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 after laughter comes tears (arya&devi)

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MessageSujet: after laughter comes tears (arya&devi)   Jeu 7 Juin - 20:06





Le soleil s'est caché, mais la chaleur est là, toujours présente. Écrasante, comme une main invisible sur sa poitrine. Ah non, ça ce n'est pas la chaleur. Ce cœur serré ? Ce n'est pas le temps. Cette poitrine comprimée par le manque ? Ce n'est qu'une erreur. Une terrible erreur, la pire de sa vie, celle qu'il n'aurait jamais du commettre. T'es qu'un bouffon Devi. Un gros con de première. Comment t'as pu faire un truc pareil... Besoin de personne pour s'en rendre compte. Quitter Arya est la pire idée qu'il n'a jamais eue. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il regrette. Il sait que c'était la chose à faire, il sait qu'il a raison d'avoir fait ce qu'il a fait ; même si ça fait mal, même si ça le tue. Sans elle il n'est plus entier. Il n'est même plus une demi-personne, elle était lui, elle faisait partie de son être. Elle devrait l'être, encore, malgré... malgré qu'il l'ai quittée. Mais Arya ne serait pas Arya si elle n'avait pas purement et simplement décidé de l'ignorer. L'eut-elle frappé, bastonné à coups de matraque que ça aurait fait moins mal. La simple idée de sa présence fantomatique errant dans l'appartement le hante ; son visage s'est fermé à toute expression, ses yeux sont loin, bien trop loin de lui. Il la connaît assez pour savoir à quel point il lui a fait du mal, un mal fou. Le pauvre idiot s'est blessé en même temps, et pas qu'un peu. Mais tout ce qu'il cherchait lui, c'était les protéger des autres, de cette civilisation de merde où leur amour ne serait pas passé. Il en a entendu des histoires dégueulasses de relations intra-familiales ; des membres jetés en prison, des vies brisées par le conformisme tout contemporain. Jamais il ne se permettrait une telle chose envers elle. Plutôt se jeter d'un pont. Ce qu'il voudrait, c'est qu'elle comprenne. Si seulement elle lui laissait l'occasion de s'expliquer. Putain, s'il pouvait la prendre dans ses bras, la serrer fort, aussi fort qu'il l'aime.
Il voudrait faire quelque chose, même avoir simplement envie de faire quelque chose. L'envie ne vient pas, il n'a envie de rien sinon d'elle. Pour l'heure il se contente de subir la chaleur écrasante et le manque d'air dans ses poumons, en ruminant. Pour l'heure, Devi est une pauvre chose pitoyable. Un pauvre type transi d'amour et pétri de sentiments. Ou est la fierté toute masculine sous ce visage presque enfantin ravagé par le chagrin ? C'est minable, lamentable. Et ce qui l'est encore plus, ce sont ces palpitations qui trahissent son espoir toujours vif qu'elle accepte de lui reparler, de faire attention à lui quand la porte annonce le retour de la jumelle tant attendue. Pardonne-moi. Tu peux toujours crever Devi, elle préférerait ça que te pardonner, de ça tu peux être sûr. Il se retourne néanmoins, le regard agrippé à son image comme on jette une ancre dans l'eau, avec l'espoir qu'il aura une prise sur cette statue de glace. « Arya ! » Une supplique lancée d'une voix enrouée à force d'avoir la gorge nouée. Arya traverse le salon et disparaît dans sa chambre, ignorant son appel. Devi s'avance jusqu'à sa chambre, ouvre la porte. Un tout petit peu, juste assez pour la voir dans l’entrebâillement. Elle lui tourne le dos, mais il sait qu'elle est consciente de sa présence. « Arya bordel. M'oblige pas à te supplier. Ça fait une semaine que tu me parles plus. J'ai compris le message, maintenant arrête, s'il te plaît... » Une semaine de torture. Première tentative pour y mettre fin. Dans le fond Devi ne sait même pas ce qu'il attend d'elle, après tout, tout est de sa faute, et leur situation n'a pas de solution... Si elle pouvait juste le regarder...

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Dansons sur les cendres de notre amour
"Je connus la lumière de ma soeur dans l'obscurité premire. Ce que j'ignorais alors, c'est la part d'obscurité qu'elle porterait en elle tout au long du voyage? Je crois aux liens des jumeaux, à l'attache parfaite, surhumaine, entre les jumeaux." Le prince des marrées.


Dernière édition par H. Devi Bentley-Scott le Sam 9 Juin - 18:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Ven 8 Juin - 16:02

Malgré tout ce que tu peux prétendre, malgré tout ce que tu peux dire de lui, malgré tout ce que tu peux penser de lui et de cette situation, malgré tout ce que tu ressens de négatif à son égard et malgré tout ce que tu as envie de lui faire subir, une chose est sûre est certaine : il t'obsède toujours. T'as beau t'envoyer en l'air avec des mecs bien plus beaux que lui – oui, c'est possible si on cherche bien, sortir avec tes amis, tenter de trouver dans la lecture des trucs auxquels te raccrocher.. Il t'obsède toujours. Parce que tu l'aimes depuis vingt quatre ans, parce qu'il a toujours partagé ta vie, parce que vous n'avez jamais été séparé plus d'une semaine, parce qu'il a toujours dormi dans ton lit et toi dans le sien, parce que vous habitez ensemble et parce qu'aucun de vous n'a envie de céder et de se barrer. Ce serait perdre une bataille bien trop facilement que de prendre ses affaires et partir. Heureusement que vous avez chacun votre chambre, que vous avez pensé à vos potentielles disputes lorsque vous avez décidé de louer un appartement. Heureusement pour lui, parce qu'il aurait sans doute dormi sur le canapé pendant longtemps, hors de question que tu lui laisses le lit si confortable dans lequel tu dors et dans lequel il dormait chaque nuit il y a encore une semaine. Seulement tout ça c'est fini et c'est lui qui l'a décidé. Tu le déteste pour t'avoir dit ça aussi calmement, tu le déteste pour ne pas t'avoir rattrapé une fois que tu lui aies craché à la figure pour la dernière fois, tu le déteste pour s'être réveillé un matin en se disant que ça ne pouvait plus continuer comme ça. Il est qui pour prendre ce genre de décision pour vous deux ? T'as la réponse : il n'est personne. Ca n'aurait pas du se passer comme ça. Ca aurait du se finir par une réconciliation sur l'oreiller et t'aurais été prête à tout lui donner pour la première fois de ta vie si ça t'avais permis de ne pas perdre l'homme que tu aimes plus que tout, l'homme que tu ne pourras jamais remplacer par quiconque. Et maintenant, depuis qu'il a décidé de t'exclure de sa vie, tu rentres rarement chez toi sans ramener un mec avec toi. Mais là, t'es passée pour te changer, pour pouvoir ensuite partir faire la fête avec Alix. Alors tu rentres dans l'appartement et tu fonces tête baissée pour ne pas que son regard capte le tien s'il n'est pas enfermé dans sa chambre. Malheureusement pour toi, il est dans le salon quand tu ouvres la porte d'entrée et tu ne peux pas fuir aussi facilement que tu le voudrais. « Arya ! » lance-t-il d'une voix qui est la sienne, un peu déformée par quelque chose que tu ne saurais pas qualifier. Tu fonces, tête baissée, comme s'il n'était pas là et comme si t'en avais rien à foutre de sa gueule. Bien sûr, c'est pas le cas, t'as envie de le regarder mais tu t'efforces de rester sur ton objectif. C'est pas si difficile après tout, t'as juste à foncer vers ta chambre, à fermer la porte et il te laissera tranquille. Tu sais pas ce qu'il te veut et t'as pas envie de le savoir, ce mec t'a trahit il y a à peine une semaine et il a cru qu'il allait pouvoir te reparler aussi facilement ? Comme s'il ne t'avait pas trahit comme le salopard qu'il est ? T'es peut-être amoureuse, mais t'es pas conne, t'es lucide et pas naïve, ce qui est incontestablement quelque chose qui joue en ta faveur. Du coup, tu te fais pas avoir et tu rentres dans ta chambre, tu fermes la porte et tu fouilles dans ton armoire afin de trouver des fringues à te mettre. Tu sais qu'il a ouvert la porte, qu'il viole à présent ton intimité à défaut de te violer dans le premier sens du terme. « Arya bordel. M'oblige pas à te supplier. Ça fait une semaine que tu me parles plus. J'ai compris le message, maintenant arrête, s'il te plaît... » T'as pas envie de te retourner tellement il te dégoûte. Quoi ? Maintenant il se met à genoux devant toi en te suppliant de le pardonner ? Alors qu'il t'a largué comme une merde, qu'il s'est même pas excusé pour ce qu'il était entrain de faire ? Qu'il vous a dénigré, alors que vous étiez sans doute le couple le plus beau et le plus génial qui puisse exister sur cette terre ? Non mais c'était du foutage de gueule ! Du grand foutage de gueule. T'as envie de te retourner, parce que tu sais que ça te pousserait à lui mettre un claque. Seulement il t'a pas encore énervé assez pour en arriver à le frapper et ça lui ferait peut-être trop plaisir. Ca montrerait que tu lui manques, que t'as envie de lui pardonner mais que tu luttes pour ne pas le faire. Alors tu lui réponds simplement en attrapant une robe moulante qu'il sait très courte, genre raz la moule. Tu la balances sur ton lit et tu te baisses, moulée dans ton short pour trouver des chaussures qui iront avec la robe. « Arrêter quoi ? Y'a plus rien à arrêter. » C'est ce que tu réponds avec un air ironique. T'as juste envie qu'il dégage de là et qu'il te laisse te déshabiller tranquille. Ca changera de d'habitude. Tu prends des chaussures, tu les sors de ton armoire et tu les poses près de ton lit. Tu te relèves et tu pivotes vers ton lit. T'as pas envie de le regarder tellement il te dégoûte.
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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Sam 9 Juin - 19:16




Les lieux du crime. Il est sur les lieux du crime. Là où les dernières paroles haineuses ont été jetées sans vergogne, là où il a osé mettre à fin au plus beau rêve de tous les temps. Le rêve de tout un chacun après tout : celui de trouver la personne avec qui l'on voudrait passer sa vie, l'aimer à s'en damner, au point de vouloir partager son âme avec une autre... Ils avaient tout ça, et il a tout ruiné, ici même. Ses yeux quittent une seconde cette personne qui se refuse à lui pour balayer la pièce du regard. Quelque chose a changé. Les détails ne lui appartiennent plus, et pour cause, il n'a plus eu le droit de poser un pied ici depuis qu'il a quitté Arya. Arya qui lui tourne toujours le dos en farfouillant dans ses affaires -elle a assez de fringues pour habiller l'Afrique. Elle chope un bout de tissus qu'elle a toujours qualifié de robe mais qui, a son humble avis, ressemble plutôt à un torchon provocateur. Elle a l'air d'une salope dedans, et il déteste ça. En fait, il déteste surtout l'idée qu'il n'est pas le seul à le penser, et encore moins le seul à aimer son corps dans cette tenue. Ces mecs qu'elle laisse approcher ne méritent pas ce traitement de faveur. Devi lui a tout donné et n'a jamais eu droit à ce genre de cadeau. Arya s'est toujours refusée à lui mais ne s'est jamais privé pour lui faire plus qu'envie, comme la petite aguicheuse qu'elle est. Ça ne le dérangeait pas plus que ça, jusqu'à aujourd'hui. Elle a l'air de se préparer pour ressortir, une nouvelle douleur que celle de ne pas savoir où elle va, avec qui, quand elle rentrera. Ils étaient comme les deux doigts de la main, fusionnels. Il l'aurait accompagnée... en temps normal.
Il serre les dents en la voyant se pencher, exposant ostensiblement ses fesses moulées dans un short. En la voyant mettre la main sur une paire d'escarpins, il détourne le regard, soudain en manque d'air. En fait, Devi sait déjà ce qu'elle va faire, et avec qui. Baiser, avec des inconnus. Tout pour lui déplaire le plus possible, car c'est son but. L'éternelle bataille entre la colère, l'amour et le désir. « Arrêter quoi ? Y'a plus rien à arrêter. » fait-elle d'un ton sardonique en se relevant. Elle ne se donne même pas la peine de lui jeter un regard. Au moins lui a-t-elle répondu, mais ça ne le soulage pas pour autant. Une sale sensation d'impatience s'en prend à lui, ses jambes veulent courir loin de cette diablesse qui lui brise le cœur . Techniquement, c'est sa faute à lui. Mais Devi ne peut pas s'en empêcher, il commence à lui en vouloir d'être aussi cruelle envers lui. Il envoie claquer la porte contre le mur et s'avance dans la chambre. Il y a déjà des trous dans le mur à l'endroit de la poignée, quand il passait la porte en chancelant et qu'il la portait dans ses bras en l'embrassant pour la jeter sur le lit en riant. Dire qu'il n'aura peut-être plus jamais l'occasion de le faire. Il attrape son bras, peut-être un peu plus durement qu'il l'aurait fallu. Et il la tourne vers lui, l'obligeant à croiser son regard. « Regarde-moi putain ! Tu m'en veux, d'accord. Je t'ai blessée, d'accord. Mais tu peux pas m'ignorer, t'as pas le droit de faire comme si j'existais pas. » Arya, je t'aime. « C'est pas juste ce que tu me fais. Je voudrais que tu comprennes pourquoi j'ai... » Pourquoi il l'a laissée tomber, du jour au lendemain, pourquoi d'un coup il renie tout ce qui les liait. Il se tait, incapable de continuer. Arya lui fait presque peur quand elle est en colère. C'est ridicule cette emprise qu'elle a sur lui, a chaque fois sa virilité en prend un coup. Sa main quitte son bras, retombe le long de son flanc, flasque. Et Devi qui espère, de tout son cœur, que celui de sa jumelle va s'attendrir et s'ouvrir de nouveau à lui. Un concentré de connerie, voilà comme il se sent, parce qu'il sait qu'il n'en sera rien ; ça ne l'empêche pas d'espérer, de faire passer dans son regard tout son amour pour elle, son regret dans sa totalité la plus effrayante. Putain qu'il regrette. Sa main s'avance de nouveau imperceptiblement vers elle, avant de reprendre sa place initiale. Ne pas la toucher, lui laisser l'espace dont elle a besoin. Prendre des pincettes. « Reste ici, ce soir. » Avec moi. Un s'il te plaît aurait été superflu. Devi refuse de lui accorder ce plaisir.

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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Dim 10 Juin - 8:31

C'est tellement chiant comme situation. T'as l'impression qu'il va te barrer le passage quand tu vas vouloir te barrer, qu'il va essayer de te demander une relation purement et simplement fraternelle mais t'es pas comme ça. Vous n'êtes pas comme ça. Vous êtes différents des autres frères et sœurs et c'est ça qui semble faire votre charme. Bordel de merde, votre relation était parfaite et il a tout gâché. Maintenant c'est lui qui vient dans ta chambre, qui tente de se faire pardonner ? T'as besoin de temps, d'espace, t'as besoin de lui mettre une bonne claque dans la gueule, t'as besoin de lui en faire baver un peu, beaucoup. Et encore, tu lui pardonneras pas, ça ne fait que te donner une petite satisfaction suivie d'une putain de prise de conscience. Tu blesses Devi et t'en es consciente, tu lui en fais baver et t'as toujours ton cœur qui se serre en pensant à ce qu'il doit ressentir. Parce que oui, malgré tout, tu l'aimes toujours autant et toi qui n'aime pas qu'on fasse du mal à ton frère, tu n'apprécies pas non plus lui faire du mal toi-même. Mais là, c'est plus par fierté et par envie de lui montrer que lui aussi t'as blessé. De la vengeance à l'état pure parce que tu ne supporte pas l'idée qu'il vous ai ainsi traité. Mais là, tu lui as parlé. Ce qui est déjà quelque chose de énorme quand on pense à ce qu'il a fait, quand on pense également que tu viens de lui parler après seulement une semaine de mutisme total, de fuite. T'as l'impression qu'il te force la main et t'aime pas ça, alors faut pas qu'il compte sur toi pour que tu sois agréable et il est clair qu'il l'a sans doute compris. Ou alors il est encore plus con que tu ne le pensais. T'entends la porte claquer contre le mur, t'entends ses pas se rapprocher mais tu préfères ne pas regarder. Tu continues à rester de dos en espérant qu'il va finir par se barrer. Sauf qu'il te prend par le bras et t'obliges à te retourner. Avec la porte, le bruit de ses pas, t'avais déjà compris qu'il était énervé contre toi. Une fois que t'es face à lui, t'as l'impression qu'il gueule, qu'il est énervé et tu le regardes pas dans les yeux. Tu te contentes de fixer un point (la porte) et tu fais comme s'il n'était pas là. T'as juste l'impression qu'il va te frapper dans moins de deux minutes et c'est ça qui t'énerve le plus. « Regarde-moi putain ! Tu m'en veux, d'accord. Je t'ai blessée, d'accord. Mais tu peux pas m'ignorer, t'as pas le droit de faire comme si j'existais pas. » Tu le regardes toujours pas, tu te contente de rester froide et indifférente, de regarder la porte qui est au fond de la pièce, sur le côté. « C'est pas juste ce que tu me fais. Je voudrais que tu comprennes pourquoi j'ai... » Toi, ça te semble juste. Il t'a blessé, tu le blesses. Il vous a renié, tu le renies à ton tour. Parce qu'en vous reniant, il t'a renié aussi. Il a renié votre lien, votre vie passée, votre amour. Alors maintenant, tu peux facilement dire qu'il n'y a plus tellement d'amour dans votre relation, simplement un amour destructeur. Encore plus destructeur qu'avant. Te quitter n'était clairement pas la bonne solution et c'est ce que tu veux lui faire comprendre. Seulement il a pas l'air de regretter, il a juste envie que tu comprennes, c'est lui qui a dit ça. Tu fais toujours comme s'il n'avait rien dit. Tu fixes la porte tandis que ses mots restent gravés dans ta tête, qu'ils y sont prisonniers, la voix de Devi les dit, les redit. La main de Devi quitte ton bras et maintenant qu'il est à la fois à ta portée et que t'es retournée, t'as envie de lui en coller une et de lui crier tout ce que tu penses de lui. Seulement tu le fais pas, tu fixes toujours la porte et t'attends. Il se passe quelques secondes avant que Devi ne reprenne la parole, le silence dans la pièce est pesant et t'as simplement envie de t'enfuir. De courir vers cette porte et de t'enfermer dans la salle de bain jusqu'à ce qu'il sorte de cette appartement ou qu'il arrive à ouvrir la porte de l'extérieur... Tu sais pas trop ce que tu ferais s'il essayait d'ouvrir la porte, peut-être que tu t'ouvrirais les veines, tout ça pour qu'il ne gagne pas cette nouvelle bataille. Et la guerre. « Reste ici, ce soir. » Alors là, tu peux pas t'empêcher de le regarder droit dans les yeux, c'est pas un regard tendre que tu lui lances, c'est un regard dur. Pourtant tu vois bien à quel point il t'aime dans ses yeux, tu vois à quel point il te rend triste et t'as l'impression qu'une boule se forme dans ta gorge et que tu vas pas tarder à chialer si tu fais pas quelque chose, et vite. Alors tu prends la parole à sa suite, parce que c'est ce qui te semble être le mieux à faire. « Rester ici ? Pour faire quoi ? Chacun dans sa chambre ? Chacun à un côté du canapé devant un film merdique ? J'préfère aller avec Alix. En plus tu vas me foutre en retard avec tes conneries. » Tu prends ta robe à la volée et tu te baisses pour attraper tes chaussures. Tu dévies et tu marche rapidement vers la porte de ta chambre. T'as pas envie de lui parler, t'as pas envie de rester là, t'as pas envie de lui donner le plaisir de ta présence avec lui ce soir. Alors tu traverses l'appartement le plus vite possible en te doutant bien qu'il risque de te rattraper.
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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Dim 10 Juin - 21:41




Si elle pouvait juste réagir. Le regard de sa sœur a croisé le sien une demi-seconde à peine, avant qu'il ne parte s'écraser obstinément sur la porte derrière sa tête. Juste le temps pour lui de voir la force de sa détermination. Il aura beau faire tous les efforts du monde, elle ne voudra rien lui céder, absolument rien, pas avant qu'il ne soit à genoux devant elle, pas avant qu'il soit à moitié crevé devant ses pieds. Peut-être qu'alors elle se résoudra à lui pardonner, un tout petit peu, et à lui donner ce qu'il demande : juste un peau d'oxygène, un peu de sa présence auprès de lui. Elle lui manque, tout son corps crie famine quand Arya n'est pas là. Cruelle vérité. S'il avait pensé à quel point ce serait dur. Parce qu'il a simplement pensé à l'opinion extérieure, pas aux douleurs internes à leur couple. Il savait que ça allait les blesser, mais à ce point ? Non. Jamais il ne se serait pensé à ce point vidé de ses forces. La violence qu'Arya met dans son ignorance flagrante est pire que tout, elle met un point d'honneur à le piétiner de son manque d'intérêt pour lui. Elle le renie, comme elle l'a dit. Sur le moment, il n'y a pas cru. Pauvre con. Il lui supplie presque de rester, de ne pas repartir loin de lui comme elle le fait si souvent depuis une semaine. C'est une torture de la pire espèce, cet imbécile se rend seulement compte à quel point il a besoin d'elle, maintenant qu'il n'y a plus rien à faire, maintenant qu'il a tout foutu en l'air. « Rester ici ? Pour faire quoi ? Chacun dans sa chambre ? Chacun à un côté du canapé devant un film merdique ? J'préfère aller avec Alix. En plus tu vas me foutre en retard avec tes conneries. » Alix, en plus. Il serre les dents, les poings. La colère commence sérieusement à prendre le dessus, c'est dire si elle l'énerve, elle et sa foutue cruauté. Devi sait très bien qu'il pourrait simplement jouer à son jeu et l'ignorer comme elle le fait. Mais il en est incapable. Dans un couple, il y en a toujours un plus faible que l'autre. Inutile de se demander qui l'est dans le leur, dans leur ex-couple en miettes. Ça le met hors de lui qu'elle le lui rappelle, qu'elle lui montre à quel point il est faible face à elle et aux sentiments qu'il lui porte. Elle ne veut pas comprendre, tout ce qu'elle veut c'est lui tenir tête. A se demander si elle y trouve une quelconque satisfaction au delà du fait que ça le fait chier. En la voyant partir, le dépasser à grand pas, il hésite. Il a l'impression que des centaines de petits corps s'agitent dans le sien, tous furieux et dévastateurs. Suis-là !  Lui crient-ils. Allez, bouge-toi, merde, t'as pas mérité ce traitement. Il pourrait simplement la laisser partir, en rester là et recommencer demain. Mais demain, le courage manquera, ou elle ne sera pas là. D'ailleurs c'est plus probable, elle va rester loin pendant des jours, juste pour être sur de ne pas le voir. Elle est capable de le rendre dingue, juste comme ça, juste en restant loin. Non, il ne peut pas la laisser fuir. C'est maintenant ou jamais.
Sa main passe furtivement sur son crane, y chope des cheveux qu'il est tenté d'arracher, mais elle retombe avant qu'il ne le fasse. Il la suit, reste dans son sillage, avec l'avantage d'avoir de plus longues jambes qu'elle. « Tu vas être bien plus qu'en retard, tu vas rester là. Je t'interdis de continuer à fuir comme ça, même si tu dois te faire chier devant un film, et toute seule dans ta chambre. » Pour la deuxième fois, il use de la force pour la maintenir à ses côtés. Involontairement, il la projette contre un mur. C'est elle en voulant se défiler qui trébuche et le percute. Devi grimace. La dernière chose qu'il souhaite, c'est lui faire mal. Pourtant, s'il ne le fait pas, elle va partir, encore. Il la lâche, mais plaque ses deux mains de chaque côté de sa tête. Si elle ne veut pas le regarder, ça fait tout de même longtemps qu'il ne s'est pas senti aussi proche d'elle, même dans la colère. « Tu vas rester là. A ton aise de ne pas me calculer, mais tu vas rester là. » Devi ne peut empêcher sa voix de trembler de colère. Il ne lui donne pas le choix, non, elle ne le lui laisse pas. Il la délivre de sa cage, s'éloigne vers la cuisine, où il s'active pour se faire ce putain de café dont il a tant besoin. Pas de nicotine, juste de la caféine. Et il écoute, attentif aux mouvements dans l'entrée. Il prend instantanément une décision qu'il saura définitive : si elle se tire, il se jure de virer toutes ses affaires par la fenêtre pour qu'elle puisse les retrouver sur le trottoir en bas à son retour. « Je te préviens Arya, si tu te casses, hors de question que tu reviennes. Si t'as plus envie de voir ma gueule je vois pas pourquoi tu continuerais de vivre ici. » crie-t-il dans sa direction, les mains crispées sur le comptoir. Si elle part, elle ne leur laisse plus aucune chance. Elle achèvera les derniers vestiges d'eux, et ce sera autant de sa faute que de la sienne. Une bile amère afflue dans sa bouche, tandis qu'il attend ce claquement de porte qui le terrifie. Qu'elle reste.

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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Lun 11 Juin - 6:30

T'as envie de courir, parce que tu le sens. Tu sais qu'il est derrière, qu'il te suit et qu'il a pas envie de lâcher le morceau. Comme toi en fait ! Pour ça, vous êtes bien frère et sœur, bande de têtes de mules ! Tu dis rien, tu te contentes de marcher vite en direction de la porte d'entrée et t'as l'impression que plus tu te rapproches de ta délivrance, plus il t'emprisonne. Ton cœur bat vite, peut-être même trop vite. T'as envie de gagner cette bataille, seulement il n'a pas décidé de te la laisser gagner si rapidement. Sa voix s'élève derrière toi, t'as l'impression que tu ne pourras pas rejoindre la porte et te barrer avant qu'il ne t'attrapes. « Tu vas être bien plus qu'en retard, tu vas rester là. Je t'interdis de continuer à fuir comme ça, même si tu dois te faire chier devant un film, et toute seule dans ta chambre. » Il te projette contre l'un des murs blancs de l'entrée et tu ne peux pas t'empêcher de le regarder avec un certain mépris. Tu tentes de te défiler mais tu te cogne contre lui et tu te sais prisonnière. A deux pas de la porte d'entrée... C'est vraiment trop con. Tu t'en veux, t'aurais pu courir, t'aurais du courir. Il plaque ses mains de chaque côté de ta tête, tu te sens prisonnière. T'es obligée de le regarder dans les yeux et tout ce que tu y trouves, c'est de la colère et rien d'autre. Tu fermes les yeux et ta tête se met sur le côté, elle touche la main de Devi, ce qui te fait mal et t'obliges à te remettre dans ta position initiale. T'as comme l'impression qu'il va te tuer, ça fait deux fois qu'il est un tantinet violent en dix minutes. T'as peur qu'il te frappe, t'as pas envie que ton propre frère te donne des coups alors qu'il est censé de protéger de ceux-ci. T'avales ta salive difficilement pendant qu'il te dit un truc comme : « Tu vas rester là. A ton aise de ne pas me calculer, mais tu vas rester là. » Alors ça sert à quoi qu'elle reste là ? A le faire souffrir un peu plus ? Il a envie de souffrir ? C'est quoi son problème à la fin ? Lorsqu'elle n'est pas là au moins, il n'a pas le souvenir de son existence en pleine gueule. Pourquoi il veut l'obliger à rester là alors que ça les détruit tous les deux ? Tu comprends vraiment pas son délire. Il a mit fin à votre relation et maintenant il veut que tu contemple le désastre auquel cette rupture a mené ? Bien joué Devi, t'as bien vu que vous étiez définitivement morts, que plus rien ne pourrait se passer entre vous. Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie, sale con. Il te laisse un semblant de liberté, part vers la cuisine où t'entends du bruit, t'as l'impression qu'il se fait un café mais t'as pas envie d'aller voir. Tu tournes ton regard vers la cuisine et tu tentes de te diriger doucement vers la porte d'entrée et c'est là qu'il te pose un ultimatum que tu sais fatal. « Je te préviens Arya, si tu te casses, hors de question que tu reviennes. Si t'as plus envie de voir ma gueule je vois pas pourquoi tu continuerais de vivre ici. » Ok, là s'en est trop. Ton regard devient noir de rage, tu te diriges vers la cuisine pour laisser éclater ta colère. « C'EST QUOI TON PUTAIN DE PROBLEME ? QUOI ? T'AS ENVIE DE ME VOIR SOUFFRIR ? T'AS ENVIE DE SOUFFRIR ? PARCE QUE MOI J'AI PAS ENVIE DE RESTER DANS LA MEME PIECE QUE TOI ! T'AS PAS L'AIR D'AVOIR MAL, ALORS RESPECTE AU MOINS LE MALHEUR DES AUTRES, BORDEL DE MERDE ! » Tu cries, t'as envie de le frapper mais t'en as même pas la force. Tu prends une grande inspiration pendant que les larmes commencent à ruisseler sur tes joues, pendant que tu le regardes avec un regard digne de celui d'une biche prête à se faire abattre. « J'ajouterai.. Que cet appartement est autant à toi qu'à moi, que t'as pas le droit de me virer comme ça. Et que j'ai le droit de sortir si j'en ai envie. T'as plus aucun, AUCUN droit sur moi. Alors maintenant, ferme ta gueule et laisse-moi vivre. » Tu renifles, tu le regarde avec mépris et tu te diriges en courant vers ta chambre. Une fois que t'as ouvert la porte, tu regardes la fenêtre et il te vient une idée qui n'est peut-être pas une bonne idée... Et si tu te barrais par la fenêtre ? Tu l'ouvres, tu regardes en bas pour voir si ça te paraît possible. T'es au quatrième étage et tu doutes de pouvoir faire ça. Tu regardes dans ta chambre, tu te demande si en faisant une corde à nœud avec des draps, comme dans les films, tu pourrais descendre sans te faire trop mal. Mais t'as pas assez de trucs pour faire ça, ça prendrait trop de temps. Alors tu restes là, devant ta fenêtre et tu te demandes comment faire.
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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Lun 11 Juin - 20:53




Il n'entend pas la porte claquer, comme il l'avait craint. Non, mais il entend sa voix, perçante, furieuse, traverser violemment l'espace qui la sépare de lui, et qui vient percuter ses tympans avec une force monumentale. Ses mots, il ne les entend pas, il les ressent. « C'EST QUOI TON PUTAIN DE PROBLEME ? QUOI ? T'AS ENVIE DE ME VOIR SOUFFRIR ? T'AS ENVIE DE SOUFFRIR ? PARCE QUE MOI J'AI PAS ENVIE DE RESTER DANS LA MEME PIECE QUE TOI ! T'AS PAS L'AIR D'AVOIR MAL, ALORS RESPECTE AU MOINS LE MALHEUR DES AUTRES, BORDEL DE MERDE ! » C'est son cœur qui se contracte, c'est son être tout entier qui se rétracte, implose en un unique résidu. Il sait qu'elle pleure, elle pleure souvent. Il l'a toujours su, lui est un mec névrosé, mais elle est une fille bien trop excessive. Arya ne se prive jamais d'exprimer clairement ce qu'elle ressent. Son poing part, c'est plus fort que lui. Elle trouve qu'il a été violent ? Ce n'est rien à côté de ce qu'il voudrait faire. Ses mains le démangent, il a cette putain d'envie peu familière de frapper quelque chose, quelqu'un. Là, c'est le frigo qui en prend pour son grade. La porte en plastique blanc s'enfonce dans un grand bruit, il l'enfonce un peu plus d'un deuxième coup de poing. Ses jointures n'ont presque pas souffert, ou alors c'est qu'il a déjà bien assez mal. « J'ajouterai.. Que cet appartement est autant à toi qu'à moi, que t'as pas le droit de me virer comme ça. Et que j'ai le droit de sortir si j'en ai envie. T'as plus aucun, AUCUN droit sur moi. Alors maintenant, ferme ta gueule et laisse-moi vivre. » Devi l'entend partir, se diriger vers sa chambre. L'idée qu'elle fasse une connerie l'obsède, l'idée qu'elle s'en aille l'obsède. C'est vrai, il ne peut pas l'empêcher de partir ; il voudrait, de tout son cœur, mais qui lui en donne le droit ? Ça n'empêche pas la vague furieuse qui déferle sur lui et qui dévaste toute bonne résolution sur son passage : non, elle ne partira pas. Lui laisser du temps, de l'espace ? Qu'elle aille au diable, elle et sa foutue colère, elle et sa foutue rancœur. Je t'emmerde. Il la suit, encore et toujours. De toute façon, il a toujours été seul à lui courir après, pas vrai ? « PARDON ? Mais ouvre les yeux putain ! J'essaye d'arranger les choses, de réparer les dégâts ! Je voulais pas qu'on en arrive là, bordel, j'voulais juste nous préserver ! Tu te rends pas compte de ce qui se passerait si... » Elle cherche quelque chose dans la chambre, ne trouve pas, retourne devant la fenêtre. « Et éloigne-toi de cette fenêtre, tu me files les jetons à la fin. » Sa voix est douloureuse, c'est pas dans ses habitudes de crier. A dire vrai il n'aime pas ça, et encore moins contre sa sœur. « Mon but c'était pas de te faire souffrir, au contraire. Puis t'es bien placée pour parler de respecter le malheur des autres espèce d'hypocrite, t'es la première à vouloir m'en faire baver, et ne dis pas le contraire ! Regarde-toi à chercher désespérément une sortie qui te mènera aussi loin de moi que possible ! » Il tourne en rond, impossible de tenir en place. Trop d'agitation, trop de colère. Trop de larmes, bordel, qu'elle arrête de pleurer, ça lui agace terriblement les nerfs. Elle trouve ça con, elle comprend pas que oui, ce qui le tient en vie, c'est de la voir, même en train de tirer la gueule. Elle pige pas que cette distance, ça a le chic pour le détruire. Pas qu'il ne le fait pas déjà tout seul, après tout c'est lui qui a mis a bat à la première pièce de l'édifice. Qu'est-ce qu'il y peut s'il commence à regretter, à sentir tout juste sentir l’arrière-goût amer de ses bonnes intentions. C'est du grand n'importe quoi. Comme si il buttait sans arrêt contre un cul-de-sac. Tout ce qu'il trouve à faire, c'est s'acharner sur elle, sur leur amour qu'il massacre de plus belle, transformer sa frustration en violence. « Arrête de vouloir fuir sans arrêt ! » Il s'avance vers elle, luttant contre l'envie de continuer de lui hurler dessus toute la nuit et celle de la prendre dans ses bras. Tout ce qu'il voudrait, vraiment, c'est qu'ils se taisent, qu'ils arrêtent de se blesser mutuellement, et qu'ils se réconcilient, d'une manière ou d'une autre. Il serre les dents, se force à cesser le flot de paroles haineuses qui coulent de ses lèvres. Il la regarde, coupable, fatigué. « J'veux pas qu'on se batte, Arya. » siffle-t-il même si dans l'immédiat, tout ce qu'il fait, c'est se réfugier dans la colère montante.

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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Jeu 14 Juin - 1:03

T'as mal au cœur, c'est horrible de vivre avec une souffrance pareille. C'est horrible de se faire à l'idée que l'amour de ta vie est sans doute partit pour toujours. C'est horrible de devoir vivre avec lui tout en ayant cette certitude. Et c'est horrible qu'il te retienne alors que tu essayes de fuir. Sauf que dans cette cuisine, t'as limite peur de ce qu'il va t'arriver. Les larmes roulent sur tes joues et tu vois Devi plus énervé que jamais. Jamais il n'a été aussi énervé de sa vie et tu en es consciente. T'as réussi à le mettre à bout, pour ça tu peux être fière. C'est à la fin de ton petit speech, de ta gueulante, tu pourrais appeler ça de milliers de façons différentes, qu'il balance un coup de poing dans le frigo. Et c'est là que tu commences à vraiment prendre peur, c'est à ce moment là que ton cœur se serre dans ta poitrine. Réaction accentuée par le deuxième coup qu'il porte à l'appareil ménager qui ne lui a strictement rien fait. Tu sais que toute cette colère est dirigée vers une seule et même personne : toi. Toi, toi, toi et seulement toi. Alors tu reprends ton speech, tu tentes d'être moins agressive pour éviter de te prendre un coup. Maintenant tu sais qu'il est vraiment énervé, tu sais que tu risques de te faire frapper parce qu'il a déjà été violent au cours des minutes précédentes. Tu te dis que s'il est capable de te faire mal de cette manière, il pourrait rapidement en venir à te faire mal par d'autres moyens. Alors tu lui dis ce que t'as à lui dire et tu te barres parce que y'a pas d'autre solution. Tu devrais faire quoi ? Attendre qu'il passe ses nerfs sur ton corps ? Sur ton pauvre petit corps fragile ? T'as pas envie de te battre avec lui, pas physiquement en tous cas. Tu l'aimes, mais te frapper serait la chose qui réduirait à néant votre relation, même si elle est déjà en bonne voie vers ce point là.

Le plus gros problème avec Devi, c'est qu'il ne cesse jamais de te courir après. Même quand ça va mal. Quand vous aviez une relation qui te plaisait, tu trouvais ça bien, qu'il te poursuive comme ça, qu'il te couvre de baisers. Mais là, c'est devenu étouffant, tu étouffes, tu as peur, peur de lui et de ce qu'il va te faire. La fenêtre, c'est aussi un moyen pour toi de reprendre ton oxygène, seulement t'y arrives pas. Tu es un peu comme haletante, tu as besoin qu'il te laisse tranquille. Et ça te tue, qu'il ai maintenant cet effet contraire avec les sentiments que tu éprouves pour lui. Tu l'aimes putain, il te manque. Il parle et tu l'écoutes, mais d'une seule oreille car tu cherches une solution afin de t'échapper. « PARDON ? Mais ouvre les yeux putain ! J'essaye d'arranger les choses, de réparer les dégâts ! Je voulais pas qu'on en arrive là, bordel, j'voulais juste nous préserver ! Tu te rends pas compte de ce qui se passerait si... » Si quoi ? Si votre mère l'apprenait ? Si quelqu'un captait ? Tout le monde sait même si personne ne veut se l'avouer ! Autant se faire une raison à la fin, merde ! « Et éloigne-toi de cette fenêtre, tu me files les jetons à la fin. » ajoute-t-il. T'as l'impression qu'une force imaginaire et surpuissante te tord le cœur dans tous les sens. T'as envie de pleurer, une boule s'est formée dans ton ventre et chaque parole que prononce Devi te fait mal. Tu déglutis, tu tentes de remplir tes poumons d'une oxygène polluée par les gaz d'échappement des voitures, par tout le reste. Par l’existence de l'être humain, tout simplement. Tes larmes n'arrêtent pas de couler sur tes joues, tu ne tentes rien pour les maîtriser. De temps en temps, tu renifles et tu fais comme s'il n'était pas derrière-toi, à te parler avec une rage qui lui est propre. A vrai dire, t'attends presque le coup de couteau dans le dos, T'aurais presque envie qu'il te tue de ses propres mains en fait, parce que comme ça, tout serait fini et vous n'auriez plus de problèmes aussi cons que ceux auxquels vous devez faire face à présent. Enfin... ''Vous'' est un grand mot pour ce que vous êtes, tu es toi et il est lui. Le ''vous'' ne vous qualifie plus depuis qu'il a décidé de mettre fin à votre relation de vingt quatre longues années. « Mon but c'était pas de te faire souffrir, au contraire. Puis t'es bien placée pour parler de respecter le malheur des autres espèce d'hypocrite, t'es la première à vouloir m'en faire baver, et ne dis pas le contraire ! Regarde-toi à chercher désespérément une sortie qui te mènera aussi loin de moi que possible ! » Ton regard se pose sur un nouveau building à la fin de chacune de ses phrases, t'as envie de fuir en fait. Encore, oui. T'as vraiment envie de sortir de cette chambre et de partir loin. T'as pas envie de rester là pendant qu'il te fait un sermon. Ca te tue, il te fait du mal et tu devrais pas te défendre ? Tu devrais te contenter de rester enfermée dans ta chambre en broyant du noir ? Lui faire du mal est le seul moyen que t'aies trouvé pour lui prouver qu'il avait tord. Cependant ton plan ne semblait pas vraiment aboutir et être une réussite. Mais le temps fait parfois des miracles, alors t'y crois encore. Tu l'entends fulminer derrière toi mais tu restes calme, tu te dis que s'il te fait quoi que ce soit, tu n'hésiteras pas à aller voir la police et tu sais que ce sera la meilleure chose à faire. « Arrête de vouloir fuir sans arrêt ! » dit-il alors. Tu le sens plus proche, parce que le son de sa voix te paraît moins lointaine qu'avant. Même si ta chambre n'est pas grande, tu sais quand il est tout près et quand il est à l'autre bout de la pièce, surtout avec la fenêtre ouverte sur l'extérieur. « J'veux pas qu'on se batte, Arya. » lâche-t-il enfin. Tu te retournes enfin, tu lui fais face. Tes yeux sont rouges, les sillons que tes larmes ont laissé sur tes joues pâles sont toujours de nouveau ravivés par une nouvelle larme. Tu déglutis et tu le regardes dans les yeux. Il est beaucoup trop près de toi, t'es appuyée contre le rebord de la fenêtre. Tu te dérobes et tu t'assois sur ton lit. Tu enfouis ta tête dans tes mains et tu restes comme ça quelques secondes avant d'enfin pouvoir dire quelque chose. Ta voix est pleine de sanglots et tu peux pas corriger ça. « Et tu veux qu'on fasse quoi ? », ça c'est une bonne question. Et il n'y a pas de bonne réponse. Tu fais pivoter ta tête de la gauche vers la droite et inversement. Tu renifles une nouvelle fois et tu finis par te lever. « J'vais partir. », c'est ce que tu décrètes sans même y réfléchir. Tu vas aller où ? Tu vas te nourrir avec quoi ? Votre mère et ton frère sont tes principales sources de revenus, tu fous rien de ta vie en dehors de tes études. Alors pour te trouver un nouveau logement et de quoi te nourrir, bon courage ! Mais tu tentes de pas penser à tous les problèmes que tu vas devoir rencontrer et tu continues sur ta lancée. « Ca sert à rien que j'reste ici. A part me faire souffrir d'autant plus. Te faire souffrir aussi. Puis de toute façon, ça mène à rien, ça menait déjà à rien avant alors maintenant... » Tu penses que si tu restes à Phoenix, il sera toujours là. Que tu pourrais le croiser au détour d'une rue ou à une soirée. Alors tu prends la décision de partir dans un autre état et de te démerder pour trouver du travaille. De toute façon, t'es en vacances alors tu peux faire ce que tu veux. « J'ai entendu dire que Central Park l'été, c'était agréable bien que bondé. »

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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Sam 16 Juin - 20:23




Comme s'il pouvait la frapper. Comme s'il pouvait lever la main sur elle. D'une certaine façon, il l'a déjà fait. Oui, oui il le sait, il a eu le temps de comprendre depuis qu'elle l'a laissé derrière elle. Mais à ce moment là il pensait vraiment qu'il faisait ce qu'il fallait. Il pensait vraiment que c'était la chose à faire, un mal pour un bien, c'était ça, exactement ça. Comme dirait l'autre, ça partait d'un bon sentiment. Mais lui faire du mal, physiquement ? Jamais. L'intégrité de son corps à elle est celle de son corps à lui. Ils ne font qu'un, même maintenant, encore maintenant. Putain de naïveté, comme si c'était encore possible, pourtant il y croit encore dur comme fer. Tout n'est pas perdu, Arya, je t'aime trop pour te laisser partir, pour te laisser nous achever. Non, il ne veut plus qu'ils se battent. Elle s'éloigne enfin de la fenêtre. Bien plus qu'il ne veut l'admettre, cela le soulage d'un certain poids, l'image obsédante d'une Arya faisant le saut de l'ange du quatrième étage pour se louper vingt mètres plus bas le hantait. Qu'elle se réfugie dans le silence, assise sur son lit, et somme toute bien mieux. « Et tu veux qu'on fasse quoi ? » La question le prend de court et ne lui arrache pas de réponse. Elle n'en attend pas de toute manière. C'est quoi cette question ? Ça manque de le foutre encore en l'air, il serre les dents. Elle n'y mettra pas du sien, elle est visiblement décidée à lui tenir tête jusqu'au bout, c'est une évidence. La colère ne semble pas vouloir dégager le terrain, bien au contraire. Mêlée au désespoir que ces paroles provoquent en lui, elle en devient alors insupportable. Ses ongles s'enfoncent dans ses paumes. « J'vais partir. » Il pourrait presque se jeter à genoux devant elle si ça pouvait la faire rester, prendre ses mains froides dans les siennes, la supplier jusqu'à ce qu'elle change d'avis. Ce serait la chose à faire, ce serait juste, un retour des choses bien mérité. Ça la guérirait peut-être, ça lui ferait peut-être prendre conscience que malgré qu'il l'ait quittée, son amour pour elle n'en a pas souffert. Seul l'éloignement le maltraite. Il pourrait, de la sorte, lui faire réaliser à quel point sa présence est vitale pour lui. Mais la colère est trop omniprésente, il ne peut la contourner. Sa fierté est en jeu, aussi, cette putain de fierté... Il ne bouge pas d'un pouce, il la regarde, d'un regard mêlé d'horreur et de fureur. Alors comme ça, elle décide de prendre la tangente, de se la faire à l'anglaise, malgré ses menaces... Un goût de sang emplit sa bouche. Il détourne le regard, passe une main sur son visage en inspirant profondément, s'avance vers la fenêtre, en quête d'air. Il a besoin d'air, pourquoi cette sensation d'asphyxie alors qu'il a la tête dehors ? Et elle poursuit, enfonce le couteau dans la plaie. Admet-le, Devi, elle a gagné. Comme toujours. « Ça sert à rien que j'reste ici. A part me faire souffrir d'autant plus. Te faire souffrir aussi. Puis de toute façon, ça mène à rien, ça menait déjà à rien avant alors maintenant... » La boule dans sa gorge prend forme, enfle. Aucune larme néanmoins, c'est une douleur sèche qui ne trouvera aucune voie de sortie exutoire. Une peine qui prend toute la place.« J'ai entendu dire que Central Park l'été, c'était agréable bien que bondé. » Coup de grâce, agenouille-toi Devi, regarde dans les yeux celle qui te vole ta vie. C'est ce qu'il fait, il se retourne, la regarde. A l'idée des centaines de kilomètres qui séparent Phoenix de New-York, son cœur se serre. Ses mains tremblent toujours. Il s'était pas préparé un café ? Le besoin de caféine se fait sentir plus que jamais. Oui mais elle l'a distrait, détourné de ce qui pourrait le soulager, même infimement. Garce. Il a l'impression de ne pouvoir décoller sa langue de son palais tant il a peur de ce qu'il pourrait dire, tant il a peur que cela déclenche définitivement et irrévocablement son départ tant redouté. Arya, reste. Sa main passe une nouvelle fois sur ses joues piquantes. Il y a du laisser aller depuis qu'elle n'est plus là. Regarde ce que tu me fais. Enfin il parle, avec le plus de contrôle possible. Autant dire que c'est pas simple, si elle savait comme il est en colère... C'était si rare avant qu'il soit hors de lui à ce point, maintenant, tout est sujet à la rage, à la haine. « C'est vraiment ça que tu veux ? Qu'on se perde de vue, pour une période qui durera peut-être des années, le temps que tu m'en veuilles plus ? » Il secoue la tête, nie de tout son être contre cette possibilité. Pas question qu'ils en arrivent là. « Je suis désolé, j'crois que j'ai aussi mon mot à dire. » Il se décolle de la fenêtre, quitte le vide momentanément, s'avance vers elle. Il n'ose pas s'asseoir à côté d'elle, de toute façon l'envie n'est pas là. Trop peur de son rejet, de son dégoût. Impossible de rester immobile, Devi recommence à parcourir la pièce, tourne en rond comme un lion en cage ce que, en définitive, il est. La solution devient limpide. Il sait que c'est la seule qui reste à faire, elle ne lui laisse plus le choix, il ne le lui laisse pas non plus, il en est conscient. « Tu peux garder ce maudit appart', c'est moi qui vais partir. Je vais aller chez Iris, je refuse que tu t'exiles à l'autre bout de ce putain de pays... Je peux pas. » Ça le détruirait, pour de bon. Et aller chez Iris n'est pas une si mauvaise alternative. Après tout elle est celle avec qui il se sait capable de commencer quelque chose, une nouvelle histoire peut-être moins douloureuse que celle qui s'achève dans cette chambre. Du moins c'est ce qu'il voudrait croire, et pour l'instant, ça marche plutôt bien. Alors oui, aller chez Iris n'est pas une si mauvaise idée. « Je partirai demain. » La sentence est irrévocable, c'est comme ça et pas autrement. Il se dirige vers la porte, s'apprête à la quitter de nouveau. Non, il ne peut pas partir comme ça, l'envie est bien trop forte et...
Il marque un arrêt, tourne les talons, s'agenouille face à elle et avant de lui laisser le temps de se détourner, s'empare de ses lèvres pour un baiser d'une douceur qui reflète toute la profondeur de son amour pour elle. Une main de chaque côté de son visage, il ferme les yeux, conscient de la finalité de ce baiser : ce sera le dernier, il en est intimement, douloureusement convaincu. « Je t'aime. » souffle-t-il à son oreille avant de se relever pour sortir une bonne fois pour toute de la chambre, loin de l'être aimé.

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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Dim 24 Juin - 12:33

Ca a l'air de lui faire quelque chose, c'est déjà ça de gagné. A croire qu'il est pas aussi inhumain qu'il n'en a l'air. Tu le regardes dans les yeux parce que t'as besoin de te raccrocher à quelque chose. Ses yeux, ses yeux bleus, ont toujours été comme un immense océan dans lequel tu nageais à ta guise, le sourire aux lèvres, sans jamais avoir peur de te noyer. Parce que chacun de ses regards était protecteur, remplit d'un amour infini et que l'idée de te faire du mal lui était totalement étrangère. Mais là, t'as l'impression qu'il y a une tempête dans l'océan de ses yeux, que ton gilet de sauvetage va t'être aussi utile qu'à l'un des passagers du Titanic. L'idée que tu puisses partir pour New York – même si tu risques pas de rencontrer un iceberg en chemin – n'a pas l'air de lui faire très plaisir et c'est un point bonus pour toi, n'est-ce pas ? Y'a sans doute une lueur d'espoir qui vient d’apparaître dans ton regard. Peut-être qu'il va enfin consentir à vous laisser vivre votre amour, maintenant. Seulement c'est frustrant d'avoir du mettre ton départ dans la balance pour en arriver là. T'as l'impression qu'il ne tient pas à toi, qu'il tient à ta présence. Juste ta présence. Parce qu'elle lui est familière et qu'il n'a pas envie de changer ses petites habitudes. C'est pas toi qu'il veut en fait, c'est sa routine imaginaire. Il tourne dans tous les sens, t'en as marre de le voir tourner en rond, comme un animal. Surtout qu'il en est presque devenu un, avec son début de barbe, le fait qu'il se cloître de plus en plus dans sa chambre, qu'il soit agressif... Putain mais ton frère, il est plus là. Il est devenu un autre, comme ça, subitement. Quoi que, pas si subitement. A croire que c'est le manque qui l'a rendu comme ça. Enfin, il ouvre la bouche pour sortir une phrase qui te laisse au dépourvu, alors qu'il est toujours à ta place, à la fenêtre. Ton cœur se serre. « C'est vraiment ça que tu veux ? Qu'on se perde de vue, pour une période qui durera peut-être des années, le temps que tu m'en veuilles plus ? » T'as jamais pensé à ça. Si tu veux t'éloigner, c'est pour tenter de l'oublier. Et même si tu sais pas combien de temps ça va te prendre, bah tu fais en sorte de pas y penser. Vivre au jour le jour t'as toujours plus ou moins réussi, alors pourquoi changer tes habitudes maintenant ? Alors merde, pourquoi il te pose toujours des questions qui n'attendent pas de réponses et pour lesquels il n'y a pas de réponse ? « Je suis désolé, j'crois que j'ai aussi mon mot à dire. » dit-il, alors que t'es toujours sur ton lit. D'où il a son mot à dire ? Il te semble pourtant que tu fais ce que tu veux de ton corps et si t'as envie de partir, tu pars. Tu vois pas où il a son mot à dire là-dedans. Certes, c'est ton frère, mais au cours de votre vie future, vous serez forcément séparés et sans doute loin l'un de l'autre. C'est comme ça, c'est la vie. Et tu te dis que maintenant que vous n'êtes plus ensemble, c'est le bon moment pour mettre les voiles et jouer ton rôle de sœur jumelle. Le laisser tranquille est peut-être la meilleure façon de lui faire le moins de peine possible. Au début, il aura mal mais ensuite... Il te remerciera. Et toi, tu finiras sans doute seule parce que la seule personne que t'ai aimé, c'est ton frère et que les autres n'ont aucune importance. Que t'es qu'un joujou sexuel pour la plupart des hommes. Au final, il te laisse pas le temps de penser plus, il trouve une pseudo-solution qui te fait lever les yeux vers lui. « Tu peux garder ce maudit appart', c'est moi qui vais partir. Je vais aller chez Iris, je refuse que tu t'exiles à l'autre bout de ce putain de pays... Je peux pas. » Quoi ? Aller chez Iris ? Non mais il se fout de ta gueule ? Les larmes qui commençaient à se tarir finissent par couler de nouveau le long de tes joues. Partir avec une autre pour te laisser l'appart'. C'est pas ça que tu voulais obtenir, pas du tout ça. Ton cœur s'est serré de lui-même, t’arrive presque plus à respirer, tu tentes de prendre ta respiration, de déglutir mais t'y arrives pas. Tu restes là, à le contempler avec un regard vide pendant que des larmes coulent, coulent encore. « Je partirai demain. » Demain... C'est trop tôt, beaucoup trop tôt pour toi. T'auras pas le temps de le dissuader, de lui demander de rester sans le supplier. Tes narines se dilatent, t’arrive à prendre une inspiration. Tu le regardes partir vers la porte de ta chambre. Il va te laisser comme ça ? Sérieusement ? Après t'avoir planté un deuxième couteau dans le cœur, l'avoir tourné dans la plaie déjà grande ouverte et béante ? T'as envie de crever, là, maintenant. T'as envie de crever, de te laisser mourir, de ne plus jamais revoir la lumière du jour. Sans que tu t'en rendes compte, il revient vers toi. Il s'agenouille, prends ton visage entre ses mains et t'embrasses d'une façon nouvelle et putain... C'est beaucoup trop douloureux. Mais tu savoures ce moment parce que tu sais que c'est le dernier. Qu'après ça, il va tenter de trouver du réconfort avec Iris et qu'il l'aime peut-être autant voire plus que toi. « Je t'aime. » Toi aussi tu l'aimes, plus que tout. Ton cœur se serre de nouveau quand tu vois qu'il quitte la pièce en te laissant seule dans l'ombre de ta chambre, avec ta fenêtre grande ouverte sur un extérieur où l'on ne peut même pas voir les étoiles tellement la ville est éclairée de toute part. Tu te laisses tomber sur ton lit, puis par terre en te laissant glisser. Tu pleures, tu suffoques, t'as l'impression que tu vas mourir, là, maintenant. Parce que c'est comme s'il était déjà partit. Il est sûrement entrain de faire sa valise, déjà. De prévenir Iris. Ta tête se colle contre le parquet de ta chambre. Tu pleures pendant plusieurs minutes, tu cries de douleur. T'as envie de faire savoir au monde entier qu'un truc te transcende de l'intérieur, tu penses même pas à Alix qui t'attend pourtant depuis longtemps. T'entends ton portable vibrer sur ta table de chevet mais tu t'en fous. Il vient de te tuer, de vraiment te quitter, tu peux plus retourner en arrière. Tu fermes les yeux, tu veux plus jamais les rouvrir. T'as la bouche grande ouverte, qui lâche toujours un son rauque, ton cri de douleur. T'entends qu'on frappe à la porte d'entrée mais t'as pas envie d'aller ouvrir. De toute façon, tout ce que les voisins verraient, ce serait ton visage sur lequel est étalé tout ton maquillage. Ils ont du entendre vos cris, ton cri, ses cris. Tu te couches sur le dos, les bras écartés, comme si t'étais le christ sur sa putain de croix. Mutilée, tu l'es. Comme le christ en fait. Tu cognes ta tête contre le sol plusieurs fois, tu tentes de t’assommer mais t'y arrives pas. Tu veux le voir rentrer dans cette chambre. Le voir te porter secours. Mais t'as conviction qu'il fera rien. Connard.
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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Mar 26 Juin - 22:44




Plus aucun bruit. Il s'arrête sur le pas de la porte, pendant deux secondes, espérant à moitié qu'elle va jaillir de sa chambre comme un diable de sa boite et lui sauter dans les bras. La solitude le reprend. Il se sentait entier, dans la même pièce qu'elle, à s’entre-déchirer. Il n'est plus qu'un lambeau de chair inerte, la main posée sur la poignée. Un tas d'os et de nerfs sans vie. Plus aucune sensation, le souffle est quasi inaudible, le regard est fixe, vide. Le cœur est une masse de muscle à peine frémissant. Brisé. Il finit par lâcher la poignée, finalement convaincu, par le manque de mouvement dans la pièce qu'il vient de quitter, que personne n'en sortira pour le retenir. Il va réellement quitter cet appartement, le chez-lui qu'il a acheté avec sa sœur il y a deux, ou trois ans de ça. Devi ne sait même plus. Tout ce qu'il sait c'est que tout ça, c'est du passé. De chez-lui, il n'en a plus. La porte de sa propre chambre semble s'ouvrir toute seule. La chaleur est étouffante, l'obscurité dévorante. Paradoxalement, apaisante. Comme dans un rêve, les sacs de voyage sont de sortie, le strict nécessaire empaquetés. Un cri déchirant traverse soudain le mur qui sépare leur deux chambres. Une réaction. Il aurait presque pu la croire morte. Ses mains s'immobilisent au dessus de la valise, une paire de chaussette prête à être jetée dedans. La plainte continue, entrecoupée de sanglots. On dirait qu'elle s'étouffe. Devi jette la paire de chaussettes, se redresse, ferme les yeux. Il essaye aussi de se fermer à elle, de ne pas entendre. Il ne veut pas qu'elle gagne, il ne veut pas revenir sur sa décision parce qu'alors, elle aurait emporté cette bataille, et leur situation n'aurait pas bougé d'un poil. Il doit partir, il n'y a aucune autre solution acceptable. Celle d'Arya, qu'elle s'exile à New-York, ne fait pas partie des solutions acceptables, ni de ses plans. Tout ce qu'il veut c'est qu'elle reste à Phoenix, parce que finalement, il se contentera de ça. L'idée de l'envoyer à l'autre bout du continent lui fait admettre qu'en fin de compte habiter séparément n'est pas si terrible. Les sanglots continuent. Impossible de se concentrer. Que devait-il faire déjà ? Ah, prévenir Iris. Il ne peut pas débarquer comme ça le lendemain, la bouche en cœur, pour demander l'asile. Et boire ce foutu café, qui doit être froid et infect maintenant. Sa main attrape son téléphone sur l'oreille, parcoure le répertoire pour composer le numéro d'Iris. Une, deux, trois sonneries. Et Arya qui pleure toujours. « Iris ? J'espère que je ne te dérange pas... Oui oui, ça va... Je voulais te demander un service... » Les plaintes baissent en intensité. Le calme avant la tempête ? Le service est demandé, accepté. Iris accepte de l'accueillir. Même si cela ne fait que quelque semaines, à peine, qu'ils se fréquentent. Même si, dans le fond, ils ne se connaissent pas vraiment. Il raccroche. Soupire. S'apprête à reprendre ses bagages, quand résonne le premier coup à la porte. Devi serre les dents, il sait pertinemment qui est derrière la porte. Les voisins, à coup sûr. C'est seulement maintenant qu'il se rend compte que leurs cris ont du porter un peu partout dans leur étage. Aucun contrôle. Il sait aussi que s'il ne va pas ouvrir, les voisins risquent de s'inquiéter et de contacter dieu sait quelle autorité dont ils n'ont aucun besoin. Ils sont leur seule autorité, faisant la loi comme ils peuvent dans leur petit royaume de stupidité et d'obstination. Un royaume fêlé, décidément. « Bordel. » Devi sort de la chambre, s'avance jusqu'à la porte d'entrée, l'ouvre sur le visage un peu inquiet du voisin de gauche. « Bonsoir, je suis venue voir si tout allait bien, ma femme a entendu des cris et des bruits suspects, alors... » « Non, non tout va bien, aucun problème, merci ! » Impossible d'être serein, d'avoir l'air honnête avec tant de colère en soi. D'autant qu'Arya commence à frapper quelque chose au sol, dans sa chambre. Putain, mais qu'est-ce qu'elle fout ? Le voisin l'a bien remarqué. « Vous savez, une dispute passagère, un léger désaccord, rien de grave je vous rassure ! Vous pouvez rentrer tranquille. » Il acquiesce, ne peut s'empêcher de jeter un dernier coup d’œil par dessus son épaule. Devi serre les dents. L'incongru finit par tourner les talons, s'éloigne. La porte n'a pas claqué qu'il se précipite dans la chambre de sa jumelle, presque sûr d'avoir affaire à une Arya gonflée à bloc, les meubles à la main, menée par une envie de détruire tout ce qui lui passe entre les mains... Il tombe sur une silhouette allongée au sol, les bras en croix. Une putain de vision de cauchemar. Le bruit sourd n'est en rien un meuble qui percute un mur, mais une tête blonde qu'Arya s'efforce de fracasser contre le parquet de la chambre. « Nom de dieu de merde ! » Mais qu'est-ce qu'elle fout ! Aucune pensée logique, aucune explication sensée à ce qu'elle est en train de faire. Elle n'est quand même pas sérieusement en train d'essayer de s'ouvrir la tête au sol, c'est tellement... inimaginable, venant d'elle. Et pourtant. Devi sait qu'il a brisé quelque chose en elle, que ce qu'elle était, que son intégrité ne sera peut-être jamais plus. Par sa faute. « Putain putain putain... » Incapable de dire autre chose, il se jette à terre, une main sous sa tête pour l'empêcher de continuer de se blesser. La gorge serrée, il finit par la forcer à se relever, à la redresser en position assise. Ses doigts essuient les traces de maquillage étalées sur ses joues pâles. Toute trace de colère a disparu. La haine, la peur. Plus rien. Juste une putain d'envie de la serrer dans ses bras, et d'en finir avec ces conneries. Nom d'un chien, il s'en veut trop. Il ne pourra plus se regarder en face après avoir vu Arya dans cet état. Sa faute, sa faute à lui. Ses mains caressent son visage, palpent l'arrière de son crâne dans la peur évidente de découvrir une plaie béante et sanguinolente. Par chance, rien d'autre qu'une zone un peu gonflée, un peu chaude. « Ne bouge surtout pas. » Inquisition qui n'a rien de celle qu'il a proféré à son arrivée... Non, il se relève prestement, court jusqu'à la salle de bain, attrape cotons et démaquillant, gant de toilette froid, et retourne dans la chambre. La peur de la laisser seule deux minutes le fait se dépêcher. Merde, pour le café. Devi s'accroupit à côté d'elle, et entreprend de passer derrière son petit corps adossé au lit, de façon à ce que ses jambes entourent son corps lourd et inerte. Elle est consciente, puisqu'elle pleure. Ses bras entourent son corps maigre, trop maigre. Aurait-elle perdu du poids, depuis ?... Sa main attrape le gant de toilette, qu'il passe sur son visage brpulant. « Je suis désolé, je suis tellement désolé Arya... Je t'aime. Je t'aime de tout mon cœur. Ma destinée c'est toi, tu te souviens ? » Piqûre de rappel pour leur enfance perdue. Il se souviendra à jamais de ce jour où elle lui a dit ces mots. 'Ma destinée', deux petits mots qui décrivent tout. Il pousse un soupir, enfouit son visage dans ses cheveux blonds ébouriffés. Il a presque peur de sentir le sang couler le long de son crâne. Mais qu'est-ce qu'il a fait... « Je suis désolé... » il répète. Même s'il sait que c'est loin d'être suffisant, et qu'il a ruiné à jamais leur relation. Ses lèvres viennent déposer un baiser sur son front, il la berce en douceur ; il est vidé, crevé. « Tu sais que c'est ce qu'il faut que je fasse, tu le sais non ? Tu l'as dit toi-même, rester sous le même toit ne fera qu'empirer les choses... Je reviendrai quand tu voudras de moi, bien sûr. Mais pas avant. Sinon, ce sera un massacre. » lui glisse-t-il, de cette voix douce dont il n'aurait jamais usé quelques minutes plus tôt.

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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Lun 2 Juil - 17:38

T'es tellement désespérée.. Désespérante aussi, sans aucun doute. T'es vraiment le genre de meuf totalement exubérante. Quand les autres auraient simplement pleuré ou auraient simplement insulté l'homme qu'elles aimaient, toi tu cries. Comme si ta vie en dépendait, comme si au contraire, tu n'avais plus rien à perdre, tu cries comme si t'étais entrain de crever. T'es un peu comme une truie qu'on égorge, tu gueules en pensant qu'on va te lâcher et de permettre de vivre. Mais cette douleur, celle qui serre ton cœur, n'est pas fictive et elle ne te laisse pas tomber. Ton cries perd de l'intensité lorsqu'on frappe à la porte, peut-être parce que tu n'as pas envie que ton frère ai des ennuis par ta faute, il souffre déjà assez comme ça. T'entends vaguement sa voix, mais tu ne comprends pas les mots qu'il prononce. T'as pas envie de savoir ce qu'il dit, à vrai dire. Et c'est là que ta tête commence à cogner, tu sais pas trop pourquoi, mais t'es tellement désespérée que tu ferais n'importe quoi pour qu'il revienne vers toi. Mais t'as pas la force d’aller jusqu'à la salle de bain pour te couper les veines et en finir une bonne fois pour toute, alors tu te la joues super héroïne qui n'a pas mal et tu te frappes la tête contre le sol. T'es conne, mais qu'est-ce que tu peux être conne. Tu la ressens cette putain de douleur extérieure, même si ça n'effaces pas ta douleur intérieure. T'es tellement conne que tu continues, encore et encore. Et t'entends enfin la porte se fermer, et des pas venir vers toi. Mais t'arrêtes pas, ta tête frappe encore contre le sol. T'es tellement déboussolée, t'es juste dégoûtée, t'es juste en mal d'amour, t'es juste en mal de son amour. Tu t'en fous des autres, c'est lui que tu veux. T'as l'impression d'être allongée dans une flaque de larmes, sauf qu'il n'en est rien. La porte s'ouvre, tu cognes encore ta tête contre le sol, tu lâches un sanglot, encore. Tu frappes encore plus fort pendant qu'il panique. Tu l'entends vociférer un « Nom de dieu de merde ! » puis des « Putain putain putain... » et il se jettes à tes côtés. Quand tu veux donner un nouveau coup, sa main enlèves toute l'intensité du choc et il t'oblige à te mettre en position assise. A arrêter ton petit manège. Tu sais qu'il va pas bien, par ta faute. Tu sais que tu viens de lui faire peur, tu sais que t'as la pire des catins sur ce coup, mais tu regrettes pas. Tu regrettes pas du tout. Tu sens ses doigts sur ton visage et tu frémis. T'es comme une poupée de chiffon entre ses mains, tu te laisses faire. Tu te laisses faire parce que tu l'aimes et que tu veux qu'il s'occupe de toi comme il est entrain de le faire. T'as rêvé de ce rapprochement, t'en as rêvé et là, tu le vis. T'as pas envie qu'il parte avec Iris, t'as pas envie qu'il commence autre chose, avec une autre et encore moins avec Iris. Tu veux juste son amour. Et apparemment, c'est bien une énième démonstration de l'amour profond qu'il éprouve pour toi, ce qu'il est entrain de faire. Il touche ta tête, vient caresser ta joue brûlante. Tu bouges plus, tu le laisses prendre soin de toi parce que c'est ce que tu veux. « Ne bouge surtout pas. » et pendant qu'il part vers la salle de bain, tu bouges pas. Tu te contentes de pleurer, encore. T'as pas bientôt fini ? Tu vas finir par te dessécher à force de pleurer ! Il revient, il s'occupe de toi. Il passe un gant sur ton visage, te serre contre lui, c'est mieux que tout ce que tu aurais pu imaginer. Tu l'aimes, tu l'aimes tellement que tu te rends malade à l'idée qu'il parte avec une autre. Tu rends malade au point de te fracasser la tête contre le sol pour qu'il vienne et te montre à quel point, malgré tout, il t'aime et il ne t'abandonne pas. Même si c'est ce qu'il a faillit faire quelques minutes plus tôt. Tu sais qu'il a fait sa valise et tu te demande s'il a toujours l'intention de partir. « Je suis désolé, je suis tellement désolé Arya... Je t'aime. Je t'aime de tout mon cœur. Ma destinée c'est toi, tu te souviens ? » Bien sûr que tu te souviens, bien sûr que tu te souviens du seul moment de toute ton existence où tu lui as dit quelque chose de beau. Sans mot vulgaire, sans rien. Juste une phrase où ton cœur tout entier semble s'être exprimé. Tu hoches fébrilement la tête, t'es incapable de faire plus et s'il partait là, maintenant, en te laissant, t'aurais pas la force de lui courir après. T'es faible, blafarde malgré tes joues brûlante à cause de ce que tu penses être de la fièvre. Tu t'es vraiment rendue malade en quelques minutes, il t'a rendu malade en quelques phrases. Tu bouges pas, t'en es incapable, comme si tu n'avais plus d'énergie du tout. Comme si ton cœur s'était arrêté de battre et qu'il était maintenant entrain de pleurer ta mort en te prenant dans ses bras et en te cajolant. T'es presque sûre qu'il aurait réagit ainsi, d'ailleurs. « Je suis désolé... » Tu sens son nez dans tes cheveux, tu le sens respirer ton odeur, tu le sens. Mais tu fixes un point fixe sur le mur et tu bouges pas. Tes yeux se ferment et se rouvre lentement, avec une sorte de douceur. T'es incapable de répondre quoi que ce soit à tout ce qu'il te dit, t'es trop morte pour ça. T'as trop donné dans cette bataille et il semblerait que tu sois gravement blessée. C'est plus que gravement là. T'as les séquelles psychologique, l'absence d'énergie vitale et tu sens ton cœur battre dans ta poitrine à un rythme régulier mais qui te semble trop lent. C'est un peu comme si le temps s'était arrêté depuis qu'il était là, comme si tu assistais, passive, à la scène qui se déroulait devant tes yeux. T'es à moitié avachie dans ses bras et tu le regardes. Il dépose un baiser sur ton front brûlant et tu le regardes toujours avec des yeux pleins de larmes. Et il dit un truc qui te fait mal au cœur d'une façon incontrôlable. Il se serre, tu fermes les yeux, tes doigts se crispe et t'as juste envie de te faire mal de nouveau. « Tu sais que c'est ce qu'il faut que je fasse, tu le sais non ? Tu l'as dit toi-même, rester sous le même toit ne fera qu'empirer les choses... Je reviendrai quand tu voudras de moi, bien sûr. Mais pas avant. Sinon, ce sera un massacre. » Les larmes roulent de nouveau de chaque côté de ton visage, t'as mal, terriblement mal. Parce que malgré tout ça, il veut toujours aller retrouver celle qui te remplace désormais à ses yeux. T'as tout perdu, tout perdu. Et ça te fait mal. Tu laisses un grand blanc. Avant de réussir à ouvrir la bouche et à dire en sanglotant : « J'veux pas que tu partes, putain. » C'est la seule chose que t’arrive à chuchoter, c'est la seule et unique chose que tu arrives à formuler mais tu te doutes bien qu'il va pas t'écouter, même dans cet état. Tes yeux se ferment, ta tête pivote pour atterrir contre son torse. Tu veux plus jamais bouger de cette position, plus jamais. Tes larmes mouillent son t-shirt, mais tu t'en fous. Tout ce dont t'as besoin là, c'est de sa présence. Parce que s'il part, tu sais pas quelle connerie tu pourrais encore faire.
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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Mer 1 Aoû - 17:07




La dans ses bras, c'est un jouet sans vie. Comme l'impression qu'il a trop joué avec, qu'il l'a trop tordue dans tous les sens pour qu'elle redevienne celle qu'il connaissait. Le mal qu'ils se font, ça ne devrait même pas exister. Ils se crèvent mutuellement, s'infligent des séquelles qui mettront des années à s'atténuer, une éternité à disparaître, si elle disparaît un jour. Peu probable, se dit-il. Non, il l'a trop brisée. Malgré tout il doit partir, il sait, elle sait, que c'est la seule chose à faire. Au risque de briser leurs liens, mais pour qu'ils vivent, qu'ils cessent de s'entre-déchirer, il n'y a pas d'autre alternative. L'impression d'être transparent sous son regard le déchire. Bien sûr qu'il ne peut rien lui cacher, ils ne font qu'un et ne feront toujours qu'un. C'est ce qu'il y a de si terrible. Un avenir commun que l'on s'oblige à trancher en deux voix bien distinctes, bien différentes. C'est ce qu'elle ressent, peut-être. « J'veux pas que tu partes, putain. » Il ferme les yeux, serre les dents. Ce n'est plus de la colère, simplement une douleur sourde à laquelle il est difficile de résister. Impossible même, c'est pourquoi il se laisse aller à cette souffrance, de bon cœur. Peut-être la rejoindra-t-il dans ce pays où seuls les brisés vont, et qu'ils se comprendront à nouveau, comme autrefois. Dans le fond, s'il faut ça, il ira en courant. Mais rien n'est moins sûr. « Je sais. » Bien sûr qu'il sait. « Moi non plus je veux pas que tu partes. Mais t'es déjà partie, tu crois pas ? Tu m'as laissé comme une merde sur le bord de la route, et tu t'es cassée. T'es même pas revenue me chercher, j'ai du ramper jusqu'à tes pieds pour que tu me regardes, te supplier pour que tu me parles. » Des mots assassins qu'il prononce avec une voix d'une infinie douceur, comme si, de cette façon, ils pouvaient atteindre plus facilement son cœur, et s'y ancrer à jamais. Ses bras l'entourent toujours, ses lèvres embrassent toujours le sommet de son crâne, ses yeux fixent toujours les siens, d'un bleu brûlant de fièvre. « Tu crois pas que ça fait assez ? » Ses doigts caressent sa joue rosie et trempée de larmes. Par tous les diables, c'est pas possible d'aimer quelqu'un autant. Et putain, ça devrait pas faire aussi mal. « Je t'en veux Arya, parce que t'as même pas essayé de me comprendre. Je sais comme tu es, je te connais par cœur et je sais que pour toi, j'ai tord. » Sa tête vient prendre appui sur le lit derrière lui, il rouvre les yeux sur la fenêtre toujours ouverte sur une Phoenix plongée dans l'obscurité. Il est tard, si tard. Trop tard pour s'expliquer, le mal est fait, ces paroles auraient du être échangées il y a longtemps. Une de ses mains vient entourer celles d'Arya, silencieuse, en deuil. « Je te le répètes, j'ai fait ça uniquement pour nous protéger... Même si c'est raté. Je m'en veux, tu sais. » Bien sûr qu'il s'en veut. Le moindre mal qui lui est fait, Devi s'en veut. Il aurait du la protéger, et jusqu'à présent, il est plutôt satisfait, il a toujours ou presque réussi à la protéger des autres, souvent d'elle-même aussi, Arya la téméraire. Simplement, il n'aurait jamais pensé devoir la protéger de lui. Et ça fait mal, quand le besoin se fait sentir. Il essaye de se convaincre que c'est ce qu'il est en train de faire, qu'il tente de l'éloigner de lui pour son bien, au détriment du sien car Dieu sait si cela ne lui a pas demandé un effort surhumain de la quitter. Qu'est-ce qu'elle croit, que c'est un jeu, que ça le fait rire ? Idiote. Les résultats sont inattendus, foireux au delà de tout ce qu'il aurait pu imaginer. Un massacre à grande échelle. « Je refuse que tu te détruises, t'entends ? Si je te perds, je m'en relèverai jamais. Et si je reste, je sais que ça va te détruire, parce que je peux pas revenir en arrière... J'ai entendu des choses horribles tu sais, sur des histoires incestes qui ont été révélées à tous. Je te laisse imaginer ce qui est arrivé à ces gens. » Silence. « Non, je veux pas de ça pour nous, pour toi. Et tant que tu ne te feras pas à l'idée, tant que tu m'auras pas pardonné, il vaut mieux pour nous deux que je m'en aille. Je vais partir, Arya. » Je, vais, partir. Prononcés comme une sentence, une vérité douloureuse à entendre. Comme à l'annonce d'un décès, où l'on s'oblige à dire à haute voix que l'être aimé est bel et bien mort, et non simplement disparu ou parti. Mort. Le problème, c'est qu'il sait qu'Iris y est sans doute pour quelque chose dans son départ. Égoïstement, il se garde bien de lui en parler. Éprouver de l'affection pour une autre femme est encore un sentiment tellement bancal et peu sûr qu'il préfère le garder pour lui. C'est en partie à cause d'elle qu'il s'est rendu compte qu'une autre vie était possible, plus aisée. Il l'entend sangloter silencieusement dans ses bras, il baisse les yeux, embrasse son nez froid. Peut-être qu'il vaut mieux qu'elle soit en colère, la colère garde en vie. La peine... La peine assèche et détruit, vide de toute énergie. Le désastre s'étend. Sa main serre celles de sa jumelle, ses lèvres couvrent ses yeux d'un baiser, ferment ses paupières. Il est temps d'en finir. Plus ça durera, plus ce sera difficile. Ils en font déjà les frais. Il tente de se dégager du poids léger de son corps, se détache d'Arya et se lève. Ses mains la soulèvent -elle ne devrait pas être si maigre- et l'emmènent jusqu'au lit, où il la rejoins rapidement, toujours aussi proche d'elle qu'il osera jamais le faire. Ses bras l'entourent, son amour l'enveloppe. « Dors, je ne pars que demain. »

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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Jeu 2 Aoû - 17:15

Une folle. C'est ce que tu as l'impression d'être devenue. Une personne qui ne peut plus rien faire elle-même. Une personne perdue, totalement déboussolée. Tu sais plus où est la vérité. Tu sais plus ce que t'as fait pour mériter un traitement pareil. Tu sais même plus où toute cette merde a commencé. Peut-être le jour de votre naissance, peut-être le jour où tu lui as dit qu'il était ta destinée, peut-être le jour où il t'a embrassé pour la première fois avec une passion sans limite. Tu sais pas, il t'es impossible de le savoir maintenant. Tu restes sans vie, pauvre petite automate. Y'a plus rien qui compte, puisque même lui ne veut plus de toi et préfère s'en aller. « Je sais. » dit-il, avant d’enchaîner : « Moi non plus je veux pas que tu partes. Mais t'es déjà partie, tu crois pas ? Tu m'as laissé comme une merde sur le bord de la route, et tu t'es cassée. T'es même pas revenue me chercher, j'ai du ramper jusqu'à tes pieds pour que tu me regardes, te supplier pour que tu me parles. » Et il espère quoi avec cette phrase ? Ton cœur se serre. Parce qu'il te confronte à sa vision des choses. Parce que tu te rends compte que tu l'as vraiment blessé, à la fois en tant qu'homme, que frère et qu'ex. Seulement, c'est pas en te lançant la pierre que ça va arranger quoi que ce soit. Le fait est que t'as agi comme il te semblait bon de le faire, te lancer la pierre maintenant ne fait pas avancer la situation. De toute façon, t'es même pas en état de te défendre et d'exposer ton propre point de vue. Il t'en a pas non plus laissé le temps. Depuis le début, c'est lui qui fait la conversation et toi qui écoute, tout en pleurant à chaudes larmes. Si, t'as crié et ce, plusieurs fois. Mais c'est tout, ça n'avait rien de très intéressant, rien de bien. Mais il a l'air de s'en foutre, de ton avis sur la question et de ce que tu pourrais lui dire pour te justifier un tant soit peu. « Tu crois pas que ça fait assez ? » Que ça fait assez de quoi ? Tu restes sans réponse face à tout ce qu'il peut te dire. Tu restes le regard ancré dans un vide profond, comme aspirés par un trou noir dont tu n'arrives pas à t'extraire, tu n'arrives plus à penser correctement non plus. Tu sens juste ses lèvres contre ton front, ses bras qui te tiennent contre lui. Ses doigts passent sur tes joues sur lesquelles plusieurs centilitres de larmes ont coulé. « Je t'en veux Arya, parce que t'as même pas essayé de me comprendre. Je sais comme tu es, je te connais par cœur et je sais que pour toi, j'ai tord. » Il a tort. C'est tout, c'est comme ça. Comprendre n'y changera rien. Il a tort, c'est tout. En te quittant, il a déclenché quelque chose qu'il est maintenant incapable d'arrêter et qui est entrain de vous détruire tous les deux. T'aimerais vraiment pouvoir éviter de vivre sans lui. Tu l'aimes trop pour l'abandonner. Et malgré tout ce qu'il peut penser, tu l'as jamais abandonné au bord de la route. T'as juste fait en sorte de lui faire savoir qu'il se gourait. Apparemment, il a toujours pas compris. Tu sens sa main commencer à compresser les tiennes. Tu sens de nouveau les larmes te monter aux yeux. T'as la gorge qui te brûle, les yeux qui piquent, la tête qui te pèse. Qu'on t'achèves, tu te sens défaillir. Tu te sens mourir à petit feu parce que tout ce dont tu as besoin est entrain de préparer son départ. Il ne peut pas partir comme ça. Il ne peut pas t'obliger à vivre sans lui. Il ne peut pas t'imposer des choses que tu n'as pas envie de voir. Comme lui, avec Iris, formant un couple. La jalousie te prend déjà aux tripes en pensant à ça. Tu enfonces tes ongles dans la peau de sa main, tu veux pas qu'il t'abandonne. C'est une manière de t'accrocher à lui, encore. « Je te le répètes, j'ai fait ça uniquement pour nous protéger... Même si c'est raté. Je m'en veux, tu sais. » Pour être raté, c'est raté. Au lieu de vous protéger, il vous a réduit en miettes et vous a piétiné. Tu lui en veux, toi aussi. Et il mérite ce ressentiment, parce qu'il était tout ce dont tu avais besoin. Parce qu'il était parfait pour toi. Il est ta vie. « Je refuse que tu te détruises, t'entends ? Si je te perds, je m'en relèverai jamais. Et si je reste, je sais que ça va te détruire, parce que je peux pas revenir en arrière... J'ai entendu des choses horribles tu sais, sur des histoires incestes qui ont été révélées à tous. Je te laisse imaginer ce qui est arrivé à ces gens. » Tu veux pas imaginer. C'est même pas à l'ordre du jour puisque votre relation était toujours restée secrète. Pourquoi il te fait ça ? Pourquoi il tente toujours de jouer au héros ? Pourquoi devoir changer quelque chose d'établi ? Quelque chose qui marchait si bien, qui plus est. Vous étiez vous, vous étiez heureux. Et plus important encore : vous étiez ensemble. Mais il a fallut qu'il décide de vous réduire en miettes, un beau matin. Comme ça, sans prévenir avant. « Non, je veux pas de ça pour nous, pour toi. Et tant que tu ne te feras pas à l'idée, tant que tu m'auras pas pardonné, il vaut mieux pour nous deux que je m'en aille. Je vais partir, Arya. » Je te le pardonnerai jamais, si tu pars maintenant. C'est ce que tu as envie de lui dire. Parce qu'il te donne son putain de coup de grâce maintenant. Parce qu'il te confirme que non, il n'a pas changé d'avis. Qu'il aille vivre sa vie, avec qui il veut. Ca te regarde plus désormais. Tu te prépares à devoir le laisser partir, alors que lui, n'a jamais voulu abandonner et te laisser filer. Il est un tissus de contradictions à lui tout seul. Une nouvelle larme coule lentement sur ta joue, tu sanglotes encore mais le plus silencieusement possible. Allez, vas-y. Assène ton dernier coup Devi, j'attends. Au lieu de ça, il embrasse ton nez, serre encore un peu plus tes mains dans la sienne et fini par déposer des baisers sur tes paupières. Tu les gardes fermées, tu le sens qu'il se retire. Non, tu veux pas qu'il parte, pas maintenant. Devi a cette fâcheuse manie de toujours partir après avoir fait du mal. Y'a quelques minutes, il t'embrassait une dernière fois et sortait ensuite. Là, il fais en sorte de te calmer avant de finalement rompre le contact entre vous deux. Tu ouvres les yeux, parce que tu veux voir s'il t'abandonne vraiment. Mais non, il finit par te prendre dans ses bras et à te déposer sur le lit. T'es toute molle entre ses mains, tes muscles ne sont pas tendus, tous relâchés. Comme morte. Il se colle à toi, t'entoure de ses bras. Tu bouges pas, et il murmure un truc qui te plait pas. « Dors, je ne pars que demain. » Tu déglutis péniblement, tu ouvres la bouche et tu lâches. « Y'a d'autres solutions. » Réfléchis-y, Devi. Réfléchis. Une promesse maintenant, t'as besoin de sa parole. « Promets-moi... » Tu t'arrêtes, t'as besoin de trouver comment lui dire. Tu réfléchis brièvement. Tu reprends. « Promets-moi que tu seras encore là quand j'ouvrirai les yeux demain. A cette même place. »
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MessageSujet: Re: after laughter comes tears (arya&devi)   Mer 22 Aoû - 13:09




« Y'a d'autres solutions. » Ah oui ? Car il a beau creuser, chercher au plus profond de lui même, avec toute la bonne volonté du monde, aucune autre solution n'est envisageable. Ne le voit-elle pas, qu'ils ont atteint le bout de l'impasse, qu'un mur infranchissable les empêche d'évoluer vers de meilleurs jours côte à côte ? Ce qu'elle veut c'est que tout soit comme avant, il le sent au frémissement de ses mains dans les siennes, il le voit dans l'inertie inquiétante de ses pupilles fixées sur son visage. La mort semble toute proche, on assiste à l'assassinat en direct de la plus belle chose qu'ils possédaient. Crime contre nature, d'une relation contre nature. Fermons les yeux sur cette tragédie, Arya. Bien sûr qu'ils pourraient revenir en arrière, lui pourrait retirer ses paroles, elle pourrait prétendre n'avoir rien entendu. Ils pourraient, difficilement, faire abstraction du massacre de la semaine dernière et recommencer comme si de rien n'était. Comme si c'était possible, et elle le sait si bien, au moins autant que lui. Il est trop tard. « Promets-moi... » Il l'attend au tournant. Que veut-elle qu'il lui promette ? Devi ne s'est jamais méfié de sa jumelle, jamais. Et c'est une chose terrible que de se sentir acculé lorsqu'elle lui demande une si petite faveur qu'est la promesse, la confiance, et une nuit paisible. « Promets-moi que tu seras encore là quand j'ouvrirai les yeux demain. A cette même place. » « Bien sûr, je serai là. » Une promesse facile à tenir en définitive. Il ne l'aurait pas forcément fait, mais ça ne lui coûte rien.. Non, vraiment rien. Ses lèvres viennent s'appuyer contre son front brûlant. « Allez, dors maintenant. »

•••

C'est comme s'il l'avait senti, une demi seconde avant, ce moment précis où elle quitterait les bras de Morphée. Ses yeux papillonnent un instant, se ferment, se rouvrent. Cela fait une heure qu'il attend son réveil, qu'il scrute le ciel aussi gris et désolant que les gros cernes sous les yeux d'Arya. Il effleure d'une caresse la joue pâle de sa sœur, ses lèvres qu'il s'est promis de ne plus embrasser. Malgré la tentation, malgré l'habitude. Il y avait des matins ensoleillés, chaleureux, où ils s'éveillaient tous deux en souriant, un baiser à donner sur les lèvres, les yeux encore collants de sommeil. Cette matinée là semble être l'exacte réplique moqueuse de ces moments intimes et suaves de bonheur. L'amertume a pris toute la place, et laissera un arrière goût âcre pour les jours à venir. Il est temps maintenant, d'arracher le pansement d'un geste vif. Sa main presse celle d'Arya, qu'il n'a pas lâchée de la nuit ; puis il se redresse, et sort de la chambre d'une démarche lascive qui cache bien l'ampleur de son désarroi à l'idée que c'était leur dernière nuit.

Le sac l'attend devant la porte, Iris l'attend à quelques kilomètres de là. Arya... Arya ne fait pas de bruit, son silence hurle sa résignation. Plus rien ne le retient, la porte claque et se referme sur un pan entier de ce qu'aurait pu être son existence. Un autre chemin s'offre à lui, désormais.

FIN Episode 2

_________________________
Dansons sur les cendres de notre amour
"Je connus la lumière de ma soeur dans l'obscurité premire. Ce que j'ignorais alors, c'est la part d'obscurité qu'elle porterait en elle tout au long du voyage? Je crois aux liens des jumeaux, à l'attache parfaite, surhumaine, entre les jumeaux." Le prince des marrées.
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after laughter comes tears (arya&devi)

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