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version n° 8 ✖ on kife les vioc's de cbl.
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 lon △ et si on faisait l’amour, tout nus ?

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◭ bye-bye, black bird.
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bye-bye, black bird.

Féminin ◭ messages : 6147
◭ arrivé(e) le : 02/12/2011
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MessageSujet: lon △ et si on faisait l’amour, tout nus ?   Lun 20 Aoû - 16:28



lon et jillian.
' Et si on faisait l’amour, tout nus ? '


(tellement une merde que j'ai même pas relu et que je relirais jamais --. j'suis trop désolée quoi.
et pardon pour le titre, les inconnus quoi **
)

En cette fin de journée toujours ensoleillée, Lon s'était montré plus complexe qu'il ne l'avait jamais été. Sa personnalité avait revêtue divers atours en la douce présence de Jillian, des habits tant surprenants qu'imprévisibles. Parfois ornée d'une vulgarité modeste et impénétrable, souvent accompagnée d'une dose de cynisme malveillante et glaciale, toujours doublée d'une tendresse éperdue noyant l'obscurité de son regard, sa fierté mise-à-mal avait assombri l'atmosphère de la Bentley d'un nuage noir menaçant mais éphémère. La voiture était devenue le théâtre d'une joute puérile et superficielle qui, en de rares occasions, se parait des ornements colorés d'une maturité nouvelle et déconcertante. Ils n'étaient pas êtres à se targuer de connaître le sens même de ce mot. Parfois, pourtant, ils s'essayaient à cet exercice complexe mais gratifiant. Cuisant échec.. La brusque -et factice- maturité de Jillian s'était évaporée à l'instant même où, poussée par cette force inaltérable nommée désir, ses mains avaient frôlé le corps de son amant. Son impertinence, son empressement, ou son inconscience -peut-être même les trois- avait failli leur valoir un détour à l'hôpital ou chez le garagiste. Pourtant, elle s'en moquait. Audace ou immaturité, son incapacité chronique à offrir à cet événement l'intérêt qu'il aurait du faire croître en elle n'avait d'égal que l'étendu de son désir. Un désir décuplé par une attente interminable et malsaine qu'elle calma de quelques friandises sucrées dans le cou de Lon, de quelques douceurs amères le long de son torse. Un appétit qui, elle le savait, ne tarderait pas à retrouver toute sa hargne, se réveillant d'un court sommeil en sursaut, vexé d'avoir été si aisément dupé et à la recherche d'une sale vengeance.

Ils avaient abandonné la voiture. Avec humour, elle avait accueilli ses paroles. Avec sourire et fantaisie, elle s'était amusée de son sens honnête de la répartie, s'était émerveillée -comme toujours- devant l'impressionnante fascination qu'il exerçait sur elle. Cette attraction féerique dont elle n'était plus capable de se passer, qui avait pris la place d'une évidence et d'une nécessité dans son coeur gonflé par ce bel envoûtement. « Une telle appréciation satisferait mon égo, c'est indéniable. Après tout, je le mérite. » Nymphe irrationnelle ? Indéniablement, oui. Certes bien différente d'une divinité des bois, Jillian restait un être potentiellement hors du commun, une demoiselle atypique qui ne saurait se satisfaire que de l'exception. Et elle l'avait trouvée. Hors du commun et possesseur d'une anormalité dérangeante comme séduisante, Lon n'avait jamais su prôner la banalité. Tout en lui respirait la différence. Cynique et narcissique, il se moquait du monde, se fichait des autres, n'accordait ce soupçon d'intérêt qui lui seyait si bien qu'au seul être, à ses yeux, digne de le recevoir. Lui même. Un défaut -ou une indéniable qualité ?- que Jillian était bien incapable de lui reprocher. Tout en lui, désormais, trouvait sa réponse dans une indicible perfection. Perfection tâchée d'imperfections. Séductrice déraisonnable ? Cela allait sans dire. La raison nommée folie. La déraison devenue génie. Tant de défauts que Jillian savait mettre à profit, ensorceleuse convaincante rendue plus belle encore par cette pincée d'immaturité, par cette pointe de démence délirante. Elle n'avait toutefois aucun mérite à séduire Lon. Il était déjà tout à elle. La seule fierté qu'elle pouvait tirer vis à vis de cet homme était d'avoir été capable de lui faire à nouveau goûter aux joies de l'amour. Un honneur qu'elle n'omettait jamais vraiment. Un honneur qui, toujours, resterait gravé dans son âme comme la plus belle des raisons d'exister. Tentatrice audacieuse ? C'était une évidence. Capable de se jeter tête baissée dans les affres de l'aventure, elle l'avait toujours été. Chaque jour, elle le prouvait encore. Sa relation avec sir Lockhart n'était qu'une entreprise hasardeuse et risquée dans laquelle elle s'impliquait corps et âme, dans toute sa plus grande entièreté. Naïve et inconsciente ou audacieuse et aventureuse, la limite était mince. Et toujours, Jillian oscillait entre les deux pôles qui s'imposaient à elle telle deux certitudes qu'elle ne savait départager. Finalement, Lon la connaissait très bien. Trop bien, peut-être ? En deux mois, il avait su cerner une personnalité pourtant ambiguë et complexe, il avait fait sien l'incroyable exploit de l'appréhender. Il l'avait comprise. Prouesse performante qui lui avait valu un amour immédiat et sans limite, un amour poussé par l'intensité de la fatalité. Hasard chanceux qu'elle n'avait pas hésité à mettre à profit, suivant le cours d'une vie qui prenait un nouveau tournant. Peu importait les craintes de se perdre en chemin, peu importait la peur -légitime- de se méprendre sur la route qui s'ouvrait à elle. Peu lui importait toutes ses futilités, elle avait trouvé le plus important. Désormais, elle pourrait aller n'importe où, découvrir des nouvelles voix plus risquées, s'égarer à des embranchements plus ombreux et profonds. Désormais, l'inconnu n'était plus une faiblesse, plus une crainte irréfléchie et pénétrante. Elle savait qu'elle retrouverait toujours le chemin principal.

Pour l'heure, ils prenaient la route de l'appartement de Lon. Un honneur auquel elle n'avait jamais eu le droit, un plaisir qui se couplait de désir et de contentement, de bonheur et de convoitise. Une soif irrationnelle qui explosa lorsque Lockhart l'accula contre la paroi de l'ascenseur, laissant glisser une main avide sur ses hanches, épousant son corps à la perfection. Ce désir bruyant bouillonnait en elle, cette cupidité légitime qu'avait fait croître trois mois d'une absence lourde à supporter et difficile à pardonner. Réceptacle d'une passion animée, ses prunelles se teintaient d'un appétit féroce, d'une cupidité brillante, alors qu'elle se consumait intérieurement devant l'intensité de sa passion. Une passion physique et inconcevable, preuve d'un amour marqué du sceau de l'authenticité. Elle ne répondit à sa proposition que par un baiser chaste, un sourire où se dessinait tant d'autres projets plus inconvenants encore. Et alors qu'elle l'attirait à lui, alors que son besoin se faisait plus pressant que jamais, c'est l'ascenseur lui même qui les remis à sa place. Visiblement peu désireux d'avoir à admirer une telle scène, il ouvrit la porte sur le hall du dernier étage de l'appartement. Bientôt, plus rien n'oserait se mettre en travers de leurs grossiers desseins. Bientôt, elle découvrirait tant les lieux où son homme vivait depuis des années, tant le renouveau d'une passion maint fois assouvie, mais toujours pas étanchée. Bientôt. Et alors qu'elle suivait Lon, il ne tarda pas à ouvrir.

C'est un salon gigantesque qu'il dévoila en entrant dans son appartement. Pièce impressionnante pour un être humain normal, tant par les gadgets high-tech qu'elle arborait sans gène, que par la décoration simple mais de bon goût, et la taille imposante de cet appartement situé au dernier étage pour une vue superbe, Jillian n'en fut pas spécifiquement émerveillée. Elle était habituée à bien des étalages de faste et de luxe, et un tel appartement ne l'impressionnait pas de magnificence. C'est pourtant de la surprise qui s'inscrivit sur ses traits. Une surprise dérangeante. Une surprise qui, bientôt, fut rappelée à l'autre par son désir, peu satisfait d'avoir été relégué au second plan. D'un sourire, elle reporta son regard sur Lon. Et c'est avec un amusement non feint qu'elle reprit la parole, brisant le silence dans lequel la pièce était définitivement plongée. « J'ignorais qu'un simple principal avait les moyens de s'offrir un tel appartement.. C'est encore plus excitant. » Sans se départir de ce sourire distrait, Jillian l'amena à elle en se saisissant de sa main, avant de mordiller délicatement ses lèvres. Femme vénale ? Pas véritablement. Pas besoin. C'était simplement un jeu, un divertissement liée à cette nouvelle découverte. Cet appartement la surprenait, comme il lui rappelait indéniablement son unique habitant (à ce jour). Une décoration épurée mais de bon goût, aucune superficialité dans ce salon vierge de toute frivolité. Du sir Lockhart tout craché. Une nouvelle évidence qui fit naître un sourire sur ses traits.

Perdue par cette nouvelle surprise, Jillian n'en oublia toutefois pas l'essentiel. Et alors que son désir, envieux de prendre sa revanche, hurlait sa présence, c'est une demoiselle passionnée qui l'accula délicatement contre le mur du salon. Et c'est d'un murmure qu'elle reprit la parole. « Je te propose quelque chose : on grille la chaste visite de cet endroit, et on passe directement à la partie où je dois décider que faire de toi. Faut que je t'avoue quelque chose : j'ai plus d'intérêt pour l'homme qui hante ses lieux que pour cet appartement. » Son sourire ne l'avait plus quitté. Un sourire de bonheur, de désir, de tendresse, comme de folie. Un sourire, doux reflet de ses émotions, de ses sensations brûlantes qui traversaient son échine. Un sourire qui laissait présager d'un futur radieux, alors que ses doigts, tendrement, déboutonnaient à nouveau la chemise de monsieur, et qu'elle la laissait négligemment tomber sur le sol. A nouveau, c'est la vision de ce tatouage près de son coeur qui attira son attention. Elle joua quelques secondes avec lui, laissant sa main en dessinant les contours, puis sans le lâcher, elle s'approcha encore de son oreille. Un murmure presque salace qu'elle glissa tout contre lui, une invitation lascive qu'elle ne tâchait même pas de cacher sous de vaines mais jolies formules. « D'abord, tu vas t'emparer de ma robe. Puis, tu vas m'allonger sur le premier endroit plus ou moins stable qui croisera ton regard. Suite des réjouissances ? ... je verrai. » Elle s'empara de sa bouche, lui interdisant la moindre réponse immédiatement qui, elle s'en doutait, aurait consisté en un ultime soubresaut d'une fierté mal-placée et maladroite. Il n'avait plus son mot à dire, sa promesse avait été claire. Il n'avait plus qu'à s'exécuter, désormais. Mais exécuter de tels ordres n'était qu'une partie de plaisirs, non ?!


_________________________
▷ J'veux pas gâcher ma vie en t’aimant mal.
J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.
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◭ jillian - perfection
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MessageSujet: Re: lon △ et si on faisait l’amour, tout nus ?   Mer 22 Aoû - 15:10

et si on faisait l'amour, tous nus ?
you are the flame in my heart, you light my way in the dark, you are the ultimate star, you lift me up from above, your unconditional love takes me to paradise. i belong to you and you, you belong to me too.


Contiguïté. Ce soir-là, Jill et Lon semblaient en visiter tous les aspects tout en crachant élégamment à la gueule d'intimité et discrétion. Et c'était avec cette même effervescence que le couple visitait les dédales sinueux du ridicule, s'enivrant d'un jeu interminable, s'invitant à la table du malice et à celle d'une hypocrisie tant détestable que téméraire. Et, alors que leur passion s'emparait de l'obscurité tremblante de l’ascenseur, Lockhart dénicha - en son cœur - une soif bestiale et irraisonnée qu'il dompta avec orgueil, n'offrant à Jillian que la douceur d'un regard, la délicatesse d'une caresse, la tendresse d'un baiser. Ce lieu, plus exigu encore que l'habitacle de la Bentley, ne semblait que peu approprié à l'expression d'un besoin devenu viscéral. Alors, Lon l'apaisa ce désir que trop de fierté et de frustration avaient rendu hargneux. Lucide, il l'enveloppa du voile fin de la vertu et de la bienséance, tandis que ses yeux s'émerveillaient d'une inconvenance irréelle, tandis que les promesses de ses prunelles violaient les frontières fragiles de la décence. Quant à Alix, celle-ci ne serait pas dupe, évidemment. Elle avait bien trop de fois fouiller son regard, bien trop de fois connu l'ivresse de ses caresses et l'amour de ses baisers pour se laisser prendre à ce jeu d'indifférence et cette retenue dont il ne la couvrait que trop souvent depuis leur récente nouvelle entente. Une retenue tant déplacée que postiche, qui s'éternisait dans les bras d'une fierté diminuée et qu'Alix saurait certainement pulvériser dès la porte de l'appartement franchie. Promesse qu'elle sembla déposer avec modestie sur ses lèvres, tandis que Lon enterrait silencieusement vice et empressement sous les décombres nauséabonds et la réserve d'une détestable mauvaise foi. Hypocrisie orgueilleuse trahie par un demi-sourire léger déposé sur des lèvres ô combien gourmandes. Chasteté tant factice que perceptible trompée par l'étincelle d'un regard indiscipliné. Réserve royalement enchainée aux portes de la Débauche. Non... Jillian ne serait certainement pas dupe.

Les portes s'ouvrirent et c'est à contrecoeur que Lon s'arracha du corps - tant de fois aimé - de la jeune femme. Un moment encore, sa bouche s'attarda contre son oreille avant que sa main ne rencontre la sienne. Dans une douce étreinte, il l'entraina à sa suite. Les sens exacerbés par sa présence, il peina à trouver ses clés, s'impatienta auprès de la serrure et alors qu'il dévoilait enfin son univers à Jillian, c'est un sentiment étrange qui troubla les battements déjà irréguliers de son cœur. Jamais encore il n'avait donner au regard d'Alix les secrets de son quotidien. Jamais il n'avait étreint autre femme qu'Adison en ces lieux. Et jamais encore il n'eut plus l'impression d'être au bon endroit avec la bonne personne. Alors sans regret, occupé à scruter les formes délicates de ses certitudes - celles-là mêmes qu'il avait renié quelques temps plus tôt - l'homme s'abandonna à un sourire et goûta à une délectable sérénité à laquelle tant l'absence d'Adi que la présence de Jill n'étaient pas étrangères. Un sourire très - trop - rapidement troublé par une remarque que la belle O'Donnel laissa au silence. Le visage soudain creusé d'une inquiétude tantôt indécelable, tantôt coupable, le professeur glissa un œil amer en direction de la jeune femme. Une œillade discrète qu'il dissimula rapidement, découvrant à son trousseau de clés un intérêt soudain. De nouveau, son palpitant manqua plusieurs battements, dérobés par une dangereuse évidence. Non. Aucun principal n'était en mesure de s'offrir un tel luxe. Une évidence frappante qui ne l'avait, jusque là, jamais dérangé alors qu'il avait laissé à Alix le soin d'imaginer ces lieux. Bientôt, les clés trouvèrent leurs places sur le buffet et c'est le regard d'un Lon désormais fuyant qui s'attarda sur le tableau accroché au-dessus du meuble. Quelques mots avaient suffit pour mettre le principal face à une réalité qu'il était le seul à détenir. Réalité dérangeante. Réalité peu envisageable. Réalité grotesque sur laquelle il lui était impossible de mettre des mots. Il le faudrait pourtant. Tôt ou tard. Mais comment ? Comment avouer ? Comment soumettre telle confession à l'oreille d'une exception sans risquer de la perdre encore ? Rapidement, le temps manqua aux pensées de Lockhart, son attention - et ses lèvres - de nouveau accaparée par la gourmandise de celle-là même qui mettait le doigt sur le plus odieux de ses secrets.

Ce secret, c'est à son penchant prononcé pour l'immoralité que Lon l'abandonna. Corrompu par la passion qu'il lisait facilement dans les prunelles de la jeune O'Donnel, il laissa passablement l'éthique de côté - douce habitude -, se confortant dans l'idée qu'il n'existait là nul mensonge. Et, alors qu'un nouveau sourire se peignait sur son visage, le professeur recouvra toute son assurance et - par là même - cette fierté déplacée qu'on lui connaissait. « Je pensais te l'avoir enseigner, Jill : je suis loin d'être 'simple'. » s'insurgea-t-il dans une énième pirouette, une moue boudeuse au coin des lèvres, alors que la demoiselle l'acculait tendrement contre le mur. Un instant soumis à ses doigts experts, il n'offrit à Alix que l'imposture et la chaleur glaciale d'une nouvelle désinvolture. Parfaitement immobile, les bras inutilement le long de son corps, il repoussa une fois encore les limites désormais grossières de sa patience et goûta avec amusement aux prémices exquis de leurs retrouvailles. Sans rougir, il sentit sa chemise s'échapper sur le sol, les doigts de Jillian retracer une nouvelle fois les contour de son tatouage et goûta à l'indécence perverse de ses propos. Puis il s'enivra de ce baiser langoureux qui, sournois, interdit à sa répartie de s'immiscer dans le jeu. Passionnée, la jeune O'Donnel enferma son amant dans le silence et celui-ci, docile et servile, s'en accommoda sans peine. Oui, il le lui avait promis. Entre ses mains, il n'était désormais qu'humble sujet, pauvre hère muselé, vassal discipliné. Et Jillian, impératrice irréelle, trônait paisiblement sur cette orgueil désormais jeté à terre. Soit. Cette bouche, cette peau délicate, ce musc unique, cette personnalité dérangeante méritaient sans peine cette soudaine soumission. Une acceptation éphémère, bientôt brisée par une poigne souveraine.

Jillian devait le savoir : Lon n'était pas être à troquer pugnacité contre abandonnement servile. Aussi l'homme termina-t-il ce baiser. Désertées de toute flegme, ses mains voyageaient désormais sur la perfection de son corps. D'un pouce délicat, le principal caressa les lèvres de son élève, un regard magnétique plongé dans le sien, un rictus mutin pendu aux lèvres. « Confidence pour confidence, à mon tour de t'avouer quelque chose. » commença-t-il, une complicité malveillante au fond des yeux. « ... les promesses n'engagent que ceux qui y croient. » Boum. Les doigts de pieds en éventails, l'ego de Lon se trémoussa sans retenue sous le nez de la belle O'Donnel, retrouvant une fureur et un mordant auxquels le professeur souris avec amusement. Un amusement qu'il échangea rapidement contre une once de sérieux teintée de facéties, tandis qu'il se confondait en chastes excuses sur ses lèvres. Homme de parole ? Non, Lon ne l'était pas. Sans éthique, sans moral, bien plus apte à sombrer dans les abysses éternelles du mensonge et des plus mémorables bassesses qu'à gravir les marches éternelles d'une honnêteté sans malice. Intègre ? Non, il ne l'était pas. Oiseau noir de la loyauté, il s'enfonçait sans honte, sur les traces d'une incrédule corruption. Vicieux. Malsain. Grossier. Et méprisable. Tel était véritablement l'homme que Jill perdait dans mille baisers passionnés. Fieffé menteur, Lockhart - le pinceau à la main - terminait la toile de son existence. Une pointe de tromperie. Une once de caprice. Un nuage de fourberie. Véreux. Cela oui, il l'était. Mais son inconvenance à l'égard du monde n'avait d'égal que le respect et l'amour qu'il réservait au beau visage de cette demoiselle si peu banale. Cette fois, la fripouille se ferait apôtre ; l'être démoniaque s'habillerait de quelques plumes immaculées ; ses péchés, il les confesserait, pour enfin s'enchaîner au sourire angélique de la vertu.

Pas un mot ne s'ajouta à cette dernière pique qui, finalement, n'avait servi qu'à courtiser son ego. Un ego désormais ronflant qui, satisfait, s’endormit paisiblement dans un coin de son cœur. Non. Plus un mot. Il n'en avait pas besoin. Et alors qu'il s'enfonçait dans son mutisme, c'est d'une main légère qu'il fit glisser la robe de Jillian le long de son corps. Un simple morceau de tissu qui rejoint sa propre chemise sur le sol. Ses lèvres quittèrent les siennes. Simples, elles butinèrent sauvagement sa gorge jusqu'aux prémices de ses épaules. Tendres, elles redessinèrent une fois encore ce corps mille fois exploré. Gourmandes, elles exigèrent plusieurs secondes avant de s'en détacher. Longuement, Lon dévisagea cette magnifique créature, insensible à ce cœur qui s'exilait sournoisement dans sa gorge. Ses battements trouvèrent un rythme endiablé quand, enfin, il la cueillit. Fleur inégalable. Irremplaçable. Singulière. Surprenante. Dans un sourire, il la porta jusqu'au divan et, s'abandonnant au libertinage qu'elle avait exigé, l'y déposa avec une voluptueuse délicatesse. De nouveau, elle était souveraine et lui, simple sujet. De nouveau, il se soumettait au moindre de ses caprices, incapable de trouver ne serait-ce qu'une raison de désobéir. Son orgueil, lui, en aurait certainement trouvé de multiples, mais ce dernier dormait désormais, soumis à une froide sérénité, insensible à une victoire que Lon ne su pas même considéré comme telle. Il avait attendu. Bien trop attendu. Et quand le jeu trouvait ses limites, le principal ne trouva nulle raison de l'en détourner. A moins que...

« Tu ferais une enseignante délicieuse, Jill. » Son sourire s'élargit. Honnête cette fois, quoique rehaussé d'un malice déplacé. « Et si je n'ai jamais été élève très assidu, pardonne-moi, mais j'ai tout à coup esprit d'initiative. » Malice trouva son heure. La suite des réjouissances, ce serait à Lon d'en décider. Un bref instant, il assoupit sa soif dans son regard, scrutant les douces prunelles de Jillian comme deux émeraudes mille fois convoitées. Et quand sa bouche s'empara une énième fois de ses lèvres, ce fut pour les quitter avec une brusque rapidité, s'offrant alors une promenade méritée sur les formes parfaites de la jeune femme. Avec appétit, il se nourrit longuement du musc de sa peau, de ses frissons irréguliers qu'il dénichait parfois, du dessin régulier de son ventre. Quant à ses dessous - brièvement dévoilés par une robe abandonnée - ils n'étaient qu'un détail auquel Lon ne porta qu'une attention modérée, bien plus prompt à l'en débarrasser qu'à les admirer. Ce qu'il fit, d'une main leste, sans même priver ses lèvres de la chaleur de son corps. Des lèvres qui s'emparèrent de son bas-ventre sans faillir, s'approchant sans honte de cet interdit tant de fois violé, de cette pomme à laquelle il n'accorda pas un regard avant d'y perdre toute raison, toute décence. Et ce fut dans une caresse bestiale qu'il perdit toute notion de bienséance. Ne l'avait-elle pas exigé ? Il l'aurait pourtant juré.



_________________________

alix's property. Now and for ever.

w. lon e. lockhart
i'd catch a grenade for you ; throw my hand on a blade for you ; i'd jump in front of a train for you ; you know i'd do anything for you. i would go through all this pain ; take a bullet straight through my brain ; yes i would die for you, baby.

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MessageSujet: Re: lon △ et si on faisait l’amour, tout nus ?   Mer 22 Aoû - 23:39

~ Allons nous gaver d’amour jusqu’à en crever.. Il embarque sur un bateau mais il rencontre une fille. Elle est magnifique, envoutante et fragile. Elle ne peut échapper à ce magnétisme mystérieux qui l’attire inexorablement vers lui, elle n’a pas la force de résister. C’est comme si toute sa vie avait été un prélude à cette rencontre. Une rencontre décisive qui va la transformer. Et bien évidemment malgré elle...
mes petits états-d'âme ♥.:
 
~ Lon & Jillian.
Neuf heures vingt du matin. Les yeux grands ouverts sur le plafond luxuriant et jusqu'alors inconnu qui surplombait son lit, Jillian venait de reprendre ses esprits d'un sommeil sans rêve. Les songes lui semblaient désormais dérisoires alors que sa vie toute entière s'était vue offerte le privilège suprême de porter le nom de 'rêve'. Songe éveillé, fantasme chimérique devenu pure réalité. Les yeux grands ouverts fixant le plafond, elle était ancrée dans cette évidence alors que son âme s'était éperdument noyée dans cet océan de béatitude qui semblait pourtant lui avoir interdit ses rivages. Elle avait brisé cette censure volage, s'était aventurée -cruelle audacieuse- en le sein de cet abyme délectable qui l'avait délaissée. Elle l'avait forcé à l'accepter de nouveau. Il ne pouvait faire autrement, face à la force de cet amour que même les vagues destructrices et mortelles, se brisant contre les rochers, ne pouvait tenter de détruire. Habiles face au dernier espoir d'une jeune femme esseulée que seule la désillusion guette de ses yeux cruels et farouches, utiles contre les projets de toutes sortes manquant cruellement d'une assurance pourtant nécessaire, les vagues s'échouaient lamentablement au pied d'un amour serein et pulsant d'une sincérité nouvelle. Elles avaient perdu de leur force de persuasion aux yeux d'une Jillian qui se moquait désormais ouvertement de leur inefficacité. Adieu la sombre obscurité qui, quelques semaines auparavant, la guettaient férocement. Adieu le désespoir d'une jeune femme prête à s'abandonner entre les bras d'une détresse à l’abime sans fond où, elle n'en doutait plus, elle se serait écrasée lamentablement contre les débris de son espérance passée, le corps brisé et l'âme en miettes. Désormais, alors que le soleil perçait de ses rayons ardents les volets pourtant clos de la chambre, elle semblait revivre. Prendre une inspiration nouvelle, sentir un goût différent en chaque chose, en chaque mouvement. Frasques de son imagination flamboyante, ou réalité chimérique poussée par un amour éternel, elle n'en savait rien. Ce dont elle était certaine, en revanche, c'était que l'atmosphère dans laquelle elle baignait, en ce jour béni, n'y était certainement pas pour rien.

Délicatement, elle se retourna. Le lit était bien assez grand pour qu'elle puisse se mouvoir sans risquer d'éveiller celui qui dormait si bien à ses côtés, mais perdue entre ses bras, elle doutait d'y parvenir. Quelques secondes, quelques minutes qui lui semblèrent éternité, elle se contenta de le regarder. Nouvelle lubie d'adolescence trop romantique et pourrie par une naïveté idiote, elle assumait parfaitement ce besoin qu'elle avait de le voir, encore et toujours, d'admirer son visage parfait plongé dans un sommeil profond, de sentir la chaleur de son corps encercler le sien. Elle aimait cet homme, évidence qui pulsait en elle, et que chaque jour voyait plus réelle encore, plus palpitante, plus brillante, ultime rempart contre l'obscurité, vainqueur final d'une lutte sans merci face à ce désespoir incommode et mortel. Lon avait gagné. Ils avaient gagné. Et son sourire, lumineux de bonheur, accompagna la tendre caresse qu'elle fit glisser sur la joue de son homme. Un réveil en douceur, après une soirée, une nuit, une éternité de passion sauvage et enflammée, de désir ardent qui, enfin, voyait le jour où il pourrait à nouveau s'extirper de cette cage dorée où l'absence l'avait enfermé. Elle avait goulûment apprécié les caresses qui avaient plu sur son corps, les tendresses qui, bien loin de calmer ce monstre assoiffé de désir qu'ils avaient éveillé, l'attisait plus encore. Insatiable bête que la passion rendait invincible, être immortel tapi dans deux cœurs délicatement épris, offrant à leur retrouvailles le goût délectable du plaisir. Un plaisir voluptueux, sensuel, presque fanatique. Un plaisir à leur image : sans limite. Un plaisir auquel ils avaient rendu justice, ce soir, souillant sans la moindre honte, sans la moindre vergogne, un appartement qu'une autre femme aurait du habiter. Peu lui importait. Aux yeux de Jillian, alors qu'elle se trouvait avec Lon, Adison n'avait plus la moindre espèce d'importance. Au diable le rectorat et ses règles stupides décidées par des singes inaptes à l'amour, au diable ce mariage altéré de tant d'années d'une passion consommée depuis bien longtemps, au diable leurs multiples différences qui étaient devenues alliés, complétant leurs deux âmes plutôt que les divisant. Au diable tout ce qui, de près ou de loin, pouvait ne serait-ce que nourrir le sombre dessein de briser ce que le monde pouvait receler de plus cher. Pouvait-elle véritablement se moquer de tout, effleurer du bout des doigts le visage de cet homme qui monopolisait son coeur, sourire à sa seule convenance, et bouder le reste du monde ? Non, elle ne le pouvait probablement pas. Pourtant, ce matin-là, un court instant, elle se prit à rêver.

Jillian ignorait si le sommeil avait véritablement été son berceau cette nuit ou si, comme d'habitude, il n'avait dormi que quelques courtes heures pour se reposer simplement le reste du temps. Pourtant, il lui avait suffit d'une caresse sur sa joue pour que son regard sombre s'éveille, pour que ses pupilles comblée de tendresse ne se plonge de nouveau dans les siennes. D'un sourire, elle lui souhaita le bonjour. Sourire chaste qu'elle accompagna d'un léger baiser, avant de retrouver cette mimique joueuse et enfantine qui lui tenait tant à coeur. Au comble de l'immaturité, Jillian l'avait presque toujours été. Comme beaucoup privée d'une enfance raisonnable, longuement plongée dans les affres d'une déception virulente d'une existence à ses yeux miséreuse, ne trouvant refuge qu'en quelques substances lui procurant quelques minutes la sensation de n'être plus qu'une idiote abasourdie par un univers trop imposant pour elle, elle avait depuis peu retrouvé cette naïveté enfantine qu'elle avait délaissé à regret. Maintenant, elle la faisait sienne à nouveau. Et nul ne pourrait exiger d'elle qu'elle s'en défasse. Sa voix était murmure, et pourtant, ses paroles hurlaient la moquerie et la raillerie. « Bonjour, mon amour. Il va falloir que je t'apprenne à nouveau le fonctionnement de la vie de couple. Normalement, tu aurais du te lever à l'aube pour me préparer un bon petit déjeuner, agrémenter le tout d'une jolie rose que tu serais allé cueillir toi même, puis m'amener tout ça au lit. Tu en as oublié des choses en mon absence ! » Son sourire ne l'avait pas quitté. Tirade purement provocatrice de bon matin, elle lui offrit l'opportunité de se relever. Elle était toujours aussi nue que la veille, dans le grand lit conjugal qu'elle n'avait jamais partagé avec Lon, mais qu'Adison avait du occuper de longues nuits aussi enflammées que celle-ci.

D'un nouveau regard sur lui, Jillian éloigna toute jalousie de son coeur, avant de reprendre la parole. Une invitation qui, bien malheureusement, la mettait moins en joie que la précédente. « J'imagine qu'un principal non plus n'a rien à faire un samedi. Par conséquent, je te serais redevable si tu m'accompagnais voir mes parents, pour la séance mensuel de rond de jambes. Il faut bien que je me nourrisse. Et cette fois, j'aurais quelqu'un à leur présenter. » Cette perspective ne l'enchantait guère, et son ton le trahissait aisément. Nouvelle torture qu'elle devrait exécuter avec le sourire, hypocrisie du plus haut degré, bouleversante de mascarades et de vulgaires tromperies qui n'auraient pu faire effet sur personne. Personne... hormis des parents bien désireux d'éloigner leur fille de leurs petites affaires. Anéantissant cette mine peu réjouie de son jolie visage matinal, c'est d'un ton plus enjoué et détendu qu'elle reprit la parole pour une énième raillerie. Pourquoi désirer changer une équipe gagnante ? « Après tout, tu me dois bien ça pour la soirée, et la nuit torride que je t'ai fais passer. » Ultime sourire moqueur, avant qu'elle ne prenne ses affaires en direction de la salle de bain. Au passage, elle balança un des pantalons de monsieur sur le lit, l'enjoignant ainsi à imiter son exemple, et à se lever. « C'est probablement la seule et unique fois que je te dirais ça, mais évite de me rejoindre sous la douche... Je dois impérativement me préparer psychologiquement pour cette après-midi. » Léger soupir qu'elle voulait discret, avant qu'elle ne ferme la porte de la salle de bain derrière elle.

Elle avait besoin de se rafraichir les idées. Tantôt fraiche, tantôt glacée, l'eau couvrait son corps de mille caresses auxquelles elle était parfaitement insensible, alors que son esprit tout entier était dirigé vers bien d'autres préoccupations plus pertinentes. Ses parents.. Présenter Lon à ses parents. Jamais jusqu'alors elle n'avait eu d'idée plus sotte, et pourtant, elle s'était imposée à elle telle une évidence. Pourquoi aujourd'hui, pourquoi maintenant, elle n'en savait trop rien. C'était le moment, voilà tout. Comme poussé par un destin invincible et inexorable auquel elle ne croyait pas, comme décidé sans son avis ni son accord par une force supérieur qui l'effrayait sans pour autant que la raison ne lui enjoigne d'y prêter attention. Ses parents... Ses plus vieux démons, maudits anges noirs de la cruauté jointe à la perversité, qui tourmentaient son âme sans pour autant l'avoir jamais approché. Paternel soumis à l'autorité d'une femme vénale, paternel indifférent au propre sort d'un enfant qui était de son fait, paternel insensible à tout ce qui, de près ou de loin, avait attrait à l'être humain. Maternel arriviste, snob, capricieuse, désagréable au possible, absente, et qui avait pris un malin plaisir à faire de la vie de la demoiselle un enfer. Nul besoin de sévices physiques pour cela, il suffisait simplement de rompre chacune des promesses qu'elle lui avait faite, petites bougies éclairant un espoir éperdu, toujours brisé. Nouvelle forme de torture aux yeux d'un enfant n'aspirant qu'à la chaleur d'un câlin, qu'à la tendresse d'un parent, qu'aux mots doux d'une famille. Au moins avaient-ils le mérite de lui donner de l'argent.. à condition bien sur qu'elle ne réapparaisse d'aucune autre manière dans leur existence délaissé d'un poids considérable, elle étant enfin partie.

Elle se rinça les cheveux, éteignit l'eau de la douche, se sécha rapidement avant d'enfiler à nouveau la robe qui, hier soir encore, avait lamentablement trainé sur le sol. Elle était habituée à d'autres prestiges lorsqu'elle rendait visite à ses parents, mais ils devraient s'en accommoder. Elle aussi. Cela irait parfaitement. Un court instant, elle se permit une pause, inspira profondément. La simple perspective de leur amener Lon la terrifiait. Elle ne craignait non pas une mégarde de son amour, simplement les paroles amères de sa mère, celles, indifféremment douloureuses de son père, ou son attitude, hypocrisie mordante que cachait une haine viscérale. Elle n'avait pourtant pas d'autre choix, et ils étaient sa plus grande source de revenue. Elle n'avait plus qu'à espérer que Lon, la voyant sous un jour nouveau, ne serait pas écœuré ou rebuté par ce comportement indigne. A moins, peut-être, que sa simple présence ne lui donne les ailes suffisantes pour enfin oser admettre ce qui, toute sa vie durant, l'avait cloué au sol, pauvre idéaliste rêvant d'un envol précieux. Il ne fallait pas trop rêver.. pas encore. Bien assez d'espoirs avaient été déçu par la seule faute de ses parents, et elle ne leur tolérerait pas une nouvelle victoire. Sourire de façade figé sur le visage, elle ne tarda pas à sortir de la salle de bain. Nul besoin d'infliger à Lon ce désespoir qui l'assaillait, à la simple idée de revoir ses parents. Nul besoin de lui infliger quoi que ce soit d'autre que son bonheur. Un bonheur qui était entièrement de son fait. Voilà une bonne raison pour les parents O'donnel de haïr cet homme. Avoir rendu leur fille heureuse, quel sacrilège !

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J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.
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MessageSujet: Re: lon △ et si on faisait l’amour, tout nus ?   Dim 26 Aoû - 17:29

et si on faisait l'amour, tous nus ?
you are the flame in my heart, you light my way in the dark, you are the ultimate star, you lift me up from above, your unconditional love takes me to paradise. i belong to you and you, you belong to me too.


un immense caca prout ! :o j'ai honte, là... c'est à chier et je fais rien avancer uu j'me rattrape à la prochaine, c'est une promesse uu


Un oeil posé sur l'horizon d'une nuit déjà déclinante, une cigarette collée entre les lèvres, Lockhart goûtait au calme et à la sérénité d'une ville ensommeillée. Sur son visage pesait un sourire étrangement tranquille. Comme épanoui, il n'accordait nulle attention à son propre sommeil qui, lui, refusait tout bonnement de lui faire l'honneur de sa présence. Tendre habitude. Accoudé à la balustrade de l'immense terrasse qui - telle une cerise au sommet d'une pièce montée - contribuait à la magnificence des lieux, le regard de Lon s'accrocha un moment aux étoiles, à cet instant bien plus accessibles que l'immensité charnelle d'un ciel auquel seule Jillian lui permettait d'accéder. Un ciel dont il avait longuement observé les portes sans réussir à la franchir. Des portes qu'il avait enfin violé en la douce compagnie de celle qui - à bout de bras - l'y avait porté. Désormais, rien ne pouvait plus l'en défaire. Paisiblement vautré sur son nuage, il regardait la misère d'en bas. Celle des simples mortels que même un regard vers le ciel ne saurait le désarçonner. De rats, tous ces sujets quelconques n'étaient maintenant plus que cafards et Lon, plus encore qu'à l'accoutumée, ne leur accordait que l'oeil méprisant auquel ils pouvaient aspirer. Paisible, oui. Cette nuit - à défaut de les effacer - avait apaisé les blessures d'une trop longue attente, d'une erreur impardonnable, d'une méprise honteuse. Blessures que Lockhart avait enfin cessé de lécher, les confiant aux bons soins du temps. Moindre, la douleur semblait s'estomper et les souvenirs de ses fautes trouvaient finalement place dans les confins de sa mémoire. Sages, ils cessaient leur errance endiablée et s'adossaient avec nonchalance contre les parois de son esprit, lui accordant une paix salvatrice. Cette paix, le principal la savait de courte durée puisque culpabilité n'était jamais maître de tranquillité. Oh oui, Alix s'était montrée clémente à son égard... Et bien plus encore ! Mais Lon en avait lourdement conscience... Une fois trahie, la confiance ne restait plus que pauvre être tremblant, pitoyable hère rongé par les chimères du doute et de l'incertitude, paria miséreux troublé de perplexité et d'un scepticisme dérangeant. Peu importait la nouvelle détermination du professeur. Pouilleux, il se trainerait éternellement le fardeau de ses hésitations passées. Cet abominable sac de briques, dépenaillés par le temps et la douleur. Soit. A cet instant, l'homme avait mille et une raisons de supporter sa peine et ne savait lui accorder qu'un oeil profondément désintéressé. Pour Jill, son fardeau lourdement amarré à sa ceinture, il décrocherait les étoiles.

Le poison viola ses sens alors que l'homme tirait une nouvelle latte et qu'une fumée - épaisse et blanchâtre - se perdait dans les dédales obscures d'une nuit sans lune. Sur sa peau, existait encore le souvenir des caresses interminables de la jeune femme, de leurs retrouvailles intenses et déstructurées, de leur passion retrouvée, de leur désir presque enfin satisfait. Et quand Alix s'était enfin lovée dans le creux de ses bras, Lon l'avait longuement observé, le coeur troublé par cette soudaine tranquillité. Ange déchu de nouveau privé de ses ailes, elle s'était apaisée, là, enfin domptée par la fatigue, sous le regard amoureux d'un homme finalement délaissé par la noirceur d'une solitude brisée. Longuement, Lockhart avait laissé son doigt couler sur ce corps si proche de la perfection et plusieurs minutes durant, avait hésité à respirer, de peur de troubler le calme d'un sommeil qui semblait sans rêve. Détaillant ses traits, il avait goûté à sa quiétude et s'était fait gardien de cette paix insondable à laquelle son propre esprit ne saurait céder, ni même aspirer. Puis, une demi-heure s'était passée et, mesurant chacun de ses gestes, le principal s'était enfin soustrait à cette étreinte pour quitter l'obscurité précaire d'une chambre qui avait vu leur passion. Passion monstrueuse. Passion dévorante. Passion mordante que Lon abandonna auprès de Jillian, trouvant une nouvelle sérénité auprès des couleurs pastels d'une aube naissante. Satisfait, délaissant enfin le gouvernail d'une soif finalement apaisée, l'homme s'enivrait d'un calme plat, bercé par le roulis incessant d'un navire de nouveau agité par une mer paisible. Et alors confortablement installé à la proue du bâtiment, l'homme s'offrait aux premières lueurs d'un avenir qu'il espérait prometteur. Le crépuscule perçait. Lockhart abandonna ce qu'il restait de sa cigarette. Et, dans un bâillement, il dénicha enfin les prémices d'un sommeil attendu. Dans un silence, il abandonna la clarté matinale et retrouva la chaleur d'un corps trop longtemps délaissé.

Caresse délicate. Dans un sourire ensommeillé, Lockhart accueillit cette tendresse qui tomba sur sa joue et brouilla instantanément la noirceur de ses pensées. Les paupières closes sur les reflets de son âme, il s'accorda quelques secondes avant d'ouvrir les yeux. Douce Jillian... Elle n'aurait pu être qu'un rêve. Un rêve appréciable. Délectable même. Un rêve auquel il se serait donner sans l'ombre même d'une hésitation, auquel il se serait offert sans regrets. Et le réveil se serait alors illustré tel un innommable cauchemar ; cette utopie exécrable dont il se trouva cent fois prisonnier ; cette réalité farouche et cruelle qu'il n'aspirait qu'à fuir et détruire ; cette pénible peine à laquelle il espérait échapper, se présentant devant un sombre bourreau, courbant l'échine devant un gibet qui s'illustrerait telle une délivrance bienfaitrice. Oui. Alix aurait pu être ce simple songe envolé dès les premières lueurs de l'aube. Un songe qui, par une caresse, par un baiser, le délivra de son inquiétude. Ce sceptre méprisable que le manque avait si souvent présenter à son regard. D'un regard, la demoiselle l'enveloppa dans une douce quiétude. Ce calme salvateur, cette captivité léthargique, cette délicieuse torpeur. Entre rêve et réalité, Lon étouffa un rire, tandis que les paroles d'Alix léchaient son ouïe avec malice. « La vie de couple, hein ? L'asservissement d'un sujet envers une maîtresse détestable, tu veux dire. » laissa-t-il échapper, alors que ses prunelles encore lourdes d'un trop long engourdissement tentaient une œillade mutine. Cuisant échec. Ébloui par le soleil qui perçait à travers le volet, l'homme donna à son regard un simple instant de répits. Quant à Jill, à l'évidence bien décidée à le sortir du lit, celle-ci trouva les mots qui - à défaut de le tirer des couvertures - suffirent à l'éveiller. Pleinement.

Le regard au plafond, l'homme fronça les sourcils puis scruta longuement le visage soudain torturé de celle qui - très simplement - s'annonçait prête à le présenter à ses parents. Une perspective que Lon aurait pu envisager avec humour s'il ne l'avait pas immédiatement considérer comme grotesque et ô combien prématurée. Une pensée qu'il tue, offrant aux traits magnifiques de la jeune femme sa seule perplexité. Cette jeune femme... Une rareté à l'instant troublée. Silencieux, Lockhart accueillit le pantalon qu'elle balança sur le lit, s'interdit le moindre rictus aux quelques piques qu'elle laissa planer dans la chambre et l'observa sans mot dire disparaître dans la salle de bain. Lourd, le professeur se laissa retomber dans ses couvertures, soudain pensif, de nouveau sujet à une peur tant méprisable qu'incontrôlable. Très clairement, il se souvenait encore du jour - détesté - où Adison l'avait présenté à ses propres parents. Ce dîner solennel pendant lequel il avait tant peiné à trouver sa place. Cette farce détestable qu'Adi lui avait imposé et à laquelle il s'était soumis pour son seul bonheur. Des efforts, il en avait fait ce jour-là. Apprêté, presque souriant, presque poli, presque tolérant, presque accessible... Évidemment mal à l'aise. Ce jour-là, il n'avait eu de cesse d'essayer de plaire. Ce jour-là, pour la première fois, il l'avait détesté... Elle. Celle qui lui avait imposé cette mascarade. La seule fautive. Il n'était pas homme de famille et cela, Adison le savait. Il n'avait jamais connu ni l'amour d'une mère, ni l'intérêt d'un père pour son enfant. Alors oui. Oui. Lon avait peur. Il était terrifié. Bien sûr, peu lui importait le regard des parents de Jillian sur sa personne. C'était le regard de Jill qu'il craignait. Comme si cette seule invitation avait le pouvoir de tout changer... Les joues creusées, l'homme poussa un long soupir, décidé à balayer ces soucies de son esprit tourmenté. Des tourments ô combien stupides... Lockhart savait les souvenirs, les peines et les différents qui opposaient la demoiselle à ses géniteurs. Tout comme il savait ce désir de revanche qui animait souvent le cœur de la belle. Non. Alix n'espérait certainement pas leur présenter l'homme parfait. Bien au contraire... Lon n'aurait alors qu'à être lui-même. Difficilement rassuré, celui-ci goûta même à l'intérêt, soudain curieux de voir quels êtres avaient bien pu engendrer pareille perfection j'te promets que c'est pas ironique (a). Et puis, la jeune O'Donnel avait raison : il lui devait bien ça ! Un dernier effort et, il l'espérait, celle-ci n'aurait plus nulle raison de douter de son engagement.

De nouveau, Lon se redressa et dévisagea longuement cette jeune femme enfin sortie de la salle de bain. Sans un sourire, il se tira du lit, s'évada sur ses pas et la cueillit dans une délicate étreinte. Dans son dos, la bouche un court instant perdue dans sa nuque, il finit par rompre le silence pesant qui occupait sournoisement les lieux depuis l'invitation de Jillian. « Je vais faire ça pour toi, je crois. » Sa voix se fit murmure dans le creux de son oreille. « Oui. Je vais accepter cette invitation. Mais promets-moi que ce sera la dernière. Ensuite, plus de présentations à tes parents, plus de confrontations surprises ; promets-moi un peu de temps avant de m'imposer tes amis. Après ça, pour quelques temps, ce sera juste toi et moi. D'accord ? » Sans lui laisser le temps de répondre, c'est un baiser délicat qu'il abandonna dans son cou avant de disparaître à son tour dans la salle de bain avec pour seule compagnie, ses lourdes appréhensions.

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w. lon e. lockhart
i'd catch a grenade for you ; throw my hand on a blade for you ; i'd jump in front of a train for you ; you know i'd do anything for you. i would go through all this pain ; take a bullet straight through my brain ; yes i would die for you, baby.

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MessageSujet: Re: lon △ et si on faisait l’amour, tout nus ?   Sam 1 Sep - 21:29

~ Allons nous gaver d’amour jusqu’à en crever.. Il embarque sur un bateau mais il rencontre une fille. Elle est magnifique, envoutante et fragile. Elle ne peut échapper à ce magnétisme mystérieux qui l’attire inexorablement vers lui, elle n’a pas la force de résister. C’est comme si toute sa vie avait été un prélude à cette rencontre. Une rencontre décisive qui va la transformer. Et bien évidemment malgré elle...

(alooooors, par où commencer. j'ai trop honte ! je suis désolée, je t'ai pondu une putain de merde, la pire de toute ma vie rpgique et pourtant... pourtant, j'ai de vrais dossiers derrière moi. j'suis désolée ! j'espère que tu tiendras en compte tout ce qui m'arrive en c'moment, j'y suis pour rien uu. et la je regrette de pas avoir suivi la règle numéro une : 'c'est de la mauvaise littérature.....' j'suis désolée.)

~ Lon & Jillian.
Enfin, Jillian s'était levée. Elle avait quitté le doux confort de ses rêves pour une réalité fatidique que ses parents avaient fait de sa vie. Ils avaient transformé l'enfance d'une jeune demoiselle par un cauchemar perpétuel. Ils avaient contribué à la perte de cette femme. Ils avaient signé de leur main le malheur de Jillian, un coup du sort que Lon avait rompu en apparaissant dans son existence. Jamais elle ne pourrait lui en être assez reconnaissante. Jamais elle ne pourrait lui faire comprendre le bonheur dont il avait parsemé sa vie, ni l'éclat qu'il avait apporté à sa destinée nauséabonde et misérable. Elle aurait tant aimé pourtant, tant voulu qu'il sache lire dans son seul regard toute la gratitude qu'elle lui réservait. Pourtant, elle se doutait bien qu'il ne puisse aujourd'hui y discerner que de la rancœur. Fausse rancœur, inexistante rancœur, rancœur qui trouvait sa source dans sa propre incapacité à se pardonner ses erreurs. Jillian n'éprouvait plus aucune amertume à son égard. Son abandon lui semblait aujourd'hui comme une mauvaise passade qu'ils avaient surmonté ensembles, comme un écart nécessaire à un amour si intense. Pourtant, ils avaient fini par se retrouver, une union renforcée par la perte et l'incompréhension, par la douleur et la colère. Une union qui avait vécu des hauts et des bas, comme toute chose de l'existence. Elle ne lui en voulait pas. Elle n'oublierait certes jamais ses douleurs, mais elles resteraient ancrées dans un passé entièrement révolu, à l'instar des erreurs à ne plus jamais commettre. Désormais, elle avait compris que son existence se résumait à une simple présence. Maintenant, elle savait pertinemment que sans lui, elle n'était plus qu'une ombre fuyant pour l'éternité la luminosité de la vie, plus qu'un fantôme errant dans les limbes d'un cauchemar permanent. Plus jamais elle n'abandonnerait le rêve pour la hantise de nuits effrayantes. Et, peut-être naïvement, elle était persuadée qu'il ne commettrait plus jamais cette erreur. Passé définitivement révolu.

L'avenir proche, désormais, ne se montrait pas plus lumineux. Et alors que Jillian se préparait tant bien que mal à affronter les démons de son enfance, Lon acceptait gracieusement cette obscure et malsaine invitation. Elle ne tarderait pas à regretter. A regretter de le trainer dans l'antre des O'donnel, à regretter de le forcer à assumer pareille vision de l'horreur congénitale. Pourtant, elle avait besoin de lui. Dans un instant pareil, elle avait besoin de sa présence. Plus que de toute autre chose. Et malgré le regret qui hantait son coeur, malgré la panique qui s'emparait de son âme, elle ne pouvait décemment pas faire passer le bien-être de Lon avant sa propre survie. Pathétique égocentrisme. Elle aurait aimé lui répondre, elle aurait aimé qu'il comprenne... Elle n'y parviendrait pas. Aussi garda-t-elle le silence, un silence lourd de frayeurs et d'angoisses, lourd de terreurs et de peurs tant injustifiées qu'infondées. Son regard s'était voilé, et avec amertume, elle se laissa choir sur le canapé. Un canapé qui, la veille, avait abrité une passion sauvage, et qui se laissait aujourd'hui hanter par les prémices d'une folie terrifiante. Jillian avait peur. Elle crevait de peur. Voir ses parents était bien plus qu'une simple visite de courtoisie. C'était devoir garder le sourire devant les démons qui hantaient ses cauchemars d'enfance, c'était devoir affronter à coup d'hypocrisie mordante les êtres qui, de tout temps, auraient du lui offrir amour et affection.

Une demi heure plus tard, et déjà ils surplombaient le palier de l'imposante villa des O'donnel. Habitation richissime et luxueuse fréquentée par des êtres opulents désireux d'affirmer à tous leur indicible supériorité. Tout ce qu'Alix possédait de snob, elle leur devait. Et à la simple vue de cette imposante bâtisse où elle avait vécu des années sombres, son visage s'assombrit, son regard se voila. Elle haïssait cet endroit. Elle détestait tous les souvenirs qu'il faisait vibrer en elle, dans son esprit comme dans son coeur. Elle abhorrait la peur qui s'emparait de son ventre alors que son doigt hésitait à appuyer sur cette foutue sonnette. Instinctivement, son bras retomba mollement le long de son corps, et c'est vers Lon qu'elle se retourna. Lon... Cet homme aimé qui lui avait fait l'indicible honneur de l'accompagner, ce guide lumineux qui, en un regard, en une parole, savait anéantir toutes les craintes qui fulminaient dans son coeur. « Je suis désolée de t'imposer ça. » Simple évidence balancé sur le ton du pardon, avant qu'elle ne trouve dans ses prunelles le courage de sonner. L'attente -insurmontable- fut bien heureusement de très courte durée. Et alors qu'elle n'avait que le temps de sentir la peur s'accroître dans son ventre, papillonner douloureusement dans son corps, la porte s'ouvrit avec lenteur, cédant la place à une femme incroyablement belle malgré l'âge qui se dessinait sur le contour de ses yeux. Une cinquantaine d'année. Elle en faisait pourtant dix de moins. Et alors que son regard accrochait celui d'Alix, cette dernière perdit tout courage, ne prit pas la peine d'émettre le moindre son. Silence désagréable que sa mère ne mit qu'un court instant à mettre à mal, sur le ton contrarié qui la caractérisait si bien. « T'aurais pu appeler, Alix. » ... bonjour maman.

Jillian laissa échapper un soupire. Jamais ils ne lui avaient fais comprendre si clairement qu'elle les dérangeait, qu'elle était de trop dans ce couple aux apparences parfaites qu'ils tenaient tant à soigner. Et elle, pauvre chose, pauvre accident tombé au mauvais moment, elle n'était qu'une moisissure indigne des O'donnel. Gamine grotesque et débauchée, elle n'avait pas sa place parmi eux. Ils étaient d'un autre monde. Du même sang, et pourtant, d'univers totalement différents. Elle aurait pu répondre une multitude de chose, elle aurait pu prendre le ton de l'adolescente agacée en pleine crise existentielle, elle aurait pu se comporter de diverses manières toutes plus grossières et stupides les unes que les autres. La lassitude d'un quotidien trop de fois exploré pris le dessus. Et elle se contenta de ne rien dire, reprenant le cours d'une conversation qui n'aurait jamais du débuter de cette manière. Au moins avait-elle le mérite de se montrer plus mature. « Bonjour. Je te présente Lon Lockhart, mon ... » Mon amour, mon coeur ? Bien trop romantique pour cette femme qui n'avait jamais, de sa vie, exploré de telles niaiseries. Mon copain, mon mec ? Beaucoup, beaucoup trop familier pour une femme distinguée de son rang. Mon fiancé, l'homme de ma vie ? A des milliers lumière de la réalité, dans un avenir improbable et irréaliste. Alors, quoi ? Jamais Jillian n'avait songé à ces présentations, jamais elle ne les auraient cru même envisageables. « Mon ami. Lon, voici ma mère, Grace O'donnel. » Femme vénale et éperdue d'un indicible besoin de reconnaissante, elle l'affichait clairement. Vêtue de ses plus beaux atours, elle avait parfaitement conscience que sa chère fille lui rendrait visite puisque celle-ci avait été prévue, et elle n'avait pas lésiné sur son apparence. Maquillée à outrance et pourtant, toujours incroyablement belle, habillée de quelque robe de couturier illustre, de nombreux bijoux en or venaient parfaire sa tenue étudiée à la loupe. Bijoux probablement offerts plus ou moins consciemment par un homme riche, incapable d'accorder la moindre attention à son compte en banque tant qu'il pouvait lire ce joli sourire de complaisance sur le visage indifférent de sa chère épouse. Pauvre homme soumis comme tous aux dures lois de l'amour.. Pauvre homme épris d'une si ignoble marâtre, d'une femme si imparfaite, si manipulatrice et si bonne illusionniste.

En s'effaçant, Grace ne tarda pas à les laisser pénétrer dans le hall, plus tape à l’œil encore qu'il ne l'était auparavant, puisque la maîtresse des lieux avait trouvé bon de rajouter un lustre en... en quoi ? Cristal ? Nouvelle folle lubie d'une démente intéressée. « Ton père est dans la bibliothèque. » lança-t-elle avant de prendre la direction des escaliers, sans doute désireuse de se refaire une petite beauté maintenant qu'une nouvelle présence masculine hantait ses lieux. Dans un nouveau soupir, et tâchant de conserver le peu de calme qu'elle possédait encore dans un coin de son esprit, elle se mit en route de la bibliothèque. A aucun moment son regard ne croisa celui de Lon, à aucun moment elle ne fit mine de souhaiter prendre la parole. A quoi bon ? La honte tourbillonnait dans ses entrailles, alors que cette génitrice tant abhorrée se comportait encore comme la reine des garces séductrices, avares et manipulatrices à souhait. Au moins sir Lockhart pourrait-il mieux cerner sa compagne et l'imaginer avec vingt ans de plus... C'est donc dans un silence monacal qu'elle ouvrit la porte de la bibliothèque pour s'y engouffrer.

Son père était là, concentré, installé confortablement sur l'un des fauteuils en cuir qui ornaient le centre de la pièce. Il tenait un bouquin à la main, et le feuilletait avec l'air appliqué de l'homme passionné. En un sens, Jillian aimait son père. Il avait certes été aussi absent que sa mère et tout aussi avare en compliment et autres tendresses liées à l'enfance, mais au moins avait-il le mérite de considérer sa fille comme telle. C'était un homme charismatique mais au visage atypique, un être élégant, distingué, très intelligent et cultivé. Il passait le plus clair de son temps dans sa bibliothèque et n'aimait rien plus que la littérature. D'innombrables qualités qui alimentait l'affection que Jillian éprouvait pour lui. Néanmoins, elle ne parvenait pas à le comprendre. Elle ne pouvait concevoir qu'un être de son intelligence se soit laissé aller dans la toile machiavélique de son impitoyable épouse. Elle ne ressentait plus que de l'indifférence pour lui lorsqu'ils lui faisaient face à deux, tels un seul corps, telle une seule âme, celle, noire et obscure, de l'avare manipulatrice qui hantait les lieux de cette aura nauséabonde. « Bonjour p'pa. » Elle lui sourit tendrement, avant de déposer une bise presque délicate sur sa joue. Elle ne l'aimait pas. Tout au plus ressentait -elle de l'affection a son égard. Mais c'était déjà bien assez pour une fille comme Jillian, qui n'avait jamais connu d'autre sentiment. Jamais.. jusqu'à quelques mois en arrière. Alan daigna enfin lever les yeux de son livre, jeta un regard à son enfant qu'il n'avait que rarement considéré comme tel. « Je ne savais pas que tu venais aujourd'hui, petite. Bonjour » Puis, comme naturellement, son regard suivit celui de sa fille pour se braquer sur Lon, tels deux projecteurs intenses, comme s'il se savait capable de lire en lui comme dans un livre ouvert. Foutaises. Il n'était qu'un vieux fou rendu sénile par un amour désordonné et malchanceux. « Vous êtes ? » Son ton était serein. Celui d'un homme perdu mais cultivé, intelligence camouflée derrière un océan d'hypocrisie morbide.

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▷ J'veux pas gâcher ma vie en t’aimant mal.
J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.
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