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version n° 8 ✖ on kife les vioc's de cbl.
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 ► Count on me

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Arnac♥eur - Arna☾hieur

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◭ arrivé(e) le : 17/06/2012
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MessageSujet: ► Count on me   Sam 23 Juin - 16:11



Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.


Je suis né dans cette ville, je la connais, elle me connait, elle me protége parfois me compromet mais, la plupart du temps, elle et moi, c'est une histoire indéfinissable. Un amour quasi maternel, une chaleur envoutante. Tel un phénix je renais de mes cendres, les jours passent, je meurs un nombre considérable de fois. Je suis un zombie à quelques détails près, voyez, je ne me repais guère des cervelles, je floue certe, je dévore la richesse de tous ceux qui ont le malchance d'apparaître au compteur. Le malheur s'abat sur eux, la veine sur ma tête. Je souris à la vie parce que la vie aime les sourires parce qu'elle s'en nourrit parce que sans elle, imaginez donc où je serai. J'avance. Le pas dextre, la démarche assurée, je poursuis ma trajectoire, un plan en tête. A mes côtés, mon frère, mon quelque chose , je ne saurais trouver un adjectif qui pourrait décrire ce qui nous lit. Nous sommes une espèce de tout harmonieux, un tout révérencieux. Nous sommes, simplement. Des sourires prennent en joug nos lèvres, des rires viennent parsemer le vacarme supportable de la ville. On manque de se faire renverser par un modèle allemand au prix pharamineux. On manque de perdre cette vie qui nous tient à coeur. On manque de perdre ces sourires qui nous font paraitre meilleurs parce qu'il est certain, Archie & moi, nous ne sommes guère obséquieux. Archie " Ziggy " aka Zgeggy d'amour, nous sommes des survivants. Nous traçons nos sillons avec la précision d'individus martials. Nous sommes, entièrement. Les talons de nos mocassins à glands claquent le sol, lui filant des secousses à rendre son contenu. Sol, excuse-nous, pauvres idiots que nous sommes, excuse-nous, notre enthousiasme te donne tu fil à retordre. « Vieux, bordel, je sens qu'on va s'faire chier » je crache, tirant inconsciemment sur le pan du veston pompeux que je porte. L'histoire de ce veston est une véritable aventure. Une anecdote digne des grands romans du début d'siècle. Cette veste a appartenu à quelqu'un avant moi, quelqu'un ajourd'hui décédé mais, rassurez-vous, sa mort a été des plus naturelle. Morbide. « Foutremerde, j'espère que t'vas pas m'fourrer dans une merdasse, Zgeg' parce que, je me souviens de comment ça a fini la dernière fois que tu as eu une idée...» je souffle. J'ai le coeur lourd, compressé. La mauvaise impression de me mouvoir dans l'couloir qui mène irrémédiablement à une injection mortelle. Ces mocassins ? 400 $. Nos accoutrements nous ont ruiné. On a tout intérêt à mettre la main sur un nouveau salaire sinon, prochaine étape : sieste sous un pont. Je remets en place une mèche de cheveux, coiffeur : 80 $ , salop avec lequel j'ai du batailler pour qu'il accepte de faire crédit, oui, nous sommes dans la dèche sévère, une dèche comme pas permis. Incroyablement baisés. « Le portier, c'toi cette fois !» Ziggy n'a pas l'air d'aimer , je me retiens de me foutre de sa tronche. Le portier est gay, j'ai dû le draguer y'a quelques mois. Actuellement, il doit certainement nous prendre pour un couple de vapeurs...« Un petit sourire joli coeur, mets-y de l'enthousiasme. Racle cette tronche de dégoûté, s'il te plait. J'te signale qu'on a un loyer à payer et que nos comptes sont en rade !». Dès que je parle de loyer, bizarrement, ça lui fait quelque chose. Je m'appuie contre le mur, en attendant qu'il se le mette en poche. J'ai envie d'allumer une sèche. Tirer une longue taf, me noyer sous la smog goudron, souffre et cancer. Un cocktail délicieux.« C'du rapide, quoi ? Il préfère les irokois filiformes ?» Je me moque, Ziggy s'retient. Moi aussi je t'aime, ma poule. On entre, on se faufile, on se fond dans la masse de brindille plaquées or. On a l'vertige devant tant de Vuitton, Dior et Gucci. Je vous passe les détails sinon ça ferait tapette. Au milieu de ces dollars sur pattes, nous, on se sent porte-monnaies. Toutes ces gonzesses aux allures de gravures de mode, des chequiers ambulants. Exemple, la nana qui s'tient juste devant le buffet, elle a la peau sur les os, une robe affriolante qui lui file des airs de squelette de labo, un sourire carnassier qui - quant à lui- me donne envie de me tirer de son champ de vision. « Qu'est-ce que dit Conan de la Red Sonya au buffet, là ?» je laisse mon regard fixer Ziggy. J'attends de savoir ce qu'il en pense, après tout, il a son propre groin à " bonnes truffes "« Pour ma part, y'a de quoi lui pomper quelques pesos. Mate son annulaire : maquée mais, aucune trace de bronzage, tu sais c'que ça signifie ? Elle retire régulièrement sa bague. Elle porte une tenue à 500 $, ce qui montre qu'elle est ni trop riche, ni trop pauvre : pas d'quoi se refaire mais, de quoi passer la semaine. Et, visiblement, t'as une touche » . Je déteste les brunch. On croit y trouver des gros lots, on tombe sur des lots de consolations. Attendez : JACKPOT. Non, fausse alerte.

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Je n'ai certainement pas fait assez de sport dans ma jeunesse pour supporter ainsi les mouvements irréguliers de mon coeur. Cela fatigue tellement, ce mouvement perpétuel du bonheur au malheur.
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MessageSujet: Re: ► Count on me   Sam 23 Juin - 21:34



Let's buy happiness.



« Vieux, bordel, je sens qu'on va s'faire chier » qui me dit, le frère. Je laisse rouler mes yeux, mes paupières vacillent – en silence. Je tire une latte sur ma Lucky Strike version tabac à rouler et évacue la fumée après avoir asphyxié mes poumons. Un peu pessimiste sur les bords, il l'est – un peu plus optimiste, je le suis. J'avance à la même allure que Maks, mêle mon rire au sien quand il s’esclaffe après que nous avions évité de justesse une collision avec une voiture au risque de se broyer les jambes, voire plus. On mène bien plus qu'une vie : une aventure ! Parfois dangereuse, vrai. Nous avons peur – faux. On se ruine pour exercer notre trafic et alors avoir le loisir de rencontrer des personnes de la haute et se donner possible notre objectif principal : les escroquer en leur bouffant tout leur blé. Et de ce fait, se rembourser nous même et ainsi pouvoir payer nos dépenses vitales. Quel cercle vicieux. C'est infernal ! Sa deuxième remarque ne m'atteint pas. Je l'ai entendu peut être dix fois dans la journée. Trois fois le matin, deux fois après le boulot, cinq fois encore entre le moment où ont s'habillait pour aller à Luxury Hotel et l'instant où on marchait dans la rue après être sorti de l'appartement. Il a pas tort, le dernier plan que je lui ai trouvé avait véritablement tourné en bordel général. Après que l'époux de la couguar ait flanqué son poing dans la tronche de Maks, je suis allé le retrouver le lendemain même et je lui ai rendu son coup, profitant de son moment de faiblesse car ses couilles étaient touchées, pour lui voler son porte-feuille où se baladait gentiment une liasse de billets. Je me suis enfui comme un voleur, le cri de la dinde encore dans ma mémoire. Je souris en y repensant et freine l'allure de Maks en lui agrippant le bras pour éviter qu'il traverse alors qu'une voiture de luxe genre porche arrive à vitesse grand v vers nous.  « J'ai pas franchement envie de te ramasser à la petite cuillère après que cette enflure de conducteur t'es écrasé la cervelle. Merci. » Je termine ma phrase en haussant la voix à cause du grondement que dégage le moteur de ce quatre roues. Il me rend sourd ce bâtard ! Je défroisse le tissus de sa veste d'un rapide coup de main et souris en coin. Nous avons prit soin d'acheter ces tenues en plus de nous faire beaux pour pouvoir mettre toutes les chances de notre côté pour attraper le gros lot. C'est avec hâte que nous continuons de marcher, jusqu'à la destination finale de notre soirée.

Bon dieu de merde ! Je dois me farcir la partie la plus ennuyeuse de la soirée, voir auprès du portier pour posséder notre droit de passage. Je traîne limite des pieds mais l'affaire se conclue en un sourire qui se veut charmant mais qui ne l'est pas. Un signe de tête suffit à interpeller Maks pour lui dire qu'on peut y aller - tandis que ma tête de déterré reprend possession de mes traits. On pénètre dans l'antre de la pure bourgeoisie du vingt-et-unième siècle. La côte nord de Phoenix est le bassin du luxe. Là bas se côtoient la population née avec une cuillère en or dans la bouche, une population à la master card symbole de leur revenus inépuisables, ceux qui ne travaillent pas pour survivre mais pour faire grossir leur compte en banque, encore et toujours. Ils vivent dans un univers qui leur son propre, inconnu des pauvres gens qui donnent leur dernier souffle pour pouvoir arriver à payer tout leurs crédits à la fin du mois ou simplement à se mettre quelque chose sous la dent. Si la vie est un jeu pour les fortunés, un long fleuve tranquille, il est question de survivre pour les autres. Ils ne connaissent pas la consommation à outrance, loisirs ou gadgets à leur yeux totalement superflus. Quel plaisir de se rendre ivre avec des litres de champagne au prix exorbitant ? Par exemple.

A l'intérieur, ça pue le Chanel n° 5, le chic, le fric. Cela me donne presque envie de vomir sur les escarpins dorés d'une femme qui passe devant moi. A côté des hommes taillés dans leur costumes et de leur femme aux bras, on ressemble d'un seul coup plus à des pingouins en faux smoking qui se traînent en guise de partenaire, une sardine pêchée dans le congélo de notre frigo datant de l'ère de nos grands-parents... Mine de rien, je garde espoir, car je sais que la Belle que j'ai repéré depuis plusieurs mois grâce aux souvenirs des récits de mon père à l'époque où il me parlait du gars qui lui servait de meilleur ami, est présente. Au contraire de Maks, je sais à quoi elle ressemble. Quelques photos prises, observations aussi quand je la croisais dans les quartiers que je ne fréquente à la base jamais. C'était pour la bonne cause. Le pactole, une mine d'or. Réelle poupée de chair au physique alléchant.

L'entendre parler de nos comptes qui sont au dessous du rouge – l'image du compteur négatif qui les habitent me fait revenir à la réalité. J'entends une nouvelle fois la musique un peu trop snobe, les conversations que je peux capter me reviennent. Le regard de Maks aussi, qui fixe une potentielle cliente. Je l'écoute à moitié, trop occupé à chercher plutôt celle que je veux depuis longtemps lui présenter. La prénommée Jagger, fille à papa responsable d'une firme internationale. Truc du genre. Je hoche à la tête bien que j'en ai rien à foutre du bronzage de la pucelle dont il parle.  « Cette brune n'arrive pas à la cheville de celle que je te réserve Maks, crois moi !...Plus bandante aussi que ce tas d'os ! », complète ai-je en posant mes yeux sur l'immonde créature. J'adresse un clin d’œil à Maks – la belle affaire dis-je. Il va m'aimer comme un prince en se rendant compte du trésor.  « Putain elle joue à cache-cache la garce ! » Je fronce légèrement les sourcils et revient vite à Maks qui me désigne d'une phrase une réalité. Une touche, un butin... Mon regard cherche la cible. Une blonde à la teinture qui vire au roux, décolleté échancré jusqu'à la naissance de ses seins moyens, de fines jambes que la coupe de sa robe met en valeur comme le reste de son corps. On peut croire qu'elle sort d'un emballage géant de poupées Barbie tellement sa plastique semble si parfaite pour être vraie. Je lui adresse un sourire et attrape une coupe de champagne qui passe à hauteur de mon nez.  « La chasse est ouverte ! » Je préfère la laisser me fixer, la faire languir, se faire désirer. C'était ma formule magique avant de rentrer véritablement en scène.

Je ferai plus court à l'avenir...lol.


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MessageSujet: Re: ► Count on me   Dim 24 Juin - 14:12



Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.


Mal aise effroyable, se dire qu'on aurait pu naître dans le faste. Je mire ces petites mantes religieuses perchées sur des chaussures à semelle rouge. Ces talons aiguilles qu'elles mériteraient d'avoir entre les deux yeux plutôt que sous leurs pieds. La plupart de ces donzelles sont à la recherche de la petite passade qui leur projettera des étoiles pleins les yeux. La personne assez aimable pour se montrer véritablement intéréssée par leur débit à défaut d'être intéressée par les reflets dorés qu'elles émettent. Nous sommes des mouches, mes amis et, il parait que la merde éclabousse. Mal aise effroyable, se dire qu'on aurait pu avoir une cuillère en platine dans l'bec plutôt qu'une cuillère en inox achetée chez l'indien du coin. Naître " De " quelque chose plutôt que quelque chose suffixe -ov. Même pas vrai ricain donc, étranger là où on se sent chez soi. Je laisse mon regard couler autour de moi, braise sur ce que j'aurai pu avoir, sur ce que je peux avoir. Zgeggy est en alerte, d'après ses dires - auxquels je préfère n'accorder aucun crédit à l'heure actuelle- la minette sur laquelle il a mis la main est une sacrée bonne affaire. L'affaire du siècle. De toute façon, lorsque MONsieur Bushby a un plan pareil, j'ai tout intérêt à préparer la poche à glaçon. Des deux, inexorablement, c'est lui les poings. Quant à moi, je suis le cerveau. Je ne sais pas lequel a le beau rôle. Mais celui qui baise le plus, vous savez d'jà, les muscles attirent bien plus que les neurones. Malédiction. Un sourire étire mes lippes alors que je ne faiblis pas. J'arriverai bien à dénicher la salope qui va nous couvrir de cadeau moyennant quelques faveurs sexuelles. Seulement, frangin et moi, on obéit à certaines règles strictes : on ne tringle que si les enjeux sont suffisamment importants pour nous permettre une autre activité que la chasse aux rentes et, uniquement, si les sentiments y sont. Evidemment, je soupçonne petite-bite de ne pas respecter celle-là. Comme il dirait " Mec, j'ai les couilles en feu. " Je doute qu'il y ait une solution radicale au problème exposé mis à part cette main droite attrocement flemmarde. Sans commentaire. « La chasse ? J'ai l'impression de barboter dans une piscine gonflable. On peut pas dire qu'on ait l'embarras du choix. Il y plus de planctons que de Baleines. A croire qu'elles ont toutes désertées Phoenix pour une destination plus estivale. On aurait dû aller à St Tropez : seul hic, on n'a pas un kopec » je crache un rire. Offrant à ce joli coeur une boutade amicale, manquant de lui faire renverser son champagne, pire, je m'en serai voulu qu'il s'étouffe d'une manière aussi honteuse. Je pivote sur le côté, j'adopte mon meilleur profil, ainsi que cet air impassible du faux ténébreux. Difficile d'avoir l'air intéréssant quand on est à deux teintes de l'albinisme. Peut être aurai-je dû revêtir une tenue où mon sex appeal aurait été incontournable. «Qui t'a filé l'info, couillon ? J'ai l'impression qu'ici c'comme au Japon, 99% de croutes pour 1 % de nouveaux nés » je me retiens d'ajouter que nous risquons de finir au bras d'une septuagénaire en manque cruel de sex mais, certainement pas en manque cruel de flouze. « Y'a De fontenay qui salive déjà de poser les mains sur ton torse imberbe » moqueur d'un signe de tête, je lui fais comprendre que je vais aller me servir au buffet. Je le laisse harponner son cachalot en fin d'vie tandis que je m'engouffre sans état d'âme dans la houle de robes griffées et vestes du même type. Mal aise effroyable, se dire que la veste qu'on porte est une antiquité comparée à celle du kéké qui débarque un sourire aux lèvres. Parfait, il ne manquait plus que ça : de la concurrence déloyale. Kéké décoche un sourire colgate qui doit toutes les faire mouiller. Ohé demoiselles : je vends des petites-culottes. Reconversion assurée, on pourrait travailler en équipe. J'ai appris à marcher à 9 mois, j'ai toujous été précoce. Un pas devant l'autre, ce n'est pourtant pas la bière à boire ( je sais, mixage d'expression). UN PAS devant l'autre : prosaïque. Pourtant, toutes ces années d'entrainement ne servent à rien, je manque de m'écraser aux pieds d'une enième paire Louboutin. Mon veston centenaire : taché de vin. Parce que, sinon ce n'est pas marrant, mademoiselle buvait du vin, non pas du champagne, ce qu'aurait fait n'importe qui ayant assez de classe. Je relève le regard sur la maudite garce qui a eu le malheur que je lui tombe dessus. Ma maladresse finira pas m'enterrer. Qu'est-ce que vous voulez que j'en dise ? Blonde, filiforme. Filiforme, Blonde. Blonde sacrément filiforme. Déstabilisante. Les mots me manquent : « Vous n'pourriez pas faire attention ?» acide, je lui tourne le dos aussitôt. Mon monde est à l'envers. Ce serveur qui n'a rien demandé subira ma fureur. Je le mets à l'amende, attrape la serviette qu'il humidifie aussitôt. Pas de merci. Je me tire.Veston, puisse-tu reposer en paix au paradis des vestons. Je savais qu'il ne fallait pas que je vienne. « Putain, Archie, j'suis saoulé. Une pauv' conne m'a renversé sa flûte de vin sur l'torse . Elle buvait du vin, la salope ! Elle n'a rien compris à la vie ».

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MessageSujet: Re: ► Count on me   Dim 1 Juil - 21:02



Let's buy happiness.



Comme le loup en chasse d'un agneau à la chair fraîche et aux os tendres, je laisse aller mon regard ici et là, de gauche à droite, de haut en bas pour contempler les jolies formes des gazelles. La vie est une jungle, je suis le prédateur visant le festin pour me caler un coin ou plutôt nourrir le trou béant de mon compte en banque. Maksym, pas moins ronchon, articule des paroles qui s'éternisent, bien que j'en capte que la moitié mais juste assez pour pouvoir comprendre le fond de sa pensée. Je suis plutôt doué pour ça et mine de rien, nous le savons : un simple regard permet de comprendre l'autre. C'est franchement très pratique, en plus ! Je le connais par cœur, aussi doué pour savoir ce qu'il en est, que lui possède la facilité de me comprendre comme personne. Sur le coup, Maksym n'est franchement pas drôle. Je l'implore des yeux à y mettre du sien – sortir son plus beau sourire pour mettre toute les chances de notre côté pour attraper la Douce. MC s’esclaffe – me bouscule de son poing contre mon épaule. Petit con à la gueule d'ange !« Ok tu as le droit de préférer les cachalots aux planctons mais t'inquiète la sirène se cache parmi nous. Encore plus sexy qu'Ariel. Mince mais pas anorexique, joli cul, regard déstabilisant. Une beauté. Je t'assure ! » Un dernier regard, plus insistant encore pour lui faire comprendre qu'il doit se montrer patient encore un moment. De toute évidence, il n'a pas le choix : je l'ai embarqué avec moi dans cette soirée, à ruiner le fond de nos porte-feuilles certes mais cela en valait la chandelle ! Qu'il cesse de penser une seconde – même si c'est avec humour, sa monnaie inexistante et qu'il offre son sourire qui vaut plus d'un million. Agir, surtout. Je lui envoie une tape dans le dos, pour tâcher de le pousser à entrer dans la place et prendre la place du Roi que tous ces riches fils friqués jusqu'au trou s'arrachent. Si eux possède un compte en banque colossal, ce soir c'est Maksym qui va se retrouver aux bras de la plus belle fille de la soirée !

Hey, sexy lady demi rousse, je t'ai perdu de vue. Mais tes jolies formes je les oublie pour d'autres encore plus alléchantes quand une brune cherche mon regard. Je m'humecte les lèvres. Sans doute, peut être suis-je au final, un obsédé. Il est vrai que je ne respecte pas entièrement le contrat qui stipule qu'aucun rapport sexuels de doit avoir lieu, hors sentiments des Duchesses volées. On leur tue le corps, on vide leur trésorerie...triste sort, magnifique butin pour nous. « Qui t'a filé l'info, couillon ? J'ai l'impression qu'ici c'comme au Japon, 99% de croutes pour 1 % de nouveaux nés » Je rigole à l'avance de ce que je vais lui sortir. « L'info date de l'ère où tu étais encore qu'un spermatozoïde dans les couilles de ton père ! Enfin pas tant... mais tu pissais encore dans ta couche ! On peut remercier mon père de m'avoir parlé de son ex meilleur ami. Si Mr. Sullivan a une tête de con, il est riche et il a une fille. » Je souris fièrement en le regardant. Quel sacré trou de cul, quand même. Dois-je lui dire qu'un magnifique spécimen préhistorique du même genre qui me fixe, est en train de reluquer son petit cul ? Je pouffe. « Derrière toi il y a le sosie de Susan Boyle qui revisite les courbes de ton cul de bébé ! »

Je demeure seul, Maksym s'est enfin décidé d'agir. Fièrement, je le regarde s'en aller vers le buffet. Je lutte contre l'envie d'y aller aussi : dévorer toute cette panoplie de petites bougées de luxe pour lui laisser l'entière liberté d'occuper son territoire. Je lui tourne finalement le dos et c'est avec tranquillité que je traine mon corps à l'afflux des regards féminins. Je passe une main dans mes cheveux pour remettre en place ma mèche de cheveux. Je trempe mes lèvres dans les bulles de ma coupe et boit une longue gorgée. C'est quand je m'apprête à avancer vers la brune de tout à l'heure que Maksym me revient, furax – presque aussi rouge que la robe qu'un grand couturier à tailler pour la femme qui passe derrière nous. Je soupire à la fin de sa plainte – de son juron. Je marque un silence – ma main en face de sa bouche pour lui indiquer de se taire un moment. « Elle buvait du rouge non ? » Il n'affirme pas la chose mais je sais que j'ai raison. Sur toute la ligne ! « Putain mais t'es trop con ! C'était Jagg, à coup sûr ! Va vite lui offrir un autre verre de vin. Je me chatouillerais le nez avec le pouce pour te confirmer que c'est elle. »
Je le dévisage un peu et lâche mes derniers mots.
« Cours Forrest, cours ! »

Je trouve ma réponse à chier. Pardooooon !



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intime souffrance
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MessageSujet: Re: ► Count on me   Jeu 5 Juil - 17:45





Enlève donc tes piercings, affuble tes poignets de tous types de bracelets, ainsi que tes doigts de bagues afin de cacher tes tatouages. Coiffe-toi bien, aucun cheveu ne doit dépasser de ta coiffure. Tiens-toi droite, c’est primordial. Ne jure pas, parle bien surtout. Garde la tête haute. Ne passe pas pour une putain, tu es une dame. Ne te rends-tu donc pas compte de l’enjeu que sont les soirées mondaines ? Le moindre faux pas, et tu es éradiquée de la haute société, de ce qu’est ton monde depuis ta plus tendre enfance. Peut-être n’en as-tu rien à faire après tout, mais ce n’est pas le cas de tes parents. Eux ont décidé pour toi de ce qui te serait bon, et tu dois te plier à leur jugement. Alors qu’importe que tu aies plein de choses à dire toutes plus intéressantes les unes que les autres : sois belle et tais-toi.

Alors pour l’occasion tu n’as d’autre choix que de troquer tes jeans et pulls trop grands qui te permettent de cacher ton corps frêle contre une magnifique robe de créateur. Le tissus doré satiné recouvre ton corps depuis tes épaules jusqu’aux environs de tes mollets, très échancré, le tout étant d’une fluidité extrême. Ta poitrine à demi-nue et tes jambes laissées à l’air libre mettent en appétit tous les hommes des environs. Prends garde, dans toute cette assemblée peut se cacher un grand méchant loup. Surélevée par de magnifiques escarpins s’accordant parfaitement au reste dont la semelle rouge indique une estimation du prix que cela a pu coûter. Tu es bien ignorante du fait que ta tenue en elle-même, sans même compter ce diamant qui s’est invité autour de ton cou, pourrait permettre à toute une famille de vivre pendant plusieurs mois. Mais à quoi bon se torturer l’esprit avec ce genre de réflexions ? Tu es née avec une cuiller en argent dans la bouche, et c’est tout. Tu as eu plus de chance que les autres, si on peut toutefois appeler ça de la chance.

« Je suis vraiment obligée de rester ici ? Je ne connais personne, c’est chiant. » Ta mère se tourne vers toi, son visage est dur, elle semble choquée de ta façon de parler. « Jagger, surveille ton langage ! » Tu soupires. Aurais-tu oublié que tu te dois d’avoir un langage convenable, présent à toute occasion ? « Pardon. Cela m’embête. » « Tu verras, tu vas rencontrer du monde, c’est très enrichissant. Tu vas bien t’amuser. » « Vous me dites ça à chaque fois .. » Elle te sourit, satisfaite et s’en va parler à d’autres personnes. Ces autres personnes, comme toutes celles ici présentes, qui semblent heureux de pouvoir étaler leur richesse. Et toi, tu subis. Si seulement tu avais pu passer une adolescence normale. La richesse ne te dérange pas, bien au contraire. Mais elle te prive de vivre comme les autres, elle te contraint à assister à toutes ces soirées mondaines et à y faire bonne figure. Si seulement tu avais encore le choix d’y assister ou pas. Mais non, tu n’es même pas majeure pour décider de ce que tu fais. Pauvre petit être. Tu ne demandes pas grand-chose, seulement peut-être de pouvoir aller à des soirées d’étudiants, découvrir la joie d’être bourrée, défoncée, de danser, tout ça sans te soucier des autres.

Seule jusqu’à présent, tu t’amusais à épier les moindres faits et gestes des gens. La haute société est pleine de tics et de manies permettant de conserver le vernis qui cache la pourriture de leur existence. L’homme passera un bras autour des hanches de sa femme, cocufiée au plus haut point. Cette même femme qui continuera à acheter des robes haute couture à des prix exorbitants pour faire croire à leur entourage qu’ils n’ont aucun soucis d’argent, bien au contraire, alors qu’elle ne fait que s’endetter. Ainsi, personne ne se doutera de leurs problèmes. Sans oublier, bien évidemment, un faux sourire placardé sur leurs visages, radieux pourtant.

Tes cheveux rebondissent sur tes épaules tant dis que tu arrives à proximité du buffet. Toute cette nourriture te met en appétit. Tu la chéris et la hais à la fois. Il faut que tu résistes. Si tu craques, tu seras forcée d’aller faire un tour par la case ‘vomis tes tripes’, alors ne craque pas. Contente-toi d’observer. Encore, et toujours. Un serveur passe et tu attrapes au vol une coupe de rouge. Du château Margaux, à en juger par l’étiquette de la bouteille qui se trouvait à côté. Parfait, il n’y a rien de tel qu’un verre de rouge. Certes, ta classe aurait voulu que tu prennes une coupe de champagne plutôt, mais tu n’y peux rien, tu détestes bien cette boisson. Ceci est pour les pimbêches, toutes ces filles qui sont cruches au possible et deviennent pompettes au bout d’une coupe. Non, toi, on t’a toujours répété que tu étais une Dame, une vraie. Alors hors de question de toucher au champagne. Il semblerait pourtant que ce fut un mauvais choix ce soir. Un homme te percute et le contenu de ton verre se verse sur sa veste. Gênée, tu ne sais pas quoi dire. Tu le regardes, bouche-bée, silencieuse. Cela a l’air de l’énerver. « Vous n'pourriez pas faire attention ? » « Pardonnez-moi. Euh, attendez, je vais, je vais essayer d’enlev.. » Tu n’as pas le temps de finir ta phrase qu’il est parti, en furie. Il est hallucinant de voir combien certaines personnes peuvent être mal lunées certaines fois. À bien y réfléchir même, tu n’y étais pour rien dans cette histoire. Ce n’est pas de ta faute s’il n’a pas fait attention et t’a foncé dedans. Il aurait bien besoin de leçons de délicatesse, sans aucun doute.

« Oh mon dieu, j’a-dore ta robe ! » Tiens, tu ne l’avais pas vue arriver celle-là. « Eh bien, euh, merci. » « C’est une Versace, n’est-ce pas ? » « C’est exact. La dernière collection. » Sourire poli. Que dire de plus ? Tu sais d’avance que la conversation qu’elle va te proposer ne t’intéressera pas. Cette fille n’est qu’emplie de superficialité, c’est abhorrant. « C’est génial. Je n’ai pas pu assister au défilé Versace cette année. J’aurais tellement aimé y aller .. » « Hm, oui, il était magnifique .. » Bien sûr, tu pourrais parler de la fashion week de Milan à laquelle tu as assisté, et ce durant des heures, mais c’est loin d’être le sujet de conversation que tu préfères, à vrai dire. Voilà donc pourquoi tu n’aimes pas ces soirées. Seigneur, ayez pitié de cette pauvre Jagger, faites en sorte de la sauver de cette conversation inintéressante. Faites quelque chose, n’importe quoi. N’IMPORTE QUOI.



c'pas top, désolée u.u

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Au fond j'm'en bats pas les couilles de c'que disent les gens, j'me perd entre c'qu'ils attendent de moi et c'que j'suis vraiment. Plus j'grandis plus l'temps passe et plus j'suis déçu sous l'emprise de l'angoisse des futures blessures. Plus j'me cherche des excuses plus j'm'enlise, j'm'ennivre de négativité et j'me sens vivre. J'ai peur de mes proches parce qu'ils connaissent mes faiblesses, mes talons d'achille, ils savent à quel point mes fondations sont fragiles.

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MessageSujet: Re: ► Count on me   Ven 6 Juil - 11:03



Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.

Ouai, la conne buvait du rouge et alors ? Elle a quand même tâché mon veston, mon veston porte bonheur, la salope. Comment je vais continuer à arnaquer les donzelles sans mon grigri ? Je peux tout bonnement songer à une reconversion puisque ma chance a été liquidée par une brindille de couleur or vêtue, parfaitement, je vais surement finir vendeur de Hot Dog ou distributeur de quotidien, s'il me reste encore quelques grammes de vaine, évidemment. Et Zgeggy qui - au lieu de compatir, insulter la planche et m'offrir un moyen de me calmer- en rajoute une couche. Sa main bloque toute protestation, ça y est, j'ai atteint le point de non retour. Sur une échelle de 1 à 10, niveau connerie, j'entends : je me situe à l'extrême limite. J'hôche la tête à son interrogation tout en fusillant la garce du regard, j'ai le coeur qui bat la chamade, je vais probablement mourir de rage, absolument, ça existe. J'inspire par le nez , je pose le regard sur Bushby tout en profitant pour arracher l'espèce de ventouse qui lui sert de main, de mes lèvres. Calme-toi, Maks. Respires. Décris d'immenses cercles avec tes bras. Impossible, dès que je pose le regard sur la tâche qui imprègne le tissu de mon habit, j'ai des pensées de psychopathe. Même si elle n'est pas moche, même si elle semble être pétée de pécules, même si ça ne serait pas si désagréable de la courtiser, je ne démords pas. Je n'arrive tout bonnement pas à ronger mes freins. « Jogging ou pas, elle a niqué mon blazer » je crâche avant de poursuivre : «Et puis, tu blagues, hein ? C'est elle qui doit m'offrir un verre, pour se faire pardonner ». Fielleux, je balaie la salle des mirettes, vu les specimens qui rampent autour, je dois bien avouer que sa Jagger mérite qu'on s'attarde dessus, juste histoire de renflouer notre capital qui est - à peu près à -480 $ - sous le niveau marin. Blague scientifique, vous ne comprendrez pas. Ne me regardes pas comme ça, Archie. On dirait que repose sur mes épaules l'humanité entière, genre, je suis superman et ce soir, je dois sauver nos culs. Parce que c'est sûr, si on n'a pas pêché un gros poisson d'ici la fin de semaine, on est bons pour vendre nos miches au plus offrant, hommes et femmes inclus. Sainte Marie quand il me prend par les sentiments celui-là. « Bon, je vais m'arranger pour qu'elle se sente reconnaissante » j'acquiesce à sa proposition : « Chatouilles-toi l'nez avec modération, duchmolle ». Je m'éloigne en désignant le point chaud du menton. Comment est-ce que je vais m'y prendre au juste ? Question à un million. Bizarrement, là, tout de suite, je sens le million me filer sous le pif. Sa silhouette gracile se dessine droit devant, je me racle la gorge : " Bonsoir, désolé pour m'être emporté tantôt ", " Hey, t'as d'beaux yeux tu sais. Dans le genre bleus quelconques", " Un verre ? ". Putain. Je prends une profonde inspiration. Plus que quelques centimètres. Je retire mon chiffon. Là, j'ai l'air moins con, moins sale surtout, moins gauche, aussi. Un sourire se placarde sur mon visage, façade de circonstance quand on sait que, je suis sur le point de tenter un Home run. Je l'observe, elle a des traits délicats, seulement je demeure impassible n'oublions pas que la beauté n'est qu'un piège tendu par la nature à la raison, Voltaire. Je préfère être raisonnable même si, parfois, ma raison me joue des tours. L'inconnue qui semble s'ennuyer en compagnie d'un piaf de sa condition, je vais sauver du monde ce soir. Je chope deux coupes de champagne, ça va la changer de troquer son Château Barbant contre le fun de quelques bulles. Classe, ma jolie, sois classe. Je m'incruste, je lui viens en aide, à elle de m'aider en retour. Sois généreuse, Jagger. « T'es là, je t'ai cherché partout » je dépose un baiser sur sa tempe, tout en lui tendant cette coupe de champagne - j'aurais aimé la lui renverser sur la tête mais j'ai senti son effluve et, - putain. « Youri Gargarine » je souffle, tendant la main en direction du cheveu sur la soupe.Un regard suffit, on se comprend, Jagger, n'est-ce pas ? Archie frotte, frotte, cure-toi le nez maintenant, tiens. Il va se filer une inflammation, l'idiot. Enchanté, Madame Dollar.

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MessageSujet: Re: ► Count on me   Mer 11 Juil - 10:09



Let's buy happiness.



Je savais éperdument qu'il allait réagir de cette façon. De toute évidence, j'aurai fait la même chose. Si c'était plutôt à elle de s'excuser, je demandais à Maksym de prendre sur lui et de l'inviter à boire un coup avec lui, pour passer une grande partie de la soirée à ses côtés. Je le voyais jeter un coup d’œil dans l'assistance sans doute en train de chercher la dite Jagger. Je pouvais presque sourire mais cela m'échappais à cet instant. Je faisais la même chose à vrai dire. Mon regard posait sur la Belle, je pensais pour moi seul que nous avions en face de nous, une belle affaire. Maksym savait que malgré les quelques fois où mes plans étaient foireux – qu'il arrivait plus souvent que je trouve la perle rare. Il ignorait encore le butin que nous pouvions récolter grâce à elle mais en filant, le temps lui démontrera cette belle réalité. Je souriais presque à l'avance et ma main sur la nuque, j'attrapais au passage une deuxième coupe de champagne quand un serveur chargé d'un plateau passait près de moi. « Bon, je vais m'arranger pour qu'elle se sente reconnaissante » Je souriais un peu plus – satisfait. Et sur mes dernières recommandations, il partait se faufiler dans la foule tandis que moi je restais là – à la même place que j'occupais depuis le début de la soirée. Je laissais échapper un soupire puis patientais encore quelques instants. J'observais les moindres gestes de Maksym. Le mâle s'approche de la Duchesse, la délivrant de cette compagnie qui je devinais lui était un lourd fardeau. Jeunes filles de son âge aux discussions typiquement bourgeoises et lassantes. Si Maksym délivrait Jagger de ces filles à papa, j'avais la possibilité d'en accoster une. Qu'importe si son rire était insupportable. Si elle était un moulin à parole ou qu'elle avait d'autres comportement déplaisant. C'était histoire de ne pas passer la soirée seul, tenir la chandelle bien que je n'allais pas tenir compagnie aux deux tourtereaux. Juste quelques instants – les lèvres de Maks rejoignais le front de Jagger. Je surveillais du coin de l’œil les alentours histoire de surveiller l'approche d'un potentiel petit ami. Rien ne semblait alerter cette situation. Je me détendais un peu – soulageais de ne pas devoir en venir à la force pour l'envoyer se faire voir. Gâchant toutes nos chances... Le doigts de la belle agrippaient la coupe de champagne que Maksym lui tendait gentiment et c'est instantanément tandis que je devinais son regard perdu dans les prunelles de mon ami, que les autres tigresses s'éloignaient d'eux. Un bref coup d’œil sur cette ancienne compagnie pour me délecter de leur forme qui pouvaient être intéressantes. Je revenais à Maksym, passant mon pouce sur mon nez en trompette. Quatre fois.

Je fis volte face sur mes talons et partais en guette d'une demoiselle pour m'accompagner ce soir. C'est ensuite, que je l'apporterai avec moi dehors pour revenir deux heures plus tard et attendre aux portes de Luxury Hotel la sortie de Maksym. Soit, je le surprendrai aux bras de Jagger, soit cela allait être un échec et il marcherait vers moi d'un pas furieux et dépité – me tenant près à supporter ses plaintes sur le déroulement de cette soirée de merde. Mais, je demeurais tellement sûr de moi – que je doutais pas un seul instant que cela ne puisse tourner à la catastrophe ! C'était impossible.

Si Maksym était charmant. Jagger l'était tout autant. Le courant aller penser entre eux. Ce serait presque à prouver scientifiquement parlant.

Je suis revenu aux temps du passé. J'ai pas corrigé alors excusez moi. Je fais ça dans l'après-midi. Et c'est un peu à chier.


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MessageSujet: Re: ► Count on me   Jeu 9 Aoû - 22:13





Alors t'es là, à écouter contre ton gré une fille te parler d'une chose qui ne t'intéresse vraiment qu'à moitié et dont tu n'as, surtout, pas envie d'entendre parler ce soir. En fait, dans le fond, ce que tu aimerais surtout ce soir, serait de virer tous ces vêtements qui puent la superficialité, revêtir un simple jean, un débardeur et une paire de baskets, pour aller t'éclater, sans prises de tête, sans simagrées, sans supercheries, juste comme une jeune femme, juste comme une gamine que tu aimerais être. Mais la réalité te ramène bien vite à la surface. Tu n'as pas d'autre choix que de subir l'influence qu'à la richesse de tes parents sur la communauté mondaine. Richesse que tu ne renies pas, bien sûr, elle s'avère être très utile, bien souvent. Cependant, des fois, tu préfèrerais faire partie d'une famille de gens normaux, faire partie de la petite gens.

Tu cherches, tu pries dans ta tête, silencieusement, cessant d'écouter cette pimbêche, tu pries le Seigneur, tu pries le petit Jésus que quelqu'un ou quelque chose te vienne en aide, te sorte de cette situation, te sorte de là. Et il semblerait bien que ton appel au secours ait été entendu. Ton sauveur ? L'homme sur qui tu as renversé ton verre de vin précédemment. Tu ne sais pas pourquoi, mais il est là, te sauvant la vie, alors qu'il ne doit même pas s'en rendre compte. « T'es là, je t'ai cherché partout » Tu hésites dans un premier temps à faire un quelconque geste, à montrer une quelconque réaction. Tu n'es même pas sûre qu'il s'adresse à toi. Peut-être cherchait-il en réalité la jeune femme face à toi en train de te déballer la vie de Karl Lagerfeld. Pourtant non, il s'agit bien de toi. Tu te figes lorsque tu sens ses lèvres se déposer sur ta tempe. Que te vaut donc ce contact ? Il te tend une coupe de champagne que tu te contentes d'attraper, sans dire un mot. Un simple sourire apparaît sur tes lèvres, poli, légèrement forcé, bien que ce ne soit pas apparent. Le but du jeu est donc de faire semblant ? Soit, tu es forte dans ce qui est de simuler.

« Youri Gargarine » Quel nom horrible. Un faux nom sans doute, penses-tu. Il tend la main en direction de la brune mi-choquée, mi-amusée. Il se comporte en gentleman, pas comme tantôt avec le coup du verre de vin. Que lui prend-il donc ? Certes, le pseudonyme qu'il s'est choisi est ridicule, mais cet air russe lui va bien au visage. Vous vous autorisez un regard, et tu te perds subitement dans ses yeux océan. Sa mâchoire carrée lui donne un air autoritaire, froid, distant, un visage typiquement russe, cependant son regard, lui, laisse une impression de confiance, d'apaisement. Cet homme semble être une antithèse à lui tout seul. Il te perturbe. Mais tu ne laisses rien transparaître. Tu les observes. Tu observes ce "Youri" exécuter son approche des plus douteuses. Tu observes cette femme, en attente de ses réactions. Mais elle se contente de sourire poliment et de murmurer un « je vais vous laisser ». Bien, en voilà une en moins.

Tu te retrouves désormais seule avec lui. Tu n'oses même plus lever les yeux dans sa direction maintenant. Tu te contentes de te plonger tête baissée dans ta coupe de champagne et de la boire à petites gorgées. Si tu es gênée ? Le mot est faible. Comptons le nombre de fois où tu t'es retrouvée seule en la présence d'un homme : zéro. Oui, c'est ça, zéro fois, ou presque. Les fois où cela t'est arrivé ne comptait pas vraiment finalement. Tu laisses le silence s'installer quelques secondes entre vous, peut-être même l'affaire d'une minute ou deux. Tu as du mal à comprendre ce qui pourrait motiver cet homme à revenir te voir après l'altercation des plus gênantes et pas des plus polies qui s'est passée précédemment. Tu t'accordes en regard vers son visage. Il te fixe, non, il t'observe, te scrute. « Qu'est-ce qui .. Pourquoi ? » Peut-être son premier réflexe serait de te dire "pourquoi quoi ?", alors tu reprends une gorgée de champagne, comme si les bulles de ta boisson allaient t'aider à prononcer de nouveau quelques mots. « Pourquoi être revenu ? Je veux dire, merci, bien évidemment, de m'avoir sauvée de cette conversation ennuyeuse à souhait. » Tu marques un temps de pause. Tu n'es pas sûre qu'il voie où tu veux en venir, tu n'es même pas sûre de savoir toi-même où tu veux en venir. « Enfin, que me vaut votre compagnie .. Youri ? »



fuck, j'ai mis trop longtemps à répondre, en plus ma réponse est courte et pourrie, je suis vraiment vraiment vraiment désolée, je ferais mieux, promiiiiiiis !

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MessageSujet: Re: ► Count on me   Ven 10 Aoû - 17:17



Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.

Enchanté, Madame Dollar. Enchanté, mademoiselle pognon, mademoiselle chéquier sur jambes. Je jette un regard lubrique à ce qui lui sert de gambettes, peu soucieux de savoir si mon attention particulière est flagrante, peu soucieux d’attiser sa fureur ou au contraire sa gêne. Quelques minutes me suffisent pour en arriver à une conclusion : Archie avait raison, elle est bonne. Tout juste assez pour envisager d’aller au-delà de la parlote chaste. Un sourire fend mes lèvres, je sais que chez moi, c’est un atout. Ça, mon corps, mes cheveux, tout le reste, sans modestie. Silencieux, je l’observe s’enfoncer dans un mutisme délibéré. Doux Jésus, faites qu’elle ait de la répartie, je vais probablement me faire chier avec. Ces minutes éternelles durant lesquelles j’essaye vérifier que la marchandise soit en bon état, des minutes infimes où il me prend à vouloir lui faire passer une série de test, analyser son pédigrée. Savoir par des questions subtiles à combien s’élève sa fortune personnelle, puis, à combien s’élève celle de ses richissimes parents ? Défilante, minutes filantes qui m’affligent, me collent des pensées jusque-là inédites, celle-là, elle a l’air pur, virginal. Elle me renvoie une image angélique, une image immaculée, elle m’explose les yeux, elle m’explose tout court. J’aime son sourire, ses dents du bonheur, bonheur que je recherche avec avidité. Mon avidité, c’est bien ce qui vient de me conduire à ses côtés, pas ses dents. Pas sa beauté teintée de naturel qui me touche plus qu’il ne faudrait, encore moins sa retenue de gosse dorée, non. Голод не тетка, пирожка не подсунет proverbe russe équivalent au putain de « Nécessité fait loi. » Nécessité fait loi, quand bien même j’éprouve des remords anticipés, pour Bushby, je la saignerai comme une truie. Ses yeux se posent sur moi, douce précieuse au prénom singulier. Tant de questions posées qui trouveront réponses lorsque je l’aurai décidé. Un rire fait écho, je la taquine, je déploie ma superbe, paon prêt à impressionner la belle, prêt à emplumer la belle, prêt à l’assécher, je suis loin de tout, au-dessus d’elle, au-dessus du sentiment de culpabilité que je m’autorise à étouffer d’un coup de maître. « Avant de répondre à cette avalanche d’interrogation, pourrai-je au moins connaître le nom de celle qui m’en doit une ? » je souffle, sourire à l’appui. Ce sourire faux qui parait vrai. Ce sourire vrai qui se fait croire faux. Je ne distingue plus le faux, trop abusé, trop empressé, trop pris à la gorge. J’ai besoin de ton aide, Jagger Sullivan, illustre conne, proie apprêtée à se faire dépouiller. Tu es belle et riche, tu seras belle et moins riche, peut être brisée, une fois que je me serai occupé de ton cas, charmante innocente. Alors Elle décline son identité inconnue connue qui me donne prétexte à la réjouissance. Heureux, vraiment, de faire ta connaissance. Heureux, adjectif trompeur, comme moi, assurément. Je la fixe, je fixe toujours pour qu’elles mordent à l’hameçon, pour qu’elles s’y accrochent aimant le mâle qui les pénètre, le mal qui les annexe. « Ma compagnie est loin d’être aussi honorable que la tienne » je lance, passant à un tutoiement intime, un tutoiement qui fait son effet sur tes pommettes émaciées. Même sans formes, elle reste craquante, brindille emportée par l’enthousiaste timidité. Dans mes iris, la lueur clair d’un message qui se veut subliminal mais qui – criard- revendique sa réalité. Je la déguste avec, sans ménagement et à en voir ses traits, elle n’a guère l’habitude d’être si bien entourée. Je lui fais donc honneur, à c’point ? M’en voilà flatté. Moi, le pauvre, le pouilleux trop éloquent. Péché d’orgueil, je poursuis, sûr de moi : « Tu l’as dit toi-même, pour te venir en aide » pour que tu me viennes en aide, je me retiens de dire. Je me retiens de lui conter fleurette, le revirement de situation pourrait lui paraitre suspect. Sous une fausse identité, je me suis présenté. Youri Gargarine, Youri Margarine, un délire idiot avec Zgeggy. Rien qu’en y pensant, je me prends à sourire bêtement, qu’est-ce que je ne serai pas prêt à faire pour cet imbécile pour qu’il n’clamse pas de faim, hein ? Je porte à mes lèvres le champagne, les mirettes ancrées dans les siennes, je m’étonne qu’elle puisse soutenir toute cette tension que je lui renvoie. Des nerfs d’acier, cachés sous une chevelure or, des yeux onyx, des lèvres pleines, exactement, pleines d’illusions, de questionnements malhabiles. Je suis là pour y répondre à l’aide de mensonges éhontés, c’est de notoriété commune, les femmes aiment être flouées. « Mais, je suis ici sous la demande de mon oncle, il tient à ce que j’implante l’entreprise dans l’quartier ». Voyez-vous, je m’en porte bien, pas le moins du monde gangréné de conscience.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: ► Count on me   Sam 25 Aoû - 20:40





Qui aurait crû que les sauveurs, les chevaliers servants se trouvent être aussi charmants en vrai qu'ils le sont décrits dans les contes de fées ? Qui aurait pensé qu'ils savaient se montrer polis ? Qui aurait imaginé qu'un jour l'un d'entre eux viendrait à ta rencontre, Jagger ? Et toi, tu te laisses aborder par une enveloppe charnelle attrayante. Ne sais-tu donc pas qu'un agneau peut cacher un loup ? Tu préfères te pendre à ses lèvres, boire les paroles qu'il t'adresse. Tu préfères tenter de le décrypter par son regard, alors qu'il est actuellement en train de réussir à le faire sur toi. « Avant de répondre à cette avalanche d’interrogation, pourrai-je au moins connaître le nom de celle qui m’en doit une ? » Il prend ses aises avec toi. Il souhaite déjà en savoir plus sur toi, alors que tu sais pertinemment que le nom qu'il t'a annoncé comme étant le sien t'es pas véritable. Mais qu'importe, tu joues le jeu. Il veut ton identité ? Qu'il en soit ainsi, de toute façon, tout le monde ici sait qui tu es. « Jagger. Jagger Sullivan. » Tu souris timidement alors qu'il te transperce de son regard. Il semble comme un félin à l'affut, le regard encré dans celui de sa proie, à la fois pour l'effrayer et la terroriser. Il ne réussit qu'à t'hypnotiser. Mais qui est donc cet inconnu qui arrive ici tel un cheveu dans la soupe de manière étrangement appréciable ? « Ma compagnie est loin d’être aussi honorable que la tienne » Tes joues s'empourprent à son usage du tutoiement. Au lieu de te sentir outrée comme une dame le devrait par le fait que cet homme ne te montre pas de respect, tu es plutôt du genre à apprécier un tel audace. Tu ne dis toujours rien. Mieux vaut rester silencieux que se risquer à dire des idioties. « Tu l’as dit toi-même, pour te venir en aide » Tu bois une gorgée de ta coupe de champagne et lui souris. « Intéressant. Alors, encore puis-je vous .. te venir en aide ? » Tu te reprends au dernier moment. Puisqu'il veut jouer dans l'intimité, pourquoi pas. Tu l'observes sans discrétion de la tête aux pieds. Remarquant à quel point sa chemise n'était pas assortie avec son pantalon, pantalon qui, à vue d'oeil lui allait trop grand, il lui aurait fallu au moins une taille en-dessous. Ceci étant sans doute la raison pour laquelle il portait une ceinture. Ceinture basse qualité. Ce Youri avait accumulé beaucoup trop de fautes de goût pour que ce puisse être réparable. La seule chose rattrapable était sa belle gueule. Belle gueule qui te faisait faire abstraction du reste, belle gueule que tu observais avec avidité en tripotant machinalement ta chevelure dorée retombant sur tes épaules. Si tu n'avais pas pour habitude de te faire aborder par les hommes, les reluquer a toujours été un de tes passe-temps favori. « Mais, je suis ici sous la demande de mon oncle, il tient à ce que j’implante l’entreprise dans l’quartier » Tu cesses ton activité pour te concentrer à nouveau dans la conversation. « Je vois. Le soucis, vois-tu, c'est qu'il faut avoir d'assez bonnes relation pour réussir à t'incruster dans la cage aux lions. » Tu poses ta coupe sur le plateau d'un serveur qui passe par-là et attrape tes cheveux pour tous les passer du même côté de ta tête. « Dans le mondain, ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Tu ne peux pas te faire une place parmi les hommes si leurs femmes ne t'ont pas acceptées. Mais tu as de la chance, elles adorent la chair fraîche par ici. Tiens par exemple, elle ! » Tu lui montres une femme toute ridée, absolument immonde qui est entourée de trois ou quatre jeunes hommes. « Sans doute une des plus vieilles, mais une des plus influentes tu sais. Bon après, faut aimer les rides, chacun son trip quoi. » Tu lui souris, poliment. Tu as essayé d'engager la conversation, un tantinet ironique, un tantinet réaliste. Tu te doutes bien que s'il cherche à vraiment implanter l'entreprise de son oncle, il n'hésitera pas à aller chercher une cougar. Étrangement ce soir tu ne te sens plus toi-même. Tu te sens .. bien. Presque à l'aise, presque à ta place. Presque heureuse. Tu n'as même plus pensé à ton complexe, tu as réussi exceptionnellement à en faire abstraction. Il reste à souhaiter que cela continue.


C'est pourriiiiiiiiii, désolée

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