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version n° 8 ✖ on kife les vioc's de cbl.
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 le hasard fait bien les choses → SARAH

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◭ arrivé(e) le : 17/06/2012
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MessageSujet: le hasard fait bien les choses → SARAH   Dim 1 Juil - 17:07


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞


    Le temps était doux mais le cœur n’y était pas. Il aurait pu aller avec ses amis faire un tour jusqu’à la piscine et s’éclater comme un gosse, ou même aller se promener seul afin de prendre l’air frais en pleine gueule et comprendre ce que c’était de vivre vraiment. Mais ce n’était pas vraiment ce qu’il voulait, il voulait s’évader, il voulait oublier ce foutu rendez-vous qu’il venait d’avoir avec ce médecin avec lequel il couchait régulièrement. Aujourd’hui, ils n’avaient rien fait, elle lui rendait ses résultats, et ils s’avéraient réellement mauvais, elle ne voulait même pas qu’il ne courre, qu’il monte à cheval… Rien. Il ressortait lessivé, meurtri par toutes ces nouvelles, il ne s’attendait pas à ce que cette maladie l’empêche de faire quoi que ce soit. Gaël n’était pas le genre de jeune homme méchant, mais il commençait à croire qu’il avait du faire quelque chose d’horrible, d’immonde pour qu’une entité puisse lui infliger de telles souffrances. Il avait besoin d’air, sa gorge se resserrait et l’oxygène ne semblait plus vouloir se frayer un chemin vital pour lui, il devait s’enfuir, le plus vite, le plus fort et peut importe s’il devait s’écrouler dés que ses jambes lâcheraient sous son poids. Il se mit à courir le plus vite possible, dans la rue les gens se retournaient sur son passage, il continuait encore de courir, son cœur menaçant de céder à chaque instant tendit qu’il émettait des battements douloureux. Il en avait conscience, Gaël jouait avec sa vie sur ce coup-là mais l’être humain en lui voulait se sentir vivre plutôt que d’attendre patiemment qu’une malheureuse greffe vienne changer son triste sort. Il courra presque dix minutes, se retrouvant à l’autre bout de la ville, son cœur menaçait de lâcher et il du s’asseoir sur le béton frais qui lui tint compagnie l’espace de quelques minutes. Une dame s’arrêta, l’observa pendant qu’il respirait à grande haleine, « Vous inquiétez pas je ne suis pas un petit chiot abattu alors aller chier ailleurs… », Dit-il avec arrogance. Elle commençait sérieusement à les lui briser celle-là à le regarder comme s’il était sur le point de crever, qu’elle aille chercher sa BA autre part ! Il en avait raz le cul de ceux qui culpabilisaient de ne pas être de bonnes personnes et qui pensaient qu’en l’aidant ils se sentiraient mieux, bah ce n’était pas le cas !

    Lorsqu’il eut reprit son souffle, Gaël décida de se retourner pour voir quel endroit il avait enfin pu atteindre, il fut surprit de trouver derrière lui la médiathèque, un endroit qu’il n’avait pas l’habitude de fréquenter tant les livres poussiéreux ne l’excitaient pas vraiment… Par contre les bibliothécaires sexy, pourquoi pas ! Boosté par l’idée de pouvoir se taper une jolie jeune femme dans les toilettes de l’établissement du savoir, il se remit sur ses deux jambes et monta les marches qui menaient à l’entrée du bâtiment. « J’espère qu’elles sont vraiment bonnes… ». Il n’avait pas foutu les pieds dans un endroit comme celui-ci depuis des années, la culture ne l’intéressait pas réellement, les filles, peut-être un peu plus… Il s’approcha d’ailleurs d’une femme d’un certain avec un doux sourire charmeur, autant faire dans les femmes couguars : « Madame, je vous trouve charmante et je suis sûr que votre mari ne vous comble pas… ». Le sous-entendu était clair mais elle resta silencieusement comme une tombe et désigna un écriteau sur le mur qui disait : silence, des gens travaillent. Il lui tira la langue avec une certaine nonchalance et fourra ses mains dans sa poche, mais quelle vieille conne pensa-t-il… Il commença à passer dans les rangées à la recherche d’une étudiante à son gout et tomba sur le rayon « équitation » et quelque chose l’interpella… Non loin de lui figurait un bouquin à la couverture rouge vif qu’il alla voir. Le nom était intéressant : « les meilleurs cavaliers du siècle ». Il se prit à sourire, dans sa jeunesse, il l’avait lu, il l’avait dévoré parce que chacune des personnes qui figuraient dans cet ouvrage étaient à ses yeux des modèles, des dieux vivants. Il tourna les pages, sourit à la vue de prénoms avant de s’arrêté, surprit par la photo qui figurait sur la page 58. C’était lui : « Gaël Elias Jacobson ». PUTAIN DE MERDE ! Il faillit se casser la gueule mais se retint à l’une des étagères in extremis avant de retourner dans les allées pour y trouver quelqu’un qui puisse éclaircir ses pensées. Là-bas, au loin, se trouvait une jeune femme qui rangeait des livres pour enfant en haut des étagères, ni une ni deux, Gaël était déjà sur elle. « Mademoiselle excusez-moi mais j’aimerais savoir depuis quand vous avez ce bouquin… ». Elle se retourna et il découvrit son visage, c’était cette fille qu’il avait draguée dans ce bar ! Elle n’avait jamais répondu à ses appels en plus ! Merde alors ! Comme le monde était petit et comme il se retrouvait con ! « Euh… Je vous connais vous ! Vous n’avez jamais répondu à mes appels ! Vous savez que c’est mal poli de demander à quelqu’un d’appeler et de ne pas répondre quand il le fait ! En plus je dois avouer que votre voix sur le répondeur est pas vraiment bandante… Mais comme ça, d'en haut et en robe, vous êtes presque totalement pardonnée... ». Il venait totalement d’oublier la raison pour laquelle il était venu le voir, il venait enfin de trouver son occupation…

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    L IS FOR THE WAY YOU LOOK AT ME, O IS FOR THE ONLT ONE I SEE, V IS VERY VERY EXTRAORDINARY, E IS FOR EVEN MORE THAN ANYONE THAT YOU ADORESARAH & GAËL !
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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Dim 1 Juil - 19:38



Lonely days and nights



La solitude n'est pas ce qui me dérange. Au contraire. Un an plus tôt, ma mère s'inquiétait davantage pour moi en sachant que je partais loin d'elle après l'épreuve que j'avais subit. Mes parents, mon petit frère me manquaient et pourtant, je n'ai plus jamais remis les pieds à Paris – voulant me tenir éloigné de cette terre qui pour moi rime avec mauvais souvenirs. J'espère de tout cœur empêcher le plus longtemps possible mon retour au pays.

L'arrivée à Phoenix avait été dure. Il fallait trouver un travail, louer un appartement, pouvoir couvrir d'autres frais. L'hôtel était devenu vite trop cher pour continuer ainsi. C'est quand j'eus ma première paye que je m'installais sur East Side, au gratte-ciel 44 Monroe. Même si mon appartement manquait de place, je me sentais bien en ses murs. C'était mon antre. Pendant quatre longs mois, je cherchais sans relâche un poste : chez un commerçant, au cinéma ou autre établissement. Le courage ne m'a jamais quitté – et c'est sans doute aussi grâce à ma niaque que trouvais un travail, assez rapidement ! Je suis peut être un petit bout de femme mais du haut de mes un mètre soixante, je ne manquais pas de détermination.

Bien que trouver un travail fut une priorité pour moi, passer chez le coiffeur l'avait aussi été. J'avais changé littéralement de coupe de cheveux et c'est pendant mes mois d'enfermement à mon nouveau domicile, que mes cheveux eurent le temps de repousser, comme cette lueur d'espoir qui s'installait davantage dans mon cœur. J'avais rencontré deux filles de mon âge, au travail. C'était les seules avec qui j'acceptais de parler pour l'instant. Je ne leur avait pas confié mon passé – voulant l'oublier mais aussi sans doute parce que je ne leur faisait pas encore suffisamment confiance. Un soir, un coup de téléphone était venu brisé le silence qui régnait d'Antremesmurs. Carole m'invitait à sortir avec elle. Bennet serait aussi de la partie. Je n'avais pas spécialement envie de danser – c'est vrai mais le fait de la voir insister avait fini par me convaincre. J'avais revêtu une tenue de soirée dans laquelle je pourrais me laisser aller. Pleinement. Ce fût avec surprise que je constatais avec une certaine joie, que j'osais enfin sortir peu à peu de mon cocon pour m'ouvrir à nouveau au monde. De façon soutenue, certes mais c'était déjà un très gros progrès pour moi. […] La seule chose qui avait noircit mon tableau était sans nul doute l'approche d'un garçon – sans doute du même âge que moi, en me rappelant ses traits. En temps normal, si je n'avais pas été victime de la folie de mon ex petit ami, je n'aurais sans doute pas non plus accepter son offre. C'était toutefois, le plus étonnement, que je lui adressais mon numéro, histoire de se recontacter pour autre chose que le sexe. Je n'étais pas en mesure de lui offrir ce qu'il voulait et bien que ce comportement aurait dût me dégouter un peu plus des hommes, il avait quelque chose qui m'empêchait de le faire, pourtant.

Je n'avais ni répondu à ses appels, ni daignais le rappeler. J'avais jugé que je m'étais sans doute trompé à son égard. Qu'il ne pouvait être meilleur que Loïc, incapable d'infliger à une femme, le même sort dont j'avais été victime. La peur m'avait reprit, noyant mon esprit dans les souvenirs tumultueux de mon agression.


Aujourd'hui, c'est une journée tout à fait banale. Banalement, je me retrouve une fois de plus tout en haut d'une échelle pour ranger de nouveaux ouvrages destinés aux enfants. Un silence à entendre les mouches voler, règne à Burton Barr Central Library. Ce n'est pas pour me déplaire, pourtant. C'est d'une façon soudaine et surprenante qu'une voix me tire de mes songes, au risque de partir en arrière pour m'écraser sur les lattes en bois du parquet. Mes mains agrippent l'échelle à presque m'en faire mal aux ongles. Le cœur battant plus que jamais, je tente de calmer ma respiration et tourne enfin la tête pour pouvoir regarder le potentiel client qui me parle.
C'est alors que, constatant de qui il s'agit, que je me décompose littéralement – incapable de cacher mon trouble. Je déglutis, davantage quand je l'entends parler – me livrer son jugement vis à vis de mon comportement. « Euh… Je vous connais vous ! Vous n’avez jamais répondu à mes appels ! Vous savez que c’est mal poli de demander à quelqu’un d’appeler et de ne pas répondre quand il le fait ! En plus je dois avouer que votre voix sur le répondeur est pas vraiment bandante… Mais comme ça, d'en haut et en robe, vous êtes presque totalement pardonnée... » Je retiens un soupire et descends de l'échelle, pressée. Mon cœur toujours serré, une sensation de gène prend place dans mon corps au fur et à mesure que je progresse dans ma descente. Je chasse cette vision de son regard posé sur mes hanches tandis que je lui tourne le dos...encore.

Je lui fais face et je deviens un peu plus pâle sans doute. J'essaye d'inspirer profondément sans trop le montrer. Je suis mal, j'angoisse. Je commence à avoir les mains moites et à trembloter. Le jeune homme – au prénom inconnu – est davantage plus grand que moi. Je recule d'un pas histoire de creuser un espace entre nous, pour me soulager du malaise qui me guette. Mais ce n'est pas pour autant malheureusement, que je perds de mon anxiété. Je me hais... Je le hais de m'avoir rendu ainsi ! « Baissez d'un ton. Vous parlez trop fort. » lui dis-je, de mon anglais modeste à l'accent français très prononcé. J'approche ma main du livre et lui dérobe son bien. Je pense alors que le rencontrer à la médiathèque est une chose étonnante. Je garde toutefois, cette réflexion pour moi, désirant écourter notre échange. Je l'observe, regarde la première de couverture et la page de garde avant de relever la tête après avoir remit une mèche de cheveux derrière mon oreille.  « Pour ce livre, c'est la version enrichie de la précédente. Elle a été tirée il y a 5 ans. C'est une très bonne édition, qui plus est. » Je parle à voix basse. Je prends le risque de le regarder un moment mais détourne très vite le regard. « Désolé pour les appels. C'était juste une mauvaise idée de vous donner mon numéro. Effacez-le. » A présent, je chuchotais presque. « Sur ce, je dois retourner travailler. Si vous voulez acheter le livre, je vous invite à rejoindre l'accueil. » Je lui rends l'ouvrage.

Je me retourne alors, sans un sourire. Le regard juste un peu fuyant. Mes mains sur l'un des barreaux de l'échelle, je ne monte pas encore, pourtant. D'une voix presque sourde, j'articule mes derniers mots. « S'il vous plaît, partez. » Le fait de me savoir reluquer par cet énergumène encore une fois, me donnait l'impression d'être un peu plus en danger.


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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Jeu 5 Juil - 16:14


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞


    Cette journée avait beau très mal avoir commencé, elle devenait soudain très intéressante pour le jeune homme. Découvrir que la demoiselle haut perchée dans la bibliothèque était la jolie jeune femme qu’il avait draguée en boite il y a quelque temps lui donna une nouvelle bouffée d’air frais. Le temps lui paraissait long et cette journée s’allongeait de plus en plus. Il avait besoin d’une occupation, quelque chose à faire pour oublier l’espace d’une seconde que sa vie peut tout bonnement s’arrêter en un claquement de doigt. Gaël avait l’impression de souffrir, même si son corps ne présentait aucune marque de sévices ou qu’il ne ressentait aucune douleur physique. Non, ses membres ne lui donnaient pas du fil à retordre, c’était son esprit qui le contrariait. La positive attitude n’existait pas en lui, seule la rancœur restait, une rancœur malsaine contre ce cœur qui refusait de se fondre dans la masse et qui l’empêchait d’être un homme normal, qui l’avait empêché d’être un gosse normal. Il avait du arrêter beaucoup de choses pour satisfaire les caprices de ce cœur, il avait du se plier en quatre et abandonner ces passe-temps jugés trop dangereux pour un petit garçon malade. Il n’en pouvait plus de voir ces regards attendris devant lui lorsqu’il avouait sa maladie. Les gens ne comprenaient pas que cette pitié ou cette sympathie qui émanait d’eux le pourrissait, lui donnait envie de leur hurler au visage à quel point ce genre de choses ne l’aiderait jamais à aller mieux et à avancer. Gaël ne voulait qu’une seule et unique chose : être normal aux yeux des gens, ne plus être un sur un milliard, un mec paumé sur le reste des êtres humains qui l’entouraient. Il n’avait pas de chance, point barre, pas besoin d’en faire un fromage là-dessus, pas besoin de l’apitoyer, il avait déjà assez souffert ainsi… C’est pour cette raison qu’il avait envie de découvrir cette jeune femme et qu’il avait tenté de l’appeler : elle n’était pas comme les autres. Il n’avait pas lu dans son regard une certaine pitié ou même de la peur de le voir mourir. Non, elle s’en foutait, elle était ignorante et son ignorance lui convenait parfaitement. Elle ne voulait pas de lui, pas même pour son corps. Elle ne voulait rien, et se faire détester lui donnait follement envie de la harceler. Il se sentait comme excité, attisé par cette jeune femme qui le repoussait sans nulle cesse…

    Après de nombreux appels restés sans réponses, il devenait complètement fou et se demandait pourquoi elle lui offrait un accès à la source sans le laisser y boire un peu. Cette fille soufflait le chaud et le froid, et putain qu’il aimait ça ! Il pensait ne jamais la revoir et tenter de rappeler ce soir mais voilà qu’il la retrouvait là, dans cette bibliothèque, perchée sur cette échelle et lui offrant une magnifique vue de sa petite culotte. Il en était un bonhomme chanceux et bizarrement, il oublia instantanément, que demain, au boulot, il devrait rester le plus loin possible de ses chevaux, de peur de se faire du mal. Malheureusement pour lui, elle allait lui donner du fil à retordre, elle se comportait comme la vieille femme couguar à l’accueil, à croire qu’elle aussi avait quarante ans passés et un balais dans le cul : « Me dis pas que t’es devenue une vieille bique ronchon en même pas deux semaines ?! A moins que tu sois la fille de la femme couguar secrétaire à l’entrée de la bibliothèque et que tu veuilles m’emmener dans un coin sombre pour faire des trucs bizarres… J’te préviens, j’aime pas me faire taper avec des livres ! ». Un superbe sourire et il s’approchait, croisant les bras sur un torse plutôt musclé et saillant sous son t-shirt de gosse prépubaire. Il s’habillait souvent comme un plouc pour donner une apparence d’ado retardé, il avait la folle impression que ça lui donnait un genre qui plaisait aux demoiselles alors qu’en réalité, il avait seulement l’air d’un con qui s’assume. Il semblait avoir peur de lui, elle devait le prendre pour un psychopathe, tout de moins c’était la nette impression qu’elle lui faisait ressentir à cet instant précis. Gaël fronça les sourcils et observa la jeune femme alors qu’elle lui disait clairement avoir fait une erreur en lui donnant son numéro, elle était franchie étrange cette petite et elle en avait parfaitement conscience. Putain ce qu’elle était attirante cette peste ! Il haussa les épaules, cachant le trouble qu’elle lui faisait ressentir à le rejeter une nouvelle fois, elle continuait d’ailleurs, lui demandant cette fois de bien vouloir partir. Il soupira longuement avant de passer une main dans ses cheveux, il ne comptait pas s’en aller comme ça, c’était beaucoup trop simple et il commençait à peine à s’occuper. « C’est quoi votre petit nom Mademoiselle la française ? ». Un sourire charmeur plus tard, il s’approchait doucement, son but n’était pas de la terrifier mais plutôt d’apprendre à la connaitre, il chuchotait doucement, prenant le temps de plonger son regard dans le sien avant de poursuivre avec un doux sourire : « Vous êtes venue ici pourquoi ? Les études ? Les vacances ? Pour fuir quelque chose qui vous terrifiait en France ? ». Il était sérieux et sa voix était tranchante comme une lame de rasoir, il voulait le lui montrer, qu’il n’était pas un jouet, et qu’elle faisait une grossière erreur en voulant faire de lui son joli pantin. Mais merde hein, ils étaient jeunes et vivaient tous de nouvelles expériences alors autant bien le prendre et redevenir aimable. « Si vous voulez je peux vous faire visiter la ville, je connais tous les endroits qui sont cools, les restaurants sympa et même les jolis jardins ! Je suis pas le roi des romantiques mais je pense que si vous portez une tenue convenable, on pourra aller où vous voulez et je ne vous regarderai même pas ! Ca ne vous tente pas un rendez-vous sans qu’aucun de nous ne se regarde ? Super romantique ! ». Alors qu’il disait « super romantique » il fit un signe de cœur qui bât avec ses doigts, rendant ses paroles plus marrantes qu’autre chose mais si l’idée de ne pas être regardée l’aidait à lui faire confiance alors franchement, il était totalement partant !

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Ven 6 Juil - 8:08



Lonely days and nights



Les doigts ainsi crispés sur le barreau de l'échelle, je fixe la rangée de livres qui se trouvent devant mes yeux. Je ne cille pas et attend son départ – moment propice pour reprendre mon souffle et chasser mon malaise pour me remettre au travail. Je m'humecte les lèvres pour leur rendre un peu de fraîcheur. J'ai soudain envie de boire, un besoin certain de me désaltérer. Ses paroles me parviennent et laissent en moi un sentiment que je ne peux identifier pour l'instant. Frustration ? Peine ? Colère ? Je marque un long silence. Je retarde si bien cet instant où je vais ouvrir la bouche une nouvelle fois, que cet inconnu peut avoir tout le loisir de partir. Combien d'hommes je vais laisser filer ainsi ? Jusqu'à quand, surtout...

Je trouve enfin le courage de plonger mes yeux dans les siens. Je pivote sur mes pieds, de quelques centimètres seulement pour lui faire face. Je me rappelle alors ces fois où j'ai entendu mon téléphone sonner. Je me souviens ces moments où j'ai fixé ce numéro inconnu affiché à l'écran, dans la certitude qu'il pouvait s'agir de ce garçon que j'avais croisé en soirée, il y a deux semaines plus tôt. Cet homme – qui en plus d'être celui qui m'avait abordé se tient à présent en face de moi, bras croisés. Je lis dans ses yeux cette envie de ne pas vouloir me lâcher jusqu'à ce que je daigne accepter quelque chose de lui.

Trop de questions occupent mon esprit, sans réponses. Si ce qui m'était arrivé n'avait pas eut lieu, où serais-je en ce moment ? Serais-je encore auprès de Loïc, si cette funeste soirée ne s'était pas produite ? Serais-je encore, le plus simplement possible, sur Paris ? Est-ce qu'un jour, Loïc aurait osé m'infliger ce qu'il m'a fait il y a un an et demi ? Aurais-je perdu tout espoir vis à vis de l'amour ? Est-ce que, à l'heure actuelle, j'aurais peur des hommes au point aussi de les détester ? Aurais-je traversé l'Atlantique pour venir m'exiler à Phoenix ? Aurais-je rencontré cet homme, qui continue de me regarder ? […] Non, je ne serai sans doute pas là à cet instant. Je ne serai pas limite en train de trembler, dans ce rayon de livres pour enfants, aux côtés de ce client qui en fait n'en est pas un. Si cela ne s'était pas produit, mon âme ne serait pas souillée. Mon corps ne serait pas meurtri. Je serai une autre femme, sans doute comblée, je ne sais pas... mais surtout différente. Mieux aussi.

Mon regard s'était perdu sur son visage mais sans pour autant le décrire sur toutes les coutures. Je cligne des yeux doucement et entrouvre enfin la bouche, surprise de répondre à une de ses questions que je n'ai pourtant pas l'impression d'avoir entendu. « Sarah. Je m'appelle Sarah. » Je peux aussi le voir, davantage plus proche de moi, ayant eut dans mon moment d'absence, le loisir de s'approcher.

Je parle peu depuis un sacré bout de temps. Si avant, j'avais la conversation facile, ce temps n'est plus. Je ne cesse de l'écouter, confuse par le battement de mon cœur et la façon avec laquelle mon ventre se noue depuis son entrée en scène. Ne peut-il pas m'oublier ? Tourner la page sur cette soirée où il m'a croisé ? Pourquoi se trouve t-il ici à cet instant ? Pourquoi je dois avoir affaire a une difficulté comme celle-ci ? Pourquoi est-il entré dans ma vie ? Pourquoi épuise t-il mes forces ? Celles que je livre tous les jours pour pouvoir me guérir de ce passé... J'inspire profondément et cligne une nouvelle fois des yeux.

Cet instant, lui laisse encore tout le loisir de me poser une énième question. Je me crispe, tâche de ne pas montrer ce malaise qui m’envahis un peu plus – prie pour que la pâleur de mon visage ne cesse de s'intensifier. Comment a t-il fait pour viser aussi juste?Lit-on dans mes yeux la souffrance que je cache ou remarquons nous ce vide qui m'habite ? Je lui en veux soudainement et fronce légèrement les sourcils. Je veux me défendre et c'est dans un essai pourtant vain, que je me braque. « Pour... » Même pas une seconde, que je m’engouffre une fois de plus dans le tourbillon maladif qui m'empoissonne la vie. Je retiens un soupire puis la gorge nouée, impossible d'ouvrir la bouche pour prononcer un mot de plus, je suis secoué par des tremblements. Je tourne la tête pour cacher mon visage sur lequel il peut lire davantage que tout à l'heure, la profondeur de mon trouble. Il a touché un point sensible mais il n'est pas au courant, personne ne peut prévoir ce genre de chose... Juste quelques secondes, je ferme les yeux pour contrôler cette montée de larmes et ces émotions qui m'envahissent.Je reviens à lui. « Pour changer d'air. » dis-je doucement. De quoi j'ai l'air ? Il doit me prendre pour une folle. Pars quand il est encore temps...laisse moi, c'est mieux pour toi comme pour moi. Que fais-tu encore là ?
Mais, j'ai beau faire comme si, je ne peux cacher mes larmes qui demeurent dans la courbe de mes yeux. Je baisse la tête, tant qu'il me reste encore du temps pour qu'il ne le remarque pas.

Il poursuit et sa voix grave, presque trop suave pour mes oreilles, me font à présent doucement rire. Elles chassent mes larmes et balayent petit à petit mon mal être. Je laisse aller un rire de plus, léger – en voyant ses mains dessiner un cœur dans l'espace qui me sépare de lui. Avec plus d'assurance cette fois, je réponds.« Le soucis c'est que...» Je passe une main dans ma nuque et quitte ses pupilles pour le cadran de ma montre. « Non.» Un micro-silence, une réponse qu'il peut prendre pour une déclinaison de son invitation pourtant si plaisante. Je relève la tête. « En fait il n'y en a pas. Je viens de terminer depuis cinq minutes. » Je me surprends à sourire. Doucement, certes mais ce n'est pas négligeable. « Laissez moi quelques minutes. Attendez moi près de l'entrée. Je reviens. » Je me retourne et quitte le rayon, le laissant planter là comme les livres que je devais finir de ranger. Ils resteront là, abandonnés sur le troisième étage de cette imposante étagère, identique à toutes celles qui donnent forme à cette bibliothèque.

Depuis longtemps, pour je ne sais quelle raison – mon cœur est de nouveau léger. Je me presse à quitter mon costume de travail – chemise blanche au nom de la médiathèque brodée sur la poitrine et à la robe grise, pour enfiler mes habits de ce matin : Short en jean bleu et top beige. Je reboutonne ce dernier et vient attacher mes longs cheveux en un chignon. Quelques mèches retombent sur mon visage mais laissent ma nuque et mon cou à découvert. Le pendentif en forme de cœur, dernier cadeau que m'a fait ma mère à l'aéroport, le jour de mon départ – niche au dessus de ma poitrine. J'inspire profondément, me regarde dans le petit miroir que j'ai accroché à mon casier et referme la porte métallique après avoir prit mon sac, pour verrouiller le cadenas.

Je longe pour la quatrième fois de la journée, ce long couloir avant d'atterrir au premier étage. Perchée ainsi, je peux voir le jeune homme m'attendre. Est-ce que c'est de la chance ? Pourquoi n'est-il pas parti ? Il faut croire qu'il soit véritablement décidé à passer la fin de l'après-midi avec moi. Je cesse de penser et descends l'escalier un peu rapidement pour éviter d'allonger encore son attente. Je passe devant l'accueil, arrive à sa hauteur. « On peut y aller ! » J'ouvre la porte, passe devant lui et l'attends sur le trottoir – le cœur battant une nouvelle fois, le visage à la pâleur envolée, réchauffé par les rayons du soleil.

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Sam 7 Juil - 14:48


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞

Dés que leurs regards se croisèrent. Il comprit. Elle était aussi paumée que lui, elle était aussi bouleversée que lui. Cette jeune femme qui se tenait devant ses yeux. Fragile. Tourmentée. Elle était belle. Dans sa souffrance ressortait quelque chose d’étrange. Quelque chose d’unique qui faisait d’elle une colombe prête à s’envoler. Pourtant il lui semblait qu’elle avait une aile abimée. Un poids autour de la cheville qui l’empêchait de partir, libre. Ça lui brisait le cœur de découvrir un visage aussi beau, aussi pur qui ne pouvait exprimer que de la souffrance. La joie semblait s’être envolée et plus Gaël sondait cet abyme et plus il se demandait comment elle faisait pour se lever tous les matins. Elle cherchait la paix. Sans jamais y arriver. Elle cherchait aussi quelqu’un sans jamais le trouver. C’était con comment les êtres humaines avaient besoin des autres pour se rassurer. Lui, il avait besoin des autres pour se sentir vivant, elle, elle cherchait quelqu’un pour se sentir en sécurité… Les secondes s’écoulaient douloureusement et le jeune homme sentait son regard porté sur lui sans pour autant qu’elle ne le voie… Non, elle était dans la lune, perdue dans ses pensées et il le sentait, elles étaient tourmentées. Cette fille était bien trop compliquée pour lui et il en venait même à la conclusion qu’avec une fille pareille il en perdrait presque cette raison de continuer de vivre qui le motivait. Elle était un risque qu’il avait envie de prendre, un gouffre dans lequel il rêvait de se jeter, une ombre qu’il rêvait de voir apparaitre sous les traits d’une personne normale. Il se perdait dans son regard, tentait de le soutenir en sachant pertinemment qu’il n’était pas le centre de son monde. Un sentiment de rejet se faisait ressentir en lui, c’était la toute première fois. Son cœur rata un battement et il comprit. Il comprit qu’il n’était pas le seul sur terre à pouvoir mourir d’une seconde à l’autre. Il n’était pas le seul à être constamment torturé par son cerveau. Il n’était pas le seul marginal dans ce monde où les gens vivent sans se soucier des autres. Il n’était pas le seul à chercher un moyen d’oublier. Ils n’étaient que des bouches trou l’un pour l’autre, que des passe-temps agréable avant de revenir à la souffrance et à l’incompréhension. Au silence aussi. Alors il décida de vivre cette journée comme la dernière. De gouter chaque instant comme lorsqu’on goute au fruit défendu. De respirer l’air comme le plus doux des poisons et de s’en enivrer jusqu’à la moelle. D’y perdre la notion du temps et de l’espace. D’y oublier jusqu’à la raison pour laquelle il l’avait suivie. D’en oublier même la raison pour laquelle il veut vivre. Elle répondait à sa question. Sarah.

L’espace de deux syllabes elle arrivait à faire souffler un vent de fraicheur sur toute cette aile de la bibliothèque, son prénom était ravissant et presque sensuel. Un sourire charmeur se présenta sur son visage, signe qu’elle avait su le toucher, signe aussi qu’elle lui plaisait, même si jamais il ne le dirait, son égo surdimensionné venant à chaque fois lui interdire ce genre d’épanchements dignes d’un film à l’eau de rose débile. « Gaël », dit-il simplement en détournant les yeux vers ces rayonnages parfaitement ordonnés. Ça donnait le tournis. Autant de bouquins rassemblés dans un seul et unique endroit. Il n’imaginait même pas le temps nécessaire pour qu’ils puissent nettoyer toute la bibliothèque de fond en comble. Le pire cauchemar de l’allergique à la poussière et le bonheur des saletés en tout genre. Ils discutent. Ils échangent et Gaël comprend vite que cette demoiselle a quelques petits problèmes. La fuite en avant, voilà ce qui l’avait menée tout droit à Phoenix, la raison pour laquelle elle avait décidé de tout plaquer dans son pays natal pour se jeter dans un avion et faire les huit heures de vol Paris-New York puis New York-Phoenix pour se retrouver en face de lui aujourd’hui, embourbée dans ses sentiments bien trop imposants. Elle ne savait pas gérer ses émotions, c’était récent. Avec le temps, lui avait apprit à gérer les expressions de son visage à l’approche des sujets difficile, il ne montrait que peu de choses au monde. Celui-ci n’était en aucun cas digne de connaitre ses émois, en aucun cas digne de savoir ne serais-ce qu’un simple détail sur les souffrances qu’il avait pu endurer au fil des années. Cette fragilité qui ressortait d’elle était touchante, il aurait presque eut envie d’ôter ces barrières mentales qui le tenait prisonnier des convenances, mais il n’en fit rien. Il l’observa dire qu’elle voulait seulement changer d’air et ne trouva qu’un simple « intéressant » à ajouter à la conversation. Les deux n’étaient pas très loquasses, souvent la gêne n’aidait pas, ici, c’était surtout de la réserve.
Il veut l’aider à vivre, à oublier comme elle l’aidait en cet instant à oublier ses soucis alors il se transforme en clown. Il parle bizarrement et devient souriant. Il dessine des cœurs dans l’air et dés qu’elle rit, il sent une barrière se briser. Elle est douce. Elle ressemble à un ange. Un attrape nigaud vivant. Elle accepte et il a un sourire victorieux. Il a toujours ce qu’il veut et en a parfaitement conscience, il est irrésistible auprès de toutes les demoiselles de cette ville mais sait parfaitement qu’avec elle c’est différent. Qu’avec elle, ce n’est pas lui qui contrôle. Sarah tient les rênes et guide le chariot. Ses décisions sont des ordres et ses sourires sont des passe-droits. Elle est une femme de son temps. Dés qu’elle s’enfuit il sourit, elle est empressée, il l’amuse. Il descend les marches avec une certaine nonchalance et passe à côté de la femme d’une quarantaine d’années qu’il a croisé au début, puis avec un sourire enfantin lui ouvre grand la bouche et se met à hurler à pleins poumons « AU REVOIR MADAME ! » pour briser le silence ambiant avant de franchir les portes de la bibliothèque. Il est ainsi. Un cauchemar ambulant, une plaie, un connard. Il joue, il aime faire souffrir son prochain. Il veut qu’ils ressentent tous la même souffrance qu’il ressent lui. Il regarde l’heure et se pressant contre l’une des barrières en métal rouillé qui vient supporter l’escalier. Il est relativement tôt et finalement ils auraient le temps de marcher un peu. Alors qu’elle arrive il l’observe. Toujours aussi douce, aussi maitrisée. Dans toute cette perfection il remarque quelque chose qui saute contre son plexus-solaire. Un pendentif. Niché au creux de ses seins il n’aurait pas été aisé de le regarder, là, il avait tout le loisir d’être contemplé, admiré, sans même passer pour un pervers aux yeux de madame. Valeur sentimentale plus que financière, cela va sans dire. Il suivit cette boule d’énergie dévalant les marches et s’élança dans la ville, cherchant un endroit où la mener, un endroit qui serve à quelque chose, un endroit qui vaille la peine d’être vu et qu’il devait être sur qu’elle n’aurait jamais vu.

« Il va falloir qu’on prenne le bus mais je pense que ça va valoir le coup… ». Il marcha tranquillement jusqu’à l’arrêt de bus et resta silencieux. Il lui sembla l’espace d’un instant qu’elle était rétissante à sortir hors de son quotidien bien rangé en compagnie d’un parfait inconnu mais elle se lançait. Ils montèrent dedans et Gaël paya les billets. Assis l’un à côté de l’autre, ils gardaient leurs distances, seuls leurs bras s’effleuraient et déjà, il sentait une certaine gêne poindre en son sein. La distance avec Sarah était spécialement ce qui la rendait intéressante, elle était là mais en même temps elle était indisponible, insaisissable. Ils sortirent à un arrêt spécial et se retrouvèrent les pieds sur un chemin de terre. L’endroit était perdu et des enclos étaient à perte de vue. Des chevaux régnaient en maitres sur leurs domaines et certains se pavanaient fièrement à la vue des passants. Gaël eu un sourire sincère. Le premier de la journée. Il était enfin chez lui. Il se mit en marche sans prévenir sa compagnie. L’obligeant à accélérer le pas, il reprit enfin la parole : « Nous sommes au centre équestre de Phoenix, un des endroits les moins fréquentés de la ville mais qui vaut toutes les boutiques de fringues du monde… ». Il avança et s’approcha d’un enclos. Gaël passa en douceur ses bras au-dessus des barrières et la jument la plus proche vint à leur rencontre. Sa robe noire était un puits sans fond, la regarder trop longtemps pouvait vous faire oublier la raison pour laquelle vous étiez venus à sa rencontre. « Je te présente Lilas, cinq ans et reine au saut d’obstacle… Elle a gagné beaucoup de compétition mais ce que je retiens d’elle c’est qu’à chaque fois que je viens, elle n’a d’yeux que pour moi et pas pour les autres. ». Il eut un sourire et baissa les yeux. Sarah devait le trouver idiot, il l’emmenait dans un endroit paumé avec des chevaux partout. Pourtant il savait qu’elle serait touchée, pour la simple et bonne raison que la jument l’observait elle, et que celle-ci avait le don bien spécial de capter le regard des gens blessés et de leur faire croire qu’ils sont vont bien et que tout s’arrangera. « Tu sais monter ? ». Un haussement de sourcil et le voilà souriant, il comptait la faire monter aujourd’hui, juste parce qu’il savait que rien ne comptait…

ps. OMFG c'est rare que j'écrive autant mais là, ton rp était sublime et j'ai été trop inspirée

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Sam 7 Juil - 23:14



Lonely days and nights



Petite fleur fanée, au maux de corps et à la plaie au cœur, je suis. La peur de l'inconnu m’oppresse. Pourtant, l'inconnu appelle. L'inconnu est tentateur. L'inconnu s'appelle. Gaël […]

Il ne tarde plus à me rejoindre. C'est la première fois, depuis si longtemps que je vois le monde sous un autre angle. Il a un air que j'ai presque oublié. Un endroit sur la Terre où il est bon de se trouver. Où il est sain de respirer. Où la possibilité de retrouver le bonheur devient tout de suite plus simple. Si débarquer en Amérique m'a éloigné de mes tourments, cette France si chère me manque affreusement. Il est vrai que je ne me sentirai pas comme chez moi autre part qu'à Paname. A vouloir me sauver, j'ai accepté de faire quelques sacrifices : comme par exemple accepter de dire adieu aux personnes chères à mon cœur. Je pense tout particulièrement à mes parents et à mon frère – les êtres que je chéris le plus au monde et cela jusqu'à la fin de mes jours.

Je marche aux côtés de Gaël, non pas sans avoir le cœur qui palpite un peu. Je fais comme si tout est normal. De toute évidence, comment peut-il percevoir la façon avec laquelle ma poitrine bat ? Il n'y a aucune chance et c'est rassurant. Quoi qu'il en soit, bien que je le garde pour moi, cet émoi signifie quelque chose d'important. Une nouvelle étape de franchit. La douleur qui s'atténue pour sûr – en somme, un nouveau souffle. Je lui lance un regard en coin tandis que mes pas suivent les siens. Nous attendons que quelques instants avant qu'un bus arrive à notre hauteur. Les portes s'ouvrent ; le conducteur nous accueille à notre embarquement et c'est tranquillement que nous rejoignons des sièges. Sur notre passage, je sens quelques regards. Je les ignore – ne soupçonnant pas cette possible jalousie que ressentent quelques filles en me voyant en compagnie de Gaël. Il est qu'un homme, pourquoi faire preuve d'autant de rancœur vis à vis d'une inconnue ? Le monde est comme tout homme, étrange... J'ose à peine bouger, au risque de brusquer les choses : de le toucher. Je me surprends : je suis confuse, les mains légèrement moites, la gorgée serré et le ventre noué. Ce sont des critères omniprésent depuis un an et demi mais il y a bien quelque de différent cette fois. Une sensation autre que toute celles que j'ai connu jusqu'à présent. Mon regard se perd dans la contemplation de la ville qui défile par la fenêtre. C'est en silence que le voyage se poursuit. Je sens un regard insistant posé sur moi. J'ose à peine tourner la tête au risque de surprendre Gaël. Et pourtant, c'est enfin que je me risque. Je lis dans le regard d'une jeune fille, assise non loin de nous, le désir qu'elle ressent d'occuper la place que je possède. Je lâcherai presque un sourire mais la force n'y est pas. J'ai, juste l'envie de poser mon regard sur Gaël. Juste quelques secondes : cela n'est pas dramatique – sans doute plus dangereusement toutefois que la colère que peu ressentir cette passagère à mon égard. Je n'ai pas peur d'elle, je crains juste que tout m'échappe si nous continuons de nous voir, lui et moi. A vrai dire, rien ne m'importe plus à cet instant que la chance que je me donne : tâcher d'oublier ce qui me hante et profiter pleinement. Si j'ai laissé s'égaré des opportunités d'aller mieux – aujourd'hui je dis stop. Je dis oui ! Combien d'hommes ai-je laissé derrière moi ? Pas mal peut être, je n'y prêtais pas vraiment attention. Je sens chez Gaël quelque chose de différent. J'en oublie les craintes d'avoir affaire à un double de Loïc : cruauté du monde et me plaît à penser que rien de nuisible se dégage de Gaël. J'ai envie de lui laisser une chance de me redonner un peu d'espoir et de m'aider à retrouver la foi. Je m'autorise une dernière attention vis à vis de lui grâce au reflet de son visage dans la vitre.


J'ai toujours apprécié la campagne. A défaut de ne pas y vivre, j'avais l'opportunité d'y séjourner pendant quelques jours de vacances, en Normandie. Je me revois quand j'étais petite  en train de courir dans un champ qui s'étendait à perte de vue. Le monde me paraissait si grand – géant en y repensant. Les multiples parfums de la nature éveillent mes souvenirs d'antan un peu plus. Mon rire de fillette résonne dans ma tête et je me revois rejoindre la maison de mes grands-parents. La bouche pleine de fraises des bois et de mûres. Le sourire angélique. Le bonheur noyant mon existence. […]

Pieds à terre, tandis que l'autocar est déjà bien loin sur la route qui trace jusqu'à l'horizon, je me perds dans la contemplation des plaines verdoyantes. Mon cœur s'agite. Gaël commence à marcher prestement. Tant bien que mal, je reste à sa hauteur. Je suis attentive en ses dires comme en sa présence. A hauteur de la barrière d'un grand enclos, une magnifique jument avec nous, je l'écoute dans son récit qui sonne comme une confession. Cela me touche et cette proximité pourtant si infime me laisse penser que j'ai fait le bon choix en acceptant son invitation. Sans réellement faire attention, je me perds avec minutie dans les traits de son visage tandis qu'il baisse la tête un instant. Je vois en plus de sa grâce, plutôt refoulée depuis le premier jour de notre rencontre, une facette remarquablement bien dissimulée. Chaque homme a son secret. Et Gaël n'échappe pas à la règle – je le sens à la façon avec laquelle il parle, comment il laisse ses yeux pour se délecter du panorama qui nous entoure. Gaël est véritablement plus que beau. J'ai l'impression d'avoir à côté de moi le plus beau des joyau. Mon plaisir n'est pas seulement pour ce bien mais pour sa personne. Je m'humecte les lèvres et je me noie dans cet espace qui dégage une sérénité extrême. Je ferme délicatement les yeux et inspire profondément l'air frais de la campagne. Je n'aurai jamais soupçonné Phoenix de posséder un endroit aussi charmant que celui-ci. Une légère brise de vent souffle et je sens sa caresse sur mon visage. En ouvrant les yeux, je constate que Lilas accroche mon regard. Mon cœur manque de s'interrompre. Je crois deviner ce que voulais dire Gaël quand il disait que la Belle avait à son égard sa plus fidèle attention. La voix de Gaël me ramène sur terre tandis que je demeure presque en communion avec l'animal. « Le seul cheval que j'ai monté dans ma vie, c'est celui à bascule quand j'avais 5 ans. » Je marque un silence tandis que je me tourne vers Gaël. Je me perds dans ses yeux. « Mais, pourquoi pas. » dis-je doucement. Je sais qu'il va comprendre le double sens de ma phrase. Si je suis ici à ses côtés, c'est car je suis prête à lui faire confiance; aussi étonnement que cela puisse paraître. Alors, vis à vis d'un cheval – il n'y a aucun doute, bien que ces animaux ont le don de m'impressionner. Je souris timidement, mais sincèrement et abandonne mon sac près de la barrière.



HJ : Je n'ai pas résisté. Je pouvais pas refouler mon envie de répondre.
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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Dim 8 Juil - 9:50


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞

L’autobus vient de faire escale et ils se retrouvaient ainsi : deux pauvres êtres humains devant l’immensité de la nature. C’était bon, tellement bon de retrouver la nature, ce seul endroit où l’homme n’a pas pourrit la terre et fait d’elle un monde automatisé et bétonné. L’herbe verte s’étendait à perte de vue. Fraichement coupée, les effluves délicieuses venaient chatouiller ses narines, signe que le centre équestre était en effervescence. Un moment qu’il appréciait tout particulièrement. La vie. Les gens. Ce doux sentiment de faire partie d’une entreprise pure et noble proche de la nature qui l’avait tant aidé. Sans l’équitation il ne serait rien aujourd’hui. Une épave échouée sur une île déserte dont le bois serait usé par les flux et reflux de l’eau salée. Il resterait inerte, perdu, démembré, cherchant vainement une issue de secours là où l’enfer règne en maitre absolu. Ils l’avaient aidé, cette passion naissant en lui, avait eut le pouvoir de lui redonner foi en quelque chose. Dieu ne servait à rien dans son monde, les croyances religieuses de ses parents n’étaient que pacotilles. Non, lorsqu’on est sur le chemin sinueux de la sentence finale, on ne croit plus en un dieu protecteur. Ou bien sinon, on en a une très mauvaise image. Parce qu’on sait au fond de nous, qu’il n’avait pas le droit de condamner un innocent. Les cris. La peur. Cette boule qui nouait sa gorge et les larmes qui pointaient à ses yeux dés qu’il apprenait une énième rechute de son état de santé. Mais où était-il ? Pourquoi ne l’aidait-il pas ? Il n’avait tué personne, ni heurté personne, il n’était qu’un enfant… Parfois Gaël se sentait comme une victime. Victime d’un sort qu’il n’avait pas choisit et surtout pas mérité. C’est dans ces moments-là qu’il trouvait refuge dans l’équitation, il oubliait tout, sentait le vent caresser son visage, le temps n’avait plus d’importance et les soucis s’envolaient. Il voulait partager ça avec Sarah, parce qu’il sentait qu’au fond d’elle, elle aussi avait perdu la foi. Sinon elle serait restée en France, elle aurait gardé auprès d’elle cette famille qui l’aimait et ces amis qui l’adoraient. Elle cachait un secret, un lourd secret comme ceux qui vous rongent de l’intérieur pour en sortir la pire des parts de votre être. Ces secrets qui vous chamboulent jours et nuits et qui vous font sortir de vos songes en pleures, moite et essoufflé, le cœur battant à tout rompre. Elle avait besoin d’air, elle avait besoin de s’évader et peut-être, ô oui peut-être, arrivait-il à lui faire partager ce sentiment qui l’envahissait lorsqu’il montait à cheval.

L’air champêtre semblait lui faire du bien, lorsqu’il détourna les yeux de la jument pour l’observer, elle humait l’air ambiant chargé d’odeur d’herbe mouillée fraichement coupée. Elle avait l’air apaisée et quelque part, c’était un très beau pas en avant. Dés qu’elle rouvre les yeux, la connexion se fait et il sourit. Il le savait depuis le début, qu’il se passerait quelque chose entre ses deux femmes. Elles avaient toutes deux un fort caractère et une fêlure qui barrait leur cœur. Celle de cette jument était une maltraitance, celle de Sarah restait inconnue et une partie de Gaël souhaitait que cela reste ainsi. Son but n’était pas d’ouvrir son cœur pour le décortiquer, il voulait seulement son bonheur. C’était rare et beau que d’avoir des sentiments aussi dénués d’intérêts, mais c’était ce qu’il ressentait, ce que son instinct lui dictait. Il avait besoin de la rendre heureuse pour une raison qui lui restait encore inconnue, peut-être tout simplement parce qu’il voulait partager quelque chose avec quelqu’un qui ne soit pas physique. Les femmes n’avaient toujours été que des objets à ses yeux, des passe-temps histoire d’oublier sa maladie, des objets sexuels qui l’aidaient à soulager cette frustration qu’il ressentait constamment. Mais cette demoiselle était différente des autres, elle ne se laissait pas faire, elle avait son caractère propre, elle ne tombait pas dans les filets d’un joli minois, elle voulait voir plus qu’une apparence, elle voulait ouvrir le coffre et en découvrir les mystères quitte à s’y brûler les ailes. Sarah ne savait pas à quoi s’attendre, elle ne savait pas quelle s’entichait d’un démon, d’un damné, d’une entité étrange qui mange le bonheur des autres et qui s’en sert pour vivre. Pour survivre. Il avait peur, peur de la faire souffrir, peur de la traiter comme toutes ces autres femmes qu’il avait rencontré et qu’il avait appréciées pour leurs formes généreuses et leurs laissez-faire. Passer pour un goujat était une habitude à laquelle il s’était formalisé mais ici c’était plus complexe encore parce qu’il n’était pas en maitre total de la situation. Il était un serviteur qui faisait tout ce que madame lui demandait, bref, un simple jouet au service d’une cause encore inconnue. Alors qu’elle déposait enfin son sac au sol Gaël sourit. Elle était prête à monter malgré son manque d’expérience, elle lui parut soudainement intrépide, casse-cou, tout ce qu’il aimait chez une femme. Cette peur qu’elle avait manifestée à sa rencontre n’était plus, elle était devenue tentatrice.

« Deux secondes ». Il courut vers les écuries et serra les mains des palefreniers qui travaillaient. Leurs bottes étaient pleines de terre et leurs bras étaient découverts. Ils ressemblaient à deux titans en plein effort et quelque part, on aurait pu leur trouver un certain charme dans leur sauvagerie. Gaël prit une selle avant de se demander s’il pouvait monter aussi. Son médecin lui avait dit que non, il eut un soupire. Il s’en faisait pour pas grand-chose… D’un air faussement déterminé il attrapa la seconde selle et l’attirail qui allait avec puis partit avec son lourd fardeau rejoindre Sarah qui attendait sagement, encore en communion intime avec la jument. Il avait l’impression d’interrompre alors il se racla la gorge bruyamment en déposant son bordel en fracas sur la barrière. L’animal ne bougea pas d’un millimètre, maitrisant totalement ses émotions. Il passa sous la barrière avec la souplesse d’un habitué et mit la selle sur le dos de la jument, harnachant avec professionnalisme, son regard rivé sur son travail et ses mains calleuses à l’ouvrage. Vint ensuite le tour du licol qu’il lui mit rapidement. Bientôt, il se retourna vers Sarah avec un doux sourire. « J’espère que tu n’es pas en train de regretter d’avoir dit oui car cette jument n’est pas la plus haute qu’on a en stock… ». Gaël se permit un rire fin avant de lui faire signe d’entrer dans l’enclos en sa compagnie et lui expliqua rapidement la démarche à suivre pour monter sur la jument sans l’aide de personne. Rapidement il jaugea sa hauteur et comprit aisément qu’elle ne serait sûrement pas en sécurité si elle tentait dés maintenant de monter par l’un des étriers, elle perdrait vite l’équilibre et n’aurait pas la force de soulever son poids, aussi léger soit-il, pour passer sa jambe au-dessus de l’animal. Il se mit donc à genoux, posant l’un de ses pieds sur le sol avant de lui sourire. « Je fais ça avec tous mes élèves. Tu montes d’abord sur ma cuisse. Puis tu poses ton pied sur l’étrier et avec ta force tu passe ton autre jambe et tu la mets dans l’autre étrier. Ça parait compliqué mais c’est très simple, tu suis juste ce que je viens de te dire et ça marchera tout seul. ». Rassurer les gens, une chose essentielle. Il se releva d’un bond et observa la jeune femme. « J’ai faillit oublier quelque chose ! ». Il alla farfouiller dans son attirail et prit la bombe qu’il lui avait choisit, se positionna ensuite en face d’elle. D’ici il voyait son visage tout entier, la beauté et la finesse de ses traits l’atteint presque et lorsqu’il eut la mauvaise idée de baisser les yeux, il trouva une poitrine généreuse et dénudée au sommet. Il avala difficilement sa salive et remonta immédiatement son regard et dés qu’il entendit le clic de la bombe, il s’écarta rapidement et se remit dans sa position initiale afin de l’aider à monter, priant secrètement pour que sa faiblesse ne fut pas remarquer par la belle…

ps. le dernier paragraphe est à chier, désolée Arrow

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Mer 11 Juil - 13:26



Lonely days and nights



Cette alizé a comme le don de balayer un instant mes souffrances. La présence de Gaël est presque apaisante. Mon cœur frétille et mes pensées ne peuvent plus me ternir davantage. C'est presque envolée que ma peur, l'est.

Tous les parfums de la nature viennent chatouiller mes narines : l'odeur du bois, de l'herbe fraîchement coupée, la terre sèche, les feuilles des arbres, la sève et cette senteur poivrée qui s'exhale du cou de Gaël. Je perçois le chant des cigales et des oiseaux. Il sont harmonieux comme ce paysage que je redécouvrir en ouvrant les yeux, ne possédant aucun défaut. Tout est équilibre et plénitude. C'est dans les pupilles sombres de Lilas que je me plonge. J'y observe une mélancolie en plus de ressentir un appel à l'épanouissement. Je me sens légère, transportée dans une utopie pétillante. J'inspire doucement, osant à peine cligner des yeux au risque de me déconnecter de la Belle. L'espace d'un instant, j'ai comme l'impression que Lilas m'adresse quelques mots – ayant compris ce que je cache. Ce que je fuis. Au lieu de m'effrayer, cela me pousse à croire davantage en l'avenir. Et a croire que tout reste possible, malgré tout. Et sans doute aussi qu'un jour, je serai enfin prête pour retourner vivre en France. Bien que Phoenix est une région agréable des Etats Unis, que je ne souhaite pour l'instant quitter. Mais bien plus encore : dévouer mon amour à un homme. […] Je n'ai pas décliné l'invitation de Gaël, bien qu'elle soit plus ou moins indirecte. C'est aussitôt après que je le vois s'élancer, me quittant un instant. Je le fixe un moment, pensant à des choses qui m'échappent depuis longtemps. Je n'ai plus l'habitude de regarder les hommes. J'ai même perdu la main, sans doute. S'ouvrir, faire confiance n'est plus aussi facile qu'à l'époque. Je pense même avoir été limite un peu idiote de croire aussi vite en une certaine innocence ou douceur chez l'être humain. J'ai, mine de rien – cette envie de faire une exception. J'ignore pourquoi mais je sais déjà que la peur de souffrir reste présente. Je reviens à Lilas et me surprends à lui sourire, à tendre la main vers son museau pour lui caresser le dessus. Gaël est vite revenu. Et c'est avec attention que je l'observe dans ses tâches. Il a l'air de beaucoup s'y connaître et d'un simple regard vers les bâtiments qui entoure une étendue d'enclos, la possibilité qu'il travaille ici ou qu'il soit responsable de ce ranch sonne comme une évidence. C'est avec rapidité, savoir et facilité que de ses mains, il prépare l'attirail afin que je puisse monter. Une dernière caresse sur la robe de Lilas et c'est un large sourire que Gaël me délivre. Mon cœur a presque rater un battement.

« J’espère que tu n’es pas en train de regretter d’avoir dit oui car cette jument n’est pas la plus haute qu’on a en stock… » me dit-il. Son rire m'atteint. Je me pince la lèvre inférieure en constatant la hauteur de l'animal. J'appréhende quelque peu mais il je me rassure en me disant qu'il n'y a pas de raison que cela se passe mal. Je passe par dessus la barrière, pas avec la même aisance que le jeune homme mais avec facilité tout de même. Je m'approche de Gaël et hoche la tête légèrement en l'écoutant. Je visualise la marche à suivre et c'est sans étonnement que je le vois me toiser, constatant ma petite taille. Plan B aussitôt lancé, c'est dans une nouvelle explication qu'il opère. Je l'écoute avec la même concentration. Mes pensées se confirment : Gaël travaille au ranch. A savoir maintenant s'il occupe juste la place de professeur ou s'il est le propriétaire du domaine malgré son jeune âge. Il se relève d'un bond et c'est pendant qu'il fouille dans un sac que je détache mon chignon pour faciliter le port de la bombe. Mes cheveux viennent recouvrir ma nuque et d'un simple passage de main dans mes mèches, je libère mon visage des quelques mèches qui le voilent. Je me tiens droite et patiente – tandis qu'avec minutie il s'occupe du casque. Je ne gêne pas pour décrire encore à mes yeux la splendeur de son minois. Je caresse du regard sa peau. J'en ai limite la chair de poule et davantage je frisonne quand je capte son regard filer dans le creux de ma poitrine. J'avale ma salive et c'est avec soulagement que je savoure cette distance qui nous sépare après qu'il se soit écarté.

Équipée, je suis ses instructions : mon pied vient rejoindre sa cuisse et ainsi de suite. En quelques secondes je me retrouve perchée sur le dos de la jument. Je suis légèrement prise de vertige, n'ayant jamais vu le monde d'aussi haut. Certes, Lilas a beau être grande, la perception que j'ai n'est pas la même avec mes un mètre un soixante. Mise à part quand il m'arrivait de monter au sommet de la Tour Eiffel pour y admirer la vue, cette capitale et ses lumières. L'un de mes endroits favoris à Paname. « Je ne me suis jamais senti aussi grande ! » Je ris doucement et me penche en avant légèrement pour épouser la courbe de son encolure. Je regarde un moment un travailleur, occupé à brosser un cheval à la robe blanche puis m'adresse à Gaël en le regardant. « Tu m'accompagnes au sol ou tu montes aussi ? » En vérité, si je me sens plus ou moins bien sur Lilas, je préfèrerai qu'il reste un instant près de moi. Mais c'est sans façon que je ne lui avouerai. Restes près de moi, je t'en prie.

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Mer 11 Juil - 16:48


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞

Le temps suspend son envole et ils communient avec la nature. Belle et pure, elle les caresse de son aura magique, de son manque d’attachement à la réalité. Ils s’enfoncent petit à petit dans ses grâces et en apprécient sa beauté, sa clarté et son manque de soumission. La nature est instinct, elle est guidée par sa seule pensée et parfois, Gaël rêve d’être aussi libre qu’elle. Malheureusement il a un cœur et un cerveau. L’homme est contraction même : il désire des choses inaccessibles, il vise plus haut qu’il ne pourra jamais aller. Quelque part, l’équitation lui donnait un sentiment plus fort encore que n’importe lequel. Celui d’être en communion avec la nature. La déesse de son cœur. Une communion qu’il tente de partager avec une novice, une douceur sans nom. Ça marche, ça se voit comme elle regarde la jument. On dirait qu’elles se comprennent. Gaël comprend qu’elle est brisée sans savoir par qui ni comment. Mais il le sent. Le sait. Ça la rend plus belle encore. Parce que son désir le plus profond n’est plus de la posséder mais de l’aider à vivre. Respirer. Inspirer. Expirer. S’essouffler. Courir. Sauter. Plonger. Rire. Observer. Parler. Pleurer. Hurler plus fort encore pour briser ce silence interminable qui jonche son chemin depuis qu’elle s’est brisée. Aller toujours plus haut, toujours plus fort. Jusqu’à en perdre halène. Jusqu’à même oublier la raison pour laquelle on veut aller aussi loin. Elle enfile sa bombe et il ne peut s’empêcher d’observer cette poitrine généreuse. Il aurait presque envie d’y fourrer son nez. Pas dans des intensions perverses. Seulement pour en sortir la douce odeur. Celle de la peau d’une femme, dénudée, parfumée, douce. Une partie de lui se sentait gênée de ses pensées, de ces envies qui pointaient leur nez alors qu’il venait à peine de la rencontrer. Il voulait autre chose, de plus lisse, de plus retenu. Ce genre de relation qui prend son temps de peur de se briser en plein vol. Il parait que lorsqu’on veut se presser on n’est jamais à l’abri d’une maladresse, une chose qu’il se refusait de commettre. Surtout parce qu’il avait parfaitement conscience qu’en un seul faut pas, il risquait de la perdre à jamais. Une souffrance. Une déchirure. Non, ce n’était même pas envisageable une seule seconde. Il ne le supporterait pas. L’expression de visage lui fait comprendre que son regard la gêne. Une distance convenable s’installe donc de nouveau entre eux. Distance de sécurité. Elle est douce et ses manières sont celles d’une débutante. Elle semble bien hésiter à monter à cause de la hauteur de la jument et ça le fait rire. Cette demoiselle est adorable. Et à chaque seconde qui passe, il semble de plus en plus tomber dans ses filets. Et sans s’en rendre compte, elle fait de lui son pantin, son jouet, son adorateur. Qui rêve de sa douceur et de ses charmes alors qu’elle n’a d’yeux que pour un canasson.

Ses paroles le font rire et il l’observe. C’est vrai qu’elle est pas mal grande vue d’en bas. Ses cuisses épousant parfaitement le corps de l’animal et son dos cambré. Elle est belle. Attirante. Ce genre de beauté qui vous rend fou. Il revient à la réalité et lui offre un sourire délicieux, l’observe et applaudit. Il doit bien l’avouer : elle n’a pas tord sur ce coup-là. « C’est parce que t’as jamais monté à cheval. Tu verras quand tu reviendras sur la terre ferme, tu verras pas le monde pareil… ». Un sourire complice s’installe sur ses lèvres. Il sait de quoi il parle, il monte depuis tellement longtemps et à des centaines de fois du monter à cheval puis retourner sur la terre ferme. L’horreur. La liberté s’envole et seule reste cette froide sensation de n’être rien. Qu’une goutte d’eau dans un lac. Qu’un atome dans le monde entier. Mais il n’ajoute rien, il place ses pieds dans les étriers et observe sa position, la conseille et l’admire comme un maitre le fait avec son élève. Elle a de belles attitudes d’une grâce exquise et à certains moments il lui semble voir l’attitude d’une compétitrice en dressage. Le visage fin et le regard pointé droit devant elle. Elle est intelligente et sûre d’elle. Un mélange explosif. Elle lui demande ce qu’il compte faire ensuite et Gaël s’arrête un instant. L’envie de monter grimpe en lui de plus en plus et il se remémore alors son entretien avec son cardiologue lui disant de ne rien tenter. Il pourrait mourir aujourd’hui s’il montait. Il pourrait mourir aujourd’hui s’il lui arrivait malheur et qu’il ne pouvait pas la protéger comme il fallait. Au diable les médecins, tous une bande d’escrocs. La passion qui prenait place en lui était seule maitresse de son corps et de ses décisions. Il monterait et crèverait sur cette belle bête s’il le fallait. Gaël prend son harnachement et appelle en douceur une autre jument de couleur marron qui se promène. Il caresse tout en douceur son museau et sourit, elle le connait, elle est sa préférée. « Alors ma puce, tu m’as tellement manqué… », Lui murmure-t-il alors que leurs regards se croisent. En une minute elle est harnachée et Gaël monte en souplesse sur son dos. Les années d’expériences ressortent dans sa posture et son attitude. Il la manie rapidement et de façon efficace. Il observa alors Sarah qui se tenait encore parfaitement assise sur sa selle et lui sourit avant de lui confier son fameux secret, celui qu’elle avait sans nul doute déjà percé. « Si tu te demandes si je bosse ici, la réponse est : oui ! Et si tu te demande ce que j’y fais : je suis professeur d’équitation. ». Tout était clair ainsi. L’honnêteté, quelque chose d’important aux yeux de Gaël, surtout dans ce genre de rencontre où la personne a besoin de se sentir en parfaite confiance avec la personne qu’elle côtoie. Il lui expliqua ensuite les rudiments de l’équitation, le stricte minimum pour une première balade et revint ensuite sur l’endroit où ils iraient. « Je te propose de faire une balade et de ne arrêter quelque part et puis ensuite on rentre pour maximum 18h ici. ». Sans attendre une quelconque réponse il fait claquer ses reines et part, la jument qui porte Sarah le suit et ils s’enfoncent dans la forêt et débouche sur une colline après une bonne demi-heure de balade. L’endroit était saisissant. Devant eux s’ouvrait un spectacle à couper le souffle : les roches épousaient parfaitement le sol et formaient un mur au loin et en-dessous d’eux, un gouffre. Gaël descendit et sourit, il adorait cet endroit. Non loin d’eux un petit plan d’eau était là. Il s’approcha alors de Sarah avec un sourire tendre et lui tendit la main comme un parfait gentleman : « J’adore venir ici… C’est parfait pour réfléchir et se prendre une claque en pleine gueule. Tu viens ? ». Il sourit plus largement et son regard se perd dans le sien. Une folle envie de l’embrasser nait en lui et pourtant il n’en fit rien. Il voulait simplement qu’elle descende…

ps. Désolée pour cette daube, j'ai presque honte Arrow

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Mer 11 Juil - 22:35



Lonely days and nights



Gaël semble hésiter un moment avant de finalement se décider à équiper une autre jument. Je n'ai put comprendre la source de son doute mais même si j'avais eu la possibilité de plonger mes yeux dans les siens, je n'aurai sans doute pas pût le faire. C'est un léger sourire qui se dessine sur mon visage quand je vois Gaël s'approcher de la jument qu'il a appelé. Instantanément, la scène à laquelle j'assiste me fais penser à une célèbre scène de cinéma. Dans cet instant, Gaël peut être désigner comme l'homme qui murmure à l'oreille des chevaux. Il m'attendrit un peu plus et c'est avec rêverie que je continue de le fixer, patiente mais à la fois pressée de le voir sur l'animal. Je reste sur ma faim. Je ne doute pas un seul instant de la grâce qu'il peut dégager, du haut de son compagnon et qu'il soit d'autant plus charmant qu'il est déjà. Je m'humecte les lèvres et le voici enfin perché et c'est à cet instant que nos regards se croisent à nouveau. Je le détourne même, gênée de la façon avec laquelle je pouvais le contempler. Presque au point que mes joues deviennent rouges. Quand je relève la tête, je vois le sourire que Gaël m'adresse et c'est avec sincérité et douceur que je lui rends. « Si tu te demandes si je bosse ici, la réponse est : oui ! Et si tu te demande ce que j’y fais : je suis professeur d’équitation. » Ce n'était pas dur à deviner mine de rien. Il est vrai que je me suis posé la question à savoir pourquoi il m'emmenait là mais maintenant ce n'est plus un secret pour moi. Je ressens même une certaine fierté à savoir de lui quelque chose de personnel. Les confessions rapprochent, c'est certain. Mes yeux pétillent presque tandis que devant moi, Gaël se livre une alliance presque intime avec sa jument. J'en frisonne presque, subjuguée par la vue – par les sentiments qu'ils me font éprouver. J'inspire doucement, respire – inhale ce parfum de la nature, mes doigts dans la crinière de Lilas. Et d'une voix douce, je chuchote à son oreille quelques mots.« Ils sont tellement beaux. » C'est ensuite qu'une proposition de ballade se fait. Je n'ai pas le temps de répondre que dans la hâte, le cavalier s'en va après m'avoir expliqué les quelques bases. Soit, c'est les mains immobiles que je laisse sur la bordure de la selle. Et comme si la Belle avait capté ma détresse qu'elle s'en va déjà au galop, filant vers Gaël pour le suivre.

Le paysage est splendide, différent au fur et à mesure que les minutes s'écoulent. Ici et là, cela me rappelle un peu la Normandie de mon enfance. Et un sourire étire ma bouche. Je ferme les yeux savourant la caresse du vent sur mon visage. Je voudrai sentir la brise e faufiler dans mes cheveux mais préfère garder le casque par mesure de sécurité. L'appréhension que j'avais de monter Lilas s'est depuis longtemps envolé. Je me délecte de ses multitudes de sensations que me procure la promenade. L'horizon au loin, on s'enfuie sur les étendues de prairies verdoyantes qui se succèdent. Je me sens légère, transportée ailleurs, loin de tout et en communion totale avec la nature. J'ouvre les yeux et voit au loin la silhouette de Gaël. Droite. Son dos étiré, ses cheveux au vent et c'est son visage qui me manque. Je le revois quand Lilas accélère dans son galop pour remonter à la hauteur de son fidèle ami. Tandis que Lilas accompagne son amie la jument c'est un nouveau regard que je lance à Gaël...sans vraiment de retenue. Après tout, c'est davantage que l'envie y est. Alors pourquoi la refouler. Ce serait si dur de résister.

Au loin, une forêt se dessine et c'est après avoir traverser la colline que nous passons la lisière. Il fait frais et cela soulage de la chaleur qui enveloppe l'atmosphère depuis l'aube. C'est une autre butte que nous rencontrons ensuite pour arriver dans une nouvelle dimension. Mon cœur se serre à la vue de ce spectacle. J'en laisse échapper un soupire d'admiration. Mes pupilles brillent davantage. C'est magnifique. C'est tandis que je suis envoûtée par la beauté du lieu et de cette magie qui se dégage de toute part que la voix de Gaël me ramène à la réalité. Dans le gouffre, c'est presque avec un écho que sa voix résonne. Je vois sa main tendue vers moi. Je le regarde fixement encore chamboulée par ce si grandiose panorama. Émoustillée, je le suis. Ma main vient rejoindre avec douceur le creux de sa paume mais c'est alors que je me fige. J'ignore comment descendre de là. Je lâche Gaël, quittant la chaleur de sa peau qui réchauffe la froideur de la mienne pour les positionner sur les hanches de la jument.
Mains froides, cœur chaud.
C'est en faisant la moue, les sourcils légèrement froncés que je retire mes pieds des étriers. Ce n'est sans doute pas la façon qu'il faut utiliser pour descendre mais qu'importe. Je me sens pas vraiment à l'aise et c'est avec hâte que je veux retrouver le sol bien que je prends conscience du désenchantement qui vient après être monté, comme m'avait prévenu Gaël. C'est sans doute avec amusement qu'il doit me regarder faire car je ne possède plus son aide bien que sa main tendue voulait à la base dire ça... « Va y, ris. Je t'en prie. » dis malicieusement. Je lui donne mon autorisation sachant que sous les yeux d'un professionnel comme lui, la scène que je lui offre est plus ou moins folklorique. Un geste de plus et c'est avec maladresse que je me laisse glisser hors de la selle. Je manque de tomber par terre et c'est avec mes mains sur les épaules de Gaël que je me sécurise, le cœur battant. Le souffle court, je retiens mon cri et niche ma tête dans le creux de son cou tandis que je desserre mes doigts de son tee-shirt. C'est quand je relève mon visage que je mets à rire. Tandis que mes pieds on rejoins la terre ferme après avoir quitter les bras de Gaël. « Excuse moi. » dis-je en m'écartant, un peu gênée, le cœur battant à tout rompre. J'ose à peine le regarder car c'est sa bouche qui attire mon attention.
C'est sans doute avec moins de chance que j'aurais put me rapper la cheville avec l'étrier. Je laisse le casque à proximité de Lilas, dégageant enfin mes cheveux châtains dorés.

When by the water we drink to the dregs
Look at the stones on the river bed
I can tell from your eyes
You've never been by the riverside

Je m'éloigne de Gaël, lui tourne le dos pour m'approcher de la rive d'une rivière. Je m’accroupis, y trempe mes mains et relève la tête pour laisser aller mon regard sur la courbe des roches. « C'est magnifique, ici ! »

Je me suis relevée et demeure à proximité de la crevasse. Je me penche légèrement en avant et recule d'un pas, pas franchement rassurée.

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Jeu 12 Juil - 16:30


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞


La balade se poursuit à mesure que les galops de leurs chevaux les guides. Tout va vite. Le monde défile devant leurs yeux sans qu’ils ne puissent en garder un seul souvenir imprimer, seule cette sensation agréable de paix intérieure reste. Pire qu’une drogue, ces balades étaient devenues vitales pour Gaël et souvent, après les cours qu’il donnait, il se laisser aller à un petit moment de détente en compagnie d’un cheval, partant au bout du monde pour oublier comme l’homme est sale et horrible. Partager cet instant avec Sarah représentait beaucoup au jeune homme, il appréhendait cet instant où elle découvrirait cette part de lui simple et naturelle. Loin, bien loin du prédateur de leur rencontre. C’était dur. Dur de s’ouvrir au point de lui montrer son jardin secret. Et pourtant si naturel. Il lui semblait que cette jeune femme méritait de voir cet endroit. Elle était vraie. Unique. Ce genre de personnage que l’on rencontre une seule et unique fois dans sa vie et que l’on aimerait garder à ses côtés à jamais. Ainsi ils s’y retrouvaient. Dans cette oasis. Un havre de paix qui restait vierge de toute pollution, de toute dégradation due au monde des hommes. Ils étaient sur une autre planète que seuls les esprits libres peuvent apprécier à sa juste valeur. Une qualité rare et belle qui se perd de nos jours. Sarah semble apprécier le paysage qui s’ouvre devant ses yeux et Gaël en est ravi, charmé. La beauté de son corps et la noblesse de son âme le flattait, lui donnait envie de la connaitre un peu plus. Son corps n’était plus une tentation, il était un appel à la douceur et à la volupté. Un appel à l’attente. On aurait dit une vierge. Une nymphe plantée sur son cheval. Au seul détail prés que parfois, elle se cramponnait de peur de perdre l’équilibre sous un galop harassant. Lorsqu’ils s’arrêtent il agit en gentleman et lui propose de l’aider à descendre mais elle agit comme un clown. Son instinct veut qu’elle retrouve le sol sans pour autant avoir d’intermédiaire entre la hauteur de la jument et la terre ferme. Ah si : lui. Le jeune homme se prit à rire, elle lui rappelait une petite fille qui venait à ses cours d’équitation et qui avoir peur du vide. Cette fille avait quelque chose d’enfantin et soudainement, l’idée de coucher avec elle ressemblait à un viol de l’innocence même… Il ne peut s’empêcher de trouver la scène hilarante malgré le fait qu’elle ne trouve ça absolument pas drôle.

Elle manque de tomber et Gaël agit par instinct. En sentant ses mains sur ses épaules il agrippe ses hanches avec fermeté et la colle à lui pour qu’elle évite de se faire mal en glissant. L’action n’a duré qu’une seconde et son cœur à fait un bon. Son visage niché au creux de son cou il sentait son souffle court. C’était plus intense encore que n’importe laquelle des caresses qu’il avait pu avoir dans sa vie toute entière. Il ferma les yeux et se laissa porter par l’odeur de ses cheveux qui lui montait au nez. Bientôt elle desserrait l’emprise qu’elle avait sur lui et il comprenait qu’elle avait besoin de reprendre cette distance qui leur allait bien à eux deux. S’excusait en même temps. « C’est… Ce n’est pas grave ! Je n’allais pas te laisser t’écraser comme une crêpe de toute façon ! ». Il se permet un sourire gêné. Cette proximité l’avait remué. Son cœur battait encore la chamade alors que le contact de son corps restait ancré sur lui. Il aurait voulu que ça dure un peu… Seulement pour garder encore un peu l’impression de n’être pas seul. Elle s’en va admirer le grand espace qui s’ouvre devant ses yeux et Gaël prend le temps de se remettre de ses émotions. Du regard, il dessine les courbes sensuelles de son corps à moitié dénudé. Ses longues jambes. Ses fesses cachées par son short. La ligne délicieuse de son échine qui remonte jusqu’à sa nuque. Ses cheveux châtains cachés en partie par la bombe qu’elle portait encore. Elle était ce genre de beauté simple. Sans artifice. Qui a seulement besoin de vie pour charmer. Seulement besoin d’autre pour exister. Admirée elle ne s’en rend même pas compte. De l’effet maléfique qu’elle pouvait avoir sur les hommes. C’était pour une beauté comme celle-ci que Troie s’était vue possédée par Sparte. Une Hélène. Voilà ce qu’était Sarah. Ce genre de femme pour laquelle les hommes s’entretuent. Beaucoup devaient la désirer et peu d’entre eux devaient avoir la chance unique de faire partie de ses élus. Une part de lui rêvait d’en être un. Une autre, était terrifiée à l’idée de se confronter aux autres élus… C’était moche de se dire que ce genre de femmes avait le pouvoir sur lui. Eux. Nous. Que des pantins. Voilà ce qu’ils étaient. Mais franchement, ça ne le dérangeait pas le moins du monde… Bien au contraire.

Il finit par s’approcher de la jeune femme qui se trouve proche de la crevasse et sourit avec tendresse. Cette bombe gâchait la beauté de son visage, ses cheveux ne retombaient pas naturellement. Il prit le temps de s’approcher pour la lui ôter doucement et se permit quelques mots, gêné par le geste qu’il venait d’avoir. « C’est juste que, c’est chiant à porter alors je l’enlève toujours dés que j’en ai l’occasion. ». Il l’enleva donc rapidement, ses mains tremblantes ne l’aidaient pas. Un soupire plus tard leurs bombes se retrouvaient au sol et le rythme cardiaque du jeune homme ne semblait pas redescendre d’un pouce. C’était horrible. Une sorte de torture. Son cœur pouvait lâcher en une seconde. Un battement manqué et c’était la fin. Cette pensée lui fit une montée d’adrénaline et il se tourna vers la jeune femme. « T’as déjà regardé le ciel sans rien faire ? ». Il se permit un sourire franc et s’allongea sur le sol pour regarder le ciel. Lorsqu’elle le rejoint il sourit et observe le ciel. Un long silence s’installe alors. Seuls les battements de son cœur viennent briser la paix qui règne sur les lieux. Il ferme les yeux et sent la brise chatouiller son corps étendu sur le sol. Lorsqu’il les rouvre, le ciel arbore des nuages de différentes formes et de différentes tailles. L’un d’eux à une forme de cœur et il tourne la tête vers la jeune femme et se demande l’espace d’un instant si elle l’a vu, si elle aussi a sentit son cœur louper un battement lorsqu’elle l’a entraperçu. Malheureusement il n’ose plus prendre la parole. Briser cet instant est beaucoup dangereux. Alors il regarde de nouveau le ciel qui s’étend à perte de vue et avale sa salive. Il n’arrivait pas à croire qu’il allait faire ce genre de chose. Il se sentait presque con d’en avoir l’idée. Lentement, doucement. Sa main se rapprocha de celle de la jeune femme. Leurs peaux se rencontrèrent et il finit par poser sa main tremblante sur la sienne. Leurs doigts s’entrelacent et il sent son cœur accélérer dans sa poitrine. Il ne s’y attendait pas. Oh ça non. Mais il se sentait bien. Parfaitement détendu comme un petit garçon qui reçoit un cadeau de sa maman. Il avale une nouvelle fois sa salive et commence à parler. La gêne l’emporte. « Je… Tu… Je ne t’ai même pas demandé la raison pour laquelle tu avais accepté de me suivre… T’avais… Pas peur de moi ? ». Il se prit à sourire l’espace de quelques secondes. Si là elle n’avait pas peur de lui. Alors autant qu’il se tire une balle parce qu’il y avait de sérieuses raisons ! Il ne savait même pas pourquoi il avait décidé de prendre sa main. Peut-être parce qu’il voulait y toucher. Ses sentir plus proche d’elle… Plus qu’une proximité des cœurs. Une proximité des corps. Et à cet instant précis, sa plus grande peur restait bien qu’elle décide de retirer sa main et lui hurle au visage qu’il n’était qu’une merde…


ps. MYGAD la chanson que t'as posté est juste une tuerie, I'M DEAD

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Jeu 12 Juil - 22:59



Lonely days and nights



Tandis que je me perds tranquillement dans la profondeur obscure de ce trou béant, je sursaute doucement en entendant la voix de Gaël. J'avale ma salive. Il est derrière moi, très proche et ses mains se trouvent sur le sommet de ma bombe. Je lève les yeux pour pouvoir le regarder. Je suis si petite à côté de lui. Mais bizarrement cela me donne l'impression d'être en sécurité. Son sourire m’éblouit et je le laisse faire. Je sens mes cheveux retomber sur ma nuque. Un silence se pose et nos regards ne se lâchent plus jusqu'à ce qu'il me propose de regarder les nuages. Il s'allonge et je le regarde un temps avant de l'imiter. Je tâche de laisser quelques centimètres entre lui et moi mais pas si important.

Bien sûr que oui, cela m'est déjà arrivé de ne rien faire à part contempler le ciel. C'était à vrai dire, mon jeu favori depuis toute petite. A ce jour, c'est toujours le cas. Je me souviens alors de ce que me disais mon père à l'époque. J'avais une imagination débordante et si je trouvais des nuages de toutes sortes, je constate que cela n'a pas changé. Un sourire nostalgique se dessine sur mon visage en pensant à mon père. […] Cela faisait une éternité que je ne me suis plus abandonnée de cette manière. Je vois des animaux imaginaires, des sucreries car sans doute ai-je un peu faim. J'ai même envie de rire quand je perçois la forme d'un hippopotame. Mais je me pince la lèvre et perds mon euphorie quand j’aperçois un cœur se dessiner dans le blanc immaculé d'un cumulus.* C'est perturbée que je suis. Mon cœur rate un battement. Est-ce que Gaël a croisé son chemin ? A t-il distingué la finesse de sa forme ? J'aimerai tourner la tête pour pouvoir percevoir un indice mais je ne fais rien. Quelques instants plus tard, tandis que je penche légèrement ma tête sur le côté pour pouvoir décrire l'allure d'un cirrus, je fronce légèrement les sourcils et détends mon visage en sentant la main de Gaël qui frôle la mienne. Je m'humecte les lèvres et le laisse faire, un battement une nouvelle fois, dérègle mon rythme cardiaque. Tout mon corps est parcouru d'une chaleur. Les doigts de Gaël viennent s'entrelacer aux miens et c'est une fois de plus que je sens ma poitrine se contracter. Je l'écoute, marque un court silence et entrouvre la bouche, presque je chuchote. « Plus ou moins...Peut être encore un petit peu. » Ce qui est vrai. Si je vois de moins en moins Loïc à travers sa personne, j'ai encore cette appréhension de souffrir à cause de lui. Mais j'ai eu envie de le suivre, lui laisser une chance. « Pourquoi pas. » dis-je simplement. Je viens plonger mes yeux dans les siens. Je ne veux plus rompre ce lien si fort. Tellement intense que mes yeux dérivent sur ses lèvres pulpeuses et roses. Trop gourmandes. Sans que je ne contrôle rien, c'est à cet instant que le monde s'écroule tout autour de moi, bien que magnifique... Sa splendeur devient disgrâce. Je lâche la main de Gaël et me cache le visage un instant.

Plusieurs sensations : le cœur qui bat plus fort, les mains davantage plus froides. Une impression vertige malgré le fait que je sois couchée. J'ai tellement envie de choses. Des choses que je me suis interdite depuis longtemps, que je n'ai plus l'habitude de faire. Pourquoi a t-il fallut qu'un garçon chamboule mon existence ? Je ne crois plus au destin, ni en l'âme sœur. Cette pensée donne à mon cœur le risque de lâcher par tant d'émotions. Je n'en peux plus, je suis à bout. Pourquoi est ce que je vois toujours si loin ? N'ai-je pas tiré un trait sur les hommes ? Gaël.

Je suis perdue. Ravagée par la colère, la peine et la peur reprennent le dessus. Mon rythme cardiaque ne se calme plus. J'ai même du mal à respirer maintenant. Pourquoi Diable est-ce que je réfléchis autant, pourquoi Diable faut-il que je repense systématiquement à ce qui m'est arrivé ? Pourquoi Diable est-ce que je refuse d'être heureuse ? Je n'ai plus confiance en personne, ni même en moi.
Le silence perdure.

Je me sens coupable de ce blanc...presque pesant. Désolée de tout. De ce que je suis. La pression sur mon corps et mon cœur me donne presque mal à la tête. J'ai besoin de me rafraîchir, de reprendre mon souffle. Je me sens seule, broyée par la solitude... La solitude me dérange. Bien au contraire. Petite fleur fanée, au maux de corps et à la plaie au cœur. […] Si je restais plus longtemps près de Gaël, cela ne m'aidera pas. J'ai tellement honte de la femme que je suis devenue. La colère que je ressens vis à vis de Loïc ne fait qu'accentuer mon mal-être intérieur. Pourquoi a t-il fait ça ? Pourquoi m'a t-il ruiné ? Pourquoi ai-je cru en lui ? J'ouvre la bouche, essayant de reprendre mon souffle mais c'est comme si je ne peux pas. Des larmes montent aux yeux. Ô non, je ne pourrai pas empêcher mes larmes de couler...

Le problème ne vient pas de Gaël mais bien de moi ! J'ai envie de m'enfuir, de le quitter pour lui épargner à la fois cette scène mais surtout, de devoir supporter un jour de plus ma présence, mes pleurs et mes peurs. Il mérite mieux que moi. Partir loin, fuir à nouveau quelque chose qui m'échappe. Gaël. Mon corps est traversé par des frissons, ils deviennent bientôt tremblements. Je ne peux les éviter. Une grosse larme coule à présent sur ma joue. Puis une autre.

Je voudrai tellement être autrement pour lui... « Gaël » dis-je en retirant mes mains de mon visage. Mais rien de plus ne sort de ma bouche. J'ai envie de l’appeler au secours autant de lui dire de partir. De m'abandonner tant qu'il est encore temps. Le fréquenter était sans doute une mauvaise idée au final...cette pensée me déchire le cœur. Je sais éperdument qu'il peut être celui dont j'ai besoin pour me guérir. Dans mon tourment, je ressemble à un enfant effrayé par un affreux cauchemar. « Excuse moi Gaël » dis-je, dans un souffle – parole entrecoupée par un spasme incontrôlable. D'une main sur le sol je m'aide pour me dresser sur mes jambes mais j'abandonne en constatant la fébrilité de mes membres. Je m'essuie les yeux et inspire profondément. Je cherche à présent la main de Gaël et c'est avec fermeté que je lui serre. « Je voulais pas que...que tu me vois dans cet état. Je me sens tellement idiote...si tu savais. Ce n'est pas ta faute. » Je n'ose plus relever la tête de peur de croiser son regard. Je gâche tout. La seule chose que j'ai le courage de faire à l'instant c'est de jouer avec les doigts de Gaël. J'y glisse les miens et le serre vigoureusement, la peur au ventre qu'il me rejette. Bien que, c'est ce que je mérite...je m'accroche à l'espoir de le revoir mais dans le doute je veux savourer ces derniers moments à ses côtés. Mes mains glacées me donne l'impression qu'il les a aussi froides, bien que pas autant que moi. Je commence a avoir froid et la chair de poule recouvre ma peau. Je me pince la lèvre inférieure puis sans vraiment réfléchir je m'approche de lui, abattant toutes les limites que je me posais à son égard. Je me loge contre son torse, les jambes repliées. Si mon corps a arrêté toute agitation, mon battement de cœur demeure. Assurément différent, d'une façon que je n'ai plus ressenti depuis plus d'un an et demi...

Je ferme les yeux, bercée par la chaleur que dégage le corps de Gaël et apprécie le parfum qui embaume son cou. Ma tête sur son épaule, j'approche mes lèvres de sa nuque et mon souffle vient caresser sa peau. Puis, d'un geste tendre, je me cambre légèrement afin d'atteindre sa mâchoire pour y laisser une tendre bise en guise de remerciement. Sa présence réussit a calmer mes tourments. Sa proximité soulage ma peur, étonnement. Il se peut bien que je l'apprécie sans doute plus que je ne l'aurai pensé... Bien que, si promptement. Restes près de moi, je t'en supplie.

Stay with me, baby stay with me
Tonight, don't leave me alone [...]

Don't run away....
And it's hard to love again
When the only way it's been
When the only love you knew
Just walked away. [...]

Taste your lips and feel your skin
When the time comes baby
Don't run just kiss me slowly.

________
*nuages de beau temps.



hj : ô mon dieu, je pensais pas que j'allais être aussi inspirée ! je suis désolée, mais vraiment ! bon...quoi qu'il soit, tu as quartier libre...si tu vois ce que je veux dire
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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Ven 13 Juil - 14:42


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞


La tendresse est une chose rare et précieuse. C’est peut-être pour cette raison-là que Gaël hésitait à en faire une marque à Sarah. Allait-elle comprendre le message ou allait-elle se braquer ? Ses membres se contractaient à l’idée qu’elle puisse le rejeter, seulement parce qu’il avait l’impression d’être utile et bien, une impression qu’il avait eu rarement au cours de sa vie. Et qui lui faisait un bien fou. Cette fille avait le don de l’apaiser. Sûrement parce qu’elle était quelqu’un de posé et d’observateur quand lui est dynamique. Dans un certain sens, ils se complétaient. Ils formaient un tout explosif et plein de retenue. Ce genre de mélange que l’on savoure pour la douceur de son gout et la fraicheur de son caractère. Ils étaient jeunes et ils avaient la vie devant eux alors pourquoi toujours chercher à courir le plus vite, à vivre le plus vite. A se dépasser. Se torturer. Se démonter le crâne en cherchant ce qui n’allait pas quand ils avaient la chance de pouvoir mettre le tout de côté pour en apprécier d’autant plus la vie qu’ils menaient. Les deux jeunes se retrouvent enfin seuls et Gaël prend assez de courage pour s’exprimer. Il cherche à détendre Sarah qui se trouve a côté de lui et qui semble bouleversée par ce simple geste. Un geste anodin pour certains. Mais qui ici, ressemblait à déplacer une montagne. Il leur fallait du temps. Pour apprendre à se connaitre et à s’apprécier. Du temps aussi pour qu’ils se sentent prêts, tous les deux, à agir sans craintes. Alors qu’elle répondait le jeune homme se prit à soupirer légèrement, expirant un air empli de déception. Il essayait tant bien que mal de la dissimuler mais elle perdurait au creux de son cœur. Il était déçu. Déçu de l’intimider. Déçu de n’être encore qu’un étranger à ses yeux. Déçu de ne pas avoir su gagner sa confiance par les gestes qu’il avait faits envers elle. Sa franchise lui glaçait le sang et lorsque leurs regards se croisèrent, se fut pire encore. Il avait l’impression de tomber. La tête la première dans un puits sans fond. Un gouffre. Un flot de sensations ininterrompues venait balayer son corps jusqu’à son cœur. Il y eu un sursaut. Et puis plus rien. Elle ôta sa main. Il se sentit gêné. Avala sa salive douloureusement alors qu’il comprenait qu’il n’avait pas bien agit. Pourtant il n’avait pas lâché son regard. Il n’avait pas tenté d’admirer la beauté de ses traits ou même sa poitrine généreuse. Par contre, elle, elle avait lâché. Ses yeux avaient glissés jusqu’à ses lèvres et un désir avait vu le jour. Ce genre de désir qui ressemble à un pêché et qui vous fait croire que vous êtes un monstre lorsque vous agissez seulement en un être humain. Elle avait beau ne pas ouvrir sa bouche, ses gestes la trahissaient. Elle avait quelque chose en elle qui l’empêchait de vivre. Quelque chose de violent et de fort. Plus fort encore que ses désirs.

Un douloureux silence s’installe alors qu’elle se plonge en elle-même. Elle pense. Gaël attend. Son cœur bat à tout rompre alors qu’il cherche une solution pour ramener la paix intérieure qu’il avait sentie lorsqu’il tenait sa main mais aucune idée ne venait à son esprit. Il était vide. Une seule image perdurait. Celle d’une jeune fille belle comme un ange qui l’appelle à grand cris, lui demande de l’aide. Un flot de sentiments s’entrechoquent en lui. La peur, la colère, la déception, la culpabilité, le désir, l’excitation. La peur. Un seul sentiment restait fort, présent, intense. La peur. Cette saloperie le prenait aux tripes et faisait ressortir sur ses traits délicats une crispation. Il a peur de beaucoup de chose, Gaël. Dans sa vie, il a eu peur de beaucoup de choses. Mais aujourd’hui, aucune de ces anciennes peurs pouvaient rivaliser. S’attacher aussi vite, c’était pas son truc. Mystérieux, solitaire. Il cultivait une image d’homme insaisissable et pourtant elle avait réussit à le toucher en plein cœur. A croire que cupidon lui-même s’était amusé à lui tirer une flèche dans le derrière pour qu’il souffre encore plus. Malheureusement il n’arrive pas à attraper, à capter la raison pour laquelle il se sent aussi faible face à elle. Quelque part, il se refuse à affronter une réalité qui le perturbe. La distance qu’elle met entre eux lui donne l’impression d’imploser. Une bombe à retardement. Voilà ce qu’il devenait lorsqu’il n’avait pas le droit à ses faveurs. Une pourriture. Voilà ce qu’il pourrait devenir si elle risquait un jour de l’abandonner. C’était horrible. Dangereux comme sensation. Il secoua rapidement la tête pour s’ôter ces pensées détraquées du crâne avant de tourner la tête vers Sarah. Elle restait figée dans ce mutisme qu’elle avait formé quelques secondes auparavant… Des secondes qui à ses yeux, ressemblaient à des heures. La façon dont elle prononce son prénom lui brise le cœur. Il expire douloureusement un air empli de culpabilité. Il avait fait naitre en elle des sentiments qui la perturbaient. Il était idiot. Egoïste. Il l’observait alors qu’elle dévoilait enfin un visage marqué par quelques larmes. Un sursaut dans sa poitrine. Un frisson le long de son échine. Comment se faisait-il qu’il la trouvait aussi belle alors qu’elle pleurait ? Elle commence à bouger, à vouloir se redresser et s’excuse pour son comportement. Le jeune homme l’observe. Muet. Il a l’impression que le silence vaut mieux que des mots. Il a surtout peur que sa voix se brise si jamais il tente d’enchainer les syllabes. Les mots se bloquent dans sa gorge. Il ne peut que l’observer, l’admirer. Une beauté brisée. La plus belle des images qui puisse exister. Tout simplement parce qu’elle reflète un sentiment qui vous chamboule. Qui vous retourne le cœur et vous donne envie de hurler au secours. Parce que jamais on ne peut abandonner une personne qui arbore ces signes. Parce qu’une beauté pareille ne mérite pas d’être abandonnée. A cet instant précis, il aurait tué n’importe qui pour elle. Il aurait déplacé des montagnes et lui aurait montré le soleil s’il le fallait. L’aurait protégée et détestée. Aimée et abandonnée. Lui prouver qu’elle n’est pas seule dans ce monde à ressentir une profonde détresse. Parce qu’elle est un être humain.

Elle serre sa main et il sent à peine la force qu’elle met. Prête à broyer celle-ci de ses mains frêles. A vrai dire, il n’en a que faire de souffrir de cette marque de tendresse. Parce que maintenant il souriait. Ce soir béat de l’homme qui se sent présent pour la beauté qu’elle est. Elle s’approche et le temps s’arrête. Les secondes s’écoulent lentement et Gaël comprend que l’instant est magique. Beau. Pure. Elle ressemble à une enfant. Elle cherche le réconfort. La protection et il n’a plus peur de la lui donner. Peut-être qu’il pourrait mourir dans la seconde qui suivait mais à cet instant précis il n’en avait que faire. Il mourrait comme l’homme le plus heureux du monde. Il avait réussit. Réussit à apaiser la tempête qui s’acharnait dans le crâne de cette douce demoiselle. Il se mouille les lèvres avec sa langue et resserre ses bras autour du corps de la jeune femme. Ils sont seuls au monde. Les chevaux sont plus occupés par l’herbe verte qui se présente à eux. Personne ne les voit et c’est dans ces instants-là qu’on est réellement nous-mêmes. Si j’avais été un astre, je lui aurais décroché la lune pour que ses larmes deviennent des étoiles… J’ai préféré l’enserrer dans mes bras, juste pour lui montrer que je ne suis qu’un homme. Il ferme les yeux et son rythme cardiaque s’apaise immédiatement. Les battements deviennent sereins et doux. L’air est frais et il la réchauffe. La protège du monde extérieur. Bien trop violent. Il aurait honnêtement pu rester dans cette position toute sa vie si seulement elle n’avait pas bougé de quelques centimètres. Lui rappelant par la même occasion que leurs membres allaient bientôt s’engourdir. Le baiser qu’elle dépose dans son cou provoque alors un frisson imperceptible le long de sa colonne vertébrale. Son odeur l’enivre. Il était sous l’effet délicieux d’une drogue douce. Une drogue qui est bonne pour lui. Une drogue qui l’aidait à être enfin normal. Il décide de desserrer son étreinte et l’aide à relever la tête pour qu’il croise son regard et s’y plonge une nouvelle fois. Son rythme cardiaque accélère de nouveau parce qu’il sait que des envies contradictoires viennent en lui. Il sait. Le sent. Tout son être le lui cri. Son cœur le supplie et sa raison l’encourage. Alors sans réellement s’en rendre compte, il approche tout doucement son visage de celui de la jeune femme. Il mouille ses lèvres et leurs nez se touchent. Il sent alors la douceur de sa peau. Leurs regards ne se quittent pas. Il ferme les yeux. Le temps suspend son vol. Leurs lèvres se touchent. S’il avait du décrire cette expérience, il l’aurait dite intense, violente et sensuelle. Il l’aurait dite délicieuse et douloureuse à la fois. Il n’avait déposé qu’un doux baiser sur les lèvres d’un ange. Il avait l’impression d’avoir embrassé une femme pour la première fois. Son cœur s’était arrêté net. Silence radio. La connexion était coupée. Rien à présent n’avait réellement d’importance. Ses lèvres devenaient une drogue. Son envie devenait sauvage. Il s’écarta difficilement. Douloureusement. Avec une impression de n’en avoir malheureusement pas eu assez. Il ne savait pas quoi dire ni faire. Alors il balbutia un léger. « Désolé. ». Avant de détourner le regard et d’avaler sa salive. Quelque part, il n’avait pas honte de son geste. Il était seulement gêné de devoir revenir à la réalité. Celle où il allait se prendre une gifle en plein visage par la fille qui venait de lui apprendre la valeur d’un vrai baiser. Celui où on ressent quelque chose. Celui qui vous touche. Celui qui vous bouscule.


ps. I'M DEAD littéralement. Le rp le plus touchant de toute ma vie, j'en suis encore retournée, j'ai presque envie de chialer Et oui, Gaga dit un mot, mais on s'en fout

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Sam 14 Juil - 1:12



Lonely days and nights



Ma tête posée sur son épaule, je reste les yeux fermés quelques secondes de plus avant d'ouvrir une nouvelle fois mes paupières quand je sens ses bras se détendre quelque peu. La pression qu'il exerçait sur mon corps avait quelque chose de bénéfique. Et c'est sereine que je suis à cet instant. Je le laisse relever mon visage et me perds dans ses sombres pupilles parsemées d'étoiles, me semble t-il. Mon regard doit être tout aussi pétillant et je ne cherche pas à le cacher. Son souffle effleure mon visage délicatement et c'est avec douceur qu'il rapproche ses lèvres. Je ne bouge pas, subjuguée par l'intensité de ses prunelles et par la magie de l'instant.

I don't quite know
How to say
How I feel

Allongée dans ses bras je recueille sur mes lèvres la douceur des siennes. Je ferme les yeux, transportée par la volupté qui se dégage de son baiser.

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world ?

Mon cœur se serre, appréciant ce contact si intime. Quand sa bouche m'échappe, je lui en veux presque de rompre notre baiser mais c'est avec compréhension que j'accepte cette idée. « Désolé. ». Ma main est restée sur son torse pendant notre émoi. Je vois que sa joue quand j'ouvre à nouveau les yeux. Je fronce légèrement les sourcils et ma main quitte son emplacement initial pour venir se poser sur la joue de Gaël et la lui caresser, un peu tremblante. Les battements de mon cœur ne cessent de se bousculer dans ma poitrine. Il résonne presque dans mes tempes. Mais cette chanson n'est pas désagréable, bien que troublante...

Mes doigts se glissent sous son menton et avec subtilité je l'oblige à croiser mon regard une énième fois. Je me redresse pour finalement me dresser sur mes jambes avant de venir me rasseoir sur lui. Je me colle davantage, mes cuisses plaquées contre ses côtes. Je me rapproche, étape par étape – le corps tremblant quelque peu. Je viens frôler ses lèvres, doucement et le regarde un laps de temps avant de balayer mon inquiétude, écoutant mon désir enfoui au plus profond de moi depuis le début. Je capture sa bouche, mes doigts viennent se glisser dans ses cheveux bruns épais et je les serre dans ma poigne. Avec mes ongles, je cajole son crâne pendant que je m'attarde sur ses lèvres pulpeuses, sucrées, délicieuses et tentatrices. J'en deviendrai presque possessive, accroc sans aucun doute ! Je prends le temps, mon cœur prêt à lâcher à tout moment.

Cela fait si longtemps que je n'ai pas été aussi proche d'un garçon, aussi intime. Mes sensations physiques sont comme sur-développées. Le moindre frisson ravage mon corps. Laisser se confondre nos respirations est le plus délicieux des cadeaux. Je tremblote comme une feuille mais c'est avec ardeur que je m'abandonne à Gaël. Tout ce que j'ai retenu depuis un an et demi sort enfin. On peut me décrire comme une bombe humaine, à retardement aussi. […] La douceur de ses lèvres enflamme les miennes. Un tourbillon de chaleur brûle dans mon corps. Je n'ai plus envie de lâcher prise. Je suis même prête à rester là pour l'éternité. Dans ses bras, je suis réconfortée et me sens plus légère aussi de ce poids qui me blesse jour après jour. Ce lourd fardeaux que je traîne même en étant de l'autre côté de l'Atlantique – là où des kilomètres me séparent des lieux qui me rappellent sans cesse l’existence de Loïc et l'affreux soir où il a abusé de moi.

Au risque de se gercer les lèvres à cause de nos baisers qui n'en finiront plus, je suis prête à ne plus rompre notre bécot. J’entrouvre la bouche pour reprendre mon souffle, provoquant aussi bien Gaël en m'autorisant un geste suggestif : je caresse du bout de ma langue, sa lèvre supérieure et va jusqu'à lui mordre. Toute délicate, je cherche à prolonger ce baiser pour retarder sa fin...C'est avec gourmandise, enfin – que je goûte à sa langue. Je me sens pousser des ailes et je me bats aussi envers moi même pour me dégager de lui enfin de le libérer de mon emprise. Pas trop vite, joli cœur. Une larme perle dans le coin de mon œil tellement c'est intense. Effort exceptionnel. Exploit même. J'en suis toute retournée. Un pas de géant. C'est tellement important dans une seule journée : accepter de passer du temps avec lui, aller dans son jardin secret par une invitation, sentir sa main dans la mienne, goûter à ses lèvres une fois. Deux fois. Savourer la chaleur de son corps. Toujours avec ce même battement incessant...

Cela fait tellement longtemps que je n'ai plus l'habitude mais à travers mon baiser : la passion, l'envie se dégagent. L'un des plus tendres, des plus forts et des plus sincères que j'ai jamais donné depuis longtemps. Comme une victoire, je me laisse aller, rayonnante. Touchante, ardente.

Mon front contre celui de Gaël, je reste les yeux clos un instant. Je tâche de chasser le vertige qui m'habite, mes mains autour de son cou comme pour ne pas tomber. C'est par étape qu'il faut redescendre. Mes mains glissent vers son torse et j'éloigne mon visage du sien. Je capte son regard immédiatement et lui sourit, innocente. Ses lèvres me manquent déjà affreusement et c'est pour conclure que je me laisse tenter une ultime fois en baisant doucement la commissure de ses lèvres. Douloureusement, je creuse un léger espace entre ma poitrine et son buste. Mes jambes cependant, toujours repliées contre lui, je demeure là : nouvelle sur les bords – la crainte qui se dissipe davantage encore, presque au point de disparaître. « C'est moi qui suis désolée...j'aimerai...» dis-je pour commencer. Une pause. Un doute. Mais il s'envole aussi vite qu'il est venu en repensant à la journée que nous avons passé. Il n'est plus celui que j'avais rencontré en soirée. C'est à vrai dire ce que j'avais toujours perçu chez lui. Quelque chose de faux. Une sincérité qui demandait simplement de sortir. Gaël est tendre et sentir ses mains sur ma taille me fais réaliser que je suis la femme la plus chanceuse du monde. Il me rassure, m'encourage aussi à aller mieux. Si sa route a croisé la mienne ce n'est par le plus grand des hasards, non. La chance y est pour beaucoup mais le destin surtout. J'en suis persuadée et je ne veux pas qu'il m'échappe ! Il peut m'apporter sérénité comme moi je le rends sage. C'est à deux que nous trouverons le bien-être, seuls, sans l'aide de quiconque.

We don't need
Anything
Or anyone [...]

Je me pince la lèvre inférieure, surprise de me projeter aussi loin dans le futur. « ...j'aimerai être différente pour toi.» S'épanouir. Cela me manque. Je n'ai plus envie de réfléchir à présent. La peur m'a trop longtemps torturé...mon passé, trop tourmenté. Et pour me relever j'ai besoin d'une seule et unique personne : qui se trouve en face de moi, si proche. Gaël. L'avenir à ses côtés m'enchante déjà. « Mais je ne veux pas t'infliger des choses qui me dépasse. C'est déjà trop pour une seule personne. »

Mon regard au plus profond du sien, je lui pose une seule et unique question...veut-il partir, épargner son âme quand il est encore temps ou bien prendre le risque – voir plus loin que ce jour ?

Those three words
Are said too much
They're not enough
(But but above all, take time
Of doing things)

Je te prends la main, sagement et chuchote. « Merci. »



hj : Tellement heureuse de te faire autant palpiter. Rassures toi, c'est la même Arrow
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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Sam 14 Juil - 7:51


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞


Ses lèvres contre les miennes, j’aurais pu en crever. Elle est belle, douce et l’air devient saturé d’une nouvelle tension entre nous. J’aurais voulu que cet instant si fragile dure une éternité mais la retenue prend le dessus. Déception. Crispation des membres. Je reste sur mes gardes. J’attends sagement le jugement dernier. Que de savoir si oui ou non, elle va me tuer.

Embrasser cette jeune femme revenait réellement dans son top dix des choses les plus cools qui lui étaient arrivées avec : avoir réussit à être champion dans sa catégorie en équitation ou encore, réussir à faire un gâteau parfait et à le démouler sans foirer le tout. Gaël se sentait comme un enfant et elle avait réussit à bouleverser son corps tout entier, chambouler son cœur bien fragile. Il en rêvait encore, avait faim de ces lèvres pulpeuses et parfaitement dessinées qui l’attiraient à chaque secondes. Elle l’avait laissé s’approcher de la source et maintenant il désirait en boire encore et encore. Tout simplement parce que cette source procure un réel sentiment de bien-être. Du bonheur à l’état pur. Il était heureux. Heureux d’avoir pu accéder à cette place dans le cœur d’une femme si exceptionnelle, si atypique et si… douce. Sa main sur son cœur, elle sent l’émoi qu’elle provoque en lui. Elle sent son cœur s’emballer alors qu’elle remonte celle-ci jusqu’à son menton, leurs regards se croisent et il se sent défaillir. Dans son regard, aucune haine ni envie de s’enfuir. Elle n’a plus peur et il est dans un instant de béatitude. Il parait que le regard en dit bien plus long que les mots, à cet instant Gaël pensait que cette phrase était tout à fait juste. Il y sentait suinter le désir et la chaleur d’un corps avide de plus. Sarah a changé. Il le sent dans la candeur de son visage. La douceur de ses lèvres rosées par leur contact avec les siennes. Elle devient femme après avoir été enfant. Elle devient tentatrice après avoir été retenue. Dés qu’elle commence à bouger son cœur se serre.

Non, ne t’éloigne pas de moi. Pas encore. Attends que je me sois remit de la douceur de tes lèvres, de la chaleur de ton corps. Tu me perturbe. Tu me bouge le cœur. Le torture de la plus douce des façons. O nymphe emmène-moi vers ton Eden. J’ai tant besoin de croire en un paradis sur terre.

Elle se rapproche et il sent ses cuisses venir encadrer les siennes. Elle s’abandonne. A cet instant il devient l’homme le plus chanceux du monde que d’avoir la chance de toucher le corps d’une femme aussi prude. Quelque part, ce revirement de situation le flatte. Quelque part, elle n’était pas insensible à ses charmes. Leurs lèvres se frôlent et il côtoie l’AVC. Cette fille ne sait pas ce qu’elle fait faire à son cœur. Les montagnes russes. Elle le torture plus que moralement. Physiquement son corps devient fragile. Soumis à la volonté d’une femme qui ignore quels charmes elle a sur lui. Elle est comme une magicienne. Se joue des codes et des mœurs pour se sentir vivante. Elle nous bouleverse. Elle ignore la maladie et la peur. Brise les barrières. L’embrasse de nouveau. La fougue devient maitresse sur leurs âmes. Elle s’abandonne plus encore aux désirs qui la chatouillent. Il ne peut qu’en être ravis. Ses yeux fermés, Gaël savoure cette part de paradis à laquelle il avait rêvée depuis des années. Elle était sa pièce manquante. Elle était son « un ». Sous les apparences d’une femme la paix s’invite en son âme. Le cœur serein et léger il s’adonne aux plaisirs de la chair contenu dans un seul baiser, ô dieu, qu’elle est bonne. Il savoure ses lèvres et se laisse le désir prendre place et régir son corps. Ses mains remontent dans le dos de la jeune femme et viennent caresser doucement, lentement, la longueur de son échine. Il sentait sous le coton, ses vertèbres glisser sous ses doigts. Que son corps était beau et bien dessiné. Il ne cessait de croire qu’elle avait été créée par un dieu bon, qui voulait faire le bien. Ou bien alors, qui voulait rendre fou les hommes et détruire les peuples. Leurs lèvres ne se quittent plus. Elles se scellent dans un baiser ardent qui émoustille les corps et les cœurs. Son cerveau ne répond plus, ses gestes se font pressants et c’est avec une certaine fougue incontrôlée que le jeune homme place sa main sur l’épaule de Sarah et l’emprisonne dans une douce étreinte. Le désir sexuel nait chez lui et il tente de l’oublier. De se concentrer uniquement sur ce qu’elle lui offre mais la tentation demeure. Pesante et douloureuse. Il le sait. Elle ne lui offrira pas son corps. Pas tout de suite. Elle n’était prête que pour un baiser.

Quelle torture tu me fais. Je souffre. La chaleur, la peur et l’abandon de soi me prennent. Tourbillon de sentiments fugaces et contradictoires, le désir nait. Pur et violent. Il me prend aux tripes et me bouscule. Si jamais je n’ai pas le droit à la rédemption je plaide coupable. Coupable d’avoir aimé une femme aux milles charmes un peu trop tôt.

Alors qu’il découvrait sa langue le jeune homme reprenait son souffle et tentait de calmer les ardeurs de ses envies. Elles deviendraient bientôt trop fortes si elle continuait. Elle n’avait aucunement confiance de l’émoi qu’elle provoquait en lui. Son corps n’était que chaleur et désire. Il bouillonnait d’un désir violent : celui de lui arracher les vêtements et de lui prouver qu’elle n’avait pas fait le mauvais choix. Il ne pu s’empêcher d’émettre un léger grognement lorsqu’elle lui mordit la lèvre. S’en était trop. Elle devait s’arrêter maintenant si elle ne voulait pas qu’il dépasse les limites de l’entendement. Il ne voulait pas passer pour un fou furieux mais encore une fois, elle ne savait pas quel effet monstrueux elle avait sur lui… Leurs fronts collés l’un contre l’autre, Gaël tente de calmer les battements frénétiques de son cœur. Ses joues rougies par le désir passionnel qui avait vu le jour en lui. Ses yeux fermés, il respirait lourdement. De grosses inspirations et expirations d’air comme pour chasser le plus vite possible les émois qui restaient encore en lui. Seulement visibles par le tremblement de ses mains devenues moites. Il les descendit jusqu’à ses hanches pour chasser la bretelle de son soutien-gorge de ses pensées et attendit sagement. Le dernier baiser qu’elle lui offre l’achève. Il est devenu un simple jouet. Il relève les yeux pour croiser son regard et se permet un sourire tendre alors que la jeune femme reprend la parole. Elle a les lèvres rougies. Les siennes aussi. Encore chaudes de s’être trop aimées. Alors qu’elle parle il l’écoute. Les yeux toujours ouverts il se plonge dans son regard abyssal et comprend que cette fois était exceptionnelle. Qu’elle avait déplacé des montagnes dans un seul baiser… Il se permit un geste, plaça sa mèche derrière son oreille et haussa ensuite les épaules. Il n’était qu’un homme empli de désirs contradictoires mais tous ses sens s’accordaient à lui dire de foncer avec Sarah. D’oublier les craintes et les doutes pour ne penser qu’à eux. Qu’à elle. Elle allait devenir sa muse. Elle allait être celle à laquelle il penserait nuit et jour. Ce genre de personne rare que l’on rêve d’enfermer avec nous pour toute une vie. Dans l’espoir fugace d’en percevoir un peu de magie.

Procure-moi, ô muse, le sentiment de ne plus être homme. Je rêve de ta peau et de tes charmes. Je brise les glaces, les barrières de la mémoire pour en capturer la divine essence. Celle d’une femme aussi pure et douce que toi. J’aimerais te garder enfermée à jamais dans mon cœur mais le monde est cruel et les désirs dévastateurs. Je songe à un monde seulement fait de toi et moi, alors que le soleil, haut dans le ciel, est seul témoin de nos émois…

Elle le remercie enfin et prend sa main. Il sourit en voyant leurs doigts s’entrelacer de nouveau. Retour à la case départ. Il ne sait plus quoi dire ni faire alors il l’observe. Admire la finesse de ses traits et la douceur de son corps. Il va bientôt falloir qu’il ouvre la bouche et dire quelque chose mais les mots semblent être si futiles pour décrire ce qu’il ressentait à cet instant. Les mots ne sont pas le miroir de l’âme, le regard si. « Sarah, je… J’ai ressentit beaucoup de choses dans ma vie… Des choses douloureuses et des choses qui vous soulagent le plus souffrant des hommes. Mais ce que j’ai ressentit là, je l’ai jamais vécu avec personne d’autre que toi… Alors si tu m’offre la chance d’être présent dans ta vie… Et ce même si je dois souffrir alors… ». Il eut un soupir, un instant de réflexion aussi. Les mots étaient souvent emplis de mauvaises ondes ou de contre-sens et à cet instant précis, il ne voulait pas être mal comprit. « Tu ferais de moi le plus heureux des hommes… ». Ça y est, c’était bel et bien dit. Gaël avait même cette impression folle d’être soulagé d’un énorme poids qui reposait douloureusement sur ses épaules. Il releva les yeux et croisa le regard profond de la jeune femme. Elle était douce, belle. Enchanteresse. De nouveau, il scella leurs lèvres dans un tendre baiser et l’amena tout contre lui. Il sentait sa poitrine contre son torse. Sensation des plus agréables. Il la serra de nouveau tout contre elle, caressant en douceur ses cheveux d’une douceur extrême. Une partie de lui ne voulait pas revenir au ranch de peur de revenir à la vraie vie. Il ne voulait pas croire en un foutu départ précipité. Il voulait rester ici jusqu’à la fin des temps pour capter cette aura magique qui flottait dans l’air et émoustillait leur cœurs ardents. Malheureusement il n’était pas le seul ici. Peut-être que Sarah voulait rentrer chez elle. Ils avaient largement dépassé les dix-huit heures et le soleil se coucherait bientôt sur Phoenix, alors il dit d’une voix mal assurée. « On a dépassé dix-huit heure je crois alors… Si tu veux rentrer… Je te raccompagnerai… ». Il n’en dit pas plus. Ça lui coutait assez de prononcer ces quelques mots alors aller plus loin devenait un challenge qu’il n’acceptait pas de relever. Une partie de lui souhaitait faire l’amour à Sarah ici, dans l’herbe sous un coucher de soleil mais quelque part, il savait qu’ils n’étaient pas prêts. Et cette constatation le terrifiait…

ps. fiou c'était... chargé d'émotions

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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Dim 22 Juil - 23:55



Lonely days and nights



A travers son baiser, je me laisse transporter et davantage encore quand c'est moi qui prends les initiatives. Je ressens le désir de Gaël vis à vis de moi au fur et à mesure que je prolonge notre émoi. Si c'est à la fois excitant, je suis mine de rien apeurée...effrayée d'agir aussi vite, de mal faire et par conséquent de tout gâcher. Malgré le fait que cela fait depuis peu de temps que nous, nous parlions réellement.

Ce fût un certain malaise que je ressentais dans le regard de Gaël et tandis que je m'éloignait de lui, j'avais comme l'impression de manquer cruellement de quelque chose. De quelqu'un. D'une présence sûre et rassurante. La chaleur de son grognement et la façon avec laquelle il laisse aller sa main sur mon corps me donnent une raison de plus pour ne plus lui résister et pour une fois depuis si longtemps, écouter mon cœur.

Oh, oh, oh […]
Be my baby
I'll look after you.

La seule chose que je désire est de ne plus le quitter. Je sens ses mains remonter dans mon dos qui s'attardent sur la courbe de ma colonne vertébrale. Je frisonne et ne peut rien faire d'autre à part l'embrasser, profitant jusqu'à l'instant où nous allons nous quitter. Je regarde avec douceur la splendeur de son visage – la façon que ses yeux ont de briller, que ses mains s'abandonnent sur mon corps et plus particulièrement encore sur la poigne que Gaël me dépose sur l'épaule.

Je demeure le cœur serré et proche de Gaël. C'est comme impossible, que je préfère rester dans ses bras et cela jusqu'à très longtemps, une éternité s'il avait envie. Je bois ses paroles, l'écoute attentivement et perçois le moindre de ses mots. Une déclaration, un aveu. Mon ventre se serre et la peur me submerge quelque peu. C'est avec une certaine difficulté que je tente de parler pour lui répondre enfin.  « Ça va tellement vite...» Je plonge mon regard dans le sien. « J'ai peur de mal faire les choses et donc de te perdre si je suis maladroite...j'ai plus l'habitude de tout ça Gaël...Mais j'ai pas envie non plus de te laisser. Je ne sais pas mais...je sens que tu possèdes sur moi, quelque chose d'étrange. De presque surréaliste....J'ai réellement besoin de toi. » Sur le coup, je commence à rougir un peu ; fuyant du regard. « C'est dingue parce que, ça fait tellement peu de temps qu'on se parlent ! dis-je surprise, la voix tremblante. Je remonte mes mains jusqu'à son cou pour pouvoir lui agripper et du bout des ongles lui caresser la peau. « En début d'après-midi on se vouvoyaient encore. Et là...je ne sais pas si...» Une pause, je viens prendre l'une de ses mains pour la positionner au niveau de mon cœur qui depuis le début ne cesse de tourmenter mon équilibre naturel. « Il n'a pas cessé de battre ainsi depuis que tu es là. Je ne sais pas si ça ressemble à ce que j'ai voulu chasser de ma vie mais...même si ça me fait peur, je veux réapprendre avec toi. Tout doucement...Je n'ai pas envie de presser les choses. Je veux nous laisser le temps de capter chaque instant. Comme si c'était le dernier. Au cas où on se tromperait. » L’intuition féminine. Je viens plaquer mon front au sien et ferme un instant ses yeux.

Si ma passion vis à vis de Gaël est bonne pour moi, elle l'est un peu plus dévastatrice sur lui. Au risque de lui faire du mal physiquement, mais ça, je l'ignore totalement !

Je suis en danger de mort? Peut-être, mais je suis en danger de vie si je ne la revois pas, et, à mon âge, je trouve ça encore plus grave. Je n'ai pas envie de le quitter malgré le fait que je sais déjà que nous risquons de nous revoir dans un futur proche. Nous avions largement dépassé les dix-huit heures et c'est avec surprise que je constate cette réalité. Le soleil presque couchant commence à peine à teinter le ciel. Gaël me propose de me raccompagner et c'est avec un large sourire que je recueille cette nouvelle. Je laisse promener ma main sur sa joue, mes yeux captant les siens comme si c'était la dernière fois que nous, nous voyons.

Gaël vient capturer mes lèvres avec tendresse et c'est avec le même entrain que je glisse mes doigts dans sa chevelure brune.

C'est avec grande difficulté que je me relève afin de quitter ses bras. Je n'ai pas envie que la magie cesse. Je laisse échapper un soupire et m'approche de Lilas – le casque de nouveau à la main. Gaël me fait monter et nous, nous en allons – nos silhouettes dessinées dans la lumière du soir. Le soleil couchant baigné mon visage et c'est tranquillement que nous retournons au ranch. J'y récupère mon sac, malencontreusement oublié tout à l'heure et par chance retrouvé. J'espère retourner là où il l'avait emmené. La magie qui opérait là bas me manquait déjà. Le manque aussi, je ressens du corps de Gaël – en plus de ses baisers. Je ne dis mots, apaisée, je me sens bien. Tandis que nous marchons sur le chemin pour nous éloigner de l'enclos, j’attrape sa main et m'approche un peu plus pour que nos bras se frôlent.

« Je viens d'embrasser la fille à langue d'oiseau et rien ne sera plus jamais comme avant. Mon horlogerie palpite tel un volcan impétueux. Pourtant ça ne fait mal nulle part. Enfin si, quand même,j'ai un point de côté. Mais je me dis qu'après une telle ivresse de joie, ce n'est qu'un maigre prix à payer. Cette nuit, je vais grimper à la lune, m'installer dans le croissant comme dans un hamac et je n'aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver. »

Dans le bus du retour, je garde mes doigts entrelacés aux siens. Je profite de ce dernier moment où je pourrai le toucher une dernière fois dans la journée. Je regarde le paysage défiler par la fenêtre. Les grattes-ciel disparaissent mais de nouveaux arrivent. La nuit a prit possession de la ville. Je viens délicatement embrasser sa joue, tandis que sans que je ne le sache, une fille nous regardait du coin de l’œil. « Je descends au prochain arrêt. » dis-je en reconnaissant les environs où est l'immeuble dans lequel je loge : dans un l'un des nombreux appartements que comporte 44 Monroe.

« Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi. »

« Imperceptiblement, je me laisse tomber amoureux. Perceptiblement, aussi. A l'intérieur de mon horloge, c'est le jour le plus chaud du monde. »



hj : J'espère de tout cœur que cette réponse te plaira ! J'ai l'impression d'avoir écrit de la daube ! J'ai fais une nuit blanche samedi soir, bref je te dis pas comme je suis morte là. J'ai pas fait de sieste, j'ai carburé au café lol mais là mes yeux se ferment et je vais dormir
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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Mar 24 Juil - 16:17


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞


Le temps de rentrer arrive et Gaël sent une certaine déception envahir tout son être. Ses membres restaient engourdis, son corps appelait celui de la jeune femme sans réellement pouvoir le capter, ses lèvres, ses mains… Elle avait réussit à faire de lui un petit soldat rallié à sa cause, il aurait pu tuer pour elle, exécuter chacune de ses plus folles envies, pourvu qu’en retour elle lui offre un peu d’amour. Longtemps il avait fuit ce genre de relations banales où les gens se rencontrent et prennent le temps de chercher quelque chose qu’ils ne ressentent pas immédiatement. Il voulait du physique, du sexe, il ne croyait plus en l’amour. Il savait que si la mort venait le cueillir, il laisserait une âme en peine, une veuve peut-être et ça, il était incapable de l’accepter. Sarah ne savait même pas pour sa maladie, il attendait sagement que le temps fasse son chemin et qu’ils trouvent un moment pour l’aborder en espérant que celui-ci vienne le plus tard possible. Mais elle avait réussit à conquérir son cœur sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. C’était rapide, tendre et délicieux. Elle avait su capter en lui cette faille qu’il avait, en avait ressortit le meilleur et ensuite, l’avait fait renaitre. Sarah ne savait pas quel bien elle lui avait procuré, il savait maintenant. Il savait ce qu’était un coup de foudre, celui qu’on ressent lorsqu’on sait qu’on vient de rencontrer la femme de sa vie, celui qui vous contraint à oublier le reste, à vous concentrer sur l’instant présent, à le savourer encore et encore. Il se trouvait dans le plus beau des rêves, il avait trouvé une femme idéale à ses yeux. Son innocence et sa fragilité le touchait, il se sentait utile à quelque chose, prêt à la protéger contre ces démons horribles qui la détruisaient de l’intérieur. Cette après-midi lui avait retourné le cœur, lui avait prouvé de la plus belle des façons qu’il n’avait plus à avoir peur de vivre et d’aimer, parce que l’amour lui rend toujours le plus beau. Mais tout a une fin et leur escapade romantique devait s’abréger ici. Ils allaient dire adieu à l’endroit où leur amour avait éclos, un douloureux au revoir comme on en connait peut.

Alors qu’il se relevait pour suivre la jeune femme, Gaël tâcha de graver à jamais dans sa mémoire l’image de cet endroit hors du commun et tenta de garder aussi chaque instant qu’ils y avaient passé. Ce serait sûrement le plus doux souvenir qu’il pouvait garder, un de ceux dont on se souvient pour panser ses blessures et se souvenir des jours heureux. Elle allait lui tenir compagnie dans ses jours de mélancolie et de malheur… Elle allait lui rappeler quand il était heureux dans les jours de grande misère. Ils revinrent tranquillement jusqu’au ranch, laissant derrière eux ces instants volés pour reprendre la vie normale. Une peur sourde pointait dans son ventre alors qu’il descendait de son cheval et retrouvait avec un sourire le sac de la jeune femme oublié quelques heures auparavant : et si tout changeait dés qu’ils revenaient à la réalité ? Et si elle l’abandonnait ? Ces mots qu’elle avait prononcés ne lui donnait pas de raison de douter mais pourtant il continuait de croire qu’elle avait une raison de le faire, de l’abandonner. De toute façon, dés qu’elle saurait à quel stade il en était, elle le quitterait, elle aurait peur et s’enfuirait. Elle avait trop de douleur en elle pour contenir la souffrance qui coulait dans ses veines à lui. Elle était trop fragile pour accepter dans sa vie un mourant, un crevard qui risquait de passer l’arme à gauche à chaque putain de seconde de son existence. Elle jouait avec le feu, lui aussi, la seule différence était que lui, il avait bien plus de risque de perdre qu’elle… Mais elle n’en savait rien, elle restait perdue dans cette apparence parfaite et de bonne santé qu’il avait… Pourtant il allait bientôt mourir, un jour, sans qu’il ne puisse réellement s’en rendre compte, son cœur lâcherai dans la plus douce des violences et le laisserai inerte sur le sol. Perdu. Seul. C’était violent comme mort mais les malades du cœur en avaient tous conscience, la vie ne tenait qu’à un fil, qu’à la volonté d’un cœur malade de se battre pour continuer à vivre. Il n’était qu’une âme obligée de résider dans un corps malsain, une âme qui désirait vivre plus que tout mais que le destin avait décidé d’empêcher de réaliser son rêve. Vivre. Il voulait seulement vivre cette chienne de vie. C’était trop demandé ? On aurait dit qu’il demandait un château et un compte en banque plein à craquer alors qu’il ne voulait qu’une chance de réaliser tout ce dont il rêvait… C ‘était tellement con… Il avait trouvé la demoiselle parfaite et finalement, il n’aurait peut-être pas la chance de mieux la connaitre encore…

Son corps, sa proximité lui manque. C’est comme si elle ressentait exactement la même chose et qu’elle décide de casser les barrières pour prendre sa main alors qu’ils marchent tout deux vers l’arrêt de bus. Plus besoin de mots. La parole ne suffit plus lorsqu’on ne fait plus qu’un. C’était beau, doux et agréable que de se savoir comprit entièrement par quelqu’un d’autre et le contact de ses doigts moites dans sa main lui rappelait à quel point le souvenir de cette journée allait le bercer… Ils montèrent tranquillement dans le bus les ramenant jusqu’à l’appartement de la jeune femme et ainsi, jusqu’à la vraie vie. Elle embrasse sa joue. Il sourit avec une certaine tendresse en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Derrière eux, une demoiselle le regarde, il l’a remarquée mais n’ose pas se retourner, une aventure d’un soir comme beaucoup… Il l’ignore et se concentre sur Sarah. La beauté de ses traits et la douceur de son regard le caresse. Ils arrivent à destination et il se lève, descend et découvre l’immeuble dans lequel elle réside… Un bel immeuble qui lui plait pas mal si on oublie le fait qu’il y habite lui-même… La coïncidence parfaite. « Attends deux secondes… Tu habites ici ? Non parce que… Moi aussi… ». Il se mit à rire de la coïncidence, la délicieuse coïncidence qui venait d’arriver. Dans cette foutue ville, il y avait seulement une chance sur mille pour qu’ils logent dans le même endroit et cette chance avait marché. Il sourit et entrelaça ses doigts avec elle, se sentant presque rassuré de cette proximité nouvelle qui s’était créée entres eux… Il pourrait la voir tout le temps, elle pourrait le voir tout le temps aussi… C’était dingue… Délicieusement fou…Il commença à marcher vers l’immeuble, ouvrant la porte avec son badge et se dirigea vers l’ascenseur le plus proche. Personne à l’horizon, normal, il n’était pas heure à mettre le nez dehors, les gens de l’immeuble aimaient le calme de l’endroit et détestaient souvent l’idée de sortir à une heure pareille. Un sourire toujours dépeint sur les lèvres, il pénétra dans l’ascenseur avant de laisser Sarah appuyer sur son étage. Ils montèrent et le jeune homme n’hésita pas pour venir déposer un baiser sur ses lèvres, se demandant vaguement à quoi ressemblait l’appartement d’une demoiselle aussi jolie. « Je te préviens, j’ai tendance à m’incruster chez les gens, surtout quand ils aussi accueillants que vous ma chère ! ».

Quelques secondes de plus et ils se retrouvaient au bon étage. Il laissa donc Sarah aller devant et la suivit sagement, la suivant jusqu’à son appartement dont il devinait déjà que la porte était ouverte… Ouverte ? « T’as un coloc’ tête en l’air ou j’hallucine en voyant ta porte ouverte là ? ». Les sourcils froncés et le regard rivés sur la porte, il décida d’empêcher la jeune femme de passer en premier pour aller devant la porte d’entrée. Le spectacle était presque déconcertant. Il se doutait que la jeune femme qui était là allait mal réagir, lui aurait presque pleuré en découvrant l’état des lieux. Ça et là, des bouts de verre brisés et des tissus arrachés. Une décoration qu’elle avait du mettre des semaines à réaliser partait en fumée devant ses yeux, des choses de valeur aussi… La télévision, le possible ordinateur, tout était saccagé et l’était du canapé n’était même pas évocable. Il avait presque peur d’appeler la jeune femme pour lui dire de le rejoindre et de découvrir l’état de l’appartement, son cœur se serrait à l’idée de voir le sien se briser, il aurait voulu remonter en arrière, il se sentait coupable et la culpabilité lui détruisait le cœur. Il avança donc silencieusement dans l’appartement, cherchant vainement un coupable à tabasser mais rien, personne. L’auteur du massacre avait quitté les lieux et avait laissé l’appartement dans un état affreux, il n’avait rien volé, seulement foutu le bordel. Gaël finit par se retourner, observant Sarah qui venait de découvrir le carnage avec effroi. Elle allait avoir peur et il ne souhaitait pas ça, il allait la protéger, ce n’était même pas discutable… Quitte à dormir sur un matelas miteux toute la nuit avec elle s’il le fallait. Il s’approcha donc et la prit dans ses bras avant qu’elle ne défaille et que ses jambes ne soutiennent plus son poids, murmurant et répétant inlassablement ces quelques mots. « T’en fais pas, ça va aller… Je suis là… Je te promets que ça va aller… Je vais te protéger… T’en fais pas Sarah… ». La vie est une chienne et décidément elle avait choisit son camp : celui des connards en puissance…

ps. WONDER GAGA A LA RESCOUSSE . NAAAAH MAIS C'EST PARFAIT MEUF

_________________________

    L IS FOR THE WAY YOU LOOK AT ME, O IS FOR THE ONLT ONE I SEE, V IS VERY VERY EXTRAORDINARY, E IS FOR EVEN MORE THAN ANYONE THAT YOU ADORESARAH & GAËL !
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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Ven 27 Juil - 1:08



Lonely days and nights



Du soir au matin, je suis anxieuse. Je vis depuis trop longtemps repliée sur moi. Je veux fuir autant mon passé que ce qui peut me surprendre dans mon présent. Et pourtant quand je viens chercher le regard de Gaël, je sais qu'il est le seul à pouvoir me sauver. J'en perds ma nervosité et lui adresse un sourire, persuadée que ce soit lui. Mes doigts entrelacés aux siens je reste calme, sereine et détendue tandis que le paysage file par la fenêtre, loin derrière nous. Je repense à son jardin secret et a déjà hâte d'y retourner. Il replace une mèche de cheveux derrière mon oreille et je ne peux m'empêcher de fermer les yeux un instant puis de le fixer avec attention et tendresse.

« Attends deux secondes...Tu habites ici ? Non parce que...Moi aussi...» Gaël se met à rire et c'est tout autant que je le fais. J'ai lâché sa main depuis notre descente mais demeure frustrée de me sentir si loin de lui – malgré le fait qu'il se tient à quelques centimètres. Il vient retrouver ma main et c'est avec plaisir que je serre ma paume dans la sienne, venant percuter mon épaule contre son bras. Mon autre main vient lui agripper le bras. Savoir que Gaël loge dans le même immeuble que moi me réconforte un peu plus encore. Si cette réalité aurait put m'effrayer quelques semaines plus tôt tandis que nous, nous rencontrions, à ce jour – c'est comme le don du ciel. Notre destin était de se rencontrer et malgré le fait que nous aurions put se voir bien avant – peut être quelques mois après mon arrivée aux Etats-Unis, il avait fallut attendre ces derniers temps. Nous n'avions pas perdu de temps, c'est la vie qui a voulu ça et je suis prête dès aujourd'hui à me livrer à lui, ouvrir mon cœur et profiter au maximum de sa présence. Que ce jour compte!

Nous pénétrons dans l'immeuble. Je suis Gaël au pas, ne le lâche sous aucun prétexte. Je me pince même la lèvre inférieure tandis qu'il appelle l’ascenseur. Il n'y a absolument personne. A la base, pas de concierge et à cette heure – pas de voisins même auprès de leurs boîtes aux lettres. Je pense que je n'ai pas consulté mon courrier de la veille ce matin mais n'y prête plus attention : je passe les portes métalliques et elles se referment aussi vite. Mon dos contre le fond de la cabine, Gaël s'approche de moi et viens accrocher ses lèvres aux miennes. Je souris légèrement, venant enrouler mes bras autour de son cou. Je suis bien et cela fait longtemps que je n'ai pas ressenti ce qui bouscule à la fois mon cœur et mon corps. J'en ressens presque l'envie de dormir à ses côtés – ce qui mine de rien est rapide sachant que nous utilisions encore la deuxième personne du pluriel pour s'adresser la parole il y a quelques heures plus tôt. Une petite sonnette retentit et nous débouchons sur le couloir de mon étage. A quoi ressemble mon appartement ? Un endroit accueillant, chaleureux et où je me sens surtout très bien. Je me contente de sourire à sa remarque. « C'est pas comme si ça me dérangeais. » Je me retourne vers lui – tandis que nous continuons de marcher. Je l'entraîne le long du couloir et ralenti notre progression en constatant que ma porte d'entrée est entrouverte. Je fronce des sourcils légèrement et tandis que je m'apprête à faire un pas de plus, Gaël me dépasse. J'avale ma salive et le regarde progresser jusqu'à mon appartement. C'est le souffle court que je reste là, debout dans ce couloir sombre. La gorge nouée, mes mains moites l'étaient encore plus – réchauffées par la panique qui prend part en moi. Je m'engage tout de même à partir d'un moment, bien que figée par l'effroi. Je repense à avant d'hier, quand j'étais arrivée au travail. Aux paroles d'une collègue – concernant une visite que j'avais eut quelques minutes plus tôt avant mon arrivée. Mon cœur s'emballe d'une façon qui m'est désagréable, ma poitrine se serre et un vertige commence à me prendre. Ma main vient rejoindre le mur à côté de moi et je m'en sers d'appui jusqu'à atteindre mon appartement.

C'est avec stupeur que je fais face à mon hall d'entrée, ravagé. Je défaille, manque de tomber. Instantanément, mon corps se met à trembler dans son intégralité. C'est comme si le monde s'effondre autour de moi et que dans un tourbillon, les murs de mon appartement se mettent à tourner rapidement, à une vitesse folle. J'en ai le tournis et je cherche à m’agripper quelque part – à quelque chose. Gaël n'est pas là pour me soutenir à cet instant et c'est dans la hâte de soulager mon malaise que je me bats pour ne pas défaillir. Les larmes sont à mes yeux, demeurent dans leur coin et un battement de cil suffit pour qu'elles coulent le long de mes joues. Une peur bleue Et si c'était vraiment vrai ? « Un jeune homme grand, blond et il a un piercing à l'arcade droit, plus un tatouage dans la nuque. » avait dit ma collègue de travail. Non, il n'y a aucun doute ! Loïc était réellement en ville. Comment a t-il apprit où j'étais ? Comment a t-il fait pour me retrouver ? Que veux t-il ? Veut-il me faire du mal ? N'en ai-je pas eut assez, d'après lui ? Je trépide affreusement – énormément et cela en devient si inquiétant.

Je n'ai pas envie d'échouer en si bon chemin, j'ai besoin de Gaël – un peu plus encore de ce qu'il m'a donné tout à l'heure. Allait-il être capable de supporter mes cauchemars ? Il est mon souffle, ma raison et mon essence. Je suis dans une impasse si sombre et je m'égare un peu plus loin. Je n'ai plus envie, j'ai besoin de son soutien et de sa présence, de son courage mais surtout de son amour. De sa patience et de son attention, de sa protection. Save me, please. Aimes moi.

J'entends des pas dans l'appartement – non loin de moi. Je vois presque noir mais reconnaît sa façon de marcher. Gaël est enfin là après son absence longue et épuisante. Je désire une seule et unique chose : qu'il me prenne dans ses bras et soulage mon trouble. C'est au point où je m'apprête à tomber, ne supportant plus mon poids que ses mains viennent agripper ma taille et que mon corps vient rejoindre le sien pour pouvoir me loger dans ses bras. Ma tête contre son torse, je sanglote enfin – libérant cette pression et cette peur si grande de la présence de mon ex petit copain à Phoenix. Je ne me sens désormais plus en sécurité ici. J'aimerai comprendre mais aucune réponse ne me vient en tête. Ni le but de Loïc – bien que je ne veux pas le savoir. « T’en fais pas, ça va aller… Je suis là… Je te promets que ça va aller… Je vais te protéger… T’en fais pas Sarah… » S'il savait...Je ne dis rien et me contente de calmer le battement de mon cœur. Mes bras autour de sa taille, je garde nichée, mon visage dans les courbes de son torse. « Gaël...Emmènes moi chez toi je t'en prie. Et appelle la police...» Je n'ai pas envie de rester ici plus longtemps, la peur au ventre de voir Loïc débarquer d'un moment à l'autre. « S'il te plaît » dis-je dans un soupire presque sourd. J'essaye déjà de l'entraîner hors du couloir – pour m'éloigner de cet endroit et rejoindre l’ascenseur qui se referme derrière nous. Je progresse, obligeant son dos a percuter le fond de la cabine. Mes lèvres viennent rejoindre les siennes, dans la douleur de l'instant je sens mon cœur battre tristement dans ma poitrine tandis que mes mains sur ses joues descendent dans son cou . Je me détache de lui après un instant quand les portes s'ouvrent une nouvelle fois. J'ai les yeux humides et les joues rougies.



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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Dim 29 Juil - 9:52


❝LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES. ft SARAH❞


Cette histoire commençait à prendre des dimensions étranges… Plus que d’être de simples inconnus, ils devenaient maintenant des âmes liées par les baisers qu’ils s’offraient et la tendresse qu’ils affichaient l’un à l’autre. Les gens dans la rue, la demoiselle dans ce bus, beaucoup de monde devait maintenant les voir comme un couple sans qu’ils n’aient eut le temps de s’estimer comme tel, de se voir comme tel. Ils se connaissaient depuis si peu et pourtant un sentiment si fort s’était emparé d’eux. De lui. Il venait de renoncer à cette totale solitude qu’il vivait depuis des années maintenant de peur de briser le cœur d’une demoiselle pas assez forte pour supporter sa maladie… En réalité, il avait trouvé son égal : une jeune femme aussi brisée et malchanceuse dans la vie que lui qui essaie tant bien que mal de survivre, de se reconstruire. C’est sûrement pour cette raison qu’il s’attachait aussi vite à elle. Un coup de foudre comme on en connait peu. Cette histoire l’empêchait de réellement prendre le temps d’y réfléchir. Il était là, vivait l’instant présent sans se soucier de toutes les conséquences de leurs actes. Non, ils n’avaient pas couché ensemble mais ils s’étaient tout de même embrassés et ce plusieurs fois. Ils s’étaient attachés sans réellement se connaitre et il avait peur du revers de la médaille… Il se refusait à lui avouer sa maladie, elle partirait et le laisserait seul comme une merde à l’image de toutes les autres compagnies plus ou moins sérieuses qu’il avait eut. Juste en parler relevait de l’exploit alors vivre au quotidien avec lui pouvait être dangereux pour leur relation. Il en avait conscience, Sarah avait vécu des horreurs dans sa vie, une de plus serait peut-être trop à gérer, à supporter pour un cœur aussi meurtri que le sien. Il ne voulait pas voir les larmes rouler sur ses joues, ça lui briserait le cœur, il ne le supporterait sûrement pas… Alors il attendait patiemment que cette journée continue son chemin, espérant vainement qu’elle se finirait aussi parfaitement qu’elle avait commencée…

C’était sans compter sur le destin tragique de la jeune femme qui semblait bizarrement remonter à la surface. Alors qu’ils s’approchaient de son appartement Gaël ne pu s’empêcher de trouver étrange cette porte ouverte, il comprit bien vite qu’on avait fait un massacre à l’intérieur et cela le choqua. Comment pouvait-on briser le cœur d’une aussi jolie demoiselle ? Un homme jaloux qui les aurait vus ensembles ? En tout cas il se doutait que cela était sa faute… Il culpabilisait, se demandait vaguement si elle n’était pas rentrée plus tôt après son travail, elle aurait pu éviter ce drame. C’était à cause de lui. Il était la raison pour laquelle son bonheur retrouvé à Phoenix s’émiettait devant ses yeux. Une vague incontrôlable de sentiments douloureux s’abattit sur lui alors qu’il la retrouvait à l’entrée de son appartement. Elle était là, belle comme un ange à qui on aurait brisé les ailes. Dans toute cette douleur on pouvait y voir la beauté d’un être pure. C’était horrible, insoutenable. La regarder revenait à admettre qu’elle était fragile et il ne voulait pas la voir comme ça, surtout pas. Alors il la prit dans ses bras pour faire partir au loin toutes ces mauvaises pensées et cacher par la masse de son corps l’entrée de l’appartement et le désastre qui s’était passé. La douceur de ses traits ravagée par les larmes lui brisa le cœur et l’espace d’un instant il voulu retrouver et tuer le malfrat qui avait fait ça. Le pourrir, le détruire, une rage sourde montant dans ses veines. Il n’avait jamais ressentit ce genre de choses auparavant, bien calé dans sa paresse et dans son ignorance pour les choses de l’amour. Maintenant, il voyait le monde différemment et protéger Sarah devenait sa priorité numéro un. Sa santé, ses envies, ses propres désirs passaient derrière son bonheur à elle, surtout en cet instant. Cet égoïsme congénital qui le caractérisait auparavant s’était envolé pour faire place à un homme prêt à tout pour rendre une demoiselle, la dame de son cœur, heureuse. Elle lui avait volé son cœur et aujourd’hui il ne pouvait qu’exaucer ses mille et unes demandes pourvu qu’elle lui offre l’espace de ses bras pour le réchauffer en période de grands froids. Il la serre donc le plus fort possible dans ses bras, lui promettant toutes ces choses qu’un homme amoureux peu promettre à sa dame. La protéger, ce n’était pas une éventualité, c’était une obligation pour lui, un devoir. Elle semblait faible. Il la voyait comme solide. Elle semblait détruite. Il la voyait comme survivante. Elle semblait désespérée. Il la voyait comme la lumière d’un espoir en devenir.

Lorsqu’elle ouvrit la bouche il hocha la tête et comprit immédiatement que ses paroles étaient des ordres alors il se mit en marche. Elle court déjà vers l’ascenseur et il la suit, heureux de voir qu’elle reprend une certaine force dans ses membres. Sans réellement s’y attendre, il se retrouve plaqué contre la paroi de l’ascenseur et embrassé par la jeune femme. Gaël répond à cette avance délicieuse avant qu’elle ne s’écarte et montre un regard violé de larmes et des joues rougies. Il passe une main sur sa joue et essuie celles-ci avant de s’écarter et d’appuyer sur le numéro de son étage. Alors que l’ascenseur se met en marche, il revient la prendre dans ses bras, caresse doucement ses cheveux comme pour la rassurer. Le silence qui accompagne le moment devient vite pesant et les portes s’ouvrent enfin. Il prend sa main et l’emmène jusqu’à son appartement. Il cherche. Trouve ses clefs. Les enfonce dans la serrures et tourne. La porte s’ouvre. Ils pénètrent dans les lieux, le salon. L’appartement est parfaitement rangé et le jeune homme dépose ses clefs sur un petit crochet avant de sourire avec une certaine tendresse. « Voilà mon royaume… Je crois que t’es la première fille qui a le droit de rentrer… ». Il se met à rire nerveusement et passe une main dans sa nuque, c’est plutôt vrai… Bientôt il se dirige vers le salon et prend son téléphone pour composer le numéro de la police. Il prend le temps d’expliquer la situation et dit surtout qu’ils ne feront pas une déposition avant le lendemain parce que la demoiselle reste encore sous le choc. Qu’elle ne se sent pas capable de parler pour l’instant. Ils comprennent. Le remercient. Puis raccrochent. « On ira demain matin. », dit-il avec une certaine douceur avant de revenir vers elle avec un grand sourire. Il passa ses mains derrière ses genoux et une autre dans son dos et la souleva du sol sans grande difficulté. Elle faisait un poids plume et la soulever revenait à soulever une machine à café. Rien de bien gênant. Il la mena jusqu’à sa chambre. Ouvrit la porte de celle-ci avec le pied et y pénétra.

La pièce était dans de bonnes dimensions avec un grand lit double aux draps faits au carré. Maniaque, Gaël l’était souvent plus que de nécessaire et souvent il avait tendance à faire les choses en grand. Rien ne dépassait de sa place, tout était parfaitement rangé. Sûrement une des raisons pour lesquelles il n’invitait jamais une de ses conquêtes d’un soir. Il déposa la jeune femme sur le rebord du lit et se mit à genou devant elle, l’observant avec un doux sourire sur ses lèvres. « Si tu veux quoi que ce soit, n’hésite pas à me demander, okay ? ». Il se leva ensuite et se dirigea vers la table de chevet pour en sortir quelques boites de médicaments dont il en prit un de chaque. Il avait l’habitude et n’avait même plus besoin d’un verre d’eau pour avaler ses cachets. Ils étaient tous pour son problème de cœur et il était malheureusement obligé de s’exécuter devant Sarah, une chose qu’il n’aimait pas vraiment lui montrer. Il rangea donc rapidement la totalité des boites dans la table de chevet et retira son t-shirt avec un soupire. Elle n’allait pas dormir toute seule, il s’en doutait, alors il allait lui tenir compagnie, histoire qu’elle ne s’inquiète pas. Il la rejoint dans le lit, s’allongeant à une distance raisonnable pour ne pas la brusquer. Pourtant la tendresse de ses bras lui manquait affreusement, le contact de sa peau aussi… Alors il laissa tomber les convenances et s’approcha d’elle, passant une main autour de sa taille pour ensuite chercher l’une de ses mains, entrelaçant leurs doigts. Il posa sa tête contre l’oreiller et ferma les yeux. Le bonheur parfait, il semblait le vivre à cet instant précis malheureusement la situation ne devait pas être joyeuse pour la jeune femme, elle devait vivre un cauchemar mais il osait espérer que cette proximité et sa présence l’aiderait à calmer la peur qui devait rugir en elle…

ps. sorry du retard, week-end de ouf oblige Arrow

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    L IS FOR THE WAY YOU LOOK AT ME, O IS FOR THE ONLT ONE I SEE, V IS VERY VERY EXTRAORDINARY, E IS FOR EVEN MORE THAN ANYONE THAT YOU ADORESARAH & GAËL !
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MessageSujet: Re: le hasard fait bien les choses → SARAH   Mar 31 Juil - 23:17



Lonely days and nights



La première chose que je fais en pénétrant dans l'appartement de Gaël, c'est observer. Dès les premières minutes, je constate la modernité de son ensemble, bien que je découvre simplement le salon qui s'étend sur quelques mètres, jusqu'à de grandes baies vitrées. La lumière du jour ne suffit plus à éclairer les mètres carrés de son domicile mais c'est sans aucun doute que je remarque la clarté qui l'occupe. Ce qui me perturbe un peu, bien que pas du tout négativement, c'est le manque de décoration mais c'est sans difficulté que je retrouve la personnalité de Gaël entre ses murs. Son parfum embaume les moindres recoins. « Voilà mon royaume… Je crois que t’es la première fille qui a le droit de rentrer… » C'est avec un sourire nerveux qu'il me regarde, comme si cette confession voulait dire plusieurs choses. Je le regarde dans les yeux, comme touchée de son aveu, me sentant importante à ses yeux. Je ne rajoute rien, ne trouvant rien de mieux à faire que lui rendre son sourire. Je le suis à présent du regard tandis qu'il se dirige vers son téléphone fixe pour appeler la police, comme j'avais put lui demander il y a quelques minutes de cela alors qu'on se trouvaient encore à mon étage, dans mon appartement totalement dévasté ! J'entends sa voix confier notre mésaventure, notre mauvaise surprise et c'est avec difficulté que je retiens quelques larmes. Elle restent nicher dans le coin de mes yeux, cependant. Gaël me dit qu'on verra demain matin. Je n'ai plus à penser à cela pour cette nuit mais je sens que c'est difficile d'y faire face. Puis à ce qui peut se cacher derrière tout ça. Loïc doit avoir la haine de plusieurs choses et sa colère me fait peur au plus haut point ! Je prie le ciel pour ne pas croiser sa route, que les policiers l'arrêtent avant qu'il ne m'atteint. C'est non pas sans surprise que je sens Gaël s'approprier de mon poids pour venir me poster jusqu'à sa chambre et son lit. Pendant mon cours voyage dans les couloirs de son appartement je laisse aller mon regard dans le sien, dans le désir de lui offrir un sourire poru le rassurer. Bien que je le veux, cela reste tellement difficile. Je suis tendue, perplexe et apeurée. Fragile aussi surtout.

Je suis à présent assise sur son lit et bien que l'idée de me retrouver seule avec lui, dans une pièce comme celle ci, bien qu'il ne me fallait pas grand chose pour paniquer vis à vis d'un homme, je me sens bien auprès de Gaël. Je cherche à accrocher son regard et c'est sans tarder que j'y arrive. Agenouillé en face de moi c'est avec délicatesse que je viens glisser mes doigts dans ses cheveux bruns. Puis, je le laisse s'en aller, contourner le lit pour venir se poster devant une table de nuit. J'entends le tiroir s'ouvrir et je remarque ses mains agripper quelques boîtes. Je fronce légèrement les sourcils mais cesse de le regarder faire. Comme si je sentais que la chose à laquelle il se livre à cet instant demandait de l'intimité...

Je tourne la tête une nouvelle fois vers lui quand je l'entends soupirer. Dès cet instant, j'apprécie la vue de son torse à découvert savoure ses courbes. Que ce soit la façon avec laquelle ses épaules sont taillées, que ses abdos se dessinent sur son ventre. Je trouve ravissant aussi les grains de beautés qui demeurent dans son cou. Je ne cherche pas à me cacher et est subjuguée par l'élégance qui se dégage de lui. Gaël est beau, il n'y a aucun doute là dessus.
Je me suis allongée après avoir retiré mes chaussures. Sous le poids de Gaël, je sens le matelas se creuser un peu et la pression de son bras sur ma taille. Ses doigts entremêlés aux miens, je ferme également les yeux, appréciant cet instant de plus. J'ouvre les paupières et a l'entier loisir – bonheur aussi de le contempler dans toute sa splendeur. C'est pourtant après quelques minutes que je viens briser ce silence qui me veut pourtant du bien. « Je peux aller me rafraîchir ? » demandais-je presque coupable de broyer ce moment de tendresse.

Je suis enfermée dans la salle de bains et c'est tarder que je m'effondre une énième fois quand je croise mon reflet dans le miroir. Je reste là, penchée vers le robinet un bon moment. J'espère qu'il ne m'entends pas, m'applique pour ne pas sangloter très fort. Un quart d'heure suffit à faire couler une multitudes de larmes – mon visage baigné par la peine. Le regard froissé par la déception de soi même. Je me rince le visage d'eau fraîche et sans prêter attention une seconde de plus à l'image que je peux rejeter, je quitte la pièce en fermant la porte derrière moi.

Gaël demeure toujours allongé et c'est avec délicatesse que je progresse vers le lit pour éviter de le réveiller s'il dort déjà. Bien que sa respiration ne me dit rien de cela, je préfère marcher tout doucement. Je déboutonne ma chemise, découvrant au fur et à mesure ma poitrine. Bien qu'une faible lumière règle dans la chambre c'est avec facilité qu'il peut voir ma silhouette et donc mon corps. Je l'abandonne au pied du lit et fais de même pour mon short en jeans que je laisse glisser le long de mes jambes. Je demeure en sous vêtements, sous les yeux de Gaël et cependant – mise à part le fait d'avoir les joues rouges, l'idée ne me dérange pas. La boule au ventre, je suis tout de même. Aucun homme n'a posé ses yeux sur mon corps depuis si longtemps...J'étais consciente que ce que je vivais avec Gaël n'étais pas anodin. Je me glisse dans le lit en sous vêtements et me colle à Gaël à la recherche d'une tendresse qui me manque. D'une proximité que j'ai besoin. Et que lui seul à la chance de pouvoir me donner. En plus du réconfort et de ce sentiment de grande sécurité.

Demain, l'entretien que j'aurai au commissariat me terrifie mais je ne veux plus y penser pour l'instant. Je me pince la lèvre inférieure et tandis que ma jambe est repliée sur celle de Gaël, j'épouse son corps. L'une de ma main vient se positionner au dessus de son torse et de mon index, des arabesques se dessinent. « Merci beaucoup. » Ce n'est pas la première fois que je le remercie aujourd'hui mais cela vient du cœur, assurément ! Le corps de Gaël si proche du mien me rassure, me réchauffe aussi. Mon cœur bat la chamade et cette envie de l'embrasser me pousse à le faire. Je le regarde un moment, prête à résister – à moitié sur lui. Le contact de sa peau me fait frisonner, ma poitrine contre son torse davantage. La profondeur de ses yeux m'hypnotise ! Je reste un moment ainsi – à le regarder aussi intensément, l'une de mes mains vient se loger dans le bas de son ventre.

J'aimerai lui dire ce qu'il m'est arrivé. La possible visite de mon ex, aussi. Mais je pensais que cela puisse être trop...déplacé. Que ça n'avait aucun sens aussi que je me confis sur ça, bien que ça pouvait être naturel aux yeux de beaucoup. Je ne manque pas de confiance vis à vis de Gaël mais je suis perdue...Sans doute est-ce trop tôt ! Je me hisse enfin jusqu'à ses lèvres et accompagne mon baiser de la progression de mon corps contre le sien. Il est en simple boxer tandis qu'une fine lingerie recouvre les parties intimes de mon corps. Je ne veux plus lâcher sa bouche ; je l'embrasse passionnément à présent. Le temps est comme suspendu. Je tremble un peu mais pas longtemps. Je viens caresser du bout des doigts l'angle de sa mâchoire tandis que mon autre main demeure toujours dans le bas de son ventre. Je lâche prise, enfin et vient m'allonger près de lui, toute retournée. Mes doigts entremêlés au siens, je souris en coin et regarde un instant le plafond tout en écoutant le battement de mon cœur. Je me reloge dans ses bras. « J'ai comme l'impression que rien n'est en mesure de m'atteindre quand je suis à tes côtés. » Je lui embrasse la gorge et lui prend le bras pour venir me positionner sur ma taille en m'arrangeant pour que sa main vient se poser sur mes hanches. Je remonte ma jambe sur les siennes, mon souffle caressant sa joue.

La proximité de nos corps, presque intime – me donne des papillons dans le ventre. Cela me donne aussi chaud. Un jour sans doute, je lui confesserai mon passé. Les raisons de ma venir à Phoenix. La vérité qui explique mon exil de France...Si demain, va être une journée difficile, j'espère ne pas m'effondrer devant Gaël. Cela sera ma plus grande défaite car mon seul souhait à présent et de lui sourire, comme je ne l'ai plus fait à personne depuis longtemps...

terminé



hj : En espérant que tu aimes, je ne tarde pas à créer celui de la grange
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