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 [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.

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MessageSujet: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Sam 9 Juin - 22:13

Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.

Je ne sais pas, je ne comprends pas. Je suis paumé, lessivé, j'ai perdu le fil de cette histoire où j'suis censé avoir une part. Héros incapable d'entrevoir la vérité là où le mensonge règne despote ignoble. Je suis le prince idiot, adepte de la souffrance, je suis le masochiste qui s'bat corps, âme, corps sans âme pour un trône métallique où son séant ne pourrait se poser, faute de légitimité. Je suis tout, je suis cette infime rien. J'avance ectoplasme sans destination, flottant au dessus d'un chemin pavé d'emmerdes, route de perdition nouvelle gamme d'indécision, j'ai signé à vie. Contrat illicite. Je n'ai pas l'droit et pourtant, je m'y aventure. J'y prends goût, ma belle, regarde-moi. Je suis atteint du syndrôme de Stockholm. J'aime la douleur, la douleur me le rend bien. J'appelle les maux, ça cajôle, ça déchire, ça isole. Je m'y accroche, ne vois-tu pas mes ongles en sang ? Clope au bec, j'inspire profondement, avec l'espoir tacite d'être emporté par cette amante cruelle, porteuse de faux. Frappe. Tranche. Incise. N'attends pas que je te supplie. Je ne le ferai pas, je suis fier et asurément nigaud. Rira bien qui pleura le derniers. Mes pas choquent le sol, saluent la populace. Boucan silencieux dans un milieu effervescent. J'aime, j'abhorre profondement. Seul au monde, seul au milieu du monde. Je te regarde, je te dévore. Je te respire. Mes iris se fixent sur ton image, mes pupilles se dilatent, tu es l'objet de ma venue. Comment décimer la distance qui nous sépare, ta rancoeur, ma vilenie? Nous sommes deux navires voguant aux antipodes, deux créatures aux valeurs bien trop différentes. Je suis, tu es, à nous deux on pourrait parfaire le monde ou au contraire, le ruiner. Tes yeux se posent sur moi, ton nez se retrousse, tes crocs aimeraient lacérer ce visage sans honte qui ose se présenter face à toi. Connard abject qui a brisé un couple si aimant, si unis. Salopard prêt à tout pour une partie de baise. Mika'îl, ange déchu, ange repu de tout cet univers pourri. Baisse les yeux, ma belle. Tu me fais tellement de mal, tu m'écrabouilles, tu m'évicères. Je me rapproche, tu te figes. Tu n'imagines pas combien j'ai pensé à ce moment, combien j'ai pensé aux mots qui se deverseraient sur toi, torrent d'un nouveau genre. Pluie diluvienne , toi sans parapluie. Pardon. Mot que je n'use jamais. Pardon, je te prie de m'excuser. Formulation obsolète sans queue ni tête. Attrape-con, attrape-conne. « Lou-Ann, j'aimerai pouvoir tout t'expliquer ». Si seulement tu te le figurais. Ses paroles meurent aussitôt, happées par le brouaha. Toi, moi, maintenant. « J'aimerai mais, je reconnais ma culpabilité ». Oui, j'ai baisé cette chiennasse, oui, j'ai explosé un couple. J'ai redonné la vue à ce cocul idiot. Ne me blâme surtout pas pour ça.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Mika'îl Cole le Mer 22 Aoû - 17:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Lun 25 Juin - 0:18


mika'îl & lou-ann
« I’m not upset that you lied to me, I’m upset that from now on I can’t believe you. »


Lou était bouleversée, oui, cette annonce l'avait accablé, elle était en colère, elle était même très énervée contre lui.. Le simple fait de prononcer son nom lui donnait envie d'aller le voir et de lui en foutre trois, comment avait-il osé ? Elle lui avait fait confiance et lui avait confié que son amie se mariait et lui, il n'avait rien trouvé de mieux que de coucher avec elle. Connard, oui, connard. D'un autre côté, son amie n'était pas beaucoup mieux, à peine fiancée et la voilà déjà à aller voir ailleurs, le regard de Lou à son égard avait changé, elle était descendue très bas dans l'estime de la brunette. Lou-Ann ne pouvait accepter cela, les tromperies, honnêtement, elle avait du mal à digérer tout cela et s'était même disputée avec son amie, elle qui croyait que Lou allait la soutenir, être de son parti contre son ex-fiancé. La bonne blague, bien sûr l'anglaise ne cautionnait pas cela, comment le pouvait-elle ? Tromper était un chose, elle n'avait plus qu'à assumer les conséquences. Quant à Mika, c'était autre chose, après tout, il n'avait pas de copine, ce n'était pas pareil mais ce n'était pas pour cela que Lou-Ann le blanchissait de cette affaire, loin de là, il était le responsable de tout cela. Ainsi, cela lui plaisait de briser des couples ? Il n'avait donc rien de mieux à faire de sa vie ? Pitoyable, oui, c'était le mot, le mot qui convenait parfaitement pour ce jeune homme en ce moment. Lou-Ann le détestait, oui, elle lui en voulait d'avoir détruit ce si beau couple, un de plus. La jeune adulte avait confiance en lui, il était l'un des seuls en qui elle avait confiance et il l'avait trahi. Ce n'était pas vraiment le fait qu'il ait brisé le couple qui la blessait le plus en réalité, c'était qu'à présent, elle ne pourrait plus jamais avoir confiance en lui. C'était comme recevoir un poignard dans le dos, elle était blessée, déçue. Tel un animal affamé, il avait aperçu une petite faille et s'était précipité dedans, brisant ainsi une histoire d'amour qui durait depuis très longtemps, tout cela pour une soirée. Sa vie devait être triste, il tirait son propre plaisir du malheur des autres, si faible.. Finalement, il ne valait pas mieux que tous ces connards qui rôdaient dans les bars, prêts à sauter sur tout ce qui bouge, elle pensait qu'il était un peu différent, du moins avec elle, en vérité, il était pareil, rien ne le différenciait. Si ce n'était qu'elle lui avait donné sa confiance, peut-être trop vite mais désormais, elle avait retenu la leçon. Nos erreurs nous font avancer, ce qu'il ne nous tue pas nous rend plus fort. Lou venait de perdre un ami, cela ne lui était jamais vraiment arrivé, certes, elle s'était rapprochée d'autres personnes et avait perdu contact avec certains mais jamais elle n'avait brisé une amitié, il faut bien une première fois à tout. Alors que Lou-Ann ruminait dans ses pensées, ne sachant quoi faire, elle était perdue, elle ne savait comment réagir face à ce qu'elle avait appris. Devait-elle ne pas en vouloir à son amie ? Ou bien au contraire ? Après tout, ce n'était pas son couple mais tout de même, elle n'aimait pas les tromperies, elle était contre tout cela, surtout la veille d'un mariage. C'est alors qu'elle le vit de loin, leur regard se croisa, comme elle le détestait, Mika. Il s'approchait, d'un air presque assuré, ce qui donnait encore plus envie à la jeune brunette de lui en retourner une belle dans le tournant de son visage mais, bien élevée comme elle était, elle comptait bien s'abstenir et se contenter d'imaginer la scène. Pour qui se prenait-il de venir vers elle, incognito, comme si elle allait passer l'éponge là-dessus. Alors qu'elle pensait qu'il allait finalement se raviser et faire demi-tour, il continua. Reconnaître sa culpabilité ? C'était la meilleure, Lou en aurait presque ri en autre situation mais pas là. Comme si il avait besoin de le reconnaître, elle levait les yeux en l'air, pensant un moment à l'ignorer.« Je pensais que tu valais mieux que cela Mika, vraiment mais au fond, tu n'es pas mieux qu'un autre, tu es même minable.» Dit-elle alors qu'elle passait devant lui, l'envie de se retourner et de lui lâcher tout ce qu'elle avait en elle était grande, tentante mais après tout, elle devait se montrer plus intelligente et passer au dessus, oui. « Peu importe ce que tu es venu faire ici, n'espère rien de moi, à partir de maintenant, tu es mort à mes yeux. » Ajouta-t-elle d'un air décontractée, elle le devait, avoir l'air décontractée comme si plus rien ne pouvait l'atteindre, c'était la meilleure des solutions.
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désolée pour l'attente, la réponse est pas terrible, je me rattraperais

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Lun 25 Juin - 15:25

Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.

Au trente sixième dessous, je sais que tu aimerais danser sur ma tombe, nourrir les asticots qui viendraient se repaitre de ma carcasse. Tu aimerais coudre ces lèvres qui remuent. Je suis pathétique, pitoyable, repoussant. Tes mots ne m'atteignent pas, crois-tu être la seule à avoir une telle opinion de moi ? Suis-je minable qu'à tes grands yeux d'biche ? La vérité, c'est qu'aux miens, je posséde le même statut, le statut : à éviter. Penses-tu, ma belle Lou-Ann être la seule à avoir été déçue ? Apprends de tes erreurs pour ne plus les recommencer. Ton pardon ? Je pourrais tout bonnement me trancher un membre, je ne l'aurais pas. Je crois même ne pas en avoir réellement besoin. Idiot, comment tes mots réussissent à me faire perdre le fil. Exactement, je suis minable. Parfaitement minable. Le minable que je suis est irrité. Le vil minable que je suis, profondément peiné, vexé. Au trentre quatrième dessous, plus que deux étages, mademoiselle et je suis tout à tes asticots. Patience, mon trépas ne saurait tarder. Théâtral, dramaturge, je ne démords pas. L'allure fière même si, ma fierté n'est présentement pas ma meilleure arme. Je poursuis la contemplation de ce visage, un visage autrefois si rayonnant, aujourd'hui allégrement fermé. Butée, ma répartie. «Je ne démonterais pas ton raisonnement mesquin. Je suis minable, peut être, c'est ton point de vue, Lou-Ann. Seulement, garde-toi de dire que je ne suis pas mieux qu'un autre. Pense-tu ? Je ne serais pas là à tenter de réparer les pots cassés, si cela avait été l'cas.» Tu sais que j'ai raison, je sais marquer des points. Tu adoptes un air décontracté alors que, tu voudrais t'en prendre à moi. Transformer le chagrin latent en une pluie de coups bien placés. La foule qui nous regarde, je n'aime pas ce que renvoient ses iris, un mélange de curiosité et de moquerie. Foule, sais-tu lire en moi, toi aussi ? « Tu penses que je ne suis qu'un semeur de discorde. Une queue sur patte prête à tout pour se faufiler dans le premier ravin venu...» je sais être grossier, je sais manquer de cette politesse dans laquelle j'ai si souvent nagé. L'impression de perdre mon précieux temps est là, insidieuse. Je voudrais la repousser, cette impression, Lou-Ann , aussi, pendant que j'y suis mais, le coeur a ses raisons que la raison ignore. J'abdique. Je m'étais attaché, j'y suis attaché. Un petit bout de femme plein de vie, plein de surprise, cornet de glace rafraichissant. J'ai fait une seule erreur, me lier d'amitié avec un témoin. Sa copine ? Une salope, rien d'autre. Une pute sans valeur. Une enième catin attirée par l'attention d'un homme séduisant. Je suis séduisant, je ne m'en cache pas. Quiconque dirait le contraire serait dans l'erreur de croire que son opinion serait partagée. Mon égo s'en porte bien mais, mon coeur, c'est une autre histoire. « Pourquoi rechignes-tu à faire table rase ? Avais-je, ai-je de l'importance à tes yeux ?». Ce serait bien la première fois. Moi, avoir de l'importance aux yeux d'une autre personne que moi même. Moi, moi, moi. Argh, je déteste ça. La sensation d'être l'égoïste. Je fais ce que je veux, non ? Alors pourquoi, ça m'touche de ne plus avoir de réalité à tes yeux, hein ? Je pourrais m'en foutre. Difficile de faire abstraction de toi. C'est de ma faute, je l'ai bien cherché. On finit toujours par tomber dans nos propres pièges. « Je ne compte pas partir, pas avant que tu n'aies dit ce qui te dérange dans l'fond ». C'est parce que j'ai culbuté ta pote, c'est ça ? Ou parce que j'ai ruiné un mariage sans amour ? Parce que, quand on aime, on sait être fidèle. On s'y accroche à cette conception du couple. On ne s'y perd pas. C'est de ma faute, j'ai été faible, j'ai succombé.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Dim 1 Juil - 15:16


mika'îl & lou-ann
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Mort, c'était peut-être dur oui mais c'était la vérité, désormais, Lou-Ann ne comptait plus parler de Mika, il n'existait plus, c'était terminé et une chose est sûre, il faudrait un miracle pour qu'elle lui pardonne. Elle connaissait le jeune homme, elle savait bien qu'il était du genre à sauter sur tout ce qui possédait un vagin et qui était assez idiot pour tomber dans son piège, ce n'était pas une nouveauté pour Lou-Ann. Mais qu'il profite de la confidence qu'elle lui avait faite pour se faire plaisir, c'était surement cela qui l'avait le plus blessé, pas le simple fait qu'il couche avec son amie mais plutôt le fait qu'à partir de maintenant, elle ne pourrait plus jamais lui faire confiance. Oui, c'était cela le plus dur car elle avait, jusqu'à présent, toujours eu confiance en Mika, une confiance aveugle peut-être mais il était rare pour Lou de donner ainsi sa confiance alors, une fois trahie, il était très difficile de se racheter. Mais le jeune homme n'y avait surement pas pensé, non, au fond, quelle valeur avait Lou aux yeux de celui-ci ? Surement pas grand chose, juste une fille comme les autres, qui lui rapporteraient des femmes à sauter par ci par là. Cela aussi ça blessait, énormément. « Tu n'aurais pas eu à le faire si tu pensais avec autre chose que ton sexe. » Dit-elle avec froideur, certes, il avait raison mais sur ce point, elle aussi avait raison. Lou essaye d'agir comme si la présence du jeune homme ne lui faisait ni chaud ni froid mais elle ne peut pas, même si au plus profond d'elle, elle voudrait pouvoir faire une croix sur lui, sur leur amitié, elle ne peut pas. Pourquoi ? Elle même ne le savait pas,avec lui, elle s'était sentie bien, appréciée, protégée peut-être aussi. Et ces gens qui les dévisagent, elle déteste cela, ne savaient-ils pas que c'était impoli ? Elle se tourna vers Mika, lui faisant face pour la première fois depuis son arrivée. « Ouai, c'est un peu l'image que tu donnes à tout le monde, tu vois ? » Plus froide que ça, tu meurs. Elle ne voulait pas lui montrer un soupçon de sympathie, il ne le méritait pas. Oui, à présent, il allait devoir mériter, tel un enfant, un gosse. En réalité, n'étaient-ils pas puérils tous deux là, en plein milieu d'une salle remplie, se disputant, tentant de garder la tête haute alors que Lou n'avait qu'une envie, partir de là. Elle savait très bien où cette discussion allait les mener, elle allait exploser, lui dire tout et peut-être qu'elle le regretterait ou peut-être pas. Les mots du jeune homme raisonnèrent dans l'esprit de la jeune anglaise. Bien sûr qu'il avait de l'importance, plus qu'il le pensait en réalité, elle tenait à lui comme rarement elle l'avait fait, c'est fou à quelle point elle s'était attachée à lui alors qu'elle n'était pas ce genre de fille. La gorge nouée, elle fixa le jeune homme, ses yeux devinrent humides. Oh non Lou, ne commence pas ! C'était débile, absurde, pourquoi devrait-elle pleurer ? Parce qu'elle se rendait compte qu'elle n'avait jamais compté aux yeux de Mika, du moins pas autant qu'il comptait pour elle, était-cela ? Le sentiment que depuis tout ce temps, elle avait été menée en bateau, qu'elle n'était qu'une fille parmi tant d'autres pour lui ? Parce que toute cette histoire lui avait ouvert les yeux, elle était stupide, stupide de croire qu'à un moment de leur amitié, Mika en avait quelque chose à faire d'elle alors qu'en réalité, tout cela n'était que des balivernes, leur amitié, oui, cela n'était qu'illusion. Une belle illusion, Lou était tombée dans le panneau. « Comment oses-tu dire cela ? Tu le sais très bien. Tu avais de l'importance à mes yeux, même trop mika. Mais apparemment, je n'en avais pas autant à tes yeux. » Garde ton calme Lou, il ne faut pas pleurer, il faut se montrer forte, si tu pleures, il le verra et profitera de ta faiblesse, montre-toi forte. Respirant un gros coup histoire d'évacuer la peine, tout ce qu'elle venait de comprendre au sujet de leur amitié. « Tu veux vraiment le savoir Mika ? Ce qui me dérange le plus ? Sérieusement, t'es tellement égoïste que tu te rends même pas compte des dommages que certains de tes actes peuvent faire aux personnes qui t'entourent. » C'était parti, la colère, le flot d'émotions, tout ce qu'elle avait en elle était prêt à se déverser, tant pis pour toi Mika, tu l'as cherché. « On m'avait prévenu, de pas te faire confiance, que t'étais pas quelqu'un de bien et tu sais quoi ? Je me suis dit que je devais te laisser ta chance, que peut-être tout ce qu'on me disait sur toi, c'était faux. Ouai, tu m'as bien eu, sur ce coup, je t'applaudis. J't'ai fait confiance, trop surement et tu en as profité. Ce qui me dérange le plus ? C'est qu'à partir de maintenant, je ne pourrais plus jamais te faire confiance. Et ce qui me blesse le plus ? C'est que je me rends compte qu'au final, je valais rien à tes yeux alors que toi, tu valais tellement aux miens.» Les yeux rougis, les joues humides, voilà, tu es content de toi Mika ? Regarde ce que tu fais, blessée, meurtrie, tu l'as poignardée dans le dos, tu l'as trahie, tu l'as fait pleurer, tu n'arrêteras donc jamais ?

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j'ai adoré ta réponse, j'ai été super inspirée comme tu peux le voir !

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Mar 3 Juil - 13:10


Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.



Penser avec autre chose que mon sexe, avec quoi crois-tu que je réfléchis, ma belle ? Toutes ces guenons prêtes à se faire farcir par le premier venu, sous pretexte qu'il les a complimenté sur une apparence erronée, sont limitées. Exactement, limitées au pouvoir des mots, du regard, du toucher. Mais toi, Lou-Ann, à en juger les rictus qui prennent en joug ton joli faciès, je dirais que tu es sensible, receptive, infinie. Tu arrives à capter bien plus que mes regards, bien plus que mes paroles, bien plus que mon toucher. Le langage mort d'un coeur imcompris. Tu sais parler coeur, n'est-ce pas ? Cette petite crevette d'humanité qui se tasse dans un coin, priant d'être délivrée. Tu peux, sais-tu ? Ma belle Lou-Ann, cours donc la sauver, elle est en piteuse état, prends soin d'elle, s'il te plait. Mais, aussitôt la prière formulée, prière assassinée, se vidant de son sang, à tes pieds, Lou-Ann. Mes yeux se posent à nouveau sur toi, pour ne plus vouloir plier. Ils t'enveloppent, te caressent, t'emprisonnent, qu'as-tu dit ? Important, attendri. Tu as soufflé la chaleur sur le glacier, réchauffement climatique, catastrophe naturelle, emprise surnaturelle, tu as fait ton effet, beauté. Bouleversante, émouvante, fondamentale, sans le savoir, brunette. Ô dryade fachée, dryade fauchée de déception, dans la salle comble où nous nous trouvons, je n'ai d'yeux que pour toi. Tu oses en douter, vilaine. Les larmes apparaissent, cascade d'eau acide qui te brûle les joues, dis-moi, est-ce contagieux ? J'ai l'impression de choper ton mal à la simple vu de ton visage, je me tords, organes evulsifs, tu es douloureuse, Lou-Ann. Et tes larmes deviennent les miennes. Ca picote, ça démange, c'est insupportable.« Tu te fourvoies, Lou-Ann» quel est donc ce tremblement dans ma voix ? Aurais-tu eu la témérité de me rendre émotif, gerce impitoyable ? Cruelle, je chiale, silencieusement, furtivement, intérieurement. Ne t'attends pas à la voir couler, cette flotte châtreuse,dans tes rêves, dans mes cauchemars pourtant, l'envie plante son drapeau, m'annexe, me met à terre, me menotte, je suis captif, Lou-Ann, tu n'as pas l'droit.« Je suppose qu'il n'y a rien que je puisse dire pour effacer le mal que je t'ai fait. Tu penses que je suis un connard ? Tu as raison, je le suis et, je n'ai jamais prétendu ne pas l'être . Tu es la seule fautive, Lou-Ann » dans tes iris, la rage. Piqûre intenable, rappelle de mauvais souvenirs. Moi aussi, je t'ai fait confiance, Lou-Ann, tu es peut être la seule femme à qui je serais capable d'offrir mon âme. L'orgueuil est parfois tout ce qu'il me reste. Devant toi, je la perds, l'infidèle.« Je ne te laisserais pas dans l'erreur de croire que tu ne représentes rien pour moi. Je t'interdis même de le déclarer tout en m'imputant des mots qui ne sont pas miens. Tu es la seule à croire que je ne tiens pas à toi, même si ça me coûte, je m'y suis fait. Je devrais peut être te poursuivre pour diffamation » je lance passant une main dans ma chevelure, geste nerveux, temps fallacieux. J'esquisse des pas dans ta direction, oui, je me rapproche parce que tu t'éloignes. Ne t'effarouches pas, ma précieuse, peut être que mes gestes, eux, te le prouveront. Une main malhabile cajôle ta joue, alors oui, fuis-moi. Qu'attends-tu pour embarquer ta confiance en baluchon et partir ? « Je n'aime pas être la cause de ces larmes, Lou-Ann, arrêtes» .

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Sam 7 Juil - 20:08


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« I’m not upset that you lied to me, I’m upset that from now on I can’t believe you. »


Alors que les larmes viennent aux yeux de la brunette, le jeune Mika plonge ses yeux dans ceux de son amie, son amie, c'était surement un grand mot, Lou considérait Mika comme son ami mais elle n'était pas sûre qu'il la considérait comme tel. Elle aurait aimé ne pas pleurer, sécher ses larmes qui la rendaient faible, oui, elle passait pour une petite fille incapable de pouvoir se retenir, qui pleurait pour un rien. Mais le problème était que ce n'était pas rien, Mika avait brisé sa confiance, poignardée dans le dos, oui, c'était vraiment cela, elle se sentait trahie. Vidée de toute trace d'amitié à l'égard du jeune homme, elle aurait voulu pouvoir lui en retourner une, une belle en plein visage, avec le plus de force qu'elle pouvait, pour lui montrer à quel point cela blessait, à quel point elle avait mal, mal au coeur, son pauvre petit coeur. Jamais elle n'avait été autant déçu de quelqu'un, il fallait bien une première fois à tout mais si elle avait pu éviter cette première fois là, elle l'aurait fait. Ainsi elle se trompait ? Non, elle ne se trompait pas, elle le savait, il n'avait pas besoin de mentir, pas encore une fois. Elle ne répond pas, que peut-elle répondre à cela ? Elle continue de le fixer, elle ne baissera pas les yeux, elle continuera à le fixer pour qu'il voit, qu'il lise dans ses yeux ce qu'elle ressentait, la peine, la colère, tout cela tout ensemble. Et puis, elle découvrit au fin fond des yeux du jeune homme quelque chose d'inattendu, il avait les yeux rougis, comme si il retenait des larmes, c'était impossible. Avait-elle, la petite anglaise qu'elle était, réussi à faire pleurer Mika ? Non, elle devait rêver. Et pourtant, à la lecture du regard du jeune homme, la colère, la peine, tout s'envole, elle n'a qu'une envie, le serrer dans ses bras, lui dire que tout ira bien, qu'elle était là pour lui, qu'elle le pardonnait parce qu'elle était comme cela, elle était humaine. Elle avait vu en lui, en son regard, de la détresse, il avait besoin d'elle, bien plus qu'elle n'avait besoin de lui, elle venait de comprendre, elle ne pouvait le laisser. Et à nouveau, il la pique d'une simple phrase véridique, c'était sa faute, un peu oui, elle l'avait cherché, à force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. Pour Lou-Ann, c'était une brûlure au troisième degré, un réveil, un retour à la réalité, cette triste réalité. « Tu as raison, j'ai été assez stupide pour te faire confiance, t'ouvrir une partie de mon coeur. » Murmura-t-elle à l'intention du jeune homme, oui, elle lui avait ouvert une partie de son coeur, elle lui avait offert son amitié, sa confiance chose qu'elle offrait tellement peu.. Elle aurait du écouter les autres et rester éloignée de Mika du mieux qu'elle pouvait mais, elle n'aurait pas eu certains moments heureux avec lui, parce qu'il n'y avait pas que le négatif dans leur amitié, il y avait eu des moments de bonheur, de rire. Tout lui revint en mémoire d'un seul flot et elle se laissa submergée, tel le Titanic, elle coulait, toujours plus bas, s'enfonçant de plus en plus dans l'eau, ses larmes sans pouvoir résister. Elle détourne le regard, retient un nouveau flot de larme, tentant de se préparer à la prochaine vague qui ne tardera pas. Elle ricane légèrement aux paroles de son ancien ami, que de belles paroles, si seulement elles étaient pensées à un seul moment. « Que de belles paroles Mika, je comprends désormais comment tu arrives à te faire toutes ses conquêtes, tu es un beau parleur, je te l'accorde, il faut bien quelque chose de positif chez toi n'est-ce pas ? » Dit-elle avec ironiquement, espérant que le jeune homme ne restera pas de marbre devant ce qu'elle venait de dire, c'était son but, le faire réagir, le blesser comme lui l'avait fait. Lou n'était pas de ce genre, à blesser pour le plaisir mais elle était très rancunière, Mika aurait du le savoir, peut-être le savait-il et prenait un malin plaisir à se jouer d'elle. Et pourtant, malgré toute la haine, la tristesse, la colère, lorsque leurs regards se croisèrent à nouveau et qu'il s'approcha, déposant délicatement sa main sur la joue de Lou pour essuyer ses larmes, elle fond. Oui, elle fond, elle craque même, un nouveau flot de larme monte, elle ne s'y attendait pas et ne peut ainsi donc pas les retenir, au diable la force, Lou n'en peut plus. Elle se rapproche de Mika et se blottit contre lui, fermant les yeux et sanglotant doucement.« Mais pourquoi m'as-tu fait cela Mika..»
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ca me fait trop de la peine pour ma loulou !
bref, j'espère que t'aime cette réponse, j'en suis pas totalement convaincue

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Lun 9 Juil - 16:08


Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.



Chercher du positif chez moi, c'est courir désespérement après une chimère. Mi vraie, mi fausse, ma générosité, mi vrai, mi faux, mon caractère. 20 % de compassion, 30 % de gentilesse, 50 % de suffisance étroitement liée à une compagne indésirable de méchanceté. Je suis un beau parleur, j'étais un beau naïf, un beau boulet avant de découvrir que les femmes aussi, savaient tromper. Et toi, parmi elle, trop bonne pour être comblée. Je n'ai jamais été illusoire à tes côtés, ma Lou-Ann, à mon grand dam. Mon masque est tombé, brisé en mille et un morceaux balayés négligemment près de nos corps. Altier, je te regarde, altier je conserve une contenance quasiment violée. Attristé, je te souris. Je demeure muet, guindé , pourtant, j'aimerai voûter ce dos, te couvrir de mes bras, t'abriter sous mon fourreau comme la plus précieuse des épées, une arme considérable contre ma non modeste personne, une de plus, évidemment. Tes larmes se perdent dans le vide ainsi que mon regard, de te voir en si piteux état m'arrache les yeux, le coeur, le souffle. Bien trop vite, ton corps pressé contre le mien provoque ce choc malvenu, inespéré. Tu le sens, dis-moi, ce palpitant dont tu doutais si ardemment de l'existence. Là, réel et pourtant irrégulier, ce rythme. Ton effet, Lou-Ann. Ton effet, Sainteté. Tu réussis à me capturer, papillon libre , pris dans les mailles serrées des sentiments, je n'ai pas la force de me débattre alors, doucement mes bras t'enveloppent, ma joue vient se déposer contre ta chevelure d'où remonte une exquise effluve. Parfum champêtre, Paradis promis dans lequel j'aimerais me repaître insatiablement. Tuons la parcimonie, tuons ces orgueils qui nous font verser des larmes, tous ces pleurs sans utilité. « Pourquoi je me suis fait cela » je souffle, les paupières closes, je ne veux pas affronter le monde. « Considéres-toi chanceuse, Thompson. Rares sont les demoiselles qui peuvent se vanter d'avoir obtenu une accolade pareille » un sourire étire imperceptiblement mes lèvres quelques secondes s'écoulent durant lesquelles je me sens en paix avec moi même : la guerre intérieure, décimée, l'envie de pleurer : tuée. Je m'éloigne, rompant ce contact pourtant si agréable, remède radical. Pardonnes-moi, mon ange. Pardonnes-moi. J'ai menti, je ne pourrais pas vivre avec le regret de ne pas avoir obtenu ton agrément encore moins, d'avoir perdu ton amitié. Tu comptes, c'est dit, c'est pensé.« Je fais parfois des choses, Lou-Ann. Des choses qui ont des conséquences. Je ne les fais pas parce que j'en ressens le besoin, ni même parce qu'elles me sont vitales. Je ne suis même pas sûr de désirer ces choses mais, je me laisse emporter par rien. Ce rien, il a une énorme influence sur moi.» Et moi, aucune sur lui. Mon explication alambiquée a l'air de faire son chemin jusqu'à elle. « Je ne sais pas si ça a été clair mais, pour moi, ce semblant d'excuse me suffit amplement ». Allez donc demander à un fou, pourquoi est-ce qu'il est fou ? Au fond, on l'est tous, modérement.


Spoiler:
 

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Dernière édition par Mika'îl Cole le Ven 27 Juil - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Sam 21 Juil - 9:30


mika'îl & lou-ann
« I’m not upset that you lied to me, I’m upset that from now on I can’t believe you. »


Lorsqu'il l'étreint, Lou se sent bien, en sécurité, certes en pleurs, mais elle était bien là, dans les bras de Mika, bien qu'elle le détestait, ou du moins était censée le détester à cet instant là. Les yeux fermés, elle laissait les larmes couler, cela lui piquait les yeux, surement à cause de son maquillage, elle garda donc les yeux fermés pour ce qui lui sembla une éternité alors qu'en réalité, cela n'était que quelques petites secondes. Les mots de Mika la touchèrent et à cet instant, comme un peu auparavant, elle n'a qu'une envie, lui dire qu'elle oublie, que ce n'est pas si grave que cela en fin de compte et qu'elle ne veut pas le perdre. Non, elle n'a pas envie..Ces mots, ils lui prouvaient qu'elle avait faux sur toute la ligne, que pour finir, elle n'était peut-être pas si insignifiante que cela aux yeux du jeune homme.Et cela lui faisait tellement plaisir à entendre, elle arrêta même de sangloter, à présent, un léger sourire était perceptible sur son visage. Finalement, après la petite boutade de Mika, Lou rigola doucement, s'essuya le bas des yeux pour en faire partir toute trace de pleurs, ou du moins, elle essaie. Elle offre alors un petit sourire à son ami. Elle ne pensait pas un jour le rappelait de telle façon, elle, la jeune femme qui n'accordait que rarement sa confiance, encore moins une deuxième chance mais Mika était un exception, elle le savait, elle le sentait. Il arrivait avec quelques mots, quelques gestes, à la rassurer, obtenir son pardon, il était la seule faiblesse de Lou, il était le seul à qui elle pourrait tout pardonner, elle en était à présent certaine. Mais qu'il n'en profite pas car bien qu'elle le pardonnerait, il n'avait pas intérêt à recommencer. « Je ne suis pas n'importe qui non plus. » Répondit-elle pour blaguer, à présent, toute trace de la tristesse qui l'avait envahie quelques minutes auparavant s'étaient envolées, un petit peu de son mascara avait coulé mais c'était à peine perceptible. Elle se contente d'hocher la tête aux paroles du jeune homme, que pouvait-elle y répondre ? A nouveau, un léger sourire éclaira son visage, oui, ce semblant d'excuse était suffisant, c'était déjà quelque chose de rare que le jeune homme s'excuse alors Lou n'allait pas faire la difficile, de toute façon, elle l'avait pardonné et puis, en y repensant, peut-être s'était-elle emporté très vite. Emportée par ses émotions, tout ce qu'elle traversait en ce moment, elle avait réagi très vite, pour rien. « Cela me suffit amplement également, je m'excuse également, je me suis un peu beaucoup emportée. » Bah oui, franchement, après tout, oui, il l'avait trahie mais cela valait-il vraiment de telles larmes ? Peut-être oui, oh, elle n'en savait rien et elle préférait ne plus y penser, le passé était le passé et Lou n'était pas du genre à le ressasser ou encore à ne cesser d'y penser. « Tu as le temps pour un petit verre ? Mon service est terminé. » Elle proposa au jeune homme, il était arrivé juste quelques petites minutes avant la fin de son service, heureusement parce que sinon, il l'aurait dérangée et elle se serait fait taper sur les doigts par le patron. Il n'était pas du genre très compatissant mais le boulot qu'il offrait à Lou aidait énormément la jeune femme, elle n'allait pas cracher dessus.
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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Mar 31 Juil - 14:18

Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.

Parfois, j’oublie que tu n’as que dix-huit ans. Un peu d’espièglerie rehaussée par une maturité éclatante, je me prends à t’admirer. Lou-Ann, tu es un bout de femme surprenant. Un petit bout chaleureux qui, à défaut de filer des complexes, prouve qu’il reste une part d’espoir là où on se sent perdu. En effet, tu n’es pas n’importe qui. Tu es plus que quiconque, à cet instant, certainement. « Emportée ? Je suis intact mais tu m’as emporté » profonde paroles, je me surprends à esquisser un sourire roublard, la joie au cœur, requinqué, j’accepte t’a proposition sans rechigner, ta compagnie je ne pourrai décemment la troquer contre une autre moins pimpante. Alors, nous sommes amis ? Frère, sœur de cœur ? Je me prends à aimer cette éventualité, moi qui ai longtemps fui les rapprochements, les camaraderies. Je replonge. On est tous accro à quelque chose : fumette, produit à chiquer, ectasy. J’ai une aversion pour les relations humaines, qui me pousse paradoxalement à rechercher le contact des autres. Boulimique, j’avale les liens pour mieux les recracher, dégueuler sur la poire de ceux qui ont osé espérer. Je suis un cas psy sans l’ombre d’un seul doute. « J’ai toujours du temps pour toi, Thompson » je lance séducteur, pardonnes-moi, c’est quasiment une déformation professionnelle (et personnelle). Je me retiens de faire une remarque sur ton boulot, je me retiens de te proposer une alternative à ta condition. Sache, mon amie, qu’il y a des avantages non négligeable à figurer sur mes petits papiers, par exemple : l’assurance d’être à l’abri du besoin, entre autre. L’assurance d’obtenir ce que tu veux, quand tu veux, peu importe le prix. Le monde dans lequel on évolue est entièrement pourri. Plus t’as du fric, moins tu paies. Plus t’as du fric, plus on t’offre des trucs dont tu n’as pas vraiment besoin. Capitalisme sur fond d’escroquerie. Ton boulot, je t’en parlerai plus tard. Quelques minutes te suffisent pour régler certaines affaires, je te vois te mouvoir dans ma direction un sourire aux lèvres, rendu au centuple, ma journée morne et insipide aussitôt éclairée, par le poids de ton « pardon ». Des centaines et des milliers de tonnes sous lesquelles je ne plie plus désormais vivant. « J’aimerai qu’on n’évoque plus cette anecdote peu glorieuse, Lou-Ann » je commence, enfonçant ma main gauche au fond de la poche d’mon jean. Un regard de biais lancé, je poursuis, prêt à avancer : « Je crois bien que tu es ma seule véritable amie » paroles soufflées telles un aveu honteux, gentleman, je retiens la porte pour que tu puisses atterrir dehors. La seule véritable amie, c’est fâcheux. L’argent n’achète pas l’amitié pourtant, Dieu seul sait combien j’aimerai en user, sur toi, maintenant. Nous nous enfonçons dans la masse d’individus, c’est l’heure de pointe dans les ruelles. Les gens fatigués, préfèrent rentrer chez eux. Les pères de famille, pressés de retrouver leur foyer. Je les envierai presque si je n’avais pas été aussi désabusé. Sous leur cravate bon marché et leur lunette en cul d’bouteille, se cache une dépression quasi poussée. Je ne suis pas dupe, la vie est illusoire mais, je te l’apprendrais, Lou-Ann. Me faire confiance est périlleux, c’est vrai. Peut-être est-ce une erreur, peut-être pas. Seul l’avenir nous le dira.

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Mar 31 Juil - 16:57

Nyyaaah, t as reponde est top, je pense qu'elle cloture bien le rp

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   

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[terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.

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