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 osez, osez joséphine. plus rien n's'oppose à la nuit, rien ne justifie

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Masculin ◭ messages : 59
◭ arrivé(e) le : 14/06/2012
◭ âge : trente et un ans
◭ statut : marié, pour le meilleur et surtout pour le pire
◭ études/métier : avocat pour l'armée


MessageSujet: osez, osez joséphine. plus rien n's'oppose à la nuit, rien ne justifie   Mer 5 Sep - 21:24

« J'attendrai dehors sous la lune en comptant les étoiles une par une. si tu veux me voir à terre, tomber à genoux, mordre la poussière... je t'aime »


C’est dans un silence pesant que nous quittâmes la voiture. Cette magnifique Jaguar achetée autant pour mon bon plaisir que pour en mettre plein la vue aux autres. Qu’elle me plaise était une chance en somme. Je m’arrête un instant, le regard perdu sur notre maison. Notre grande maison. Alliant modernité et art victorien. Ancien et moderne. Avec l’incontournable balancelle sur le perron. Un petit sourire naquit sur mes lèvres. Il ne manquait que le chien et les enfants qui viennent nous sauter dans les bras à notre retour. Paysage idyllique. Scénario parfait. Sauf que dans la réalité, on rentre et c’est tout. Pas de chien et toujours pas d’enfants. Un jour peut-être. Bientôt. Mais toi, tu ne t’arrêtes pas pour contempler la maison, d’un pas décidé tu te diriges vers la porte sous mon regard qui s’assombrit. La bonne humeur s’envole, comme tout le long du trajet. En trainant les pieds je te suis. La porte s’ouvre, tu disparais à ma vue et j’hésite devant la porte. J’avoue, je n’ai fait aucun effort pour être agréable aujourd’hui. Je faisais beaucoup d’efforts lors de ces réceptions, toutes. Mais celle d’aujourd’hui… c’était une de trop. Mon jour de congé j’avais eu envie de le passer à autre chose qu’à faire la roue devant la haute société des hauts-gradés de l’armée. Je te l’avais dit, je te l’avais fait clairement comprendre. Aujourd’hui, j’aurais bien passé ma journée juste toi et moi. Faire une grasse matinée, trainer au lit, rester à la maison, profiter du soleil, du jardin, de la piscine. Toi et moi, juste toi et moi. Tu imagines très bien mon programme. Je regarde la balancelle sur laquelle, certains soirs, on s’y repose toi appuyée contre moi, le mouvement de la balancelle qui nous berce en même temps les bruits de la nuit. Je ne regrette pas d’avoir insisté pour cette balancelle. J’y passerais tout mon temps. Enfin si je ne t’avais pas toi. Je soupire. Je pousse la porte et entre. La porte fermée, je m’adosse à celle-ci en écoutant la maison, trouver où tu étais. L’étage bien sûr. A peine rentrée, tu te débarrasses toujours de ta robe. Mais les autres fois, c’est moi qui t’aide à l’enlever et la suite des évènements me fait oublier l’horrible journée que j’avais passée. Cette fois-ci, en ayant été aussi peu aimable, ma soirée n’allait pas forcément être bonne. Je monte à mon tour et te rejoins dans notre chambre. J’ouvre et reste dans l’embrasure de la porte pendant que je te regarde t’affairer à te débarrasser de tes bijoux et bientôt de ta coiffure sophistiquée et de ta robe. Je fronce les sourcils et croise les bras sur ma poitrine. C’est moi qui fais ça d’habitude. Je crevais d’envie de le faire. « Jo’… » Tu ne te retournes pas, tu continues de m’ignorer. « Jo’ Je suis désolé » Tu ne réagis toujours pas. Ça me vexe et me frustre que tu ne me regardes pas. Je décroise les bras et fais quelques pas vers toi. « Non en fait, je ne suis pas désolé, je n’avais pas envie d’y aller. Regarde-moi ! » Chez moi le ton monte quand toi tu continues à te défaire de tout, collier, boucles d’oreilles, bracelets, bagues – n’en laissant qu’une à ta main – et je te regarde faire de plus en plus exaspéré, frustré et impuissant. Tes mains arrivent au niveau de ta chevelure et tes doigts commencent à attraper les pinces qui retiennent ton chignon en place. Ça me rend malade. Je vois les mèches tombées une à une sur ta nuque et la colère qui commence à bouillir en moi. Ma voix gronde, menaçante alors que je suis impuissant à t’empêcher de défaire tes cheveux. « Joséphine… » Tes gestes ralentissent, un court instant, avant de reprendre ton activité. J’n’aime pas, je n’aime pas que tu fasses ça. C’est quand je vois ta main s’approcher de la base de ta coiffure, cette pince qui fera dégringoler ta chevelure dans ta nuque que je réagis. D’un geste brusque j’attrape ta main avant qu’elle n’atteigne son but et te retourne. « Regarde-moi ! » Toujours pas. Alors je te lâche, parce que si ton regard me fuit, tu es concentrée à nouveau sur moi. « J’avais pas envie d’y aller, je te l’avais dit… » Tu ne me regarde toujours pas, mais tu ne menaces plus de défaire totalement tes cheveux. Je me calme, m’adoucis, m’inquiète de t’avoir vraiment fâché. « Mais j’n’aurais pas dû me comporter ainsi, je suis désolé » J’attends ton regard. Je l’attends, je ne lâche rien. Regarde-moi Joséphine, s’il te plait. Regarde-moi.

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    « Je la regardais et j'en éprouvais un plaisir aigu, rare, mais poignant -, or pur avec une pointe d'acier mortelle-, plaisir comparable à celui que ressentirait un homme mourant de soif parvenu avec peine au bord d'une source qu'il sait empoisonnée et qui se penche cependant pour s'y abreuver de divines rasades. »
    Jane Eyre
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