son orgueil s’il n’avait pas blessé le mien. »
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◭ statut : Marié, j'assume entièrement
◭ études/métier : Consultant pour les interrogatoires au fbi


MessageSujet: Re: time is running out ghost keeping me alive | quinn   Sam 18 Aoû - 9:19



L’on fait plus souvent des trahisons par faiblesse que par un dessein forcé de trahir


pourrave


Si, elle était là. Elle n’était pas là pour m’accueillir dans son lit, mais si, elle était là pour moi quand même. Quinn est là. Ça ravive chez moi de vieux souvenirs, bons comme mauvais. Une certaine nostalgie du temps perdu qui me traverse, passé qui parfois me fait envie certains soirs. Comme aujourd’hui. Il y a des moments, moments de faiblesses, où je souhaiterais ne pas avoir rencontré Isobel. Où je souhaiterais qu’elle n’ait pas chamboulé ma vie comme elle l’a fait, avec son regard, son verbe un peu trop facile, sa chute de reins vertigineuse. Je ne suis pas quelqu’un de prudent, je suis joueur, j’enchaine les folies, les conneries, sans me soucier de ce qui arrivera ensuite. Mon mariage avec Isobel est cependant la plus grande folie que je n’ai jamais faite. Le pari plus risqué que je n’ai jamais fait. Mais c’était la seule chose à faire pour ne pas voir disparaitre la femme de ma vie. Parce que je l’avais su, que c’était la bonne à ce moment-là, et j’avais su aussi que si je n’agissais pas, je la perdrais. Je ne sais pas comment j’ai su, mais je n’avais pas hésité à faire ma demande. Ma vie n’avait pas cessé de se compliquer par la suite, le chemin vers la maturité est long et difficile, et j’ai quelques années à rattraper rapidement. Mais j’ai beaucoup évolué, je sais que je pourrais être un bon parent et qu’elle aussi, même avec sa carrière. Je pense que j’ai mis Quinn mal à l’aise avec mes propos, je vois son visage se décomposer peu à peu. « Quinn, je ne te demande rien de plus que d’être là pour moi ce soir, je ne te demande pas de m’ouvrir ton lit » Puis elle se glisse près de moi et mon bras vient machinalement se poser sur le dossier, au-dessus de ses épaules. Je l’écoute casser du sucre sur le dos de ma femme le regard perdu dans le vide. Oui, Isobel est ambitieuse, elle n’aime pas échouer et mène sa vie professionnelle d’une main de fer. Je suis fier de voir ce qu’elle fait, je suis fier de la voir réussir. Isobel est une femme active, ambitieuse et possédant une volonté de fer. Mais parfois son travail me bouffe, me fatigue. Plus elle prend de l’importance, plus c’est difficile de la kidnapper pour un weekend tranquille loin de la ville. Et ces weekends, on en a besoin, plus que cela même. C’est comme une remise à zéro, ça nous fait un bien fou. « Je ne sais pas, elle ne me croit pas non plus capable de devenir parent. Elle me voit comme un enfant qui désire intensément un jouet et qui s’en désintéressera une fois obtenu » Elle ne me laisse aucune chance, je ne dispose d’aucun bénéfice du doute. J’amène mon verre à mes lèvres, une gorgée. Puis mon regard se pose sur Quinn, personnellement, je commence à sentir que ce n’est pas le deuxième verre de ma soirée. Je soupire. « Il m’arrive de penser que j’ai été trop vite avec elle… En même temps, j’aurais attendu elle serait partie avec quelqu’un d’autre. » C’était sûr et certain. « Et la vie de famille, je ne sais pas si c’est pour elle. Elle a été éduquée comme moi, avec l’idée que les enfants doivent être issus de deux parents responsables et destiné à un avenir brillant, c’est vrai que j’ai peur de la voir essayer de les éduquer comme l’ont fait nos parents » Ce dont je m’appliquerais à déconstruire immédiatement. Il était hors de question que mes enfants soient élevés comme nous. Avec un balai dans l’c*l et des idées bien trop droites pour affronter le monde réel. « J’n’ai pas envie non plus que mes enfants deviennent comme Théodore. Tu imagines un peu le tableau ? Quelle horreur » J’ai un petit rire en pensant à ce que vivait mon frère. Une vie plate, avec une femme au foyer et deux petites têtes blondes. Je soupire, fatigué de me battre ce soir, fatigué de défendre Isobel, de trouver des excuses. « Je suis fatigué, Quinn. Ce soir, j’adorerais retourner en arrière, avant que cette femme n’entre dans ma vie » et chamboule tout. S’appropriant mon cœur, mon âme si j’en possède une, mon esprit et mon corps bien entendu. « Quand il n’y avait que Lon, toi et moi, ce soir ça me dirait bien » Je renverse la tête sur le dossier, fixant le plafond avant de tout doucement tourner la tête vers Quinn, fatigué.

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    « Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et d’un air agité, débuta ainsi — En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime. »
    Orgueil&Préjugés
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