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version n° 8 ✖ on kife les vioc's de cbl.
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  J'absorbe tout, tout le temps, je suis perméable.

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MessageSujet: J'absorbe tout, tout le temps, je suis perméable.   Lun 13 Aoû - 0:20



On passe une vie à remplir une maison ; et quand elle est pleine, on casse les choses pour pouvoir les remplacer.

Secoué, je glisse ma main sur le zinc, le comptoir lisse parfois strié, témoigne d’un passé réel, inconditionnel, omniprésent. Histoire qui contera ce qui -un jour -a eu lieu dans cet établissement. Ma main tapote le bois, s’amuse et s’échappe. Je m’engouffre, happé, je pénètre au cœur, je sens la chaleur populaire caresser mon corps, j’inspire l’odeur de friture qui couvre l’épaisseur. Fin pourtant enclin à la profondeur. Assiégé, je la revois, un peu partout, c’est comme s’il restait des particules d’elle flottant dans l'air. Des petits spectres emmitouflés des souvenirs qu’on y a laissé, juste avant, avant que notre monde ne se voit engloutir par le mensonge, croque-mitaine évoluant dans l’ombre de nos illusions. Ce mot revient toujours percuter la réalité. Réel ou mirage, je sens son parfum souligner le charme du restaurant, je me sens fondre et dégouliner lentement sur le siège, au fond, là où nous avions pris nos habitudes, là où notre amour s’était développé. Je n’y crois pas, je n’y crois plus une seule seconde, seulement, j’y tiens, je m’y accroche comme à un espoir ultime. Victime, je me laisse harasser, je me laisse dépasser, j’atteste d’une quelconque stupidité. Iris, faiblesse. On a tous nos talons d’Achille, je n’ai pas su être le sien. La flèche encore figée dans ma chair, statique, je demeure là, las et affligé, comme jamais, comme toujours, toujours à plier sous sa marque. Je sais, je sais que tu le sais, Shine. J’en suis persuadé, Shine. J’aimerai détruire tous ces petits endroits où nous prenions nos aises, j’aimerai te détruire, simplement, rapidement. Empreint de haine, je ne cesse d’y repenser, notre rencontre, notre mort, notre affrontement. Boxer sur un ring, je pensais au match du siècle, j’ai dû tempérer ma compassion. Au lieu de revêtir nos armes les plus redoutables, bien au contraire, tu as fait de moi le salop. Moi qui, pourtant, aurais aimé être l’objet de ton affection. Ta fille, Iris. Penses-tu qu’elle aurait aimé avoir un père comme moi ? Cette pensée idiote me tire un long sourire, lui aussi, pauvre sourire esquissé kidnappé aussitôt par ta venue. Au loin, je te distingue arriver. Tes mouvements ont des allures d’enchantements. J’ai l’impression que tout ceci n’est qu’un énième cauchemar. Celui du toi, du moi, du nous encore ensemble. Souhaites-tu que je te le raconte ? J’arrive, tu me rejoins bien aussi vite, tu souris, tu gigotes sous mon objectif, je te demande ta main. Tu me la refuse. Tu sors, m’achèves et…généralement, c’est là que je me réveille, en sueur, des larmes de rage aux yeux, étouffant. Je cligne des paupières, malheureusement, tu es bien là, matérialisée sous mes yeux, dans cette robe de dentelle. Tu insuffles la vie, je découvre une part de toi depuis longtemps disparue. Tu souris et, ça sonne vrai. Que t’était-il donc arrivé ? Un clignement de paupière, je deviens invisible. Raté. Je pose le regard sur toi, épuisé : « Tu existes encore ? » phrase balancée sans effort. J’eusse espéré que tu aies décidé de retourner au Brésil, y rester. Ton teint est basané, quelque chose a donc changé ? Toi, peut-être. Je me surprends à le souhaiter. « Il me plait à croire que tout ceci n’est qu’un mauvais jeu du hasard ». Tout l’est, à tes côtés.

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MessageSujet: Re: J'absorbe tout, tout le temps, je suis perméable.   Ven 17 Aoû - 2:57



« sur la route »


La vie sans ta fille t'avait semblé si monotone. Folle que de t'être complètement relâché après sa mort, effaçant l'image de la croqueuse de vie. Laissant place à cette morose Iris que tu détestais, détruisant quiconque se mettait sur son passage. Mais maintenant que tu l'avais retrouvé, penses-tu pouvoir devenir celle que tout le monde apprécié ? Penses-tu êtres une bonne mère pour ce jeune enfant qui n'avait rien demandé à la vie ? Tu ne connais pas la réponse, mais tu sais que tes actes d'aujourd'hui peuvent faire toute la différence. Après une heure dans un sommeil profond, enfin tu te réveilles. Faisant un demi-tour, l'image que tu as devant te fait sourire. Tu as toujours autant de mal à croire en ce qui s'était passé ses dernières semaines. Tout te semble tellement irréel, que parfois il t'arrive encore de te pincer comme maintenant. Aie. Non tu ne rêves pas, c'est bien ta petite princesse qui dort au milieu, entre Devi et toi. Qui l'eut cru, que c'est ensemble que vous déciderez d'avancer. Fuir cet échec sentimental ensemble, duo parfait pour deux êtres habitués a toujours tout raté. Il a su accepté ta fille et ça jamais tu ne l'en remercieras jamais assez, car se soutient tu en as besoin par-dessus tout. Un coup d'oeil à l'heure, tu te lèves sans faire de bruit du lit. Empruntant les clés de voiture de Devi avec tes sandales en mains, tu lui laisses un mot afin qu'il prenne soin de ta fille. Ton sourire jusque là, que tu avais du mal à faire partir s'assombrit aussitôt dans la voiture. Sur le siège passager, un journal te rappelle quelque chose que tu avais préféré oublier. Madame Cole. Avec violence, tu prends ce ramassis de feuille et le déchire morceau par morceau. Putain, ce que t'es conne de réagir comme ça. Pitié de toi-même, tu reposes ta tête sur le volant. Inspire, Expire. C'est dingue, tu fais des efforts pour être une femme meilleure, mais il suffit d'une pensée pour Mika'îl pour retomber dans cette version de toi que tu détestes. Qui a détruit ce pauvre homme sans qu'il te le demande. Mais peut-être que ton cauchemar et par conséquent le sien a pris fin lorsque tout deux avez décidé d'avancer ? Sauf que tu ne pensais pas que vos chemins se sépareraient, au contraire tu avais gardé au fond de toi cette lueur d'espoir que tout finirait par s'arranger. Serait-ce le prix à payer pour avoir retrouvé ta fille ? En tout cas, sur cette photo du moins les débris qu'il en reste, il semble heureux avec sa nouvelle femme. Absorbé par tes pensées, tu ne t'es pas réellement rendu compte sur le choix de ta destination. Soufflant une dernière fois, il est temps de te reprendre en main. Drôle qu'est le destin, tu décides de jouer avec et de rentrer dans ce restaurant qui te raconte une partie de ton histoire. D'un pas sûr, tu avances au comptoir où tu es censé passer commande pour remplir les ventres affamés que tu as laissés chez toi. Observant, détaillant, te rappelant du regard, tu le remarques lui. Oui, drôle est le destin qui semble vous réunir dès qu'il en a l'occasion. De ta place, tu le regardes. Il est assit à cette table, immédiatement tu la reconnais, elle fait partie de se souvenir de lui et toi. Un souvenir qui refuse de te quitter. Que fait-t-il ici ? Tu ne sais pas, mais tes jambes se tournent en sa direction naturellement. Sourire aux lèvres, tu te retrouves devant lui. Sans attendre, il se met en défense, comme toujours. Cette fois tu ne veux pas te disputer, tu veux juste discuter. « A croire que le hasard, nous aime plutôt bien. » Tu te surprends à laisser s'échapper un petit rire. Nerveux peut-être ? Passant une main dans tes cheveux, tu remarques son air épuiser. « Je ne vais pas t'embêter plus que ça, j'voulais juste te féliciter. » Tu fais mine de rien tu continues à sourire sans prêter la moindre attention à ton téléphone qui sonne. Son air renfrogner te montre qu'il ne sait pas de quoi tu parles, alors tu ajoutes à son attention. « Enfin félicitations pour ton mariage, tu mérites ce bonheur. » Ta gorge te brûle, tu as besoin d'eau. Oui, il le mérite ce bonheur t'en es sûr, mais au fond de toi tu avais espéré que ce soit avec toi.

code par losing game.



hj; pardon pour cette pacotille. mon premier essai était sûrement mieux, mais bon je me rattraperais au prochain en veillant à ce que ce con de word enregistre bien. I love you

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MessageSujet: Re: J'absorbe tout, tout le temps, je suis perméable.   Dim 19 Aoû - 15:29



On passe une vie à remplir une maison ; et quand elle est pleine, on casse les choses pour pouvoir les remplacer.

Je n’ai pas faim, constat qui me transperce alors que tu affirmes que le hasard nous aime. Je n’ai pas faim, seulement l’estomac noué. Je n’ai pas faim, alors pourquoi suis-je là à te regarder ? « Il a une bien étrange façon de nous le prouver » ma voix siffle alors que je persiste à te mirer. Je n’ai pas faim, pourtant je suis là, je t’ai pensé, tu t’es matérialisée. Iris, sous mes iris. Tu as raison, le hasard jubile de nous placer toujours sur le chemin de l’autre, comme un petit caillou, une énorme crevasse, un bandit de grand chemin qui vient rafler l’magot caché sous une épaisse couche de chair, d’os et de vêtements. Tu me pompes. « Me féliciter ? » je souffle, arquant un sourcil, les traits tirés d’un rictus d’incompréhension. De quoi veux-tu me féliciter, Shine ? De n’être visiblement toujours pas prêt à tirer un trait ? De toujours errer là où tu as –malencontreusement- laissé des parties de toi, comme une aide, des pierres pour retrouver la route qui mène à « nous ». Je n’ai rien d’un petit Poucet, trop désillusionné pour feindre l’innocence, surtout lorsque celle-ci croule sous les actes de malveillances et autres vilénies. Félicites-moi donc, d’être un scélérat briseur de rêve, tueur en série d’espoir. Je tue l’espoir des autres, c’est mon nouveau passe-temps. Je t’en remercie. Notre dernière entrevue combinée à d’étranges révélations m’a poussé à de bien peu louables divertissements. Saches que / la sonnerie de ton téléphone porte le suspense à son comble ou peut-être suis-je celui qui fonctionne à petite vitesse, voilà donc pourquoi tu comptes me féliciter, mon mariage de convenance ? L’immense simulacre que nous nous imposons ? Un sourire s’en prend à mes lèvres qui se retroussent sans ménagement, laissant apparaitre ma dentition. Tu m’amuses, le sais-tu ? Penses-tu que je ne perçois pas le vibrato léger de ta voix, quelque chose me dit que tu te forces. Tu te forces toujours, tu t’es -un jour -forcée à m’aimer, alors, ça n’est plus pour toi qu’une simple mesure. Je ricane à tes mots, si je mérite le bonheur ? « Tu te goures, Iris. Tout le monde se goure. Tu crois que c’est ça, le bonheur ? » le journal roulé sur le siège, balancé là par un client précédant où j’apparais, tout sourire, aux bras d’une épouse : flanqué sous ton regard. Tu me blesses à y croire, toi aussi : « Le bonheur pour toi se résume à quelques sourires esquissés sous la contraintes d’un objectif » dépassé, les coudes posées sur la table, je te défie. Insurgé, harassé comme un chat hérissé. Tu es une menace, Iris, une menace pour ma santé mentale. Sois en certaine. « Alors maintenant on va philosopher ? Je me suis marié, Iris. J’ai pris épouse sous la contrainte. C’était soit ça, soit j’finissais fou ». Aveu pitoyable, mes yeux se baissent sur mes mains, des mains jointes prêtes à accompagner une prière singulière. « Puisque je suis enclin à parler, tu veux peut être savoir pourquoi je ne t’ai pas invité ?!». Pourquoi, à ton avis ? Ce jour-là, peut-être que pour toi, j’aurai pu tout laisser tomber.

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