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version n° 8 ✖ on kife les vioc's de cbl.
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 the pills wont help you now (devi & arya)

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◭ arrivé(e) le : 21/05/2012
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MessageSujet: the pills wont help you now (devi & arya)   Mer 22 Aoû - 14:00




« J'vais me foutre en l'air. RDV 124 Maryvale » Lecture, relecture. Les yeux ripent sur les lettres, glissent sur les mots, le cerveau s’éclipse et fait mine de ne pas comprendre. Devi n'est qu'à peine levé, le cul confortablement installé sur une des chaises de la cuisine, son premier café de la journée tout juste entamé. La tasse tremble dans sa main, quelques gouttes atterrissent sur la table, tandis qu'il se lève à moitié, l'air indécis. Est-ce encore une sale blague de sa sœur ? Son message de détresse pue le vice. Le simple fait qu'elle lui donne rendez-vous signifie bien que ses jours ne sont pas en danger. Enfin, c'est ce que sa raison lui souffle, mais son cœur... Son cœur voudrait y croire mais souffre, il souffre de cette incertitude. Et si... La tasse de café se vide dans son gosier, brûle sa langue. Non, il ne peut pas rester là, à douter, à s'imaginer des horreurs. « Fait chier. » Apparaît Iris, les cheveux encore humides de la douche, gouttant sur son épaule dénudée. Une vision ô combien plaisante, délicieuse, à laquelle il s'est si bien fait ces derniers temps. Son regard l'interroge. « C'est Arya, je dois aller la retrouver, je ne sais pas trop ce qu'elle est en train de faire, mais... ça m'inquiète. » Une moue vient tordre les lèvres tendres de la jeune femme. Un baiser a vite fait de l'effacer, avant que Devi ne se dépêche de s'habiller et quitte l'appartement, le téléphone lourd du message de sa jumelle.

Ces dernières semaines se sont significativement rapprochées du bonheur, de la plénitude et de la tranquillité d'esprit auxquels il aspirait. Seule Arya les avait troublées, ponctuant ses journées de messages terrifiants et inquiétants. Arya avait changé de tactique d'approche pour lui faire regretter encore une fois de l'avoir quittée. Au lieu de l'ignorer, elle l'attaquait là où ça faisait mal. Elle était même allée jusqu'à le harceler, l'appelant sans arrêt pour raccrocher immédiatement. Elle ne se manifestait jamais en personne, faisait simplement tout pour l'inquiéter au maximum, et le pousser à bout. Jamais encore elle ne l'a menacé de mettre fin à ses jours, et il soupçonne bien l'ampleur du massacre auquel il va devoir -encore- assister. Parce qu'il va la retrouver. Bien entendu. Ses talons claquent nerveusement le bitume tandis qu'il parcourt le long trajet le menant au 124 Maryvale. Un quartier pourrit, à se demander ce qu'elle fout là-bas. Elle pourrait avoir acheté un appartement là-bas qu'il n'en saurait rien. Les seules nouvelles qu'il obtient d'elle sont des reniflements à l'autre bout du fil, seul signe qu'elle est encore en vie. En définitive, ce n'est pas si mal d'aller la voir, se dit-il, en jetant un œil désapprobateur sur les barres d'immeubles. Il y a un monde fou dans cette partie de Phoenix, un monde parallèle insoupçonné. 121, 122... 124, Maryvale. L'immeuble comporte peu d'étages, tant mieux. Devi lève les yeux et scrute les fenêtres, dans l'espoir de ne pas avoir à chercher sa sœur et d'apercevoir ses cheveux blonds par une des ouvertures de la façade. Peine perdue. Et personne ne décroche lorsqu'il appelle. Son cœur se serre. A-t-elle mis ses menaces à exécution ? Ne pas y penser, il ne doit pas penser à l'éventualité, aussi mince soit-elle, qu'elle ait réellement voulu se foutre en l'air. Dans le simple but de l'assassiner lui, pour ce qu'il lui a fait à elle. La puissance de sa colère et de sa rancœur lui fait encore peur, il ne soupçonnait pas Arya capable d'une telle rancune. Avec un soupir de résignation, il franchit la porte grinçante, gravit les premiers escaliers. Mais où la trouver? Il n'a aucune indication, aucun numéro de porte... Des bruits lui parviennent alors, des éclats de voix sur un fond de basses à en faire trembler les murs. Insidieuse, désagréable, l'impression de savoir le prend à la gorge, et disparaît lorsque la porte dissimulant le vacarme s'ouvre. Deux filles maigres en sortent, le pas indécis, les yeux rouges et pochés. Un tête blonde en arrière plan dans l'appartement, on ne distingue pas si bien son visage, mais Devi sait. Il sait toujours lorsqu'il s'agit d'Arya. Comme si leurs liens crées dans l'obscurité protectrice du ventre de leurs mères n'avaient jamais vraiment disparus. Sans hésitation, il franchit le pas de la porte, et s'agrippe à la pensée qu'au moins, elle en vie. Car il en a bien besoin, le choc est puissant, lorsqu'il l'aperçoit, poupée désarticulée, allongée sur le canapé miteux posé au milieu de la pièce. Le sol est jonché de bouteilles d'alcools, de papiers, bref, de merdes en tout genre. L'odeur ambiante évoque celle d'un cadavre oublié au fond d'un puits, et on pourrait aisément se croire dans un incendie de forêt tant la pièce est emplie de fumée. Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel. « Eh mec, t'es qui, t'as rien à foutre là » Un homme se tient à ses côtés, à demi-nu, un jean miteux tombant sur ses hanches apparentes. Sa gueule ne lui dit rien, et est loin de lui inspirer confiance. Son cœur bat à cent à l'heure lorsqu'il s'approche d'Arya, qui se redresse et le toise d'un air vide, buvant au goulot d'une bouteille de whisky bon marché. Un tel degré de dépravation dans son attitude manque presque de filer la nausée à Devi qui, leste, s'empare de la bouteille et tente de relever ça sœur et de la tirer vers la sortie. « Lève-toi, on se casse. » Elle esquive, s'éloigne d'une démarche bancale. « Dégage mec j'te dis ! C'est chez nous ici » « Chez qui ? » « Chez nous, moi et la poupée » Un rire dissonant s'échappe des lèvres du type, que Devi prend aussitôt en grippe. « La poupée, c'est ma sœur, alors ferme la, et aide moi à la sortir de là ! » Le mec n'en a rien à foutre, évidemment. Il ricane, s'affale à son tour sur le canapé et sort un sachet d'herbes de sa poche. « Arya, viens avec moi s'il te plait.. » Le voilà qui en vient encore à la supplier, il en viendra à l'implorer simplement pour qu'elle le suive jusqu'à chez eux. Chez elle. Elle secoue la tête, il soupire, une main dans la nuque, désemparé. Il a presque peur de regarder autour de lui, de peur de tomber sur un truc qu'il ne voudrait pas voir. Comme la seringue sur la table basse toute déglinguée. L'air lui manque soudain à l'idée qu'elle... « Putain Arya. Ne me dis pas que tu as touché à ces trucs là, hein ? » « Relax mec, c'est rien » souffle l'autre. Devi l'ignore et s'avance vers sa sœur, s'empare sans douceur de ses bras, qu'il examine avec soin. Aucune marque de piqûre, pas de trace suspecte. Il en danserait presque de soulagement. Quoi qu'elle lui dise, elle n'en est pas encore arrivée là, et c'est tout ce qui compte. Ses yeux sur elle, il tente de lui communiquer ses sentiments, de la faire revenir sur terre. Parce que visiblement, elle est très loin, très high..

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Dansons sur les cendres de notre amour
"Je connus la lumière de ma soeur dans l'obscurité premire. Ce que j'ignorais alors, c'est la part d'obscurité qu'elle porterait en elle tout au long du voyage? Je crois aux liens des jumeaux, à l'attache parfaite, surhumaine, entre les jumeaux." Le prince des marrées.
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MessageSujet: Re: the pills wont help you now (devi & arya)   Ven 24 Aoû - 11:34

124 Maryvale. Tu sais pas vraiment comment t'es arrivée là. Tu crois que tu étais en boite quand t'as croisé le propriétaire de cet appartement. Il t'a dragué, évidemment, t'as bien aimé parce que t'étais saoule et qu'il est pas mal du tout. Et t'as fini chez lui, dans son lit et t'y es resté au moins trois jours. En fait, t'as perdu la notion du temps depuis que t'es dans cet appartement. Tu sais plus quel jour on est, ce que t'as fait hier ou ce que t'as mangé. En fait, tu sais même pas si t'as mangé hier. En résumé, t'es continuellement dans les vapes, parce que t'as beau dire que c'est thérapeutique, t'as jamais fumé autant de ta vie que pendant ces quatre jours. Tes pupilles sont constamment dilatée et t'as l'impression qu'un nouveau monde s'est ouvert à toi. Sauf que t'es encore plus déprimée qu'avant et que tu n'arrives pas à apprécier tout ce que cette nouvelle vague de sensations te procurent vraiment. T'as mit une heure à chercher ton portable parmi tout le bordel de l'appartement. C'est dégueulasse, c'est le bordel, c'est un taudis, mais tu t'y plais bien pour l'instant. Et t'as finalement fini par le trouver, ton téléphone ! T'étais déjà bourrée et droguée, autant dire que t'as eu du mal à lire ce que l'écran indiquait. Tu sais simplement qu'il n'avait presque plus de batterie et qu'il fallait envoyer quelque chose de toute urgence à Devi. Et autant dire que pour écrire un truc compréhensible, il t'a fallut vingt bonnes minutes. Pile le temps avant que ton portable ne lâche définitivement. Et le message n'était pas tellement glorieux, bien que totalement sincère. T'es consciente que t'es entrain de te foutre en l'air, à petits feux... Pendant que lui, il joue au petit ami idéal avec l'une de tes amies les plus proches. C'est bien, qu'il continue, t'en as plus rien à foutre parce que t'as décidé que tu voulais plus voir ça continuellement. Du moins, plus le savoir. Tu veux plus de ça, tu veux plus vivre comme avant tout en sachant qu'il est entrain de s'envoyer en l'air avec une autre et aimer une autre bien plus qu'il ne t'a aimé. T'as juste l'impression d'être relayée au second plan, ce qui n'est pas qu'une impression en fait. Et t'as vraiment, vraiment du mal à accepter ça. Et en fait, tu l'accepte tout simplement pas. Parce que tu l'as jamais mit au second plan, parce que c'est ton jumeau, parce que tu l'aimes d'un amour on n'peut plus sincère, et qu'il ose te faire ça à toi, avec une de tes potes les plus proches. T'as envie de te foutre en l'air parce que t'es malade d'amour, et que t'as également une douleur irréversible qui te transcende un peu plus jour après jour. T'as mal, et t'aimerais que ça s'arrête, parce que c'est tout simplement plus supportable. C'est pour ça que tu lui as envoyé que t'allais te foutre en l'air et c'était loin, mais alors très loin d'être des paroles en l'air. Lorsque tu envoies ça, il est environ 9 heures du matin. T'as pas encore dormit, 'vous' avez des invités. Des filles, des anciennes conquêtes et nouvelles amies, qui elles aussi ont décidé de se mettre mal et qui font ça vraiment bien. Un joint à la main, tu restes pourtant assez solitaire. Enfermée dans un monde totalement obscur et fermé, parce que personne ne peut comprendre le mal qui te ronge. Tu ne souhaites ça à personne de toutes façons. T'es à moitié affalée sur le canapé, en sous-vêtements parce qu'il fait trop chaud pour pouvoir porter quoi que ce soit d'autre et parce que c'est beaucoup plus facile à enlever quand tu t'envoies en l'air avec ton copain le dealer dans la douche.

Quand t'entends la sonnerie de l'interphone derrière la musique un peu trop forte, tu ne peux t'empêcher d'esquisser un petit sourire de satisfaction. Il n'a pas été très rapide, mais au moins, il est là et c'est ce qui compte. Tu prends la tablette d'antibiotiques qui est sur la table basse et tu t'enfournes deux comprimés que tu fais passer avec une gorgée de Whisky. Ton plan est mit à exécution, c'est l'important. Tu tentes de te mettre debout et tu cries aux filles de dégager, soutenue par le dealer qui, de toute façon, ne peut rien te refuser. C'est toujours toi qui donne les ordres et t'aimes beaucoup cette prise de pouvoir. C'est plaisant, très plaisant. Elles rassemblent donc leurs affaires et sortent de l'appartement. Et très vite, tu vois rentrer Devi. T'es très loin, mais sa vision te fait toujours le même effet, ton cœur bat à cent à l'heure. Ou alors, c'est les effets de ta prise de médicaments. Le dealer prend la parole à la vue de Devi – oui, parce que tu ne connais pas le nom de ce mec, pourtant tu vis avec lui depuis plusieurs jours. « Eh mec, t'es qui, t'as rien à foutre là » Mais Devi s'en fout, il s'approche de toi et tu le regardes, avec une expression neutre sur le visage. Tu prends la bouteille de Whisky dans l'une de tes mains et porte le goulot à ta bouche, t'en fous bien sûr partout, parce que tu sais plus avec exactitude où est ta bouche. « Lève-toi, on se casse. » dit-il en te prenant ta bouteille de Whisky des mains et en tentant de te relever. En effet, tu te lèves, mais tu fais le tour du canapé et va t'appuyer contre un mur. Le dialogue s'engage vivement entre ton 'mec' et ton frère. Et tu les regarde, sans dire un mot, parce que tu veux pas te mettre entre eux deux. « Dégage mec j'te dis ! C'est chez nous ici » « Chez qui ? » « Chez nous, moi et la poupée » « La poupée, c'est ma sœur, alors ferme la, et aide moi à la sortir de là ! » Le dealer s'assoit sur le canapé et sors un nouveau sachet d'herbe. Tu le vois de ta place, et ça te donne envie d'un joint maintenant. « Arya, viens avec moi s'il te plait.. » demande Devi que tu sais désemparé. Tu secoues la tête, parce que t'es encore assez consciente pour savoir que tu peux pas sortir dans l'état dans lequel tu es. Devi regarde autour de lui et tu suis son regard qui est dirigé vers la table basse. « Putain Arya. Ne me dis pas que tu as touché à ces trucs là, hein ? » « Relax mec, c'est rien » Non, t'y as pas touché, mais si tu l'avais fait, ça n'aurait certainement pas été sur les bras que tu l'aurais fait. Question d'esthétique. Non, c'est le dealer qui s'est piqué hier et a faillit te tuer avec une poche en plastique. T'as fuit et t'as attendu dans le couloir qu'il se calme après l'avoir enfermé dans l'appartement. Ce genre de truc te fait trop flipper, jamais tu toucherais à ça. Devi prend tes bras et les scrute pour savoir si t'as prit ces trucs. Tu tentes de te débattre mais la force de ton jumeau est supérieure à la tienne, encore plus qu'en temps normal. Vos regards se croisent, et au lieu d'affronter sa tristesse, tu tentes de t'exprimer. « Pas.. Pas c'que t'crois. » Tu renifles péniblement et t'as besoin de t'asseoir, sans quoi tu vas tomber. Tu te diriges vers le canapé avec ta démarche pour le moins spéciale et tu te laisses tomber à côté du dealer qui est déjà entrain de fumer son joint. Tu tends la main pour qu'il te donne son joint, ce qu'il fait et tu le portes à tes lèvres pour en arracher une bouffée, pas vraiment libératrice. Et pendant qu'il te caresse la cuisse, tu te sens vraiment mal et tu ne peux t'empêcher de retomber sur le canapé, à moitié couchée et totalement dans les vapes. Tu fermes les yeux et c'est l'image de Devi qui se livre à toi. Tu les rouvre, tente de t'accrocher à son image pendant que les nausées commencent déjà à s'imposer à toi. Tu sais d'où ça vient et t'as pas peur. Tu te redresses, regarde Devi avec de grands yeux et tente de nouveau de t'exprimer. « App... App'ler S.O.S... Deviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, app'le... »
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