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 [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.

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MessageSujet: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Sam 9 Juin - 22:13

Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.

Je ne sais pas, je ne comprends pas. Je suis paumé, lessivé, j'ai perdu le fil de cette histoire où j'suis censé avoir une part. Héros incapable d'entrevoir la vérité là où le mensonge règne despote ignoble. Je suis le prince idiot, adepte de la souffrance, je suis le masochiste qui s'bat corps, âme, corps sans âme pour un trône métallique où son séant ne pourrait se poser, faute de légitimité. Je suis tout, je suis cette infime rien. J'avance ectoplasme sans destination, flottant au dessus d'un chemin pavé d'emmerdes, route de perdition nouvelle gamme d'indécision, j'ai signé à vie. Contrat illicite. Je n'ai pas l'droit et pourtant, je m'y aventure. J'y prends goût, ma belle, regarde-moi. Je suis atteint du syndrôme de Stockholm. J'aime la douleur, la douleur me le rend bien. J'appelle les maux, ça cajôle, ça déchire, ça isole. Je m'y accroche, ne vois-tu pas mes ongles en sang ? Clope au bec, j'inspire profondement, avec l'espoir tacite d'être emporté par cette amante cruelle, porteuse de faux. Frappe. Tranche. Incise. N'attends pas que je te supplie. Je ne le ferai pas, je suis fier et asurément nigaud. Rira bien qui pleura le derniers. Mes pas choquent le sol, saluent la populace. Boucan silencieux dans un milieu effervescent. J'aime, j'abhorre profondement. Seul au monde, seul au milieu du monde. Je te regarde, je te dévore. Je te respire. Mes iris se fixent sur ton image, mes pupilles se dilatent, tu es l'objet de ma venue. Comment décimer la distance qui nous sépare, ta rancoeur, ma vilenie? Nous sommes deux navires voguant aux antipodes, deux créatures aux valeurs bien trop différentes. Je suis, tu es, à nous deux on pourrait parfaire le monde ou au contraire, le ruiner. Tes yeux se posent sur moi, ton nez se retrousse, tes crocs aimeraient lacérer ce visage sans honte qui ose se présenter face à toi. Connard abject qui a brisé un couple si aimant, si unis. Salopard prêt à tout pour une partie de baise. Mika'îl, ange déchu, ange repu de tout cet univers pourri. Baisse les yeux, ma belle. Tu me fais tellement de mal, tu m'écrabouilles, tu m'évicères. Je me rapproche, tu te figes. Tu n'imagines pas combien j'ai pensé à ce moment, combien j'ai pensé aux mots qui se deverseraient sur toi, torrent d'un nouveau genre. Pluie diluvienne , toi sans parapluie. Pardon. Mot que je n'use jamais. Pardon, je te prie de m'excuser. Formulation obsolète sans queue ni tête. Attrape-con, attrape-conne. « Lou-Ann, j'aimerai pouvoir tout t'expliquer ». Si seulement tu te le figurais. Ses paroles meurent aussitôt, happées par le brouaha. Toi, moi, maintenant. « J'aimerai mais, je reconnais ma culpabilité ». Oui, j'ai baisé cette chiennasse, oui, j'ai explosé un couple. J'ai redonné la vue à ce cocul idiot. Ne me blâme surtout pas pour ça.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Mika'îl Cole le Mer 22 Aoû - 17:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Lun 25 Juin - 0:18


mika'îl & lou-ann
« I’m not upset that you lied to me, I’m upset that from now on I can’t believe you. »


Lou était bouleversée, oui, cette annonce l'avait accablé, elle était en colère, elle était même très énervée contre lui.. Le simple fait de prononcer son nom lui donnait envie d'aller le voir et de lui en foutre trois, comment avait-il osé ? Elle lui avait fait confiance et lui avait confié que son amie se mariait et lui, il n'avait rien trouvé de mieux que de coucher avec elle. Connard, oui, connard. D'un autre côté, son amie n'était pas beaucoup mieux, à peine fiancée et la voilà déjà à aller voir ailleurs, le regard de Lou à son égard avait changé, elle était descendue très bas dans l'estime de la brunette. Lou-Ann ne pouvait accepter cela, les tromperies, honnêtement, elle avait du mal à digérer tout cela et s'était même disputée avec son amie, elle qui croyait que Lou allait la soutenir, être de son parti contre son ex-fiancé. La bonne blague, bien sûr l'anglaise ne cautionnait pas cela, comment le pouvait-elle ? Tromper était un chose, elle n'avait plus qu'à assumer les conséquences. Quant à Mika, c'était autre chose, après tout, il n'avait pas de copine, ce n'était pas pareil mais ce n'était pas pour cela que Lou-Ann le blanchissait de cette affaire, loin de là, il était le responsable de tout cela. Ainsi, cela lui plaisait de briser des couples ? Il n'avait donc rien de mieux à faire de sa vie ? Pitoyable, oui, c'était le mot, le mot qui convenait parfaitement pour ce jeune homme en ce moment. Lou-Ann le détestait, oui, elle lui en voulait d'avoir détruit ce si beau couple, un de plus. La jeune adulte avait confiance en lui, il était l'un des seuls en qui elle avait confiance et il l'avait trahi. Ce n'était pas vraiment le fait qu'il ait brisé le couple qui la blessait le plus en réalité, c'était qu'à présent, elle ne pourrait plus jamais avoir confiance en lui. C'était comme recevoir un poignard dans le dos, elle était blessée, déçue. Tel un animal affamé, il avait aperçu une petite faille et s'était précipité dedans, brisant ainsi une histoire d'amour qui durait depuis très longtemps, tout cela pour une soirée. Sa vie devait être triste, il tirait son propre plaisir du malheur des autres, si faible.. Finalement, il ne valait pas mieux que tous ces connards qui rôdaient dans les bars, prêts à sauter sur tout ce qui bouge, elle pensait qu'il était un peu différent, du moins avec elle, en vérité, il était pareil, rien ne le différenciait. Si ce n'était qu'elle lui avait donné sa confiance, peut-être trop vite mais désormais, elle avait retenu la leçon. Nos erreurs nous font avancer, ce qu'il ne nous tue pas nous rend plus fort. Lou venait de perdre un ami, cela ne lui était jamais vraiment arrivé, certes, elle s'était rapprochée d'autres personnes et avait perdu contact avec certains mais jamais elle n'avait brisé une amitié, il faut bien une première fois à tout. Alors que Lou-Ann ruminait dans ses pensées, ne sachant quoi faire, elle était perdue, elle ne savait comment réagir face à ce qu'elle avait appris. Devait-elle ne pas en vouloir à son amie ? Ou bien au contraire ? Après tout, ce n'était pas son couple mais tout de même, elle n'aimait pas les tromperies, elle était contre tout cela, surtout la veille d'un mariage. C'est alors qu'elle le vit de loin, leur regard se croisa, comme elle le détestait, Mika. Il s'approchait, d'un air presque assuré, ce qui donnait encore plus envie à la jeune brunette de lui en retourner une belle dans le tournant de son visage mais, bien élevée comme elle était, elle comptait bien s'abstenir et se contenter d'imaginer la scène. Pour qui se prenait-il de venir vers elle, incognito, comme si elle allait passer l'éponge là-dessus. Alors qu'elle pensait qu'il allait finalement se raviser et faire demi-tour, il continua. Reconnaître sa culpabilité ? C'était la meilleure, Lou en aurait presque ri en autre situation mais pas là. Comme si il avait besoin de le reconnaître, elle levait les yeux en l'air, pensant un moment à l'ignorer.« Je pensais que tu valais mieux que cela Mika, vraiment mais au fond, tu n'es pas mieux qu'un autre, tu es même minable.» Dit-elle alors qu'elle passait devant lui, l'envie de se retourner et de lui lâcher tout ce qu'elle avait en elle était grande, tentante mais après tout, elle devait se montrer plus intelligente et passer au dessus, oui. « Peu importe ce que tu es venu faire ici, n'espère rien de moi, à partir de maintenant, tu es mort à mes yeux. » Ajouta-t-elle d'un air décontractée, elle le devait, avoir l'air décontractée comme si plus rien ne pouvait l'atteindre, c'était la meilleure des solutions.
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désolée pour l'attente, la réponse est pas terrible, je me rattraperais

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Lun 25 Juin - 15:25

Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.

Au trente sixième dessous, je sais que tu aimerais danser sur ma tombe, nourrir les asticots qui viendraient se repaitre de ma carcasse. Tu aimerais coudre ces lèvres qui remuent. Je suis pathétique, pitoyable, repoussant. Tes mots ne m'atteignent pas, crois-tu être la seule à avoir une telle opinion de moi ? Suis-je minable qu'à tes grands yeux d'biche ? La vérité, c'est qu'aux miens, je posséde le même statut, le statut : à éviter. Penses-tu, ma belle Lou-Ann être la seule à avoir été déçue ? Apprends de tes erreurs pour ne plus les recommencer. Ton pardon ? Je pourrais tout bonnement me trancher un membre, je ne l'aurais pas. Je crois même ne pas en avoir réellement besoin. Idiot, comment tes mots réussissent à me faire perdre le fil. Exactement, je suis minable. Parfaitement minable. Le minable que je suis est irrité. Le vil minable que je suis, profondément peiné, vexé. Au trentre quatrième dessous, plus que deux étages, mademoiselle et je suis tout à tes asticots. Patience, mon trépas ne saurait tarder. Théâtral, dramaturge, je ne démords pas. L'allure fière même si, ma fierté n'est présentement pas ma meilleure arme. Je poursuis la contemplation de ce visage, un visage autrefois si rayonnant, aujourd'hui allégrement fermé. Butée, ma répartie. «Je ne démonterais pas ton raisonnement mesquin. Je suis minable, peut être, c'est ton point de vue, Lou-Ann. Seulement, garde-toi de dire que je ne suis pas mieux qu'un autre. Pense-tu ? Je ne serais pas là à tenter de réparer les pots cassés, si cela avait été l'cas.» Tu sais que j'ai raison, je sais marquer des points. Tu adoptes un air décontracté alors que, tu voudrais t'en prendre à moi. Transformer le chagrin latent en une pluie de coups bien placés. La foule qui nous regarde, je n'aime pas ce que renvoient ses iris, un mélange de curiosité et de moquerie. Foule, sais-tu lire en moi, toi aussi ? « Tu penses que je ne suis qu'un semeur de discorde. Une queue sur patte prête à tout pour se faufiler dans le premier ravin venu...» je sais être grossier, je sais manquer de cette politesse dans laquelle j'ai si souvent nagé. L'impression de perdre mon précieux temps est là, insidieuse. Je voudrais la repousser, cette impression, Lou-Ann , aussi, pendant que j'y suis mais, le coeur a ses raisons que la raison ignore. J'abdique. Je m'étais attaché, j'y suis attaché. Un petit bout de femme plein de vie, plein de surprise, cornet de glace rafraichissant. J'ai fait une seule erreur, me lier d'amitié avec un témoin. Sa copine ? Une salope, rien d'autre. Une pute sans valeur. Une enième catin attirée par l'attention d'un homme séduisant. Je suis séduisant, je ne m'en cache pas. Quiconque dirait le contraire serait dans l'erreur de croire que son opinion serait partagée. Mon égo s'en porte bien mais, mon coeur, c'est une autre histoire. « Pourquoi rechignes-tu à faire table rase ? Avais-je, ai-je de l'importance à tes yeux ?». Ce serait bien la première fois. Moi, avoir de l'importance aux yeux d'une autre personne que moi même. Moi, moi, moi. Argh, je déteste ça. La sensation d'être l'égoïste. Je fais ce que je veux, non ? Alors pourquoi, ça m'touche de ne plus avoir de réalité à tes yeux, hein ? Je pourrais m'en foutre. Difficile de faire abstraction de toi. C'est de ma faute, je l'ai bien cherché. On finit toujours par tomber dans nos propres pièges. « Je ne compte pas partir, pas avant que tu n'aies dit ce qui te dérange dans l'fond ». C'est parce que j'ai culbuté ta pote, c'est ça ? Ou parce que j'ai ruiné un mariage sans amour ? Parce que, quand on aime, on sait être fidèle. On s'y accroche à cette conception du couple. On ne s'y perd pas. C'est de ma faute, j'ai été faible, j'ai succombé.

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Dim 1 Juil - 15:16


mika'îl & lou-ann
« I’m not upset that you lied to me, I’m upset that from now on I can’t believe you. »


Mort, c'était peut-être dur oui mais c'était la vérité, désormais, Lou-Ann ne comptait plus parler de Mika, il n'existait plus, c'était terminé et une chose est sûre, il faudrait un miracle pour qu'elle lui pardonne. Elle connaissait le jeune homme, elle savait bien qu'il était du genre à sauter sur tout ce qui possédait un vagin et qui était assez idiot pour tomber dans son piège, ce n'était pas une nouveauté pour Lou-Ann. Mais qu'il profite de la confidence qu'elle lui avait faite pour se faire plaisir, c'était surement cela qui l'avait le plus blessé, pas le simple fait qu'il couche avec son amie mais plutôt le fait qu'à partir de maintenant, elle ne pourrait plus jamais lui faire confiance. Oui, c'était cela le plus dur car elle avait, jusqu'à présent, toujours eu confiance en Mika, une confiance aveugle peut-être mais il était rare pour Lou de donner ainsi sa confiance alors, une fois trahie, il était très difficile de se racheter. Mais le jeune homme n'y avait surement pas pensé, non, au fond, quelle valeur avait Lou aux yeux de celui-ci ? Surement pas grand chose, juste une fille comme les autres, qui lui rapporteraient des femmes à sauter par ci par là. Cela aussi ça blessait, énormément. « Tu n'aurais pas eu à le faire si tu pensais avec autre chose que ton sexe. » Dit-elle avec froideur, certes, il avait raison mais sur ce point, elle aussi avait raison. Lou essaye d'agir comme si la présence du jeune homme ne lui faisait ni chaud ni froid mais elle ne peut pas, même si au plus profond d'elle, elle voudrait pouvoir faire une croix sur lui, sur leur amitié, elle ne peut pas. Pourquoi ? Elle même ne le savait pas,avec lui, elle s'était sentie bien, appréciée, protégée peut-être aussi. Et ces gens qui les dévisagent, elle déteste cela, ne savaient-ils pas que c'était impoli ? Elle se tourna vers Mika, lui faisant face pour la première fois depuis son arrivée. « Ouai, c'est un peu l'image que tu donnes à tout le monde, tu vois ? » Plus froide que ça, tu meurs. Elle ne voulait pas lui montrer un soupçon de sympathie, il ne le méritait pas. Oui, à présent, il allait devoir mériter, tel un enfant, un gosse. En réalité, n'étaient-ils pas puérils tous deux là, en plein milieu d'une salle remplie, se disputant, tentant de garder la tête haute alors que Lou n'avait qu'une envie, partir de là. Elle savait très bien où cette discussion allait les mener, elle allait exploser, lui dire tout et peut-être qu'elle le regretterait ou peut-être pas. Les mots du jeune homme raisonnèrent dans l'esprit de la jeune anglaise. Bien sûr qu'il avait de l'importance, plus qu'il le pensait en réalité, elle tenait à lui comme rarement elle l'avait fait, c'est fou à quelle point elle s'était attachée à lui alors qu'elle n'était pas ce genre de fille. La gorge nouée, elle fixa le jeune homme, ses yeux devinrent humides. Oh non Lou, ne commence pas ! C'était débile, absurde, pourquoi devrait-elle pleurer ? Parce qu'elle se rendait compte qu'elle n'avait jamais compté aux yeux de Mika, du moins pas autant qu'il comptait pour elle, était-cela ? Le sentiment que depuis tout ce temps, elle avait été menée en bateau, qu'elle n'était qu'une fille parmi tant d'autres pour lui ? Parce que toute cette histoire lui avait ouvert les yeux, elle était stupide, stupide de croire qu'à un moment de leur amitié, Mika en avait quelque chose à faire d'elle alors qu'en réalité, tout cela n'était que des balivernes, leur amitié, oui, cela n'était qu'illusion. Une belle illusion, Lou était tombée dans le panneau. « Comment oses-tu dire cela ? Tu le sais très bien. Tu avais de l'importance à mes yeux, même trop mika. Mais apparemment, je n'en avais pas autant à tes yeux. » Garde ton calme Lou, il ne faut pas pleurer, il faut se montrer forte, si tu pleures, il le verra et profitera de ta faiblesse, montre-toi forte. Respirant un gros coup histoire d'évacuer la peine, tout ce qu'elle venait de comprendre au sujet de leur amitié. « Tu veux vraiment le savoir Mika ? Ce qui me dérange le plus ? Sérieusement, t'es tellement égoïste que tu te rends même pas compte des dommages que certains de tes actes peuvent faire aux personnes qui t'entourent. » C'était parti, la colère, le flot d'émotions, tout ce qu'elle avait en elle était prêt à se déverser, tant pis pour toi Mika, tu l'as cherché. « On m'avait prévenu, de pas te faire confiance, que t'étais pas quelqu'un de bien et tu sais quoi ? Je me suis dit que je devais te laisser ta chance, que peut-être tout ce qu'on me disait sur toi, c'était faux. Ouai, tu m'as bien eu, sur ce coup, je t'applaudis. J't'ai fait confiance, trop surement et tu en as profité. Ce qui me dérange le plus ? C'est qu'à partir de maintenant, je ne pourrais plus jamais te faire confiance. Et ce qui me blesse le plus ? C'est que je me rends compte qu'au final, je valais rien à tes yeux alors que toi, tu valais tellement aux miens.» Les yeux rougis, les joues humides, voilà, tu es content de toi Mika ? Regarde ce que tu fais, blessée, meurtrie, tu l'as poignardée dans le dos, tu l'as trahie, tu l'as fait pleurer, tu n'arrêteras donc jamais ?

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j'ai adoré ta réponse, j'ai été super inspirée comme tu peux le voir !

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Mar 3 Juil - 13:10




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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Lun 9 Juil - 16:08




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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Mar 31 Juil - 14:18

Tout cet amour inutile que j'ai en moi, qui ne demande qu'à sortir et dont personne ne veut.

Parfois, j’oublie que tu n’as que dix-huit ans. Un peu d’espièglerie rehaussée par une maturité éclatante, je me prends à t’admirer. Lou-Ann, tu es un bout de femme surprenant. Un petit bout chaleureux qui, à défaut de filer des complexes, prouve qu’il reste une part d’espoir là où on se sent perdu. En effet, tu n’es pas n’importe qui. Tu es plus que quiconque, à cet instant, certainement. « Emportée ? Je suis intact mais tu m’as emporté » profonde paroles, je me surprends à esquisser un sourire roublard, la joie au cœur, requinqué, j’accepte t’a proposition sans rechigner, ta compagnie je ne pourrai décemment la troquer contre une autre moins pimpante. Alors, nous sommes amis ? Frère, sœur de cœur ? Je me prends à aimer cette éventualité, moi qui ai longtemps fui les rapprochements, les camaraderies. Je replonge. On est tous accro à quelque chose : fumette, produit à chiquer, ectasy. J’ai une aversion pour les relations humaines, qui me pousse paradoxalement à rechercher le contact des autres. Boulimique, j’avale les liens pour mieux les recracher, dégueuler sur la poire de ceux qui ont osé espérer. Je suis un cas psy sans l’ombre d’un seul doute. « J’ai toujours du temps pour toi, Thompson » je lance séducteur, pardonnes-moi, c’est quasiment une déformation professionnelle (et personnelle). Je me retiens de faire une remarque sur ton boulot, je me retiens de te proposer une alternative à ta condition. Sache, mon amie, qu’il y a des avantages non négligeable à figurer sur mes petits papiers, par exemple : l’assurance d’être à l’abri du besoin, entre autre. L’assurance d’obtenir ce que tu veux, quand tu veux, peu importe le prix. Le monde dans lequel on évolue est entièrement pourri. Plus t’as du fric, moins tu paies. Plus t’as du fric, plus on t’offre des trucs dont tu n’as pas vraiment besoin. Capitalisme sur fond d’escroquerie. Ton boulot, je t’en parlerai plus tard. Quelques minutes te suffisent pour régler certaines affaires, je te vois te mouvoir dans ma direction un sourire aux lèvres, rendu au centuple, ma journée morne et insipide aussitôt éclairée, par le poids de ton « pardon ». Des centaines et des milliers de tonnes sous lesquelles je ne plie plus désormais vivant. « J’aimerai qu’on n’évoque plus cette anecdote peu glorieuse, Lou-Ann » je commence, enfonçant ma main gauche au fond de la poche d’mon jean. Un regard de biais lancé, je poursuis, prêt à avancer : « Je crois bien que tu es ma seule véritable amie » paroles soufflées telles un aveu honteux, gentleman, je retiens la porte pour que tu puisses atterrir dehors. La seule véritable amie, c’est fâcheux. L’argent n’achète pas l’amitié pourtant, Dieu seul sait combien j’aimerai en user, sur toi, maintenant. Nous nous enfonçons dans la masse d’individus, c’est l’heure de pointe dans les ruelles. Les gens fatigués, préfèrent rentrer chez eux. Les pères de famille, pressés de retrouver leur foyer. Je les envierai presque si je n’avais pas été aussi désabusé. Sous leur cravate bon marché et leur lunette en cul d’bouteille, se cache une dépression quasi poussée. Je ne suis pas dupe, la vie est illusoire mais, je te l’apprendrais, Lou-Ann. Me faire confiance est périlleux, c’est vrai. Peut-être est-ce une erreur, peut-être pas. Seul l’avenir nous le dira.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   Mar 31 Juil - 16:57

Nyyaaah, t as reponde est top, je pense qu'elle cloture bien le rp

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MessageSujet: Re: [terminé] Le réel, c'est quand les choses se passent très mal et s'enchaînent admirablement.   

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