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 law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.

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◭ bye-bye, black bird.
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bye-bye, black bird.

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MessageSujet: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Sam 2 Juin - 21:31


j. alix o'donnel et lawrence s. miller
∞ ' make stupid things, but make it enthusiastically. '


« When we are a child, what we say is childish, what we think is childish, what we speak is childish. But when we are an adult, we kill the child in us... or not ! »


Une belle journée se profilait à l'horizon. Le soleil s'était levée tôt, et avec lui, Alix avait ouvert les yeux. Il lui semblait loin, aujourd'hui, le temps où elle se réveillait déprimée et où elle trainait des pieds pour quitter son lit. Désormais, elle pouvait se doucher de bonne humeur, s'habiller joyeusement, quitter cette villa splendide un sourire sincère scotchée sur ce doux visage. Un temps, il l'avait déserté, et semblait l'avoir fait pour toujours. Aujourd'hui, loin d'avoir oublié cet instant, elle s'en remémorait avec amertume tout en gonflant la fierté qu'elle avait d'être enfin sortie de cette pseudo dépression qui s'était abattue sur elle. Adieu les pleurs et le mal-être. Elle ne s'avouait pas sauvée pour autant, et n'aurait jamais la naïveté de le faire, toute candeur ayant désormais quitté son esprit enfin ouvert. Néanmoins elle pouvait admettre qu'elle trouvait en la vie une saveur délicieuse et délicate, un goût agréablement relevé, dont elle se délectait plus encore en connaissant la saveur âcre d'une existence sans fondement. Oui, Jillian Alix O'donnel avait évolué, avait muri, et le sac à main sur l'épaule, elle marchait sans véritable but dans la belle ville de phoenix, seule, cherchant une occupation à cette journée qu'elle ne voulait pas voir devenir trop morne.

Phoenix était déjà bien éveillée. Alix était née ici, avait passé son enfance ici, son adolescence, et escomptait bien y passer sa vie entière. Elle ne s'était jamais lassée de la beauté particulière de l'endroit, de l'atmosphère chargée de souvenirs qu'il s'en dégageait. Phoenix avait conquis son coeur. Irrévocablement. Et lorsqu'elle offrait son coeur à quelque objet, quelque lieu, quelque occupation ou quelque personne que ce soit, elle ne l'en retirait jamais. Elle était de ses personnes constantes qui, une fois son estime offerte ou retirée, ne changeait plus d'opinion. C'était simple comme bonjour. Et elle ne souhaitait pas changer ce meilleur -selon elle- côté de son détestable caractère. D'aucuns pourraient la qualifier de snob capricieuse et arrogante, alors que d'autres pourraient voir en elle la personne la plus généreuse et la plus douce qu'il soit. Avec les uns, elle pouvait montrer ses plus sombres côtés, alors les autres les meilleurs. Ainsi était Alix, ainsi était-elle destinée à mourir aussi.

Elle déambulait, songeuse. Aucune des occupations qui ne lui passaient en tête la satisfaisait suffisamment, et c'est dans un bar qu'elle connaissait pour en apprécier le barman qu'elle choisi de s'établir, le temps de décider comment cette fabuleuse et belle journée serait occupée. Un bar où elle escomptait ne passer que quelques minutes, le temps de boire un thé, avant de poursuivre sa route solitaire mais raisonnablement éclairée par un sourire et une humeur des plus délicieuses. Ça, c'était ses projets de départ. Projets qui furent quelque peu chamboulés lorsque c'est le doux visage d'un homme qu'elle connaissait quelque peu qui lui apparut, assis en terrasse, lunettes de soleil sur le nez, profitant de la douceur de la journée. Il eut l'honneur de faire naître un sourire presque sadique sur le visage d'Alix. Lawrence. Lawrence Miller. Un des êtres les plus semblables à elle qui ne lui eut jamais été donné de voir. En de nombreux points, ses deux êtres se ressemblaient. Snobs, capricieux, odieusement orgueilleux, tout aussi enfantin l'un que l'autre malgré leur grande différence d'âge, ils s'étaient rencontrés à une des expositions de cet homme, peintre de son métier ou de son bon plaisir. Alix avait toujours été sensible à une certaine forme d'art, celle dont Lawrence s'était fait le maître lui plaisait d'autant plus. Oui, elle avait littéralement craqué sur ses toiles. Assez pour qu'elle exige de lui qu'il en réalise une pour son bon plaisir. C'était un honneur qu'elle lui faisait. Un honneur qu'il ne mit que quelques minutes à refuser. Alix n'était pas femme à qui l'on pouvait résister dès lors qu'un caprice enfantin s'était fait une place dans sa tête. Quant à lui, il n'était indéniablement pas homme à qui l'on pouvait se permettre de donner des ordres, et sa fierté n'avait d'égale que celle de la jeune femme. Un combat de titan auquel aucun des deux ne s'avoua prêt à rendre les armes, mais qui déboucha sur l'exposition pitoyable de leurs ressemblances et de leur gamineries. Elle aurait presque pu en avoir honte. Presque.

Sa décision fut vite prise. En quelques secondes, elle avait décidé non seulement de le rejoindre à sa table, tant pour occuper sa matinée que la sienne, mais aussi de tenter de le pousser à bout, comme elle le faisait à chacune de leur rencontre fortuite. Phoenix semblait être une petite ville, elle avait souvent à faire à lui. « Je passais par là, puis je t'ai vu, alors je me suis dit que je te ferais peut-être l'honneur d'illuminer ta journée en apparaissant à ta vue. Je suis terriblement charitable. » lança-t-elle, ironique au possible, en guise de salutation. Sans attendre la moindre réponse, et parfaitement consciente de l'agacement qu'il devait déjà lui vouer, elle s'installa à ses côtés, exigeant un thé au serveur qui passait par là. « Alors Lawrence, qu'est-ce qu'y t'amène ici ? Toi, fréquenter ce bas peuple ? Tu me déçois. » Aujourd'hui, Alix ne savait plus même si ses fréquentes 'disputes' étaient plus liés à la rancœur qu'elle lui gardait d'avoir refuser d'agréer à sa requête, ou au plaisir qu'elle éprouvait à ses joutes verbales toujours plus nombreuses, toujours plus pertinentes. Elle estimait assez Lawrence pour se joindre à lui. Et en cela, il y avait déjà quelque chose d'extraordinaire.

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▷ J'veux pas gâcher ma vie en t’aimant mal.
J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.


Dernière édition par j. alix o'donnel le Lun 11 Juin - 14:02, édité 1 fois
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Law It’s a little strange this shiver in the heart
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MessageSujet: Re: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Dim 3 Juin - 20:24

Celui qui joue au cow-boy avec nous, il fait pas long feu

Il y a des jours comme ça, tu bosses peu, voire pas du tout. C’était un jour à « pas du tout ». Tout simplement. Un jour à tuer le temps. Un beau soleil, un ciel bleu. Ce serait triste de rester coincé à l’intérieur. Les murs du loft attendraient bien un jour ou deux, trois ou quatre. Je n’avais pas envie d’aller peindre à l’expo’. Alors aujourd’hui, je traine. Mais dehors. Pas chez moi. Je terminerais par rendre visite à Isobel, allé la chercher à la fin de sa journée. Ça lui ferait plaisir, ça me ferait plaisir. Jusqu’à ce que l’un dise le mot qui dérange et que ça parte en free-style. Ce soir, sera-t-il un soir avec ou un soir sans ? Ce que j’aime dans mon couple c’est que le quotidien n’y a pas sa place. On ne sait jamais comment la journée commence, encore moins comment elle va se terminer. Ça change, ça varie. Ça bouge et évolue. La réussite de notre couple ? Je l’ignore. Peut-être. Assis à une terrasse en ville, je lève la main pour appeler un serveur et lui commander un thé cerise noir. Après la cure, j’ai perdu le plaisir de boire en journée. Surtout seul. Je ne bois plus qu’avec ma femme et avec Lon. Seul ça n’a plus d’intérêt. Et puis peut-être que je rencontrais cette charmante jeune femme aujourd’hui. Une jeune femme que j’ai rencontrée ici même, dans ce petit café. Une rencontre intéressante, distrayante. Peut-être. On m’amène mon thé, je replace mes lunettes de soleil correctement, je paye d’avance et laisse infuser comme il se doit. Mon regard erre alors sur les passants, l’activité qui grouille autour de moi sans que je n’y trouve grand intérêt. Mon regard tombe sur une silhouette délicate, vêtements de marque, démarche assurée. Mais quand je vois son visage je me crispe. Grimace discrètement. Je détourne la tête, me concentrant sur mon thé comme s’il était la seule chose intéressante devant moi. A savoir si elle passerait son chemin ou non. Qu’est-ce que je disais l’autre jour ? Il y a des gens qui sentent quand l’autre a envie d’être dérangé ou non. Je ne suis pas quelqu’un qu’on dérange. Et ces gens-là le savent. La silhouette se rapproche, virevolte autour de ma table et s’assoit près de moi. Oui. Il y a des gens qui le sentent ce genre de chose et d’autres qui s’en fiche éperdument. Comme elle. Je ne lui accorde pas un regard, continuant de préparer mon thé tranquillement, comme si de rien n’était. Je l’écoutais sans rien dire, comme si je ne l’entendais pas. Je mis un sucre dans ma tasse, réfléchis puis en cassa un autre pour y mettre la moitié. Je pris la petite cuillère et fis remuer tout ça. Je n’ai toujours pas prononcé un mot. Que ça lui fasse les pieds m’était bien égal. Je tourne ma cuillère dans le sens des aiguilles d’une montre une fois, puis tourne dans le sens inverse jusqu’à ce que je sois satisfait. Puis ravi, je pris la tasse et pris une gorgée. Ce n’est qu’après avoir reposé mon verre que je lui jetais un regard à travers mes lunettes aux verres teintés roses. « C’est trop d’honneur, Alix, je ne le mérite pas » Un peu de condescendance ne lui ferait pas de mal. Je détourne à nouveau le regard, sans cacher ma réserve à son égard. Cette femme me ressemblait bien trop pour que je puisse l’apprécier comme il se doit. Je ne suis pas un misanthrope averti, mais quand je voyais cette femme, je me sentais presque misogyne. « Vous êtes vexante, Mademoiselle, pour ce bas peuple pourtant si intéressant. » C’est ici que l’on faisait les plus drôles de rencontres. Certainement pas dans les repas mondains où tout le monde est tellement faux et superficiel qu’il n’y en a rien à en tirer. Les gens de la haute comme on dit, ces gens dont elle et moi faisons partis, ils sont ennuyeux à mourir. Je crois qu’Isobel aime ces repas, mais elle préfère ne plus trop m’y emmener. Tant mieux pour nous, je dois dire. Je glisse un coup d’œil en coin à la jeune femme qui s’installe et prend ses aises. « Oh mais bien sûr joignez-vous à moi, j’en suis ravi » Sarcasme. En même temps, j’aurais fait de même. M’incruster surtout quand je ne suis pas désiré, c’est ce qui est le plus drôle à faire. Misère de misère. Je grimace un peu en la voyant appeler le serveur et commander. Et c’est qu’elle allait rester en plus. « C’est plutôt à vous que l’on devrait poser la question : Qu’est-ce que vous trafiquez ici avec ces petites gens ? N’avez-vous pas l’un ou l’autre artiste à soudoyer ? » Un petit rappel de notre rencontre. Puis je détournais à nouveau la tête, désintéressé de sa personne pour me remettre à regarder les gens passer. Si je détestais être ignoré, elle devait détester cela autant que moi. Bien.

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    « Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et d’un air agité, débuta ainsi — En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime. »
    Orgueil&Préjugés


Dernière édition par Lawrence S. Miller le Jeu 7 Juin - 9:58, édité 3 fois
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◭ bye-bye, black bird.
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MessageSujet: Re: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Mar 5 Juin - 19:21


j. alix o'donnel et lawrence s. miller
∞ ' make stupid things, but make it enthusiastically. '


« When we are a child, what we say is childish, what we think is childish, what we speak is childish. But when we are an adult, we kill the child in us... or not ! »


L'ignorance à laquelle Lawrence la soumettait ne lui faisait ni chaud ni froid. Ses paroles, en revanche, et la répartie pertinente qu'il se plaisait à toujours poser à plat devant cette jeune snob effarouchée la fascinait et l'amusait à la fois. Un amusement qu'elle vouait au simple fait de s'être installée à cette table. L'agacement de Miller avait été flagrante, et s'il avait tenté de la cacher, ce n'était certes pas une réussite. Une contrariété dont Alix s'appropriait tout le mérite, satisfaite de son œuvre. Lawrence et elle, ravis de se bouffer le nez dès lors qu'ils en avaient l'occasion, avaient recours aux stratagèmes les plus superflus et les plus sophistiqués qu'il ai existé sur cette Terre, et n'en éprouvaient pas la moindre honte. Pire encore, ce jeu était devenu omniprésent, et dès lors qu'ils se croisaient, au détour d'une rue ou dans la galerie même de ce cher artiste, ils en arrivaient toujours au même point. Mais oh combien ils s'amusaient ! Alix, en tout cas, éprouvait en la présence de Miller tantôt un amusement qui passait son noble temps inutile, tantôt une source d'agacements et d'irritations dont elle finissait toujours par rire. En un sens, elle était dans tous les cas gagnante. Et ne voyait pas la moindre raison valable pour mettre un point final à cet amusement puéril qui plaisait tant aux deux grands qu'il aurait rendu heureux des enfants de sept ans.

Alix mit un certain temps à se contraindre à réagir. Les yeux perdus dans le vague, plongeant cette scène curieuse dans un silence dérangeant, elle ne se reprit que quelques minutes plus tard. Assise à la terrasse de ce café où elle n'avait jamais, autrefois, mis les pieds, il lui fallut la voix du serveur pour sortir de ce mutisme imposé par l'ignorance de Lawrence. Son thé posé sur la table, c'est d'une voix douce qu'Alix exigea de lui : « Posez la note à côté de monsieur, il m'invite. » Sourire pervers adressé à son interlocuteur, alors qu'elle portait le thé à ses lèvres. La rencontre de ses deux grands enfants avait été des plus singulières, et c'était dans un brusque élan de non-courtoisie que l'homme avait ramené le sujet sur le tapis. Un sujet pourtant oh combien porteur de dispute, un sujet toujours sensible pour l'égo de la demoiselle qui n'avait toujours pas enterré cette idée fixe, trop tenace qu'elle était pour s'avouer vaincue. Jamais elle ne rendrait les armes, et toujours elle tenterait de convaincre Lawrence, même si elle avait parfaitement conscience qu'il n'accéderait plus à sa requête, dorénavant, dans le simple but d'aiguiser sa rancœur et son exaspération. Aussi, Alix reprit, les yeux plongés sur le doux visage de Lawrence, aveugle dorénavant au désintéressement qu'il lui vouait dans le simple but de l'agacer. « Je confirme, tu ne mérites rien du tout. » Nouveau sourire. Nouvelle pique. Et ainsi évoluait cette relation indigne de personnes d'une si haute société. Sans doute était-ce pour ça, aussi, qu'elle avait tant de valeur...

Puis c'est sur l'ultime pique de son interlocuteur qu'Alix choisit de rebondir, oh combien agréable, étrangement même pour une femme de sa trempe. Un compliment caché sous la forme d'une justification qu'elle aurait été en droit de ne pas apporter. Au fond d'elle, le refus de Lawrence lui donnait plus envie encore de montrer toute sa capacité à faire changer d'opinion les êtres si faibles qui ne savaient lui dire 'non'. Miller était différent. Très différent. Peut être trop. « Je ne soudoie personne, j'exige de belles œuvres. Là est toute la différence. » Nouveau sourire, nouveau mutisme de quelques secondes. « Il faut bien occuper mon royal temps. A défaut de fréquenter des gens de ma trempe, je me contente de toi.. Triste, mais vrai. » Terrible mensonge. Lawrence était loin de lui être indigne, pire encore, il lui ressemblait à un point vraisemblablement inimaginable. Tous deux si désagréables l'un que l'autre, si arrogants, si capricieux... Si joueurs aussi. Et ainsi prenait doucement la place, entre ses deux êtres hors du commun, un divertissement qu'eux seuls savaient rendre pertinent.



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MessageSujet: Re: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Jeu 7 Juin - 11:32

Celui qui joue au cow-boy avec nous, il fait pas long feu

Insupportable petite créature. Trop identique. A la façon de penser trop similaire. Je ne sais pas comment me débarrasser d’une personne comme elle. Parce que rien ne me fait débarrasser le plancher. Alors logiquement, elle non plus, rien ne la faisait partir si elle avait décidé de rester. Elle s’impose. Tout comme moi je le ferais si la situation était inversée. Elle se commande un thé, et la note me revint. Sauf que la galanterie ne fait pas partie de mes attributions. Surtout quand la personne qui est avec moi m’insupporte. Je la regarde amener son thé à ses lèvres avec un petit sourire. Puis je lève la main pour rappeler le serveur. Je me redresse, me penche vers lui. « Ne comptez pas sur moi pour payer sa note, elle est assez grande pour payer elle-même » Je voyais déjà le regard réprobateur du serveur et d’une cliente à la table à côté. Peu m’importe, je ne payerais pas son verre. Pas aujourd’hui. Je n’aime pas qu’on me force la main. Je ne fais pas attention au regard assassin des autres. Non c’est vrai, les gens me regardent, devinent l’argent que je possède, voient le joli minois de la femme qui se tient près de moi, ses longues jambes, son regard hypnotisant et se disent que je suis un pauvre con et qu’elle ne devrait pas s’intéresser à un homme aussi radin. Bien. Si elle pouvait suivre leur raisonnement, être d’accord avec eux et partir, j’apprécierais. Même si je dois passer pour le méchant. C’est bien connu, les jolies femmes sont des anges. Les hommes comme moi sont des monstres. C’est de la discrimination pure et simple. Mais que puis-je y faire. J’assume mon rôle de monstre. Tant qu’on ne me considère pas comme tel quand il s’agit de ma femme. Même si je me doute que certains ont déjà cette idée en tête. Les gens témoins de nos disputes me considèrent comme un monstre et plaigne Isobel de vivre avec moi. Je suis d’accord pour la deuxième partie de la phrase. Mais je ne suis pas un monstre, j’aime ma femme et elle m’aime. Ils ne voient pas la vérité, ils ne voient que les disputes. Pas le fond. Pas l’amour. Je ne relevais pas la pique de la jeune femme. Pas important. Je pris mon thé et l’amenais encore une fois à mes lèvres, le savourant néanmoins. « On n’exige rien de moi » Par contre la suite de ses mots fit naitre un petit sourire en coin sur mon visage. Je tournais mon visage vers elle, sûr de moi. « Pauvre de vous, je vous plains. Mais au fond, ne nous leurrons pas, vous adorez ma compagnie » Douce ironie. Mais je me doutais bien qu’elle appréciait nos échanges. Moi j’appréciais. Au fond, cette petite était intéressante. Insupportable mais intéressante. J’étais quand même ravi de ne pas la côtoyer tous les jours. J’ignore comment ça finirait si c’était le cas. En bain de sang peut-être ? L’image est assez drôle. Et plausible. Je m’appuie alors sur l’accoudoir pour me pencher un peu vers elle. « Alors ? Avez-vous trouvé quelqu’un pour satisfaire vos fantasmes… artistiques ? » Je ne sais pas pourquoi, mais je lui posais la question comme si je ne parlais d’autre chose que de toiles de maitre. Je parlais peinture, je jouais sur l’ambiguïté des mots. Elle devait s’en douter. Mais ça m’avait échappé. « Parce que vous savez… que vous ne pouvez pas compter sur moi » Annoncé avec un sourire charmeur.


désolée, pas top.

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MessageSujet: Re: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Mar 12 Juin - 13:18


j. alix o'donnel et lawrence s. miller
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« When we are a child, what we say is childish, what we think is childish, what we speak is childish. But when we are an adult, we kill the child in us... or not ! »

(bon, c'est très nul, mais il fallait que je réponde x).)


Des enfants. Ils n'étaient ni plus, ni moins que de petits gamins installés confortablement sur leur siège doré. Riches à souhait, capricieux et arrogant, ils estimaient à tort ou, sans doute, à raison, que le monde n'était que leur royaume et qu'ils en étaient les rois. Le monde ? Non, peut-être pas. Mais Phoenix, cela ne faisait pas le moindre doute. Et tous deux, sans être capable de se supporter, devait se partager la garde de cette ville qui leur appartenait. Deux gamins arrogants et superficiels, qui jouaient à se taper dessus. Pauvres personnes. Le pire ? Ils aimaient ça ! Oui, vraiment.

Visiblement, Miller n'était pas décidé à payer sa note, une contrariété dont elle ne se formalisa pas. Seuls les regards qui se posèrent sur lui la firent sourire. Les gens, à l'esprit trop étriqué pour songer à une telle relation basée sur la complexité des caractères, devaient sans doute les imaginer ensembles. Et alors, quoi de pire qu'un homme incapable de payer la note de sa conjointe ? Surtout d'une conjointe si mignonne.. Aussi, bientôt, les regards se firent désagréables, et Lawrence ne sembla pas s'en formaliser le moins du monde. Pire, il s'en fichait royalement. Bien sur, il en faudrait plus pour le déstabiliser. Beaucoup plus. Alix le savait, et il lui suffisait de songer à ses propres réactions pour deviner celles de cet homme. Trop identiques, vous dis-je !
C'est avec un sourire qu'elle répondit, bien peu surprise d'un tel revirement de situation. Finalement, même avec cette relation, ils arrivaient à tourner en rond. Le début de la fin ? Dommage. « Assez grande ? Je ne parierais pas là-dessus. Mais assez riche, ça ne fait pas le moindre doute. » Elle avait de la fortune. Une fortune offerte par sa mère, riche à souhait, dont elle ne répugnait pas à se servir. Il aurait fallu être folle et dérangée pour refuser tel cadeau, et elle estimait cela naturel. Elle avait une âme de snob.. autant en posséder aussi la richesse.

Une fois de plus, Lawrence, satisfait, l'attirait vers le seul sujet qui était potentiellement susceptible de l'agacer. Comme elle, il jouait à cet amusement puéril, et tous deux souhaitaient énerver l'autre avant eux même. C'était peine perdue, Alix s'était levée de bien trop bonne humeur pour qu'il ne parvienne à lui tirer une grimace d'énervement, ou même à retirer ce joli sourire qui ornait délicatement son visage. Mais il était en droit d'essayer, bien sur. « Oh oui, c'est sur, j'adoooore ta compagnie. Je la recherche même, la preuve, je t'ai fais suivre pour savoir où tu passerais ta matinée. Et me voilà. » Harcèlement ? Non, bien sur. Mais le faire croire, c'était nettement plus amusant ! Quitte à ce qu'il ne cède la parole à l'Ironie, elle pouvait tout aussi bien continuer dans cette voie. Pire encore, elle ne se faisait pas prier. Gamine désagréablement audacieuse.
Ses fantasmes ? Cette manière de présenter les choses la fit sourire franchement, alors qu'elle portait un regard amusé sur cet homme. Elle ne se cachait pas derrière de grandes lunettes, et trouvait terriblement drôle de lui faire passer ses émotions par le regard. « Un conseil : évite de douter de ma capacité à faire changer d'avis les autres. C'est toi que j'ai choisi pour assouvir ses ... fantasmes, et je n'en démordrais pas. » Tenace, la demoiselle. Très tenace. Sans doute autant que lui. Et une fois encore, leurs flagrantes ressemblances laissaient sous-entendre qu'aucun d'eux ne gagnerait.

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J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.
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MessageSujet: Re: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Jeu 14 Juin - 7:48

Celui qui joue au cow-boy avec nous, il fait pas long feu

Ce petit jeu du chat et de la souris. Il me plait. Beaucoup. C’est stimulant, intéressant. L’adversaire est stimulant, intéressant. Agaçant aussi. Mademoiselle O’Donnel est une personne importante, j’ai l’impression d’avoir quelqu’un de ma trempe en face de moi et c’est vivifiant. Personne n’est comme moi. Cette demoiselle est l’exception qui confirme la règle. Le fait que les gens n’apprécient pas le comportement que j’ai avec elle m’était bien égal. Je ne suis pas de ceux qui essayent de sauver les apparences. Je m’assume pleinement, mufle, arrogant et prétentieux. Je ne joue pas de mes charmes pour m’attirer les faveurs du grand public. Ce n’est certainement pas ma belle gueule qui m’attirera leurs faveurs. Mademoiselle Alix avait beaucoup plus de chance que moi. Parfois, je me dis que les femmes ont la belle vie. Il ne leur faut pas grand-chose pour attendrir les autres, même quand elles jouent les starlettes et les divas on les adore, alors qu’elles sont imbuvables. Je suis moi-même une diva, on ne m’adore pas moi. Vous voyez le paradoxe ? L’inégalité ? C’est les femmes qui dominent le monde, les hommes qui affirment le contraire sont des cons. Je le sais au fond de moi, mais ça ne m’empêche pas de vouloir contrôler mon monde et mon couple. Mais personne n’est dupe, toutes les décisions que je prends sont en rapport avec les idées d’Isobel. Les uns parleront de coïncidences, ceux-là ne veulent pas voir la vérité, d’autres devineront que la seule à diriger vraiment le ménage, c’est Isobel. Je ne les déments pas. Je fais ce que je peux pour sauver mon image. Je reste quelqu’un qu’on ne dirige pas totalement. Je suis libre de mes mouvements et c’est parce que je le veux que je suis Isobel. Elle n’a aucun contrôle sur moi, enfin pas un contrôle total. La preuve, je suis toujours aussi invivable. C’est ça, essaye de te rassurer, Lawrence. J’ai un petit sourire quand elle préfère parler de sa richesse que de son âge. « Voyons très chère, ce n’est pas parce qu’on peut vous confondre avec une adolescente pré-pubère que l’on ne devine pas que vous avez l’âge de gérer votre portefeuille toute seule » Je considère Alix bien jeune. Elle devait certainement être encore aux études. Une étudiante, oui, certainement. Qui donne une première impression d’innocence et de douceur. Pour ensuite vous détromper rapidement. Mademoiselle O’Donnel est loin de l’innocence pure qu’elle semble vouloir incarner, volontairement ou involontairement. « Après, les gens ne peuvent pas savoir si votre mental … » Je lui tapote le haut du crane avec le manche de ma cuillère. « … Suis l’image que vous renvoyez » Non, ça il faut connaitre la personne pour savoir. Ce qui n’empêche pas les gens d’essayer de deviner et de se satisfaire de leurs déductions. Quelle image renvoyait Alix ? Mmh. Bonne question. Votre avis ? Je me détourne, encore. Parce que je ne m’étais pas payer un thé pour le délaisser. En plus, il était délicieux. « Vous m’avez fait suivre hein ? J’ignorais que je vous obsédais à ce point, c’est flatteur » Jouant le jeu, et m’amusant de ce qu’elle m’avait ironiquement annoncé. A nouveau, je me retourne vers elle, un sourire amusé et un peu charmeur c’est vrai. Quand on a autant de confiance en soi qu’elle et moi, on ne nous en veut pas de charmer à tout va. Et puis je ris franchement à ses derniers moi, avant de m’appuyer sur l’accoudoir de la chaise pour me pencher vers elle et la regarder par-dessus mes lunettes, approchant mon visage à une distance plus proche que le maximum exigé par la politesse. « Dans ce cas, Mademoiselle O’Donnel, préparez-vous à être déçue, frustrée » C’était terriblement charmeur, et hors contexte, on pourrait se méprendre sur notre conversation et je m’en amuse et m’en joue. « Je ne réalise les fantasmes que d’une seule femme » Isobel, toujours elle. Et à jamais. « Je sais que je suis très demandé, vous n’êtes pas la première à devoir se contenter d’un non et de devoir se contenter de second choix » Je la laisse plonger dans mon regard, même si je sais que c’est ainsi qu’on se fait envouter par les sorcières. Le regard offre un passage sur l’esprit. Mais je prends le risque. Je n’ai pas peur de l’apprentie sorcière. « Dites-moi, Alix, à quoi jouons-nous ? Allez-vous enfin avouer que je vous fais un effet monstre et que vous ne pouvez pas vous passer de moi ? Je serais tellement ravi de vous rappeler pourquoi je ne peux céder à votre demande… » Bien sûr que je me moquais d’elle. Je ne me prenais pas au sérieux. C’était ça notre jeu, non ? L’ambiguïté, l’agacement, le jeu, le chat qui chasse la souris. Mais qui est le chat entre nous, Alix ?

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    « Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et d’un air agité, débuta ainsi — En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime. »
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MessageSujet: Re: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Jeu 5 Juil - 0:15


j. alix o'donnel et lawrence s. miller
∞ ' make stupid things, but make it enthusiastically. '


« When we are a child, what we say is childish, what we think is childish, what we speak is childish. But when we are an adult, we kill the child in us... or not ! »


Ce type était sans conteste l'un des plus intéressants qu'il lui eut été donné de voir. Une évidence qui justifiait probablement son manque de tact, ce désir de toujours le chercher, de toujours se montrer présente face à lui lorsqu'elle croisait son regard, alors même qu'en temps normal, ses toiles n'auraient plus eu la moindre importance. En vérité, elles n'avaient plus la moindre importance. Seul le jeu qui s'était naturellement instauré entre eux avait pris une place considérable. Alix ignorait comment, ou pourquoi. C'était ainsi, simplement. Elle avait pris goût à ses prises de becs constantes mais toujours différentes, à cette manière de l'agacer que cet homme maniait avec habileté. Elle jouissait de toutes ses similitudes qui les unissaient dans un duo curieux et plus arrogant, plus capricieux, plus détestable qu'aucun autre. Ils s'étaient bien trouvés, et la haine qui semblait les animer n'avait aucun égal. Une haine-amitié, un agacement certain qui se ponctuait d'une certaine affection. Elle n'aurait su définir la nature du lien qui la liait à sir miller, n'avait aucune envie de le faire. Il était auréolé d'un mystère qu'elle même ne voulait pas désépaissir. C'était simplement amusant, plaisant, deux pitoyables enfants qui s'amusaient mutuellement à tester leurs limites. Et à vrai dire, ce jeu était sans fin : ni l'un ni l'autre ne possédait la moindre limite.

Sadique, il s'en prenait à son âge. Mauvaise pioche, il n'avait aucunement conscience des points sombres qui troublaient le coeur de la belle Alix, et il misait sur le mauvais cheval. Elle se fichait bien de ses jeunes vingt-et-un ans. Elle se moquait éperdument d'être encore une étudiante, mais de jouer ainsi avec un 'adulte', un cinquantenaire, probablement (a), rajoutait au charme de leur lien. Elle s'en amusait, plus qu'en être blessé. « Si je m'abaissais à ton niveau, je pourrais aussi parler de ton âge. Alors que la jeunesse me sied si bien, la vieillesse te rabougrit considérablement. » lui glissa-t-elle, presque délicatement, sur un ton lasse voire neutre. Pourquoi ne pas s'abaisser à son niveau, effectivement.. Un niveau bas qu'ils frôlaient tous les deux dangereusement, avant de se relever avec charme et grâce. Ils étaient deux êtres aussi influents dans la société de phoenix, un nouveau point commun dont ils jouaient allégrement, brisant une image qu'ils auraient du conserver, celle d'une distinction légendaire du à leur rang sans égal. Mais non.. Non. A des lieux de la noblesse dorée, ils redevenaient des enfants se battant dans un bac à sable. Et dieu, que ça faisait du bien ! Alix était peut-être légèrement trop présomptueuse en affirmant cela, mais elle était bien certaine qu'il appréciait leurs joutes autant qu'elle. Aussi, elle les lui imposait. Sans la moindre honte. Non, pire .... avec plaisir !

Le double-sens que prenait soudainement leur conversation la fit sourire franchement, alors qu'elle s'amusait d'une telle liberté prise avec un homme aussi charmeur. Il était charismatique, indéniablement. Ils s'amusaient tous deux, et pourtant, malgré les ambiguïtés balancées sans la moindre finesse, Alix savait parfaitement qu'il n'y avait aucun doute à avoir. Elle avait Lon, elle le savait marié. Elle voyait leur jeu comme s'éloignant fortement de leur réalité. Loin de leur vie dorée, dans le faste d'une existence parfois monotone, ils offraient chacun à l'autre des instants où ils n'avaient plus la moindre question à se poser. Plus rien ne reposait sur leurs frêles épaules. Ils étaient simplement, tous deux, des êtres comme les autres, des personnes immatures et instables. Le visage trop proche du sien, Alix ne put empêcher un franc sourire d'illuminer son regard. Puis, avec une franchise presque dérangeante -excellente comédienne qu'elle savait être-, elle lui répondit, doucereusement lascive : « Si tu n'avais pas eu vingt ans de plus que moi, j'aurais fais de toi mon quatre heures, n'en doute pas. » Garce charmeuse et séductrice. Alors qu'il lançait les bases d'un nouveau jeu basée sur une ambiguïté délicieuse, elle continuait sur sa délicate lancée, et jouait à nouveau. Toujours. Toujours. En vérité, leur lien ne reposait que sur cet ultime mot. Le jeu. Le jeu doublé d'une similarité presque dérangeante, mais familière.

Avec ce même sourire, qui n'avait plus quitté son visage, elle caressa délicatement sa joue, se rapprochant encore plus. S'il croyait gagner sur ce terrain-là, il se trompait très lourdement. En vérité, il n'y avait que dans la séduction qu'elle pouvait être absolument sure de se proclamer la reine. Demandez à Lon (a). La distance les séparant très amaigrie, Alix ne tarda pas à murmurer : « On ne me refuse pas. On ne me refuse rien. Ne te proclame pas précepteur en la matière, je n'ai pas fini de jouer. J'ai encore de nombreux atouts dans ma manche que je te dévoilerais ... petit à petit. » Avec rapidité, elle se saisit du thé de monsieur, y trempa ses lèvres, dans le seul but de le pousser à bout... le premier ! « Délicieux. » Garce !

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J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’regarde où est-ce que j’suis, j’suis à la bonne place. ça fait 32 minutes. J’me dis que moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic... ouais. alors je l’excuse, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard. Parce que... parce que j’suis faible. Pi’ que la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.
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MessageSujet: Re: law ∞ make stupid things, but make it enthusiastically.   Sam 7 Juil - 22:07



Celui qui joue au cow-boy avec nous, il fait pas long feu


Cette jeune femme est tout bonnement incroyable. Mutine, charmeuse, manipulatrice. Je ne doutais pas de ses capacités à obtenir ce qu’elle désirait. Regardez-moi ce visage : des traits fins et délicats, presque poupins, des lèvres sensuelles d’un rouge naturel détonnant sur cette peau pâle et lisse, un nez fin tout en harmonie avec sa physionomie et ses yeux. Ses grands yeux gris, teintés de vert, clairs, s’éclaircissant sous les rayons du soleil. Des yeux hypnotisant, envoûtant, innocents. Trompeurs. Des yeux cachant une enfance gâtée et une habilité à obtenir ce qu’elle désire. Des yeux cachant une assurance et le savoir d’un physique avantageux favorisant la plupart des approches. Je la revois encore avec son petit sourire timide, ses longues jambes et ses battements de cils. Tout à fait charmante, me demandant une toile. Et moi, habitué à ce genre de numéro pour avoir eu la même à la maison pendant des années – bien que moins élégante je dois l’admettre – je l’avais rembarré en me remettant à peindre. Elle me ressortait son petit air d’ensorceleuse, entrant dans mon jeu et semblant s’y sentir beaucoup mieux que je ne l’aurais pensé. Ah mon grand âge ! Je n’en éprouvais aucun complexe. La vie m’avait pas mal gâté, même si mes déboires de jeunesse avaient marqué plus profondément certaines lignes de mon visage et puis l’âge sied si bien aux hommes de ma trempe. Même si pour moi, le principal est de pouvoir lire tous les jours le désir dans les yeux d’Isobel. J’ai peur qu’un jour cette flamme s’éteigne, alors seulement je remettrais en question. Je prendrais peut-être conscience que je ne suis plus un ado’. Mais il ne faut pas non plus croire aux miracles et ma femme me dévore des yeux avec la même intensité que mon regard quand il se pose sur elle. Jillian et Isobel ne se ressemblent pas. Mais ce sont toutes deux des femmes qui savent ce qu’elles veulent. Elles utilisent juste des moyens différents pour arriver à leurs fins. Mon sourire s’étire alors que je voudrais répliquer mais qu’elle enchaine, en se rapprochant toujours un peu plus de moi. Sa main se posa sur ma joue, mais je ne m’en inquiétais pas. Il n’y a pas de tension entre nous, du moins pas sexuelle. Tous deux n’ayant aucune vue sérieuse sur l’autre, il n’y a que le jeu, le défi de chercher l’autre à tout prix, au risque de toujours tomber un peu plus bas à chaque tentative. Pour surpasser l’autre, pour énerver l’autre en premier. Elle s’approche, toujours un peu plus. Je la laisse faire, nullement inquiet. Je ne lâche pas ses yeux, je suis persuadé qu’elle ne m’embrassera pas. Ce serait inconcevable de jouer avec l’autre jusqu’à ce point-là. De plus que je la devinais engagée et sérieuse. Il y a des signes qui ne trompent pas. J’ai été drillé pour reconnaitre ces signes. Et quand j’affirme qu’il n’est pas dans ses intentions de s’approcher plus que de raison, je ne me trompe pas. Bien que je ne pus prédire qu’elle profiterait de ma concentration sur ses mots et sur ces yeux d’enchanteresse pour me soustraire ma tasse de thé et de s’en délecter en agrémentant le tout d’un délicieux plutôt bien placé. Je ne bouge pas, ni mon regard ni mon visage ne se détourne d’elle. Elle s’est détournée et reculée pour savourer comme il se doit ma tasse de thé. Je continue de l’observer un moment avant qu’elle ne me questionne sur mon absence de réaction. Ce n’est pas une question verbale, c’est presque indécelable. Une expression dans son regard. C’est à mon tour de franchir la ligne qui nous sépare. J’enlève mes lunettes de soleil et ma main se tend pour saisir délicatement son menton. Je rapproche nos visages, nos yeux se plongèrent automatiquement l’un dans l’autre. Elle n’était pas la seule à posséder un certain charisme. « Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace ma chère, cela ne vous dis rien ? » Ma voix est chaude, suave. Mon regard glisse sur ses lèvres. Je n’éprouve en réalité aucune convoitise, il y a dix ans peut-être que ça aurait été différent. Aujourd’hui, Jillian n’est pas mon genre de femme. « A vous il vous manque dix ans pour me plaire… Et encore… Vous ne ressemblez en rien à mon type de femme… Votre jeu est ennuyeux, trop facile à anticiper… J’ai juste une question » Tout le long ma voix est chaude et envoûtante, mon regard charmeur et ma main emprisonnant toujours son joli minois. Mes yeux replongent dans les siens « Comment pouvez-vous être sûre que ce thé est bien du thé ? » Comment briser le charme en douze petits mots. J’insinuais que j’avais – peut-être – glissé quelque chose dans cette tasse. Qui lui disait qu’elle ne risquait rien en me volant ma tasse ? Je regrette presque de n’avoir rien mis dedans, ne serait-ce que pour le plaisir de voir son visage se décomposer à l’annonce d’une substance peu ragoutante dans ce thé plus que délicieux. Ma main s’attarde, avant de glisser sur sa joue et de frôler du bout des doigts la peau nacrée de son cou. Mais le souci quand aucun des deux partis ne fait de l’effet à l’autre, c’est qu’il est difficile d’obtenir la réaction qui vous fera savoir que vous avez gagné sur l’adversaire. Nous sommes condamnés à attendre et à guetter le signe de victoire ou de défaite. Mais nos deux personnes se correspondant un peu trop, le jeu pouvait durer longtemps. Je me penche encore un peu, laissant mon souffle caresser sa joue pour arriver dans le creux de son cou et murmurer « En tous cas, je ne me risquerais pas dans votre tasse… apprentie sorcière » Sourire malicieux. Ce n’était pas un compliment, ni tout à fait une insulte. Juste l’image qu’elle me renvoyait d’elle. Une femme qui – sans même effleurer l’indécence ou à peine – joue de ses charmes pour atteindre son but, envoutant par sa beauté trompeuse et une innocence feinte. Sorcière. Un jour au sommet de son art. Et doucement je la libère et me redresse, lui reprenant la tasse des mains pour l'apporter à mes lèvres. Elle a raison, exquis.

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