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 Opposite souls (Samara)

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◭ messages : 54
◭ arrivé(e) le : 23/07/2012


MessageSujet: Opposite souls (Samara)   Dim 26 Aoû - 16:59






« T'as pas d'emprise sur moi, ça non ... Pas vrai que t'as pas d'emprise sur moi ? Menteur. » Tu restes silencieux, stoïcisme devant la beauté qui arbore sa nonchalance adossé contre l’arbre. Le parc. C’était bien le dernier endroit où tu avais imaginé entrevoir le visage de Samara. Mais le coup du sort comme bien souvent réduisait tes efforts de fuites à néant, comme si une force inconnu te ramenait toujours vers cette colombe qui ne discernait pas la folie qui menaçait de perler dans ton regard si elle continuait de t’adresser ces étreintes amicalement polis et prétendument désintéressé. En vérité, tu voulais pas de tout ça. Tu voulais pas de la dépendance cruelle qui était tienne. Tu veux pas ramper pour la voir. Pour l’avoir. Dans le fond, elle doit aimer ça, être seule. Être libre. Désespérément mal aimée. Trop aimée. Amoureusement refoulée. Tu l’écoutes toujours silencieux lorsqu’elle te raconte que l’amour ça craint, que ça mène à rien. Comme si elle en savait quelque chose, avec son air presque hautain, sa cigarette au bord des lèvres, son sourire carnassier qui menaçait de te sauter à la gueule. Elle était tellement différente de toi. L’opposition du jour et de la nuit. Elle rayonnait dans sa noirceur et son pessimisme en contraste avec ton insouciante clarté. Mais tu ne comprenais pas. Tu ne saisissais pas comment une femme comme elle pouvait se perdre dans une philosophie macabre qui prêtait au monde un sort funeste. A croire que rien dans cette existence ne semblait lui convenir.

Dans le fond, c’était peut-être ça. Samara, elle te semblait décalée du monde, à mille lieux des gens. Si proche et si loin. Paradoxe dérangeant. Elle arborait sa nonchalance, se fichait des regards qui suivaient ses courbes, amouraché d’une liberté qui finissait par devenir une cage sans même qu’elle s’en rendre compte. Elle était enchaînée à cette idée fixe qui disait qu’être seule rendait heureux. Intérieurement, tu étais persuadé que pour prétendre cela, elle n’avait jamais connu le bonheur. Et toi t’étais là, pantois, comme un con. Perdu dans tes réflexions, sans savoir si tu allais la voir ou non. T’avais deux possibilités. La première, c’était de fuir. Parce que t’avais l’intime conviction que malgré l’amour lancinant qui te tenaillait, Samara était si différente de toi qu’il ne pouvait découler de votre relation qu’une explosion de douleur. La seconde, c’était d’aller la voir. Evidemment, comme toujours avec ton air insouciant tu feinterais la sérénité, bienheureux, souriant et elle y verrait que du feu, elle te parlerait du dernier mec qu’elle a mit dans son lit, parce que personne d’autre veut l’entendre en parler. Et tu te diras que t’es con. Putain ouais, qu’est-ce que t’es con. Tu te persuaderas que c’est juste de l’amitié et pendant une infime seconde, tu y croiras. Tu te diras que tu n’appartiens à personne. Ni à une tierce personne, ni à Samara. Pourtant, la seconde suivante, tu sentiras sa marque au fer rouge sur ton cœur. Lettres maudites qui empêchent d’autres femme d’atteindre une place dans ton palpitant. Elle s’est imposée, elle a prit toute la place. Coup d’état sentimental.

Tu voudrais avoir la force de faire demi-tour. Mais t’est qu’un irresponsable sans doute un brin maso qui aime souffrir en la voyant te sourire sans comprendre ce que toi tu décèles toujours en elle. Alors, sans même t’en rendre compte, t’es déjà à côté d’elle, assis sans même le lui demander parce que dans le fond, tu sais que si tu demandais l’autorisation elle ne t’accorderait qu’une réponse dérangeante et cynique au possible pour te spécifier à quelle point ce que tu demandes est stupide. « Depuis quand tu viens dans les parcs ? » Ca pue la nature, c’est inonder de soleil, les cris amusées des gosses inondes les lieux et les oiseaux chantent sur les arbres. Ca, c’est un cadre utopiste. Le genre de truc qui doit l’insupporter, non ? Bien que, dans le fond, tu avoues sans peine que le contraire ne t’étonnerait pas. Plus rien de t’étonne de la part de Samara, il y a bien longtemps déjà que tu as renoncé à l’idée de comprendre le fonctionne du paradoxe qu’elle est.


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    ❝ RÉALITÉ SIMPLIFIÉE ❞

    J'aurais aimé t'aimer comme on aime le soleil, te dire que le monde est beau, que c'est beau d'aimer. J'aurais aimer t'écrire le plus beau des poèmes et construire un empire juste pour ton sourire. Devenir le soleil pour sécher tes sanglots et faire battre le ciel pour un futur plus beau. Mais c'est plus fort que moi tu vois je n'y peux rien, ce monde n'est pas pour moi.
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MessageSujet: Re: Opposite souls (Samara)   Mer 29 Aoû - 11:34

Pour me rendre au cinéma, je devais passer par ce parc. Parc que je traversais tous les jours, sans y accorder la moindre attention. Il me semblait trop fade, peu intéressant. On y croisait des gamins heureux, des parents comédiens, des oiseaux chantants, du soleil pétillant, et une herbe si verte qu'elle vous en exploserait la rétine. Moi, tout ça, ça me saoulais ; excepté les enfants, si naïfs. L'reste, ce n'était qu'une tripotée de connerie, illusion. Ils voulaient tous feindre la perfection, raconter à qui voulait l'entendre qu'ici tout était unique, et parfait. Tu parles, que des conneries. Aujourd'hui, mes pensées étaient différentes. Moi, qui tentais d'ordinaire de fuir ce lieu, je prenais un plaisir malsain à m'exhiber, en mettant un peu d'ombre sur ce tableau si joyeux. J'étais l'ombre, l'obscurité. Je me posais dans l'herbe, contre un parc, et sortais déjà mes clopes. Je m'en roulais une, et glissais avec douceur ma langue sur la feuille afin d'englober le tout. Silencieuse, je fumais. Je croisais mes jambes. D'apparence, on pouvait me croire comme eux ; faussement amoureuse de ce parc, et conquise par une vie remplis de mensonges. Foutaise. Il suffisait de creuser un peu, juste en surface, pour réaliser que c'était bien loin d'être le cas. Moi, j'aimais ma vie comme ça ; j'aimais me savoir les pieds sur terre. Je repoussais la fumée, lentement, et l'observais s'évaporer autour de moi. L'odeur m'enivrait. Puis là, je remarquais Blade. Cette vision m'obligea à esquisser un sourire. Je savais déjà qu'il allait venir auprès de moi, et qu'il allait se demander ce que je foutais là. Bingo, deux minutes plus tard, il était là, auprès de moi. Je n'en bougeais pas pour autant, et restais silencieuse, froide, inerte. Mes doigts glissaient le long de ma cuisse dénudée. La présence de Blade ne me gênait pas, elle ne m'avait jusqu'à alors jamais gêner. N'allez pas cependant croire que j'y prenais goût, ce serait une terrible erreur. Depuis quand tu viens dans les parcs ? me demanda-t-il, mettant alors fin à un silence pourtant apprécié. Je me contentais de laisser échapper mon rire, et pourquoi pas ? Sa question était attendue, et peu étonnante. Ce qu'il pouvait être bête, parfois. Je laissais tomber ma tête contre son épaule, et regardais ma cigarette que je faisais glisser entre mes doigts. Pourquoi tu te poses toujours les mauvaises questions ? lui demandais-je, en guise de réponse. Blade me questionnais toujours sur mes actes, mais n'avais jamais réellement chercher à en comprendre la nature. Au pire, je m'en foutais. Qu'il pose les bonnes questions, je n'y répondrais pas forcément. Je tirais alors longuement sur ma clope, et la lui tendais, la mettant face à ses lèvres. Tu veux ? soufflais-je, bien décidée à la jeter si sa réponse était négative. Une personne normalement constituée lui demanderait comment il se porte, s'il se sent bien. Mais je n'avais pas l'envie d'entrer dans ce discours sans fin, portant sur la santé de l'autre. De plus, rares sont ceux qui répondent honnêtement à ses questions.



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Qui peut prétendre savoir ou comprendre, l’enjeu suprême de la vie, l’enfer, le paradis ? Pas facile de se faire une place sur ce drôle de caillou perdu dans l’espace. Et qu’on soit du côté pile ou face, c’est toujours le même caillou perdu dans l’espace.
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