AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
version n° 8 ✖ on kife les vioc's de cbl.
commenter la maj' ici.
.

Partagez | 
 

 Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Maître du Je ☼ Maître du Tu

◭ messages : 718
◭ arrivé(e) le : 07/06/2012
◭ âge : 25 piges
◭ statut : Sans laisse, bague à l'annulaire, prêt à ferrer sa chose, player
◭ études/métier : J'brasse les thunes. Pas besoin de savoir comment mais, rassurez-vous, mesdames c'est légal et fructueux.


MessageSujet: Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher    Jeu 19 Juil - 18:27



il faut un grand tact et une faveur particulière du ciel pour rencontrer juste

Les volutes de fumée s’élèvent aux cieux, du moins, le plafond ornementé d’un restaurant étoilé. Salle fumeur, je t’attends, patiemment. Mes yeux saluent les clients qui ont le malheur de me connaître, ici, comme partout ailleurs, on sait qui je suis. Je suis, point à la ligne. « Monsieur Cole désirez-vous vous hydrater ? » pauvre pecnot qui vient m’interrompre, ne voit-il guère que je fume ? « Plus tard, plus tard » je souffle, tapotant légèrement ma paume sur la table, l’index effectuant des assauts répétitifs sur le filtre de mon sésame. Sésame, ouvre-toi. Un sourire étire mes lippes, quelques secondes puis, se confond en excuse, révérencieux, il s’éloigne laissant sa place à la somptueuse sèche. Inspiration obscure, éclaircissement de pensée. Je pense à toi, Dubois. « Monsieur Cole » intonation particulière suscitant mon agressivité : « Quoi encore ?! ». Navré, l’employé me regarde, ahuri et secoué : « Une certaine Sarah Dubois vous attend à l’accueil » le ton utilisé pompeux et regretté, je me relève, prêt à sortir de mes gonds, quel simplet celui-là. « Très bien, inutile de venir me quérir, j’ai précisé que les réservations étaient faites pour Sarah Dubois et Mika’îl Cole. Où vous êtes-vous donc fourvoyé ? » Infect je le fixe avec suffisance, petit insecte sans importance, comme il me plairait de l’écraser. Incapable, adjectif qualifiant cet infortuné. Je me rassois, je ne saurais ajouter un mot de plus. J’ordonne, il exécute, n’allons surtout pas chercher midi à quatorze heure, vieux bouc. Qu’il se dépêche au lieu de grignoter un temps qui m’est si précieux. Ma patience a des limites, aussi, il me tarde de te voir, apercevoir à nouveau ces fins traits qui, déjà, m’avaient charmé. Le naturel de ta personne, brillant avait littéralement attiré mon attention, même si, le brûlant de ton café avait – lui aussi- effectué sa part. Te souviens-tu des circonstances qui nous ont menés ici ? Toi, moi, dîner ? Un sourire réapparaît, j’aime avoir le contrôle sur tout, même si, le destin me floue, je réussis – généralement- à déjouer ses plans. Toi, moi, maintenant. Je te vois te mouvoir, gracile dans ma direction, cette robe te va à ravir, tu es à ravir, tu ravis quelques battements à ce pauvre palpitant. Je t’apprécie, instantanément. Tu sais, ma belle Sarah, tu peux te vanter de réussir pareil exploit. Vantes-toi, je te le permets. A toi, je donnerais même le bon Dieu sans confession tellement tu m’épates, m’épingles et m’atteints. Devant moi, tu te retrouves alors que je me relève, la mine enjouée, je te propose aussitôt de m’accompagner. Ces sombres vassaux assujettis à un Diktat confus, nous ont préparé une pièce, dédiée à notre rencontre, n’est-ce pas là un effort que bons nombres de salops n’ont pas osé faire pour ta sublime personne ? Je ne suis pas Monsieur tout le monde, tu l’apprendras, tu saisiras, tu retiendras les leçons. Je me fais maître, ce soir, pour toi. Mes dessins restent imprécis seulement, plus mon regard se fixe sur toi, plus je sais ce que je veux. Je te veux, peu importe le temps que ça me prendra. Saches, aussi, qu’un Cole réussit toujours. « Je suis surpris que vous ayez décidée de revêtir la robe que je vous ai fait porter » je lance, avec malice. Je sonde, je tâte, de quel tempérament es-tu ?

_________________________

Je t’oublierai, je t’oublie déjà, regarde comme je t’oublie, regarde-moi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Cogito, ergo sum

Féminin ◭ messages : 477
◭ arrivé(e) le : 01/07/2012
◭ âge : 23 ans
◭ statut : Amoureuse de Gaël
◭ études/métier : Vendeuse à Burton Barr Central Library.


MessageSujet: Re: Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher    Ven 20 Juil - 11:11



You are the strong wolf, I'm the little lamb.



C'est avec soulagement que je quitte Burton Barr Central Library. J’atterris sur le trottoir après avoir descendu les nombreuses marches et m'éloigne davantage pour rentrer chez moi. Je lâche un soupire de soulagement, appréciant cette fin de journée comme la veille d'un départ en vacances. Les heures s'étaient écoulées lentement. Ce jour avait très mal commencé : car en plus de me réveiller tardivement et donc d'arriver en retard au travail, j'avais dans ma précipitation, malencontreusement renversé sur le veston d'un jeune homme, mon café tout juste acheté.
La seule hâte que j'ai à cet instant c'est de retrouver la tranquillité de mon appartement et la chaleur de mes couvertures. Mais je perds vite le sourire en me souvenant de la promesse que j'avais fait à cet inconnu. Il n'avait pas donné l'impression de m'en vouloir tant que ça. Je ne pouvais décliner son invitation à manger avec lui ce soir, bien que cette idée ne m'enchante pas vraiment.

J'avais dit oui. J'avais accepté son invitation. Je n'avais véritablement pas le choix, au fond – face à ses yeux presque trop déconcertants. C'est pendant tout le reste de mon trajet que je repense à cet homme, m'en voulant d'être aussi maladroite et précipitée par moment. Je ne peux lui échapper malgré tout : d'ici quelques heures, je serai en face de lui.
Je traînais dans mon appartement, buvant un thé à la camomille pour me relaxer tandis que la sonnette de ma porte d'entrée retentit. Je me dirige jusqu'à la porte. Ma voisine, une femme retraitée et veuve me fait face – son éternel sourire sur le visage. « Bonsoir mademoiselle Dubois. Le livreur était devant votre porte quand je suis rentrée des courses tout à l'heure. Par chance j'aie pu récupérer votre paquet.» Je demeure, surprise et les sourcils froncés et après quelques instants où je laissais mon regard sur cette boîte, je relevais enfin les yeux vers elle, la débarrassant. « Merci beaucoup madame Smith. » Je souris.

J'ai refermé la porte, m'installe sur le canapé face à la table basse et reste un instant sans bouger. Je réfléchi et c'est sans tarde que le prénom de Mika'îl me vient en tête. C'est sans plus tarder que je soulève le couvercle de cette boîte blanche aux motifs dorés. Je ne peux retenir une exclamation : surprise de ce que je détiens entre mes mains. Une magnifique mini-robe au tissu doré. Je la contemple en détail et constate ô combien elle est splendide : travaillé avec minutie et délicatesse. Ce présent me fait sourire – l'ai-je mérité ? Sans doute, veut-il me voir dans cette tenue. C'est comme s'il avait su que j'aime les belles robes. Je soupçonne les coutures de cette robe d'avoir été imaginé par un grand couturier. C'est sans tarder – comme si la peine de me rendre à ce dîner avait disparu, que je m'enferme dans la salle de bains.

Mika'îl me surprend davantage quand je constate – à travers mon reflet dans la glace, que la robe taille avec perfection les moindres lignes de mon corps. Je maintiens mes cheveux relevé pour avoir une idée de l'image que j'allais projeter face à lui.

*

Je ne porte ni boucles d'oreilles, ni collier, ni bracelet. La somptuosité de cette tenue de soirée est un bijou à elle seule et son éclat suffit a embellir mon corps. C'est – avec des sandales noires à talons rappelant sa ceinture que j'ai peaufiné mon apparence en plus de noir aux yeux pour souligner mon regard, maquillage discret et naturel. Il n'est pas question de plaire. C'est juste un dîner. Et puis de toute façon, je ne suis pas du genre à en faire trop...

« Je viens rejoindre Monsieur Cole. » dis-je au garçon de la réception. Il s'en était allé, s'excusant par avance et je le vois revenir vers moi – un sourire étirant ses lèvres. « Veuillez me suivre Madame. » Je ne dit mot, me contente de suivre ses pas à travers la salle - jusqu'à arriver à une table du fond où je vois Mika'îl sourire en coin. J'avale ma salive quand quelques secondes me séparent encore de lui – mon cœur rate un battement et mon ventre se serre quand j'entends sa voix. « Bonsoir. » dis-je doucement, mon accent bien qu'améliorer, encore présent. La garçon me désigne une chaise pour que je m'assoie. Je lui lance un regard, aimable et le remercie une fois installée. Il ne traîne pas à nous quitter et c'est toute seule que je suis à présent face à Mika'îl, pas moins confuse et mal à l'aise. « Vous n'auriez pas dût...» dis-je en rapport avec la robe. « Elle est vraiment splendide et...je ne sais comment vous remercier Mika'îl. Surtout que je ne pense pas la mériter, qui plus est. » Je souris légèrement, gênée et fuit son regard. « Monsieur Cole, Madame Dubois. Voici les menus. » indique un nouveau serveur. J'attrape le présentoir et le remercie. C'est avec discrétion que je me faufile derrière ce menu tandis que je parcours cette liste de plats – sans trop avoir d'idées. Ai-je vraiment faim ? Au fond pas du tout. Les prix m'interpellent et je me pince la lèvre inférieure. Je relève mes yeux et manque de croiser celui de Mika'îl. La dernière fois que j'avais mangé dans un restaurant remonte d'assez loin et pour mettre fin à cet interminable choix que je demande – comme un tirage au sort, le premier plat qui me vient aux yeux : une cassonade de poissons à la façon du Chef.

De nouveau seuls, il me faut dire quelque chose – par peur de l'ennuyer mais c'est sans succès que j'ouvre la bouche. Je me contente de le regarder, sans trop m'attarder sur lui. Je constate la façon avec laquelle il a attaché les boutons de sa chemise, la façon que son blazer a de tailler ses épaules. La propreté de sa barbe et surtout la profondeur de ses yeux dans lesquels je ne veux pas me perdre. Mika'îl est un homme fort élégant, il n'y a pas de doutes là dessus. Il y a cependant cette chose que je ne peux percevoir et qui m'effraie surtout.



hj : Je corrige les fautes plus tard et je ferai mieux par la suite....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Maître du Je ☼ Maître du Tu

◭ messages : 718
◭ arrivé(e) le : 07/06/2012
◭ âge : 25 piges
◭ statut : Sans laisse, bague à l'annulaire, prêt à ferrer sa chose, player
◭ études/métier : J'brasse les thunes. Pas besoin de savoir comment mais, rassurez-vous, mesdames c'est légal et fructueux.


MessageSujet: Re: Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher    Jeu 26 Juil - 13:46



il faut un grand tact et une faveur particulière du ciel pour rencontrer juste

Spectacle enchanteur, vision pittoresque, romantique apparition, tu es une caresse, toute entière, délicieuse créature appréciée de mes iris. Le doré t’auréole, ange descendu des cieux, uniquement pour me sauver. Dépêchée par le divin, tu te retrouves à supporter, le poids de mon arrogance, avec l’innocence d’un nouveau-né. Tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques, n’est-ce pas, tendre Dubois, dure comme Dubois. Souriant je réponds à ton salut, comment donc faire autrement ? Non, ma beauté, évites de me remercier, diable, tu risques gros. Comment, vraiment ? Tu n’aurais pas dû poser cette question. « Vous mériteriez que je vous offre tout ce qui se trouve entre ciel et terre, Sarah ». Vous me mériteriez, je me retiens de proférer. Rares sont les demoiselles qui attirent – réellement- mon intérêt, en dehors de leur état de moules sur patte. Installés, l’un en face de l’autre, quelle agréable position, je peux ainsi prétendre être en totale admiration ce qui ne saurait être faux. Tu veux que je te dise, Sarah ? Peut-être seras-tu la énième ou bien la première à laquelle je ne chercherais aucun défaut. Jusqu’à nouvel ordre, tu es la perfection. Aucunement incarnation personnifiée, tu es toi, ce qui me suffit amplement. Gênée, timide ou que sais-je, ton regard fuit le mien avec empressement, splendide, une coquette. J’attrape la carte des menus, un sourire en coin de lèvres, excité de connaître ce qui se cache derrière autant de retenu. Bien, je me prends à penser à cette épouse, qui prétend si gentiment partager des sentiments inconséquents. Je pense à ma puterelle qui doit surement s’faire fourrer par un client. Etonnement, je me surprends à penser à elles, j’y pense ce qui relève vraiment d’un désordre émotionnel. M’entends-tu, ma douce Sarah ? Je cherche en toi, une sorte de remède. Derrière nos menus, nous nous cachons, félin jaugeant, couvert par d’épaisses étendues d’herbes, je m’apprête à t’attaquer, précieuse gazelle. Et toi, à fuir ? Assurément. Assurément. Que vais-je donc manger ? Qui vais-je donc dévorer ? Le serveur posté, attend nos choix, j’ai choisi d’chasser, ce soir, je dégusterais Sarah Dubois, ton essence, du moins. « Très bon choix, Sarah » un peu banal, toutefois. Pour ma part, ce sera : « Une entrecôte champignons à la sauce soja accompagnée d’un riz Arborio » enfin tu t’autorises quelques regards sans jamais trop t’attarder. Avant que l’idiot d’employé ne mette les voiles, je précise : « Un Château Mouton Rothschild » il s’éloigne, nous laissant enfin seuls. Je suis prêt, Sarah Dubois. Là où tu te trouves empourprée, moi, j’insiste. Je te lorgne, je te couvre de mes iris. J’étudie le moindre détail de ton anatomie même si, à un certain coin, c’est à grand renfort d’imagination que je poursuis. Qui es-tu, ma belle ? Déjà, l’accent qui hachure ta voix n’est certainement pas du coin, française ? Surement. Tu ne peux imaginer toutes les interrogations qui traversent présentement mes pensées. Serais-tu en mesure d’y répondre ? Sacrifier quelques-uns de tes secrets au nom d’une instauration de confiance ? Sur ton visage, je lis des informations contrariantes, as-tu peur de ce que je pourrais te faire ? Soucieuse alors que tu te veux détendue, comme je te comprends, ma belle. Plus que tu ne le crois, visiblement. « Nous pourrions poursuivre ce dialogue muet, je n’y verrais aucun inconvénient, Sarah. » Je t’interpelle, je peux désormais utiliser ton attention – à bon escient, pas autrement- « Je ne verrai également aucun inconvénient que l’on apprenne à se connaître » je lance décidant de me délester du maudit blazer qui me coupe la circulation. « Je tiens à vous mettre à l’aise. Je sais que c’est assez particulier d’être quelque peu « forcée » de dîner avec quelqu’un dans mon genre » et le plaisir visuel que cela procure, je suis beau, intelligent, plaisir donc visuel et auditif. « Pour commencer, vous savez que je me nomme Mika’îl Cole mais, vous ne savez pas que je n’ai que 25 ans, par exemple. Tout comme moi, je sais que vous vous appelez Sarah Dubois et que… » poursuis, tu vois, je maîtrise même l’atmosphère pour la détendre rien que pour toi, quel bel effort, ne trouves-tu pas ?

Spoiler:
 

_________________________

Je t’oublierai, je t’oublie déjà, regarde comme je t’oublie, regarde-moi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Cogito, ergo sum

Féminin ◭ messages : 477
◭ arrivé(e) le : 01/07/2012
◭ âge : 23 ans
◭ statut : Amoureuse de Gaël
◭ études/métier : Vendeuse à Burton Barr Central Library.


MessageSujet: Re: Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher    Sam 4 Aoû - 22:57



You are the strong wolf, I'm the little lamb.



En dehors de son identité, je ne sais pas qui il est. Comme lui ignore qui je suis. Mika'îl Cole. Je suis Sarah Dubois ou la fille fragile, la petite fleur fanée aux maux de corps et à la plaie au cœur. Est-il si important pour nous de savoir de l'autre ? Il est l'inconnu, je suis de même au féminin. Je suis effrayée au contraire de Mika'îl qui semble émerveillé. Je ne sais quoi penser quand je l'entend dire que je mérite plus encore. Ma gorge se serre et c'est de préférence que je garde la bouche fermée, ignorant son compliment qui a plutôt des allures dangereuse sous mon regard. J'ai chassé son regard pendant un court instant, jusqu'à ce que je cesse d'être crispée. Comme un sauveur c'est le serveur qui me délivre de mon malaise. Égoïstement donc c'est dans le silence que je demeure. Pour qui ai-je l'air ? Qui est-il aussi ? Si sa voix est grave et posée, c'est sans doute moins à l'aise que la mienne, est.

Je détiens enfin le courage de revenir à lui mais surtout vers le menu pour me cacher encore quelques instants, pour reprendre mes esprits. C'est pourtant que je tâche une approche discrète de sa personne, que je le devine pensif et que je le trouve un instant élégant. La totale vérité, je me répéterai sans doute encore. L'employé s'en va, nous quitte – me laisse face à cet homme franchement mystérieux. C'est moins peureuse que je rencontre ses pupilles pour lire dans leur profondeur un possible détail qui me réconforterai. En vain. Je perçois juste le soin avec lequel il opère pour me contempler et ses rougies que mes joues deviennent. Je passe une main dans mes cheveux tandis que sa voix prend le dessus sur mon silence. « Nous pourrions poursuivre ce dialogue muet, je n'y verrais aucun inconvénient, Sarah. » Il attire mon attention, c'est gagné. Il me ramène sur terre et me rappelle que je ne suis pas seule, malheureusement pour moi. Chanceux l'est-il. Je m'en serai bien passé. Oui, je repense à ce maudit matin...satané café. Je l'ennuie, je le sens, cela se voit presque comme le nez au milieu de la figure. Cela s'entend, se sent. Je me pince la lèvre inférieure et passe une nouvelle fois ma main dans mes cheveux. Tic nerveux. Il enchaîne et c'est avec un brin d'agitation que j’agrippe la carafe d'eau pour me servir un verre. Les lèvres fraîches j'articule enfin en réponse à sa dernière remarque. Non, il ne me laisse pas vraiment le temps de respirer – ou si, c'est simplement moi qui est longue. Comme s'il a lu à travers moi, c'est alors qu'il sait que je suis mal au point. Je me hais, mine de rien. Tout ce passera bien, je recommence à me le répéter inlassablement. « Et je suis enchantée...» Non, cela sonne comme une tromperie. C'est un fait, une vérité mais vu comme je suis, cela sonne comme un mensonge. « … vous vous appelez Sarah Dubois et que ...» Je complète. « vous ignorez sans doute que j'ai vingt-trois ans. Mais que vous devinez sans doute à travers mon accent plus que ridicule, que je suis française. » Je souris en coin avant de boire à nouveau. « Vous avez toujours vécu à Phoenix Monsieur Cole ? » Retenue, politesse dans mes paroles. Ma voix moins tremblante. Je remarque la façon qu'à mon ventre de se nouer. Prochaine étape, réussir à avaler quelque chose, en respect de la dépense que ce plat vaut à Mika'îl.



hj : Je suis franchement déçue de ce que j'ai pondu. Mais je ne voulais plus te faire attendre. Je me rattraperai. 1000 excuses

_________________________
AMOUREUSEMENT TIENNE
Je t'aime de travers parce que je suis un détraqué du cœur de naissance. Les médecins m'ont formellement interdit de tomber amoureux, mon horloge coeur était trop fragile pour y résister. J'ai pourtant mis ma vie entre tes mains, parce que, au-delà du rêve, tu m'as donné une dose d'amour tellement forte que je me suis senti capable de tout affronter pour toi. [...] Imperceptiblement, je me laisse tomber amoureux. Perceptiblement, aussi. A l'intérieur de mon horloge, c'est le jour le plus chaud du monde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Maître du Je ☼ Maître du Tu

◭ messages : 718
◭ arrivé(e) le : 07/06/2012
◭ âge : 25 piges
◭ statut : Sans laisse, bague à l'annulaire, prêt à ferrer sa chose, player
◭ études/métier : J'brasse les thunes. Pas besoin de savoir comment mais, rassurez-vous, mesdames c'est légal et fructueux.


MessageSujet: Re: Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher    Ven 10 Aoû - 22:31



il faut un grand tact et une faveur particulière du ciel pour rencontrer juste

Tu t’ouvres, fleur délicate, pleine de rosée. Tu parles, tu communiques mais pourtant, je sens cette crainte, t’appréhender. Captive d’hésitations, tu te décides à m’apprendre ton identité, ton âge, tes origines. Française, donc, j’avais raison. L’âge dont je t’avais affublé, s’en approchait grandement. Je t’avais comprise, déchiffré, Sarah Dubois, vingt-trois ans, d’origine française, oui mais, et ? Insatiable d’informations, je te regarde, un sourire fendant mes joues, une flûte de vin tout juste remplie par le sommelier en main, poursuis, ma toute beauté, poursuis donc ce discours d’un nouveau genre. Intimidée, je te devine alors, à nouveau, je viens à ta rescousse : « Tu sais, on est loin d’être vieux, laissons le vouvoiement à nos aïeux… » Détends-toi, Sarah. Je redouble d’effort, juste pour ton confort, je t’en prie, fais-moi honneur. Bois un peu de vin, je fais signe au sommelier de te servir, pas au courant de tes habitudes, peut être es-tu offensée ? « Tu bois du vin, j’espère ne pas avoir froissé ton humeur », évidemment, plus d’inquiétudes que de mal, requinqué, je daigne enfin répondre à ton interrogation : « Pas toujours. J’ai grandi à Phoenix, j’y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence et puis, à ma majorité, j’ai tout plaqué pour vivre au Brésil » dans tes iris, je distingue cette curiosité, rien d’indiscret, bien au contraire alors, tu délies ma langue, coquine. Enclin à la parlote, je m’épanche plus que de coutume : « Evidemment, ma présence en ces lieux est un indice considérable des évènements qui ont suivi mon déménagement », complice, d’un regard appuyé, tu comprends que je n’ai guère fait long feu en territoire étranger. Les plats arrivent, déposés avec délicatesse par les serveurs, nous nous retrouvons bien assez vite en tête à tête à nouveau : « Je déteste la viande de porc, je suis allergique aux cacahuètes et j’ai une horrible phobie des éléphants, heureusement pour moi, il n’y a pas des tas d’éléphants dans l’coin ». J’expose, je crache, je te fais connaitre des détails importants. On m’a souvent dit que pour ferrer une bête, il était important d’instaurer une confiance. Evidemment, tu es plus qu’une bête, tu es une bête intéressante, au même titre que je suis une bête intelligente. Deux bêtes qui dînent dignement avec des couverts, dans une salle privée d’un restaurant étoilé où nous faisons office de curiosités. Dans le silence, encore plongés, je repasse en boucle les minutes qui ont précédé. Les souvenances suspectes qui auraient pu te rendre aussi pusillanime, j’espère – vivement même- qu’il ne s’agisse là d’un de tes traits de caractère, autrement, nous ne pourrions décidemment pas nous entendre. Avare de parole, je me surprends à y trouver un certain apaisement, moi, qui déteste les personnes effacées, je me surprends à être intrigué, je puise la fascination dans la banalité de tes réponses, quand tu daignes m’en coller. « Dis-moi, Sarah, qu’est-ce qui t’a amené aux Etats-Unis ? ». Cette interrogation semble mériter réflexion puisque tu te lances dans une introspection ou que sais-je d’autre. Ta vie semble être harassée. Derrière un masque zen, je détecte l’obscurité qui jaillit. Ça m’aveugle, me plonge dans la pénombre, m’inquiète, étrangement. Quel salop compatissant, je fais désormais : « Mais, si tu ne tiens pas à en parler, qui suis-je pour t’y obliger ». Qui suis-je, si ce n’est celui qui cherche la vérité ?

Spoiler:
 

_________________________

Je t’oublierai, je t’oublie déjà, regarde comme je t’oublie, regarde-moi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


∞ Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher    

Revenir en haut Aller en bas
 

Si c'était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CARRIED BY LOVE. ™ :: chapter four ◭ phoenix-arizona. :: North side Phoenix. :: Le Shower-