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 Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)

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MessageSujet: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Mar 1 Mai - 10:08






Gaillard abandonné, déchu de son univers utopique, lassé de voir le monde lui échappé, tu avais finalement lâché prise, t’abandonnant à la douceur de la sulfureuse décadence qui t’anéantissait peu à peu. Tu te complaisais dans ta douleur et le manque palpable que représentait la disparition d’Hannah. Plusieurs années déjà, que tu trimais, sans même chercher à sortir la tête de l’eau, tu t’évertuais au contraire à tenter de te noyer. Ou était donc ta persévérance d’antan ? Ton cœur et ton esprit sain s’était envolé avec son amour. Âme solitaire, vacillant entre le besoin de ne pas mourir et celui de ne plus vivre, tu traînais des pieds, tu n’avais aucun but et ta vie n’avais plus aucun sens. Tu voyais les gens qui vivaient, tous ceux qui avaient des objectifs à remplir, la mère de famille qui se démenait pour ses enfants, l’homme d’affaire au téléphone tentant de conclure une affaire. Même la prostitué qui appâtait les hommes en mal de sexe semblait plus prompt que toi à avoir une vie heureuse. Loque humaine, démon de la nuit, fantôme de tes propres cauchemars, tu regardais le monde défiler entre ton joint et ta vodka. Pitoyable.

Pourtant, quelques parts dans ce sinistre tableau qu’était ta vie, malgré ton penchant solitaire et coupé de toutes relations humaines, tu avais découvert Alix. Alix et son cœur brisé. Alix et ses espoirs détruits. Et si elle n’avait pas atteint le point de non-retour, comme toi, elle n’en demeurait pas moins lasse de croire en l’amour et ses bienfaits, détruite par les faux attraits des cœurs. Ange meurtrie, vous vous étiez bien trouvés. A ceci prêt que la douce avait finalement reprit du poil de la bête. De cette femme meurtrie qui souillait des draps propre en ta compagnie, elle était passée à l’ingrate qui préférait s’éloigner de l’écorché vif que tu étais, loin de la douleur que tu t’infligeais et de la décadence dans laquelle tu traînais ceux qui, par malheur, t’approchait de trop près. Seulement, cette semi-disparition fut un affront de taille que tu apprécias peu. L’échappatoire qu’elle avait prit te rappelait Hannah, Hannah et son sourire qui s’était peu à peu effacé de ton esprit rongé par les substances et le désespoir. Hannah et ses mots d’amours qui résonnaient désormais en un murmure presque inaudible. Te restait d’elle seulement son regard envoûtant. Et pour sentiment, un amour dévorant, un désespoir meurtrier et une haine camouflée. Quand bien même Alix ne bénéficierais pas du même amour dévorant qu’Hannah. Il n’en demeurait pas moins que tu voyais en elle une énième personne qui te fuyait après être resté près de toi. Et si tu n’avais pas pu récupérer Hannah parce qu’elle avait fuit trop loin. Tu pouvais encore détruire Alix.

C’était chez elle que ton esprit tordu avait imaginé le premier lieu de cette destruction. Tu avais vu une façon bien plus subtil de l’anéantir, cela ne révélait absolument d’une part de sadisme, seulement de la folie qui s’était insinué en toi depuis quelques années déjà. Jetant ta clope sur le macadam, tu avanças jusqu’à la porte, sans rien laisser paraître. En effet, tu as beau paraître serein, tu bouillonnes intérieurement, comme toujours, le feu qui ravage ton corps ne reflète que la haine que tu portes au monde pour t’avoir abandonné, sans même accepté le fait que tu es seul coupable de ta déchéance, c’est toi qui a maltraité ton corps de substances meurtrières, toi qui a bousiller ton âme et ta bien aisance entre les jambes de parfaites inconnues. Toi qui a préféré couler à l’instar du Titanic par désespoir d’amour. Pour seule compagne le visage d’Hannah qui s’éloignait de toi. Douce et Insatiable violence.


Tu attends que la porte s’ouvre, attendant qu’Alix ne daigne se dévoiler à tes yeux, évidemment, tu sais que si tu ne bouges pas, qu’elle veuille te voir ou non, elle finira par ouvrir la porte. Tu affiches le même visage que d’habitude, cet air sauvage et cruel mêlé à ta constante indifférence qui te rend, malgré toi, toujours un peu repérable. Aussi désirable qu’effrayant, tu es un démon de luxure. Un monstre sous des airs d’homme meurtri. Et quand finalement, la porte s’ouvre, tu sais que, même si elle était possiblement désireuse de masquer son irritation à la vu d’un gars comme toi sur son palier, elle n’est pas du vraiment contente. . « Et bien Alix, j’ai bien cru que tu étais passé sous un train, ça aurait été triste. » Le rictus que tu affiches pourrais paraître cruel, pourtant, il n’est qu’ironique, ton cynisme grinçant fait partit intégrante de toi depuis que as tant changé. Tu scrutes son regard, tentant de déceler ce qui aurait pu changer en elle. Tu sais toutefois, qu’une seule chose à réellement pu l’éloigner de toi et du désespoir que tu représentes : sa foi en l’amour. Sa stupide relation avec cet homme marié dont elle t’avais un jour conté l’histoire. Et dans le fond, tu l’as sais encore fragile à ce sujet, bien déterminé à l’anéantir et l’envoyer plus bas que terre. Monstre que tu es. « Je suppose que tu m’invite à boire un verre, pas vrai ? » A tes yeux, ce n’était évidemment qu’une question rhétorique.

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bye-bye, black bird.

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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Mar 1 Mai - 10:54

“ rhett & alix „

" Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. "

'A simple act of violence'. Le livre délicatement posé sur ses genoux, convenablement installée sur son grand canapé de cuir, Alix laissait ses pensées s'échapper vers des lieux inconnus alors que son regard déchiffrait les lettres gravées à l'encre noir sur les pages autrefois vierges. Sa vie prenait une tournure sur laquelle elle ne possédait aucun contrôle, et la peur troublait son coeur alors que l'inexploré se présentait à sa porte. Inexploré ? Non, pas vraiment. Lon lui était tout, sauf inconnu. Néanmoins, ces deux rencontres avaient eu pour seul effet d'anéantir toute la volonté d'O'donnel, de remplir de nouveau son coeur de son odeur, sa mémoire de son sourire. Et sa fierté s'était tue, au profit d'un amour auquel elle ne croyait plus. Elle avait choisi de laisser une seconde chance à l'homme qu'elle aimait, pardonnant avec le temps les trois mois d'un absolu cauchemar qu'il lui avait fait vivre, et ils tâchaient de renouer ce lien magique qui faisaient d'eux, autrefois, un couple d'exception. Toutefois, pardonner et oublier la trahison s'avérait plus difficile encore que se laisser sombrer dans la déchéance et la déprime ... Et c’est alors qu'elle songeait à l'ampleur de cette tâche inhumaine qui l'attendait que trois coups secs résonnèrent à la porte. Agacée d'avance par le dérangement, mais aussi surprise (cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus vu personne dans cet appartement qu'elle avait banni du commun des mortels), elle se leva, déposant délicatement le livre qu'elle lisait sur le canapé. Elle n'hésita pas avant d'ouvrir la porte, inconsciente du démon qui l'attendait, calmement, sur son palier.

Son regard ne tarda pas à se poser sur cet homme qui troublait sa quiétude pour l'assombrir d'un gros nuage menaçant au dessus de sa tête. Rhett Hawtorn. Ce diable à qui elle avait vendu son corps, et une partie de son âme, lorsque son mal-être se faisait si fort. Cet être qui s'était vu devenir le déversoir de sa déprime, de sa tristesse, et qui l'avait accueilli de la façon la plus physique possible. Dans ses bras, elle ne se sentait pas spécifiquement bien, mais elle ne pouvait nier le fait qu'il lui faisait oublier tous ses malaises. Il n'y avait pas de meilleure thérapie. Alix s'était servie de lui pour combler ses manques, pour passer un baume réparateur sur ses souffrances ; et celles-ci légèrement diminuées par la nouvelle présence de Lon dans sa vie, elle s'était enfuie, ne l'avait plus revu. Avec lui dans son existence, elle ne saurait jamais être heureuse..
Cet homme était un vampire de la pire des espèces, directement monté des abysses de l'enfer. Il s'accrochait aux êtres, suçait leur bonheur pour ne plus les laisser que dans le pire des mal-être. Et si Alix n'avait pas été effrayé par cet aspect de sa personnalité lorsqu'il ne lui restait aucune joie à vampiriser dans son coeur, maintenant qu'elle retrouvait un tant soi peu de bien-être, elle ne souhaitait plus le voir fuir. Surtout, surtout pas. Elle s'était donc éloigné de Rhett, sans ressentir le moindre scrupule, la moindre honte. Il n'y avait rien d'autre à faire. Son regard, en tombant sur cet homme qui venait la poursuivre jusque chez elle, s'assombrit terriblement, alors qu'un sourire à l'apparence amusé mais cadavérique flotta sur son visage. « C'est sur, ma disparition t'aurait effondré. » lança-t-elle, ironique au possible. Tous deux ne s'étaient jamais véritablement ouverts l'un à l'autre sur quelque autre sujet que celui qui les liait. Et leurs malheurs s'étaient répondus, avaient lié une affinité complexe et addictive de laquelle Alix était pourtant sortie. Et voilà qu'il revenait la hanter...

Elle ne répondit pas à cette question qui n'en nécessitait pas. Elle s'écarta simplement de la porte, laissant le champ libre à cet homme dont les prunelles ne reflétaient plus que l'absence. Le vide intersidéral, de la moindre émotion, du moindre sentiment. Alors qu'Alix s'était trouvée dans ce regard, autrefois, il l'effrayait dorénavant. Et cet être ne devenait plus que le fantôme de son mal-être passé, celui qui ne devait surtout, surtout pas revenir dans son existence. Sous aucune forme ! Surtout pas sous celle, si séduisante, de ce cher Rhett Hawtorn. « Si je n'ai pas souhaité te revoir, Rhett, ce n'était pas pour que tu viennes me chercher. Je te manque tant que ça ? » Faisant fi de la politesse, de la bienséance et toutes autres convenances qui ne lui seyaient guère, elle exposait les remous de son âme dans chercher à se montrer hypocrite. Rhett, de toutes les manières, avait parfaitement conscience qu'elle ne souhaitait plus le voir, et c'était la seule chose qui aurait pu le pousser à venir jusqu'ici. Contrer ses désirs, voilà qui lui faisait prendre son pied. « Allez, pour le déplacement, je t'offre un verre d'eau. » glissa-t-elle alors qu'elle allait lui remplir un verre de l'eau du robinet. Désagréable au possible, la simple présence de Rhett dans son salon lui foutait une peur bleue, et elle craignait tant pour ce menu bonheur retrouvé que pour sa propre santé mentale. Cet homme avait tellement influencé sa vie, l'avait tellement attachée aux plus bas fonds de son désespoir, l'avait emprisonnée pour qu'elle n'ai aucune chance de sortie, aucun espoir d'une vie meilleure, et alors même qu'elle parvenait à s'échapper de ses griffes assassines, il la pourchassait. Une évidence qui ne pouvait que faire naître la peur dans son regard. Un regard qu'elle teinta d'insolence en tendant le verre à Rhett.


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J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.
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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Ven 4 Mai - 17:03






Tu n’avais jamais compris ces gens qui croyaient en l’amour, qui se persuadaient que les relations amoureuses pouvaient constituer une part intégrante et bénéfique de leurs existences. Toi-même autrefois tu t’en étais persuadé, les sourires d’Hannah t’avais conforté dans l’idée qu’une fois amoureux, tout Homme pouvait vivre heureux. C’était la vision utopique du peuple. Toi, tu ne décelais dans cette conviction que le besoin farouche de croire en quelques choses qui pourraient les rendre heureux. Car finalement, tout le monde ne rêvait que du bonheur, qu’il soit vécu à travers l’amour ou à travers la dégustation de sauterelles grillées, cela leur importait peu. Ils recherchaient seulement cette sorte de jouissance spirituelle qui les enfermerait dans un cocoon de bien être. Et ce qui t’avais surtout surprit, c’était ce sadomasochisme dont ils faisaient tous preuve, se heurter au mur de la désillusion pour reprendre leur course au bonheur. Quand bien même auraient-ils le cœur en morceau. C’était tragiquement fascinant. Et Alix. Ah Alix, elle ne faisait pas exception, contrairement à ce que tu avais déjà pensé fut un temps.

« C’est sur ma disparition t’aurait effondré » L’ironie suintant de chacun de ses mots te font doucement sourire, tu admires ses gens qui possède de la répartie, qui tente de t’assener des remarques cynique au possible qui ne t’atteigne en rien. Il aurait d’ailleurs fallut que quelque chose puisse encore te toucher, Rhett. Pourtant, tu te contentes de lui offrir un sourire en coin, de ceux qui te ressemblent tant, qui souligne une indifférence indécente, qui vous spécifie en un coup d’œil que tu te fiches de leurs existences. Mais ça, évidemment, Alix n’en sait fichtre rien. « Ah ma douce, j’aurais pleuré des jours. » Minaudes-tu, l’air sérieux. Il n’est pas difficile pour toi de simuler l’air grave, tu le portes toujours sur le visage. Tu aurais pus sourire, ou même rire pour souligner l’ironie de ta remarque, mais cela fait bien longtemps que tu as abandonné ces visages dévoilant un infime bonheur – ou amusement – et tu te contentes de paraître honnête dans des propos mensongers. Elle pouvait bien mourir sur le pavé, là devant tes yeux, cela ne te ferait rien. Alix O’Donnel n’était personne pour toi, sinon une poupée qui un temps t’avais soutenu dans ta peine et qui, désormais, tentait de t’échapper.

Tu rentras dans son lieu de vie sitôt qu’elle se fut écarté, faisant des lieux ton nouveau terrain de jeu, car évidemment, l’homme que tu étais se fichais bien du respect de quoique ce soit et, cet appartement avait beau ne pas être tient, tu ne t’empêchas pas d’en faire un bref tour, comme un potentiel acheteur. Tu sais que ça ne plaît pas à Alix, pas plus que ta simple présence d’ailleurs, tu es le venin qui s’est incrusté dans ses veines, qui prend possession de son être sans qu’elle le veuille, il n’y a là, rien de sentimentale et toute cette mascarade ne réside qu’en cette jalousie de la voir s’envoler vers le bonheur tandis que toi, tu restes emmurer dans ton désespoir. « Si je n'ai pas souhaité te revoir, Rhett, ce n'était pas pour que tu viennes me chercher. Je te manque tant que ça ? » Son honnêteté t’indiffère, sans doute de tels mots auraient-ils blessés d’autres personnes. Des gens normaux. Comme l’aurait si bien dit Ziggy Delgado, tu n’étais qu’un démon dont les traits d’un homme blessé masquait la monstruosité. « Le manque est un sentiment abstrait, Alix. Songe plutôt à l’effet d’une disparition si soudaine. Te voilà donc à caricaturer mon passé d’une manière bien grossière. Ca me déçoit. » Tu sais que vous ne vous connaissez pas énormément, mais elle saura de quoi tu parles, les lignes de ton passé ce sont peu à peu dévoilé à elle lorsque dans vos soirées de désillusions, elle s’était révélé seule oreille attentive. Encore une fois, cela ne relevait en rien d’une amitié quelconque, ou d’une relation reposant sur la confiance et la confidence. Uniquement un exutoire violent et si particulier qui vous gardait ancré dans votre désespoir. Désespoir qu’elle avait lentement quitté pour rejoindre une existence meilleur.

« Allez, pour le déplacement, je t'offre un verre d'eau. » Te dit-elle, comme si cela pouvait t’apporter un quelconque réconfort. Impoli, irrespectueux, tu t’affales sur le canapé avec un sourire indifférent, acceptant avec une ardeur feinte l’arrivé de ce divin breuvage. Tu n’as pas souvenir d’avoir bu de l’eau récemment, en effet, tu te contentes de d’hydrater, depuis longtemps déjà, par le seul moyen de boissons – la plupart alcoolisés – de telles façons que tu es devenu enclin à résister aux effluves de l’alcool. Tu prends le verre qu’elle te teint et ne fait qu’y tremper tes lèvres, n’ayant pas la moindre intention d’en boire le contenu. « Alors O’Donnel, que me vaut cette disparition soudaine ? » L’interroges-tu avec un intérêt feint. En vérité, la réponse t’importe peu, tout du moins, elle t’indiffère en un sens car tu penses en connaître d’office la réponse. « Non laisse moi deviner … » Posant le verre sur sa table basse, tu te penches légèrement vers elle, ton regard sombre se posant sur le sien, décelant dans ses yeux l’envie farouche de t’expulser de chez elle. « Le bonheur un matin, est venue frapper à ta porte et toi, petite sotte, tu lui as sauté dans ses bras ? » Tu esquisses un rictus qui s’évapore sitôt que tu t’es redressé, croisant tes bras sur ta poitrine, tu jauges une possible réaction de sa part. « Tu vois, je suis surpris, je pensais que tes maux passé t’aurait rendu plus intelligente. J’ai tendance à surestimé les poupées dans ton genre. » D’office, tu sais que le terme ‘’poupée’’ ne lui conviendra pas, et tu attends avec une impatience sadique de voir son regard noir te fusiller d’irritation. Alix, ta déchéance ne commence vraiment que lorsque tu souhaites qu’elle prenne fin.


J'ai un peu du mal à RP depuis hier soir, donc pardonne ce machin-bizarre. ♥

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❝ Utopie illusoire ❞
« Sur mon tricycle en roues arrières, j'me barre de l'autre côté d'la Terre. Aller m'fumer une cigarette, est-ce que t'aurais des allumettes ? Pour foutre le feu à leur pays, des molotofs, est-ce que ça t'dit ? Mais dis-moi toi est-ce que tu sais, est-ce qu'on va tous au paradis ? »
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◭ bye-bye, black bird.
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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Dim 6 Mai - 17:30

“ rhett & alix „

" Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. "

Rhett prenait les traits du malheur. Un malheur inconstant qui bouleversait le pauvre coeur amoindri d'Alix, qui avait semblé retrouver un certain temps une once de bien-être. Et lui, ce foutu Malheur revenait frapper à sa porte un jour, et lui signifiait clairement que d'une seconde à l'autre, sa vie pouvait basculer de tout au tout, et qu'il ne lui laissait pas même la moindre chance d'échapper à ce triste destin des plus funèbres. Parfaite représentation, Hawtorn n'offrit pas à Alix le moindre espoir de le voir fuir sans rien dire de plus pour anéantir le bien-être de son.. ex-plan-cul. Il imposa sa présence, s'installa confortablement sur le canapé comme s'il eut s'agit du sien. Alix était incapable du moindre mot, de la moindre dispute dans le but de le faire fuir de cet appartement qui n'était pas le sien et dans lequel il n'avait strictement rien à faire. Elle savait que ce serait parfaitement inutile. Et autant garder ses forces pour ne pas hurler à chacune de ses paroles détestables qu'en s'essayant à une tâche vaine. Rhett n'était ni plus ni moins qu'un parasite, elle le savait bien. Il ne fuirait pas avant d'avoir aspirer tout ce qu'il y avait, dans cette maison, à aspirer. Et manque de chance, Alix vivait seule... Elle n'avait aucune chance de voir quelqu'un débarquer pour s'extirper de cette présence peu accommodante, et elle se préparait déjà mentalement à vivre les pires minutes de son existence. Du moins, tâchait de s'y préparer sans hurler son mécontentement et sa colère.

Chacune des paroles de Rhett se fichaient sournoisement dans son esprit, tel le pire des venins, un venin acide et bien loin d'être indolore. Il faisait l'effet d'un électrochoc sur ses pensées, et alors qu'elle aurait aimé dire être fière de chacun de ses actes et n'avoir pas le moindre point faible, elle en possédait un de taille qu'elle ne pouvait nier. Qu'elle ne pourrait jamais nier. Rhett, malheureusement, le connaissait parfaitement. Elle le lui avait confié, elle s'était dévoilée à cet homme qu'elle ne connaissait pas, persuadée à tort qu'il ne saurait lui faire du mal puisqu'elle se fichait bien de lui. Elle n'avait pas immédiatement compris le fondement même de son caractère démoniaque, et désormais, elle regrettait ses confidences sur l'oreiller. Il s'était, pendant un temps, montré un fervent allié dans sa bataille contre la dépression, et voilà qu'il niait tous ses efforts d'un bloc et donnerait tout pour qu'elle y retombe. Pour qu'elle chute d'encore plus haut, qu'elle se laisse aller dans les plus bas fonds du Malheur. Elle ne lui laisserait pas ce petit plaisir. C'était hors de question. Du moins était-ce là le contenu de ses plus fervents espoirs. Pouvait-elle encore y croire alors qu'elle plongeait son regard dans celui de cet homme aujourd'hui terrifiant, et qu'elle y voyait une conviction effrayante ? Il ne s'en irait pas. Du moins, pas avant d'être parvenu à son but le plus sournois, le plus machiavélique, le plus détestable. Rien de surprenant à cela, Rhett l'était en lui même.

Elle l'avait laissé parler, ne le coupant pas une seule fois, pas même pour répondre à ses répliques dévastatrices qui, chaque seconde, achevant de détruire l'égo de la jeune femme. Un égo qui s'enterrait à coup de pelle dans le simple espoir de n'avoir plus à entendre de tels propos. Alix était en un instant devenue tant une déception qu'une trahison, tant une sotte qu'une poupée, petite fille naïve dénuée de la moindre intelligence. C'était trop pour qu'elle ne sache le supporter. Toutefois, elle sembla garder son calme, laissant un sourire sarcastique flirter sur son visage. « Je te déçois parce que je me 'sers' (selon toi) de ce que tu m'as confié sur l'oreiller ? A la bonne heure, je suis effondrée d'être devenue une déception à tes yeux ! Mais tu es simplement en train de faire ce que tu me reproches.. Te servir si allégrement de ce que je te murmurais à l'oreille, tu n'as pas honte ?! » Question simplement rhétorique. Bien sur qu'il n'avait pas honte. Cet homme ne pouvait ni avoir honte, ni avoir peur, ni même avoir des remords. Il était dénué de la moindre sensation, du moindre sentiment. La question, en vérité, demeurait la même et alix n'avait jamais su y trouver une réponse plausible : avait-il un coeur ?... La demoiselle s'installa à ses côtés, en apparence dénuée de la moindre peur alors qu'elle était à l'intérieur terrifiée. Elle avait appris, avec le temps, qu'il n'y avait rien de tel que de montrer ses sentiments pour se laisser détruire. Et elle n'avait aucune intention de rendre la tâche facile à Rhett. « Quoi, t'es jaloux ? Parce que le bonheur d'une poupée comme moi est revenu, alors que le tien s'est définitivement fait la malle ? » Certes, elle avait bien conscience d'être d'une méchanceté effarante, mais elle ne trouvait plus aucune autre solution pour garder son âme intacte. « Je suis vraiment navrée d'avoir plus de chance que toi. En même temps, si tu te montrais un peu plus sympa avec les 'poupées', elle serait peut-être revenue. Tu sais ce que ça signifie, se remettre en question ? »


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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Jeu 10 Mai - 15:39






Quelque part, dans un monde qui n’est pas le tient, tu te perds dans les méandres d’une imagination qui se rêve à un bonheur qui ne t’appartiendra jamais. Un tableau lumineux tout conçu de joie et d’amour. Pourtant, chaque matin, lorsque ton regard s’ouvre sur ce monde que tu t’es mis à tant haïr par son éternelle grisaille, tu ne parvient plus à t’octroyer cette chance d’être heureux. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir entendu chaque personne qui osait t’approcher t’assurer que le monde était encore beau. Qu’il y avait encore quelque part un endroit ou tu pourrais te sentir bien, un endroit autre que les bras d’Hannah, ce fantôme qui martèle ton cœur avec violence depuis bien trop longtemps maintenant. Dans le fond, tu penses d’ailleurs que s’il y avait une raison pour justifier le fait que tu t’étais confié à Alix sur l’oreiller, ce serait bien celle-là : la certitude qu’elle ne te servirait pas de belles paroles dans une étreinte amicale avec un regard teinté de pitié. Parce qu’à ce moment là, la jeune femme était tout aussi détruite que toi, si ce n’est plus. Elle qui avait cessé de s’imaginer dans les bras de son amour avait finalement accepté qu’on en puisse pas rechercher le bonheur. Et si, pour elle, cela ne fut que passager, il n’en demeurait pas moins qu’elle ne t’avait jamais laissé entrevoir un bonheur auquel tu t’interdisais l’accès. Rien que pour cela, tu lui portais bien plus d’intérêt qu’à d’autres.

« Je te déçois parce que je me 'sers' (selon toi) de ce que tu m'as confié sur l'oreiller ? A la bonne heure, je suis effondrée d'être devenue une déception à tes yeux ! Mais tu es simplement en train de faire ce que tu me reproches.. Te servir si allégrement de ce que je te murmurais à l'oreille, tu n'as pas honte ?! » Ca complainte assassine n’a pas plus d’effet sur toi qu’une piqûre de moustique, désagréable, mais sans conséquence. Tout comme ça question que tu juges bien inutile, car tu n’es pas dupe, elle sait aussi bien que toi que tu n’éprouves nul remords. Pas à cet instant en tout cas. Toutefois, contrairement à ce qu’Alix, comme tout autres personnes, se forcent à croire, les remords sont ton lot quotidien, tu passes ton temps à regretter ce que tu as pu faire ou dire. A haïr ton propre comportement, ta vie qui s’effiloche et tes remarques assassines. Seulement, tu y vois là le seul moyen logique de communiquer. Malgré toi, tu es devenu un sauvage coupé de la société, un monstre perdu, une ombre qui happait ceux qui l’approchait, un ouragan terrifiant. Tu ne connaissais rien de la civilisation et de l’humanité tout simplement parce que tu avais décidé d’occulter chaque petites choses qui pourrait te rendre touchant, ne serait-ce que sympathique. Quel intérêt y avait-il à être quelqu’un de bien si c’était pour finir par souffrir ? C’était ainsi que tu avais vécu suite au départ d’Hannah, dans cette optique stupide qui, dans ton fort intérieur te faisais rire par sa stupidité. Mais tu te persuadais que c’était le meilleur choix à faire. Être un monstre pour ne subir aucunes monstruosité. Attaquer avant de se faire attaquer. Devancer les sentiments en les taclant. Occultant jusqu’à l’amitié même pour t’enfermer dans un cocon protecteur qui t’oppressait au fil du temps mais dont tu te contentais grandement.

« Quoi, t'es jaloux ? Parce que le bonheur d'une poupée comme moi est revenu, alors que le tien s'est définitivement fait la malle ? » Ton visage se crispe de façon imperceptible alors que de ses mots assassins elle te renvoie au visage le souvenir d’Hannah qui te fuit. Son visage qui disparaît. La concierge à l’accent hispanique qui te dis qu’elle est partit et qu’elle ne veut pas donner son adresse. Ton cœur qui se brise et ta respiration qui se coupe, chacun de tes sens qui se noient dans la douleur d’une perte si grande. Tu as broyé du noir toute la nuit qui suivit, et celle d’après. Et toutes celles des années suivantes aussi. Une chaleur incendie ton corps de colère tandis que tu l’entends oser évoquer le souvenir d’une personne qu’elle n’a pas connue. D’une personne dont elle n’arrivera jamais à la cheville. Car après tout, Hannah était belle, dans la joie comme dans les larmes, elle avait cette façon de ne jamais baisser les bras, de sembler toujours heureuse, d’accorder le bénéfice du doute à toute personne, même les plus cruelles. Hannah rêvait d’un monde utopique sans jamais douter de la puissance des sentiments. Malgré toi, d’un bon incontrôlable, tu t’approches de son visage, irradiant de colère. L’espace d’un instant, lui coller ton poing en pleine figure t’avais vaguement tenter, pourtant, une raison inconnu te pousse à garder ton calme. « Ne t’avises plus jamais d’oser évoquer ne serait-ce qu’implicitement le souvenir d’une personne dont tu ne connais rien si ce n’est le nom. » Tu respires calmement, reprenant tes esprits, pauvre fou qui ne contrôle jamais sa colère, tu te rassois sur le canapé avec une sérénité qui n’est pas tienne. Alix, elle, avait comme bien d’autre, abandonné un temps l’espoir d’un monde heureux et de sentiments épanouis. Et comme tous les autres, elle devenait une personne qui jamais n’arriverait à la cheville de la divine Hannah. Pitoyable gamin, la belle avait beau t’avoir provoqué mille tourments tu t’évertuais à ne faire battre ton cœur que pour ses beaux yeux dont le souvenir, certains soirs, t’échappait. Dont certains traits du visage se perdait un instant dans les effluves de l’alcool. Mais il y avait toujours les inombrables photos pour te rappeler Hannah. Evidemment. « Je suis vraiment navrée d'avoir plus de chance que toi. En même temps, si tu te montrais un peu plus sympa avec les 'poupées', elle serait peut-être revenue. Tu sais ce que ça signifie, se remettre en question ? » Tu esquisses un sourire tandis que ses dernières paroles te font oublier un instant tes pensées tortionnaires qui t’incendiaient l’esprit. Tu ne doutes pas un seul instant qu’Alix tente de te faire du mal, après tout, qui ne voudrait pas te détruire toi qui sème le chaos ? Pourtant, en reprenant la parole, sur ce coup-là, elle t’offre un regain d’énergie. « Qu’est-ce qui te laisse à penser que ma situation ne me convient pas, O’donnel ? Ce n’est pas parce que ton petit cœur étriqué ce meurt d’amour pour ton futur bourreau que tu dois penser que tout le monde dans ce bas monde rêve de ressentir ces choses là. » Tu mens, sans honte aucune, tu caches se que tu sais pourtant vrai : tous ne rêve que de ça. De l’amour, la douce symphonie des cœurs, les baisers passionnés et les sentiments éternels. Tous, même toi. Quand bien même refuserais-tu de l’accepter réellement. Ou l’avouer de vive voix. Finalement, tu te tournes légèrement vers elle, un infime sourire aux lèvres, le visage impassible. « Seulement, Alix, tu me parles d’un bonheur. Cependant, il me semble que tu l’as déjà perdu une fois, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui te laisse à penser que ça ne se reproduira jamais ? Ces belles promesses ? Ces ‘’je t’aime’’ à tout va ? Ces gestes tendres ? Ne me dis pas que tu n’as jamais rien connus de tout ça la première fois. » Tu considères son regard, tentant d’apercevoir un signe montrant que tes propres, aussi vrais que douloureux, l’ont finalement touché. « Comme dirait l’autre, ce que l’Homme fait une fois, l’Homme peut le refaire toute sa vie. » Ajoutes-tu finalement.


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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Jeu 17 Mai - 16:23

“ rhett & alix „

" Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. "

(désolée encore de ce temps de réponse TT)
Le bonheur... Jillian n'était pas née pour un jour connaître pareille allégresse. Son existence n'avait pas le moindre sens. Elle ne savait quelle direction la mènerait dans les derniers retranchements d'une vie fade et indigne, en revanche, elle avait conscience qu'elle ne possédait aucun moyen de s'en extirper sans dommage. Elle était condamnée. Condamnée à des espoirs futiles et déchus, condamnée à l'apparition constante de nouveaux démons. Des démons aux traits parfois agréables, mais qui, toujours, finissaient par la décevoir. Détruire subtilement la mince foi qu'elle possédait encore en la vie, la naïveté éphémère qui la forçait à s'imaginer heureuse. Heureuse.. Non, elle ne l'était pas, ne l'avait jamais été. Croyait ne l'avoir jamais été. L'esprit incapable de discerner de nouveau le vrai du faux, une peur irrationnelle et insensée s'étant emparée de son âme, Alix n'avait plus même la force de se battre. Plus même celle de croire encore et toujours à la beauté d'une existence qui ne lui avait alors fait don que des terribles reflets du malheur. Tout à la fois odieux et dévastateur. Brutal et douloureux. Cruel et meurtrier. Le malheur sous les traits d'un homme au sourire tant barbare que terrifiant. Le malheur sous sa forme la plus séduisante, la plus manipulatrice. La plus sadique. Le malheur qu'Alix avait un jour embrassé, incapable de se méfier des traits meurtris d'un homme inconcevablement anéanti. Et finalement, elle s'était jouée de lui. Elle s'était appropriée le corps et les souffrances de cet homme, s'était servie de sa présence alors qu'elle en exigeait le besoin. Lâche égocentrisme. Puis, remise, consciente qu'il ne saurait plus que la tirer dans les plus bas-fonds du désespoir alors qu'elle tâchait simplement de remonter cette pente savonneuse, elle l'avait abandonné. Elle l'avait laissé aussi seul qu'elle l'avait trouvé, persuadée que rien ne changerait à son existence. Elle avait eu raison. D'un côté. Néanmoins, pas une seconde elle ne s'était imaginée qu'il pousserait le vice jusqu'à la rechercher. Et le voilà. Dans son appartement. Terrifiant de raison. Ses reproches étaient justifiés, les excuses de la demoiselle inexistantes. Sa présence n'avait d'autre explication que le lâche abandon de la demoiselle. Un abandon que son égocentrisme avait accéléré, et qu'elle était prête à payer, aujourd'hui.

Alors qu'elle n'aspirait qu'à garder son calme face à cet être apparaissant de nouveau dans sa vie, elle bouillonnait. La rage s'était emparée de son coeur en même temps que la stupéfaction et la peur. La colère de le voir ainsi s'insinuer tel un serpent cruel dans son existence n'avait d'égal que sa terreur à la voir, si menaçant, prendre ses aises. Elle aurait tout donné pour le voir fuir, sans doute. Et pourtant, parfaitement incapable d'exiger son départ, consciente qu'un tel ordre ne servirait à rien d'autre qu'à lui offrir un moyen supplémentaire de se montrer désobligeant, elle restait là, le regard plongé dans le sien, écoutant avec attention ce qu'il avait à dire. Mais rien, rien n'aurait le moindre fondement. Ce qu'il semblait penser de Lon n'avait pas la moindre importance aux yeux d'une Alix rendue aveugle et sourde par son amour pour lui. Qu'était Rhett face au tourbillon de leurs sentiments ? Rien. Strictement rien. Rien d'autre qu'une brindille qu'elle pouvait aisément écraser sous son pied, qu'un courant d'air frais dont elle se jouait. Pourtant, elle était démunie. Odieusement faible, terriblement seule, tâchant d'affronter ce regard qui semblait lire dans son âme, y voir mal-être et tensions, y discerner faiblesses et craintes. Il avait constaté ses appréhensions et ses méfiances mieux que quiconque. Alors qu'il ne connaissait d'elle que son nom et quelques autres morceaux choisis de son existence, il avait pourtant été présent à des instants oh combien importants. Et ainsi, s'était offert les clés de son âme. Des clés éphémères, mais des clés persistantes. Il pouvait en faire un très mauvais usage. Et il ne se gênait pas.

Alix l'avait écouté. Sincèrement. Elle avait vibré à mesure que ses paroles néfastes se frayaient un chemin dans son esprit, elle les avait interprétés, les avait façonnés pour leur donner un sens. Un sens... Elles en avaient un. Celui, amer, du souvenir. L'arrière-gout sadique d'un passé meurtrier. La plus grande crainte de la belle, affolante, ainsi disséquée sur une table d'opération. Mauvaise actrice, elle s'obligea pourtant à ne rien laisser paraître de cette terreur qu'il faisait circuler dans les veines d'Alix, sans doute suffisamment conscient du pouvoir qu'il possédait sur elle, celui de faire naître doutes et soupçons dans ce coeur amoindri. Pourtant, c'est fièrement qu'elle répliqua, le regard vrillé sur la table, incapable d'affronter de nouveau celui, démoniaque, de cet être assis à ses côtés. « T'es vraiment bourré de paradoxes, mon cher. Tu crois me faire peur en exigeant de ne plus évoquer de souvenirs dont je ne sais rien, et pourtant, que sais-tu de ce type dont tu me parles là ? » Effectivement, Alix ne lui avait que peu parlé de Lon. Sa souffrance, seule, lui avait été offerte alors qu'elle se laissait aller au plaisir charnel, certaine que lui seul pourrait faire reculer ses souffrances morales qui la terrassaient. Elle s'était méprise. Lourdement. Et Rhett n'avait eu d'autre bénéfique que celui d’ immiscer en l'esprit de Jillian de plus en plus de doutes. « Comme je te plains, Rhett. Tu es peut être seulement capable de refaire les erreurs du passé, seulement, ce n'est pas car tu es lâche et minable qu'ils le sont tous. Ne fais pas de ton cas une généralité, je dois admettre que tu es une exception dans ton genre. » Un sourire, sarcastique, avait pris place sur son visage. Un visage détendu, sur de son bon droit, qu'il suffirait probablement d'une réplique de Rhett pour retrouver cette impassibilité terrifiée et lasse qu'elle lui servait depuis son arrivée.


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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Lun 28 Mai - 11:39






Que dirais Hannah si elle te voyait là ? Tu l’imagines te jauger de son air outrancier, comme si tu venais de commettre l’action la plus irréparable dans son monde. Tu l’imagines se targuer d’avoir autrefois connu l’homme bon que tu étais mais mettre aux placards tous ces souvenirs au vue du monde que tu es aujourd’hui. Tu imagines ses yeux autrefois plein de malice teinté d’une déception telle que celle que tu discernais autrefois dans les yeux de tes parents, un regard qui te lancinerait le cœur par son implicite cruauté. Tu vois son sourire s’éteindre devant le monstre que tu es désormais, ne dévoilant pour tes yeux qu’une moue irrité. Tu sais pourtant que s’il venait un jour ou Hannah voyait ce que tu étais devenu, son visage impassible finirait par exprimer une douceur qu’elle était incapable de dissimulé, sa main tendu vers toi, signe de paix et d’amour, une renaissance irréelle qui t’ouvrirais enfin les bras. Parce que Hannah était de ceux qui, quand bien même vos mains seraient-elles tâcher par le sang d’innocents, vous donnerait la chance de prouver que vous pouvez être quelqu’un de bien. Elle avait cet optimiste fou, semblable à nul autre, qui de quelques mots, vous laissait croire que vous pouviez déplacer des montagnes. Dans le fond, n’étais-ce donc pas sa faute, si tu en étais arrivé là ? Si tu sombrais si bas dans les abîmes ? De son amour utopique elle avait fait naître en toi une confiance absolue envers le monde et ses bienfaits. Tu en avais occulté les malheurs et les peines tant l’amour aveugle que tu lui portais éclipsait le reste. A son côté, tu avais baissé ta garde, abandonné les barrières qui te protégeaient, avaient cessé de faire n’importe quoi et, une fois dans ta misérable vie, tu avais réellement vécu. Puis le chaste oiseau s’est envolé, emportant toute la lumière et la sécurité de ton existence. Perdu dans un monde dangereux et bien trop sombre, tu avais bâtit cette forteresse que nul n’atteignait, protégé des autres, de leurs mauvaises intentions comme de leurs amitiés. Et dans le fond, ça te faisait du bien d’imaginer que tout cela pouvait être causé par la seule faute d’Hannah. Mais évidemment, penser ainsi était trop facile et tu aimais bien trop la demoiselle pour lui faire porter le poids d’une vie ruinée.

« T’es vraiment bourré de paradoxes, mon cher. Tu crois me faire peur en exigeant de ne plus évoquer un souvenir dont je ne sais rien et pourtant, que sais-tu de ce type dont tu me parles là ? » Tu esquisses un sourire tandis que tu te délectes de la voir se défendre, vainement, d’ailleurs, car aucun de ses mots ne t’atteins. Aucune de ses réflexions ne te touchent vraiment et que tout ce qu’elle pourra dire ne te détournera pas de ton cruel objectif. Lui faire peur ? Si seulement elle savait, si seulement elle pouvait discerner la vérité, elle comprendrait que tu ne tentes aucunement de lui faire peur. Tu n’as même pas essayé, tes mots et ton impulsivité avait dépassé ta façade impassible, voilà tout. Mais ton objectif était tout autre, bien plus cruel et tu en venais à te demander toi-même pourquoi tu t’acharnais tant sur cette pauvre colombe déjà bien trop amochée. Tu avais imaginé, l’espace d’un court instant, l’idée de rebrousser chemin et de la laisser en paix. Mais ton orgueil blessé t’en avait bien vite dissuadé et son comportement actuel, typique de la personne qui veut se protéger, certes, t’irritait énormément. « Je ne me targue pas de le connaître, Alix, bien au contraire. Après tout, je n’ai pas pu réellement savoir qui il était, tu passais ton temps à te plaindre du seul mal qu’il avait fait. » Esquissant un nouveau sourire, tu allumes une cigarette sur laquelle tu ne tardes pas à tirer tandis que tu ne prêtes pas la moindre attention à la possible réaction d’Alix. Tu n’useras pas de quelconques mots grossiers pour lui faire passer une vérité erroné, il te suffira simplement de trouver le point qui fait vraiment mal, tu le sais. Et quand bien même la patience ne serait pas l’une de tes plus grandes vertus, tu vas faire un effort pour ton simple plaisir personnel. « Comme je te plains, Rhett. Tu es peut-être seulement capable de refaire les erreurs du passé, seulement, ce n’est pas car tu es lâche et minable qu’ils le sont tous. Ne fais pas de ton cas une généralité, je dois admettre que tu es une exception dans ton genre. » Serein, tu tournes ton regard vers Alix, que tu sois une exception, un minable, quelqu’un qui n’intéresse pas grand monde et qui a tout les défauts du monde, ce n’est pas une nouveauté et que ce soit dit de sa bouche ou d’autre autre, l’effet est tout aussi inexistant. Si ce n’est que, pour Alix, ça t’offre une nouvelle raison – certes bien inutile – de te donner bonne conscience en détruisant ses idéaux d’amour parfait. Tirant une nouvelle fois sur ta cigarette, tu laisses le silence s’installer un instant entre vous. « Tu manques tant d’assurance que ça pour qu’il faille que tu me rabaisses pour te protéger ? Je te croyais plus combattive que ça. Et ça me laisse étrangement pensé que dans le fond, je n’ai pas totalement tord lorsque je parle de votre petit couple. » Ton regards à nouveau se porte sur elle tandis que tu jauges un instant sa réaction. « Parce que tu doutes, pas vrai Alix ? Il t’arrive le matin, de te lever avec l’étrange sensation que toute cette histoire te glisse entre les doigts et que tu finiras par le perdre ? Ne me dis pas que ça ne t’es jamais arrivé. Tu vis dans la constante incertitude, jamais sur qu’il reste vers toi pour toujours. » Jetant un bref coup d’œil par la fenêtre, tu termines : « Et ce doute là … c’est le pire de tous. »


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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Sam 2 Juin - 19:49


j. alix o'donnel et rhett j. hawtorn
∞ ' le désespoir te tire sur des chemins enflammés. '


« Misfortune to the man who, in the first moments of love, don't believe that this connection must be eternal ! Misfortune to whom, in the arms of a mistress plans that he can loose it ! »


Rhett était d'une cruauté impensable, d'un sadisme époustouflant. Tout en lui témoignait de ce désir malsain qu'il éprouvait à faire souffrir les autres, et Alix semblait être sa nouvelle cible, cette proie délicate qu'il se plairait à briser en morceaux dans sa poigne de fer. Il en ferait quelques petits morceaux incollables, et façonnerait son âme pour que doutes et souffrances soient toujours au rendez-vous et fassent partie intégrante de son existence. Son but, en venant ici, ne faisait aucun doute. La seule inconnue dans cette équation restait la fin. Y parviendrait-il ? Saurait-il, de ses monstrueuses paroles, de ce regard hypnotique, et de ce sourire ironique au possible, faire flancher toute la bonne volonté de son interlocutrice ? Pourrait-il s'octroyer le droit de devenir dieu de son âme, alors même qu'il n'aurait jamais du y avoir accès ? L'instant présent laissait à penser que oui, alors qu'il rappelait à la mémoire de la belle tous les doutes qui l'avaient autrefois fourvoyés. Un rappel ahurissant tant il était juste, vrai, et douloureux. Ses mots se fichèrent douloureusement dans son coeur avant de réussir à atteindre chacune de leur cible. Pas une parole ne fut perdue dans une obscurité d'ignorance et de lassitude. Jillian se sentit frissonner de rage, de déception, mais aussi de dégout. Envers l'humanité toute entière, envers Rhett, mais surtout envers elle même. Elle regrettait amèrement, aujourd'hui, ses pertes inéluctables dans les bras de cet homme qui n'avait jamais su gagner ni sa confiance ni son amitié, mais auquel elle s'était confiée sans vergogne, dévoilant tous les lourds secrets de son âme. Il avait servi de pansement, un pansement fort efficace qui lui permettait de livrer les tréfonds de ses pensées sans avoir le moindre engagement à fournir en retour. Et pourtant... Et pourtant maintenant il souhaitait lui faire payer cette absence qu'elle lui obligeait. En vérité si, elle avait des engagements à fournir, mais n'avait jamais signé pour cela et venait de l'apprendre. Tromperie sur la marchandise !

Debout face à lui, Alix peinait à calmer cette peur irrépressible qu'elle éprouvait à voir cet homme dans son appartement. De prime abord, elle en avait été effrayée, mais désormais, ses sentiments allaient au delà de ça. Terreur, d'abord. Colère, ensuite. Un mélange détonnant qui faisait de son esprit un vrai champs de bataille, alors qu'elle luttait vaillamment pour ne pas hurler -inutilement, bien sur- tout ce qui reposait dans son âme. Finalement, c'est pour le silence qu'elle opta, un silence qui se voulait réparateur mais qui lui permettait simplement de constater la vitesse à laquelle son coeur battait dans sa poitrine, à laquelle sa respiration se faisait haletante. Surprise de sa propre faiblesse, tout autant que de la malveillance de cet homme qu'il lui avait semblé connaître un minimum, elle se morigénait intérieurement de ne pas avoir cherché à apprendre plus sur lui avant de lui offrir son corps. Cette ultime erreur n'était que la preuve supplémentaire -et certes peu nécessaire- de cette dépression qui s'était abattue sur elle, et contre laquelle elle s'était battu avec les moyens du bord. Rhett avait été un type comme un autre, et s'il s'avérait désormais un taré diabolique, elle n'y était pour rien. Toute haine contre elle même envolée, elle la réserva à l'exclusivité de cet homme qui avait repris la parole et qui osait parler de sa relation avec Lon sans en connaître simplement la moitié. Il n'était pas plus au courant des nouveaux événements que des anciens, et n'avait jamais rien su d'autre de cet homme que le fait indéniable qu'il avait causé plus de souffrances que de plaisirs dans le coeur d'Alix. Tout le reste lui restait inconnu. Et heureusement, ou bien il aurait de quoi allonger la liste de son savoir et faire naître plus de frissons encore sur le corps de la demoiselle. Son pouvoir avait des limites bien définies que Jillian ne voulait pas le voir franchir. Sous aucun prétexte. A moins de causer sa perte immédiate et une folie certaine.

Alix, toujours debout, ne tarda pas à s'assoir sur le fauteuil, en face de Rhett. Sans détourner le regard, elle se surprit à être capable de plonger ses prunelles dans celles de cet homme sans se sentir honteuse, sans rougir. Toute son histoire la plus désastreuse mise à nue par un tel homme, d'une telle monstruosité... Il y avait de quoi se sentir confuse et embarrassée. Pourtant, la haine passait aux yeux d'Alix en premier plan, et ce n'était plus que le seul sentiment qui dominait seul dans son coeur. C'est d'un ton haineux qu'elle reprit, crachant son venin d'une manière plus ironique qu'autre chose. « Je te rabaisse car tu ne me laisses pas vraiment l'occasion de faire ton éloge, pour le moment. » Elle laissa naître l'ombre d'un sourire sarcastique sur son visage, avant de perdre la face aux dires suivantes de Rhett. Une fois de plus, il jugeait sa relation avec Lon, attaquant férocement ce qu'il savait être sa faiblesse. Son unique faiblesse. Mais une faiblesse de taille. « Rhett, as-tu déjà véritablement aimer ? Peut-on dire avec certitude qu'un être humain nous appartient et que jamais il ne partira ? Je ne suis plus naïve, et j'estime que c'est une bonne chose. Peut-être partira-t-il, peut-être pas. Mais je lui fais confiance. » Alors que ses paroles l'avaient hautement troublée quelques secondes auparavant, elle se sentait dorénavant plus sereine. Pire encore, mettre des mots sur ce qu'elle savait éprouver rendait ses sentiments plus véritables encore. « En tout cas, je t'assure une chose Rhett : je n'ai jamais tant saisi et compris cette histoire. Je la domine. Entièrement. » Ca, c'était le moins qu'elle pouvait dire. Dans sa relation avec le directeur de son université, elle était devenue la maîtresse, et il était aux petits soins pour qu'elle tâche de lui pardonner un jour. Cette relation renaissait de ses cendres, petit à petit, et ils avançaient, lentement mais surement. Alix n'en doutait plus -ou presque plus-, ils sauraient faire de leur ancienne idylle une histoire qui ne terminerait plus de ci tôt. Confiante, c'est d'un ton volontairement aimable que la demoiselle reprit, tout en se relevant du fauteuil. « Enfin, j'ignore même pourquoi j'essaye de parler avec toi et pourquoi je perds mon temps à te répondre. J'ai mieux à faire, et j'espère pour toi que c'est aussi ton cas. » Nouveau sourire de courtoisie, alors qu'elle ouvrait la porte à Rhett après cette invitation à moitié déguisée seulement.

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J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.


Dernière édition par j. alix o'donnel le Mer 6 Juin - 16:10, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Mar 5 Juin - 17:38






Ta vie ne fut qu’une succession d’actes et de relation inachevée. Tu avais dans la bouche, ce goût amer d’une vie partiellement vécu. Cette vie ou, lorsque tu seras sur ton lit de mort, tu regretteras de ne pas y avoir participé d’avantage. Celle ou chaque matin, tu te lèves sans en avoir envie en sachant toutefois que tu passes à côté d’un monde qui en vaut peut-être le coup. Tu vis spectateur de la tragédie qu’est ton existence. Tu insistes sans rien faire au désastre que, sans remords apparent tu provoques. Tu souris à ce qui t’ennuie, reste impassible à ce qui te blesse. Paraît indifférent à ceux qui te touchent, demeure cruel envers ceux qui t’indiffère. Ta peine est une balle que tu envoies à l’autre en faisant en sorte qu’il souffre autant que toi, quand bien même ne l’aurait-il pas mérité. Tu joues à un jeu cruel dont tu es le seul connaisseur des règles et entraîne chacun dans ta danse macabre jusqu’à ce qu’il s’effondre sans se relever. Tu contemples alors sans sourciller les dégât d’une nouvelle existence gâcher, à l’image de la tienne et, silencieux, tu te morfonds dans des remords qui te blesses plus encore, devenant chaque jour plus cruels, chaque fois plus éloigné de l’homme que tu étais. Taisant des regrets que tu perpétues sans relâche comme pour te punir toi-même des fautes dont tu n’étais à la base pas responsable. Amoureux d’un état second dans lequel tu t’abandonnes sans même chercher à aller mieux.

Dans ta danse, Alix a prit place, cavalière de bon choix, elle se relève plus coriace que bien des femmes, accroché à sa vie, ses rêves et ses idéaux comme à une bouée, elle te fait face. Tu l’écoutes silencieux décrié ta cruauté, comme si tu n’étais pas au courant. Comme si le matin, en te levant tu ne voyais pas un reflet sale dans le miroir. Comme si tu ne sentais pas le poids des peines causés sur ton dos chaque jour. « Je te rabaisse car tu ne me laisses pas vraiment l’occasion de faire ton éloge, pour le moment. » Qui le lui a demandé, de toute façon ? Esquissant un sourire, tu tires une nouvelle fois sur ta cigarette. « Voilà Alix, le point de paradoxe. Tu me rabaisses, hautaine et fière de ne pas être comme moi. Pourtant, tu t’abaisses bien à me tacler d’une façon tout aussi lâche que moi. » Serein, tu soulignes le fait que tu n’abordes pas les sujets sensibles avec beaucoup de tact, il faut dire, de toute manière, qu’il n’est pas dans tes intentions de prêter attention aux petits sentiments chétifs d’Alix. Tu jettes un œil à la pendule. Ah, comme si tu avais quelque chose de prévu, tient ! La bonne blague. « Rhett, as-tu déjà véritablement aimé ? Peut-on dire avec certitude qu’un être humain nous appartient et que jamais il ne partira ? Je ne suis plus naïve, et j’estime que c’est une bonne chose. Peut-être partira-t-il, peut-être pas. Mais je lui fais confiance. » La confiance. Un mot bien vaste pour une signification bien minime. Tu ne réagis pourtant, tu concèdes à Alix un point pour cette tirade. Hannah aurait du t’appartenir pour toujours, mais elle avait joué à un jeu dont la partie était solitaire. Ou du moins, elle t’en avait exclu pour gagner seule. La confiance que tu lui avais accordée au même titre que son amour s’était vu brisé par un départ précipité et même si ce dernier avait survécu et demeurait intact dans ton cœur, la première toutefois, c’était vue mise à mal et finalement engloutit par des ressentiments bien trop grands et un désespoir devant cette porte qui, chaque soir ne s’ouvrait pas pour y laissé dévoiler son jolie visage. « En tout cas, je t’assure une chose Rhett : je n’ai jamais tant saisi et compris cette histoire. Je la domine. Entièrement. » Alix porte une telles conviction dans ces paroles qu’elles ne font que te faire sourire d’avantage. Pour avoir aimé d’un amour plus fort et plus sincère que bien des gens, tu sais que la confiance et la domination d’une histoire ne réside qu’en une illusion éphémère qui à tout moment peut se briser. Silencieux un court instant, tu te poses une question sans doute trop stupide. Et si tu ne voulais pas détruire Alix, si tu avais seulement peur pour elle et que c’était là ta seule façon de le montrer ? Non, impossible te cris ton esprit. Tu lui en veux, tu veux la détruire. Evidemment. « Tous ce brise, Alix. La confiance, l’amour. Même l’assurance que tu veux te donner là, en prétendant dominer ton histoire. On ne dompte aucune histoire. Pas quand des sentiments amoureux sont mis en jeu. C’est l’histoire elle-même qui te domine, c’est l’autre qui te domine par l’amour que tu lui portes et vice versa. Alors, si l’un de vous domine l’histoire. L’un de vous n’aime pas assez. » Ta voix n’offre plus à Alix un timbre cruel. Seulement une voix rauque qui se meurt d’une douleur que tu dissimules à moitié, le visage d’Hannah ancrée dans ton esprit. Cette image cruelle ou tu l’as voit te tendant une main rassurante sans que jamais tu ne puisses l’atteindre. Bonheur à portée de main qui pourtant se révèle bien trop éloigné de toi.

« Enfin, j’ignore même pourquoi j’essaye de parler avec toi et pourquoi je perds mon temps à ta répondre. J’ai mieux à faire, et j’espère pour toi que c’est aussi ton cas » Tu esquisses un sourire tandis que ton regard suis ses mouvements, la porte qui s’ouvre tandis que son invitation clairement dévoilé par ses gestes t’amuse plus qu’il ne te blesse. Pourtant, tu ne bouges pas du canapé et lui lances un regard de défi. « C’est malpoli, O’Donnel, de mettre à la porte des invités. » Il en était finit de ta voix rauque, une assurance retrouvé tandis que tu demeurais décidé à lui pourrir son après-midi encore un petit peu, quand bien même ne fus-tu pas l'invité que tu prétendais être de façon si désinvolte. « Tu peux croire que je suis un monstre, mais ne me blâme pas pour rendre humaine une relation que tu idéalises, car dans le fond, c'est ce que tu fais que tu le veuilles ou non. Beaucoup d'espoirs. Et pas tellement de résultats. » L'amour n'était dans le fond, basé que sur l'espoir et les rêves qu'ont s'en faisait. C'était sans doute l'unique raison pour laquelle tu éprouvais un amour si fort pour Hannah.


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« Sur mon tricycle en roues arrières, j'me barre de l'autre côté d'la Terre. Aller m'fumer une cigarette, est-ce que t'aurais des allumettes ? Pour foutre le feu à leur pays, des molotofs, est-ce que ça t'dit ? Mais dis-moi toi est-ce que tu sais, est-ce qu'on va tous au paradis ? »
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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Lun 11 Juin - 14:34


j. alix o'donnel et rhett j. hawtorn
∞ ' le désespoir te tire sur des chemins enflammés. '


« Misfortune to the man who, in the first moments of love, don't believe that this connection must be eternal ! Misfortune to whom, in the arms of a mistress plans that he can loose it ! »

(je t'ai enfin répondu uu. puisses-tu me pardonner un jour, mon rhettounet.)


Une condamnation. Voilà ce à quoi Jill avait le droit. A voir débarquer chez elle l'homme apte à exercer cette odieuse sentence. Rien de plus. En fait, si. Il prenait un malin plaisir à la voir souffrir. A faire naître en son coeur doutes, regrets, terreurs. Un désir, une envie, ou un besoin ; il exécutait sa sentence le sourire aux lèvres, l'âme en ébullition d'un bien-être qu'il ne faisait pas même mine de cacher. Et Alix, surprise, peureuse, jouait la spectatrice pleutre du spectacle de sa mort. D'une mort qui ne sera jamais punie, mais qui restera gravée dans ses souvenirs telle la punition qu'elle devait recevoir face à l'étendue de toute sa plus grande naïveté. Une naïveté impardonnable. Selon Rhett ... Et finalement, son avis ne valait pas grand chose.
Il fallut de longues minutes, d'étourdissantes paroles pour qu'enfin, la demoiselle retrouve son courage. Il s'était évanoui en apercevant le visage connu de cet homme devant sa porte, puis en le voyant fouler de ses pieds démoniaques le parquet de son salon. Il n'avait pas fais mine de se battre face à l'adversité, et avait disparu. Maintenant, alors que la situation -critique- troublait l'âme d'Alix, il faisait une nouvelle apparition. Heureusement. Le sauveur inattendu, le messie spectaculaire. Il fit naître une flamme de haine dans les prunelles de la belle, y figèrent une impression de tranquille assurance. Jill n'avait rien à se reprocher. Pas devant Rhett.
Certes, elle l'avait abandonné alors que Lon était de nouveau apparu dans sa vie. Quoi de plus normal ? Lui avait-il fait signé le moindre traité, le moindre contrat, avait-elle donné son accord pour une relation plus épanouie qu'une simple baise lorsque le moral se faisait la malle ? Non, jamais elle ne s'était portée volontaire pour demeurer aussi longtemps qu'il le faudrait, et ils s'étaient servis l'un de l'autre sans rien exiger en retour. Du moins, était-ce ce qu'elle avait cru. Visiblement, alors que Rhett venait rechercher son du (ou ce qu'il prenait comme tel), la vérité s'imposait à elle, douloureuse, cruelle. Elle devrait payer. Mais payer quoi ?

Sauvage, démoniaque, Rhett ne tarda pas à reprendre la parole, se grisant d'un pouvoir qu'il savait posséder, s'emparant de l'esprit de la jeune élève pour le manipuler à sa guise. Tel de la patte à modeler, il faisait d'elle ce que ses doigts exigeaient. Mais très vite, la patte se fit plus dure, alors qu'Alix retrouvait ce courage délicieux. Ses paroles, loin de l'atteindre comme autrefois, ne trouvèrent plus leur cible. Elles se perdirent au loin, incapables de toucher son coeur, incapables même de le frôler. Ses flèches empoisonnées ne trouvaient plus d'efficacité que dans l'abandon, que dans l'obscurité. Voilà bien longtemps qu'Alix avait abandonné le noir, pour rejoindre la lumière. Douce lumière.
La demoiselle écouta ses paroles sans y prêter de véritable attention, consciente que désormais, plus rien ne saurait effriter le courage qui symbolisait son âme. Elle même détenait la clé de sa relation, et Rhett pouvait tenter d'endommager la serrure, il ne parviendrait jamais à faire de cette porte une issue condamnée. Il n'arriverait à rien. Il avait certes pu tenir la belle entre ses bras, faire naître des frissons sur sa peau, l'exalter d'un plaisir non feint, il n'était rien, strictement rien face à l'amour qui faisait battre son coeur. C'était aussi simple que ça.
Elle l'écouta jusqu'au bout, sans le couper une fois, incapable de cacher le sourire sarcastique qui avait pris place sur ses traits désormais apaisés. Nul ne pourrait comprendre ce changement radical qui venait de s'opérer en elle, et pourtant, il était bien loin. Incroyable doigt d'honneur aux efforts de Rhett, il les anéantissait tous d'une pichenette. Une simple pichenette. Rhett, ce diablotin, et ses paroles éphémères ; face à un amour pur et véritable. L'issue de ce combat ne faisait pas le moindre doute.

C'est toujours avec ce même sourire qu'elle s'éloigna de la porte pour s'approcher à nouveau de lui. La peur, douce terreur, s'était recroquevillée au fond de son coeur pour laisser place au courage, mais elle était là, toujours présente, et serait susceptible de se réveiller au moindre abus. Aussi, loin de s'approcher de lui autant qu'elle l'aurait voulu, menaçante, elle se contenta de le jauger, a quelques mètres du canapé. Le sourire déformait ses traits. Un sourire vrai, lumineux, doux relief du bonheur qui l'étreignait depuis qu'elle avait retrouvé Lon. Peut-être naïf, peut-être stupide, mais bonheur tout de même. Et elle n'était pas idiote au point de refuser ce bien-être.
« C'est bon ? Tu as fais ce que tu croyais juste, tu m'as tenue au courant de ce que tu pensais de ma liaison et je t'en suis terriblement reconnaissante ! Je saurais maintenant que le grand Rhett n'approuve pas ma relation. » Moquerie facile, énoncée sur le ton de la raillerie. C'est sans trembler qu'elle avait parlé, le fixant sans en éprouver la moindre honte, la moindre peur. Ce temps où elle pouvait être effrayée de ci tôt lui semblait révolue, une évolution rapide qu'elle savait éphémère. Trop éphémère pour qu'elle ne perde son temps. Elle ne serait vraiment apaisée que lorsque Rhett serait loin. Très loin d'elle.
Le sourire quitta son visage. Quelques secondes. Et elle reprit, toujours sur ce même ton ironique. « Eh, Rhett. Quoi que tu diras, ça ne changera strictement rien. Je l'aime. Tu pourras appuyer sur ses défauts, sur ce qu'il manque à notre couple, tu ne sauras jamais me faire nier cette vérité absolue. Je l'aime. C'est tout. Je te souhaite un jour d'aimer quelqu'un autant. » Cette fois, c'est un sourire victorieux qui s'inscrivit sur ses traits. Oui, c'était une vérité. Inéluctable et inébranlable. Et elle priait pour que cela suffise à ce que Rhett lui foute la paix.

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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Mer 4 Juil - 19:45






Bon .. on passera cet impardonnable retard, shame on me.
Et on fera pas fit non plus de la daube qui suit.

« C’est bon ? tu as fais ce que tu croyais juste, tu m’as tenue au courant de ce que tu pensais de ma liaison et je t’en suis terriblement reconnaissante ! Je saurais maintenant que le grand Rhett n’approuve pas ma relation. » Ironie. « Amen. » Ces railleries ne te font ni chaud ni froid et sa prétendue contenance n’est qu’un ballon de baudruche et tu es l’aiguille qui peut le faire éclater si ça lui chante. Pauvre petite chose qui se croit de cristal toute conçu et pourtant protéger par l’armoire protectrice que représente son cher et tendre. Sombre idiote. Elle ne voit pas, ne comprend rien à la vie, trop aveuglée par l’utopie éphémère qui la berce lentement sur le son d’une voix qu’elle veut éternellement familière. Et comme tant d’autres, elle ne finira pas se mourir d’espoirs. d’espoirs vains.. Détruite par des idéaux qui ne tiendront plus. Des rêves qui faneront à la lueur du jour, levant le voile d’opacité qui plane sur sa réalité erronée. Et elle comprendra, que tu avais raison. « Eh, Rhett. Quoique que tu diras, ça ne changera strictement rien. Je l’aime. Tu pourras appuyer ses défauts, sur ce qu’il manque à notre couple, tu ne sauras jamais me faire nier cette vérité absolue. Je l’aime. C’est tout. Je te souhaite un jour d’aimer quelqu’un autant. » Sombre folle, petite conne aux allures de midinettes dont l’argent ruissèlent de ces poches troués par la vanité. L’amour, tu le connais. Bien plus que la plupart des gens. Il coule encore dans tes veines, fait encore battre ton cœur mais détruit aussi chaque instant de ton existence. De vous deux, l’amour, il ne fait aucun doute que c’est toi qui en connait le plus les effets. L’amour, il régit encore sur chacun de tes choix, de tes mouvements, de tes idéaux envolés. Il martèle ta morne existence en te rappelant que tu n’es plus rien. L’amour ? Non, elle n’en connaît rien si ce n’est les quelques désagréments passagers et l’extase qu’il représente pour les benêts qui acceptent d’y croire.

« Je l’aime […] Je l’aime. » Des mots, seulement des mots, prononcés par des lèvres attachées à un visage qui t’offre un air convaincue. Mais pour convaincre qui, O’Donnel ? Qui veux-tu convaincre en te donnant ces airs ? Si tu veux tellement faire savoir que tu l’aimes, tu t’y prends mal. C’est dommage de donner tant d’efforts et d’afficher cet air victorieux lorsque l’on est toute conçu que d’idéaux et d’amour éphémère, aussi fort puisse-t-on le croire. Tu te lèves finalement, avec un visage cruellement indifférent, happant sa mâchoire entre tes mains. « J’ai aimé plus que tu n’aimeras jamais dans ta misérable vie, O’Donnel et il serait dommage que tu t’aventures à songer le contraire. L’amour ? Foutaise, tu y connais quoi sinon la renaissance bienfaitrice qu’apporte les disputes qui te donnent des airs de poupées brisées l’espace de quelques semaines ? » Question rhétorique à laquelle tu réponds à sa place : « Rien, évidemment. » Dans le fond, n’est-ce pas là tout ce qu’elle connaître ? Pauvre petite chose qui à pleurer quelque temps le départ de son bien aimé et qui désormais gambade à son bras comme si tout allait bien. L’idiot des deux n’est définitivement pas toi. Pas cette fois-ci, non. Et tu ne lui laisseras pas le pseudo-plaisir d’y croire ne serait-ce qu’un instant.

Cernant la pression que tu fais su sa mâchoire, tu enlève finalement ta main, sachant pertinemment que tu l’as sans doute quelques peu endoloris. Tu t’en fiches bien. Petite godiche aux airs bien élevées. Tu persistes à croire qu’Alix ne connaître rien à la vie. « Mais je t’en pris O’Donnel, aime. Aime encore et inlassablement. Puis tombe du piédestal sur lequel tu es prostrée, étale toi sur le bitume, crève de douleur. Je serais aux premières loges. » Ta voix se fait presque plus meurtrière que tu ne l’aurais voulu. Enervé ? Non tu ne l’es pas. Blasé plutôt, serait le mot, face à cette petite demoiselle dont la cuillère d’or luit encore dans sa bouche et qui se permet sans gêne d’affirmer connaître ce qu’est l’amour. Idiote.


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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Sam 7 Juil - 13:36


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« Livin' easy, livin' free, season ticket on a one way ride. Asking nothing, leave me be. Taking everything in my stride. Don't need reason, don't need rime. Ain't nothing I would rather do going down, for a time. I'm on the highway to hell.»


La peur. Délicate sensation terrifiante, elle faisait naître quelques frissons invisibles sur l'épiderme de la belle Alix. Son regard perdu sur le parquet, elle n'osait plus le relever sur cet être qui prenait l'apparence du démon des enfers, envoyé du diable. Elle avait beau réfléchir, elle ne comprenait pas sa présence, pas plus que les raisons, probablement existantes, qui l'avait poussé à se pointer ici pour détruire sadiquement et brutalement tout espoir de l'esprit de la demoiselle. Sa présence était surprenante, inhabituelle. Elle ne s'inscrivait pas dans la moindre rationalité. Alix aurait pu croire à un rêve, s'il n'avait pas brusquement happé sa mâchoire, s'il ne l'avait pas forcé à relever la tête. Non, il ne s'agissait aucunement d'un rêve. Nulle chance d'en réchapper sans qu'il ne le souhaite, nulle opportunité de reprendre le contrôle sur cette curieuse situation qu'elle laissait sous son contrôle. Elle l'avait perdu. Depuis longtemps. Et ne trouvait aucune solution pour récupérer ce qui lui revenait de droit : la santé mentale qu'il tentait de lui arracher, résolument sadique, odieusement professionnel dans cette tâche inhumaine. Non. Ce n'était définitivement pas un rêve. Simplement un cauchemar éternel qui s'inscrivait dans la réalité concrète d'un appartement luxueux, d'une femme en proie à ses propres démons. Dans le regard de Rhett, qu'elle affrontait avec un courage qu'elle était bien loin de posséder, elle ne lisait aucun désir de la laisser tranquille. Bien au contraire. Elle y voyait, implacable, l'envie de la détruire. De la trainer, à même le sol, ensanglantée, de la torturer jusqu'à ce que tout espoir naïf et vulgaire n'ai quitté cet esprit enfantin. Qu'avait-elle fait, pour mériter telle punition ? Elle avait beau réfléchir, elle ne saisissait pas. Elle ne saisissait rien. Si ce n'est la douleur lancinante qui se saisit de sa mâchoire lorsqu'il décida de la lâcher, et son regard, humide de peur et de désespoir, qui retrouva la chaleur du parquet.

Pourtant, c'est avec un sursaut de courage, un audace et une bravoure bien loin d'être retrouvé pleinement, mais qui faisait de nouveau irruption dans son coeur asséché, qu'elle lui lança, dans un sifflement. « Ne me touche... plus jamais. » Sinon ? Sinon rien, évidemment. Une menace en l'air, vociférée alors qu'elle ne possédait aucune prise sur la réalité. Pourtant, elle savait que Rhett ne la toucherait plus. Non, elle l'espérait. Studieuse, elle l'écouta de nouveau s'épancher sur cet amour, non, cet Amour que lui même avait ressenti et qui n'égalait en rien celui d'Alix. Il lui était odieusement supérieur. Rhett avait connu le véritable sentiment, et celui qu'elle se targuait d'éprouver ne lui arrivait pas à la cheville. Soit. Était-ce pour ce genre d'élucubration qu'il avait violé la protection d'un habitat serein, était-ce pour se convaincre lui même de la véracité de son amour qu'il trahissait ainsi une jeune demoiselle terrifiée ? Lamentable être humain, pitoyable vers que la souffrance avait cloué au sol. Piteux homme qui préférait couper les ailes de ceux qui avaient cette chance, plutôt qu'admettre que lui même en avait été privé. Et pourquoi ? Par sa faute. Sa faute. Une punition qu'il avait probablement mérité, et qu'il ne pouvait faire payer aux autres. Pourtant, il le faisait. Allégrement. Sans honte. Et Jillian payait un affront qu'elle n'avait jamais commis.

A son dernier petit monologue, Alix se sentit tressaillir. De peur, d'affront, de surprise, aussi. Une surprise à l'odeur rance du choc, de l'appréhension. Il souhaitait être aux premières loges de sa souffrance ? Soit. Une fois encore, elle ne saisissait pas bien ce qu'elle lui avait fait pour mériter de tels affronts. mais s'il souhaitait la voir souffrir, alors il pouvait se satisfaire de la terreur qu'il faisait naître dans son coeur. Pourtant, toujours, vague apparence illusoire mais suffisante pour redonner un peu de vie à un coeur desséché, Alix gardait cette noblesse que tous lui connaissaient. Tête haute, elle avait enfin lâché le parquet des yeux pour les plonger dans ceux de Rhett, ses prunelles sombres qui ne reflétaient plus que la flamme des enfers léchant son âme avec délectation. Alix lui offrait une place qu'il ne méritait pas. « Je me contre-fous, Rhett, de ce que tu peux dire ou penser. » Simplement. Cash. La vérité dans son plus simple appareil. Alors qu'elle marchait jusqu'à la porte, elle l'ouvrit de nouveau, cédant la place à ce beau brun qu'elle ne souhaitait plus jamais revoir. Ni dans sa vie, ni dans sa maison, ni dans son lit, ni même dans ses pires cauchemars. Alors qu'elle était capable de lui offrir une bonne place à exhibition et à la foire de ses douleurs, elle ne lui ouvrirait plus jamais cette odieuse porte, cette traitresse. D'un ton calme, elle reprit, désignant l'extérieur d'un regard peu amène. « Alors d'accord, je t'offrirais un billet premier rang au spectacle de ma déchéance. Maintenant que je t'ai promis ce cadeau, tu peux sortir. » Sourire courtois, visage détendu d'une hôtesse délicate. Vaine mascarade.

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MessageSujet: Re: Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)   Lun 6 Aoû - 18:43






« Ne me touche … plus jamais. » La menace sonne creuse à tes oreilles. Brebis galeuse que son cher Lon soigne, elle n’est toutefois pas assez forte pour ce permettre une quelconque menace à ton égard. Elle n’atteint que ta rage, elle ne touche que ta haine, ne discerne que ta cruauté. Alors, elle ne peut rien contre toi. Comme tant d’autres, elle ne comprend pas que derrière cette muraille de colère reste terré les sentiments que tu refoules si ardemment qu’ils semblent avoir disparus, planqué au plus profond de toi, oppressé par la douleur qui t’as submergée il y a bien longtemps et les désillusions qui bercent ton monde si sombre. Tu esquisses un sourire carnassier, pauvre petite chose qui se voit renaître sous le joug de l’amour mais qui déchanteras un jour. « Idiote. » Murmure dans le silence électrique qui s’instaure entre vous. D’une certaine façon, O’Donnel te rappelle Hannah. Pas physiquement, car elle aurait là tout de différent, Hannah a une beauté éblouissante. Alix est terne en comparaison. Comme une contrefaçon. Sans doute es-tu le seul à percevoir son visage de cette façon, pourtant, tout le monde semble terne s’il n’est pas Hannah. Elle y comprit. Beauté ravagé par la déception mais reconstruit par cette pseudo-renaissance qu’a provoquée le retour d’un bien-aimé.

« Je me contre-fous, Rhett, de ce que tu peux dire ou penser. » Tu esquisses un sourire cynique. Elle s’en fous ? Oui, comme tout le monde. Les gens ne se soucient pas de l’ombre qu’ils croisent dans les rues, de l’homme insolent qui se soul dans le bar le soir, encore moins celui qui s’évertue à ramener à son bras une catin de bas étage juste pour oublier le souvenir d’une blonde qui l’obsède. Personne n’y fait attention, ni ne l’écoute. Pourtant toi, Alix, quoi que tu en dises, fut un temps ou tu l’avais écouté, comme persuadé qu’il pouvait pointer du doigt une vérité cruelle et pourtant réaliste. Cette femme était une girouette qui se laissait bercer par l’amour, croyant fermement que tout pouvant changer. Elle avait des espoirs. « Alors d’accord, je t’offrirais un billet au premier rang au spectacle de ma déchéance. Maintenant que je t’ai promis ce cadeau, tu peux sortir. » Tu pourrais rire. Exploser devant cette mascarade, cette pseudo-acceptation de tes propos aussi cruels qu’honnête. Mais tu ne désires pas la vexer davantage. Intérieurement, tu es persuadé que, si tu n’as pas réussi à lui faire percevoir toute la stupidité de la relation qu’elle rebâtît avec son cher Lon il n’en est pas moins qu’une once de doute s’est immiscer en elle. La graine du doute, qui, à défaut d’apparaître sur le champ, pourrait faire irruption n’importe quand. « Tu me les donneras en main propre, tu sais ou je vis, pas vrai ? » Question rhétorique, aussi cynique que cruel, comme pour lui rappeler que son amour ne devait pas être grand que cela pour qu’elle se laisse si rapidement aller aux bras d’autres hommes. Puis, comme un dernière attaque personnelle, tu effleures lui offres un baiser furtif, disparaissant avant qu’elle puisse avoir une quelconque réaction. Cadeau empoisonnée, tu n’es déjà plus là.

Ange meurtri. Phoenix en cendres. Tu ressasses, silencieux, une douleur qui t’empoisonnes l’existence avec la farouche impression qu’elle te suivra, ou que tu ailles, quoi que tu fasses. Et pourtant, affichant cette indifférence factice, nonchalance cruel, tu masques ta douleur en prétendant être quelqu’un de mauvais. Etiquette démoniaque sous une âme brisée. Derrière ton sourire carnassier, ton regard laisse, lui, transparaître la douleur des années passées. La colère et l’incompréhension de tout ce que tu as perdu sans avoir rien mérité. Derrière toi, la porte de l’immeuble se referme dans un claquement sourd et tu sais, toi, que ta cruauté déguisée n’était là que pour tenter de préserver Alix. Elle refuse de voir que le monde s’écroule. L’amour a un effet éphémère. Une courte averse qui nous rafraîchit avant de nous faire tomber malade. Malade de douleur


J'me suis permit de boucler hein ! ♥

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❝ Utopie illusoire ❞
« Sur mon tricycle en roues arrières, j'me barre de l'autre côté d'la Terre. Aller m'fumer une cigarette, est-ce que t'aurais des allumettes ? Pour foutre le feu à leur pays, des molotofs, est-ce que ça t'dit ? Mais dis-moi toi est-ce que tu sais, est-ce qu'on va tous au paradis ? »
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Le désespoir te tire sur des chemins enflammés. (Alix)

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